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samedi 13 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : DETROIT À L.A. RAMS ⇨ MATTHEW STAFFORD DOIT SUPPLANTER JARED GOFF.



Pour améliorer leurs chances de gagner, et de participer aux séries éliminatoires, les Lions de Détroit (8-5) doivent briser une tendance importante, dimanche, en se rendant dans la région de Los Angeles, pour affronter les Rams (10-3).  

En effet, depuis deux mois, la troupe du pilote Dan Campbell a alterné victoire et défaite (4-4), et puisqu'elle a gagné son dernier match, jeudi de la semaine passée, elle perdrait donc le suivant, dimanche, au SoFi Stadium, si la tendance se maintient.

Face à la formation de l'entraîneur Sean McVay, elle aura au moins l'avantage d'être plus reposée, et d'avoir eu plus de temps pour se préparer.  Au classement, sa situation commande plus d'urgence, car elle est en 3e place de la division Nord de la Conférence Nationale, et une défaite contre les Rams hypothèquerait sérieusement ses chances de participer aux séries de fin de saison.



Les Rams, quant à eux, pourraient décrocher officiellement une place dans le tournoi du Super Bowl, en cas de victoire contre les Lions.

On s'attend à beaucoup de points dans ce duel, les deux adversaires comptant sur des attaques explosives.  Les Lions ont l'avantage d'avoir de leur côté une meilleure force de frappe au sol, que leurs opposants de dimanche, avec leurs demis offensifs Jahmyr Gibbs et David Montgomery.  Quand un des deux gagnent au moins 90 verges dans un match, les Lions sont invaincus (6-0).  Sinon ils n'ont que deux victoires en sept parties.  Gibbs excelle sur les courses à l'extérieur, un type de jeu pour lequel la défense des Rams est plus vulnérable. 

Par contre, les Rams disposent d'un meilleur quart arrière que Detroit, avec Matthew Stafford.  Et son groupe de receveurs est plus complet, avec Puka Nacua, Davante Adams, et deux ou trois ailiers rapprochés (dont Colby Parkinson → no 84 photo ci-dessous, et Davis Allen), qui ont été habilement utilisés, depuis le milieu de la saison, par coach McVay.



Dan Campbell n'a pas cette possibilité, puisque ses meilleurs ailiers rapprochés Sam LaPorta, Brock Wright, et Shane Zylstra sont blessés, et indisponibles.  Et côté profondeur, dans les groupes de receveurs des deux formations, les Rams sont aussi en meilleure posture, avec plus de gars disponibles et en santé.

En défensive, l'alignement des Lions est décimé par les blessures, surtout au niveau de la tertiaire.  Le meilleur élément de cette ligne de défense, Brian Branch, est tombé au combat à son tour (blessé au tendon d'Achille), après ses coéquipiers de ligne Kerby Joseph, Thomas Harper, et Terrion Arnold.  

Son absence se fera sentir contre l'attaque aérienne dévastatrice des Rams.  Les Lions ont une des pires défenses de la NFL contre la passe, du moins pour ce qui est des touchés accordés par la voie des airs (3e pire de la Ligue avec 26).  Une aubaine pour Adams, Nacua et les ailiers rapprochés des Rams.  À lui seul, Davante Adams a déjà marqué 14 majeurs par la passe. 

Une telle générosité de la défense anti aérienne des Lions explique pourquoi ils ont chuté au 18e rang du circuit Goodell pour la moyenne de points accordés, avec 23,4 par match.  Les Rams sont 3e, à 17½.



Chris Shula, le coordonnateur défensif de L.A., a aussi quelques soucis au sujet de sa propre tertiaire.  Jaylen McCollough est malade, et représente un cas incertain pour dimanche. Quentin Lake et Roger McCreary sont inscrits sur la liste des blessés à long terme.  Heureusement, le demi de coin Darious Williams (photo ci-dessus) semble en état de revenir au jeu, après avoir raté trois rencontres en raison de problèmes de santé.

Les Rams ont gagné sept de leur huit derniers matchs et les Lions sont affaiblis par trop de joueurs blessés.  C'est pourquoi les experts choisissent la troupe de Sean McVay pour l'emporter par 6 points au SoFi Stadium, dimanche après-midi.

Lions  23,     Rams   27.    

vendredi 21 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : NEW YORK GIANTS À DETROIT ⇨ LES LIONS VOUDRONT PASSER LEUR FRUSTRATION SUR LES G-MEN...



Les choses ne vont pas fort pour les Lions de Détroit (6-4) ces derniers temps.  Ils ont perdu trois de leurs cinq plus récents matchs, ils comptent beaucoup de joueurs blessés, et leur prétendue puissante attaque connaît des ratés.  Nul doute qu'ils doivent être frustrés, surtout après leur panne offensive de dimanche dernier, dans leur revers de 16 à 9 contre les Eagles, à Philadelphie.  Ils vont tenter de passer cette frustration sur les Giants de New York (2-9), dimanche, en les accueillant au Ford Field.

Insatisfait de la tenue récente de son unité offensive, l'entraîneur chef Dan Campbell avait décidé de remplacer son coordonnateur offensif John Morton, pour appeler les jeux, durant les parties.  Contre les champions Eagles, la semaine passée, ses choix de jeux n'ont pas été fructueux.  Son attaque a réussi à convertir seulement trois troisièmes essais en treize tentative, et aucun quatrième essai en cinq occasions.

Le quart arrière Jared Goff a connu un de ses pires matchs, en complétant seulement 14 passes sur 37 tentatives (37,8%) pour des gains de 255 verges, un touché, et une interception.  Une mauvaise performance qui s'est résumé à un piètre coefficient d'efficacité de 60,1.  L'attaque au sol, habituellement le socle de l'offensive des Lions, a été tenue en respect.  Les porteurs de ballon, Jahmyr Gibbs et David Montgomery ont été limités à des gains au sol combinés de 66 verges.



Il est vrai que cette performance offensive insatisfaisante des Lions s'est produite contre la solide défense des Eagles, et que leur ligne à l'attaque est décimée par les blessures.  Cette situation nuit grandement à la protection de Jared Goff (photo ci-dessus), lors des situations de passes.

Le vétéran pivot des Lions devrait être moins pressé lorsqu'il voudra passer le ballon contre la faible défensive des Giants, dimanche prochain.  Et les demis offensifs de Détroit devraient s'en donner à coeur joie contre la pire défense anti course de la NFL.  Elle est très poreuse et accorde en moyenne 5,53 verges par portée, aux coureurs adverses.  C'est aussi la défense qui se rend coupable d'accorder le plus de courses explosives (45) dans la NFL.

Pour le Big Blue ce sera encore Jameis Winston qui sera au poste de quart, puisque Jaxson Dart est encore soumis au protocole des commotions cérébrales.  Winston a conduit une attaque agressive dans la défaite de son club au compte de 27 à 20 contre les Packers, dimanche dernier.



Habituelle victime de nombreuses interceptions durant sa longue carrière, Winston (photo ci-dessus) a justement coulé son équipe en en lançant une, tard au 4e quart.  Jusque là, il avait gardé les siens dans le match.  L'attaque au sol a bien fonctionné avec les porteurs de ballon Tyrone Tracy et Devin Singletary, qui ont accumulé 132 verges de gains.

Il y avait un revenant dans le groupe de receveurs des G-men contre les Packers : Isaiah Hodgins (photo ci-dessous), qui n'avait presque pas joué depuis deux ans.  Il a été le meilleur de son équipe, avec six réceptions pour 57 verges et quatre premiers jeux.  Cette performance lui vaudra sans doute d'être utilisé plus souvent, dorénavant.



Le pronostic des parieurs, c'est que les Lions vont l'emporter par 12½ points dimanche contre les New Yorkais.  La troupe de Dan Campbell joue mieux à domicile, où elle présente un bilan de trois victoires en quatre rencontres.  Les Giants n'ont rien à perdre et vont être encore agressifs en attaque, comme le demande leur nouvel entraîneur Mike Kafka.

Mais les Lions ne peuvent pas se permettre de leur donner la moindre chance.  Ils doivent gagner pour éviter de perdre encore plus de terrain dans la course au championnat de leur division, menée avec un match d'avance sur eux, par les Bears de Chicago.

Giants   20,     Lions    31.        

jeudi 30 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 9 : MINNESOTA À DÉTROIT ⇨ J.J. McCARTHY A TOUT UN DÉFI CONTRE DES LIONS AFFAMÉS...



À seulement son 3e départ dans la NFL, l'inexpérimenté quart arrière des Vikings du Minnesota (3-4), J.J. McCarthy devra faire face à une sévère opposition dimanche à Détroit, contre les Lions (5-2).  Après avoir raté cinq semaines en raison d'une blessure à la cheville, le jeune pivot portant le numéro 9, revient au jeu alors que celui qui l'a remplacé derrière le joueur de centre, Carson Wentz, a dû être opéré à l'épaule cette semaine.  Sa saison est terminée.

McCarthy devra faire attention de ne pas se faire blesser à nouveau, car sa ligne offensive est affaiblie par l'absence de joueurs blessés, et elle a été inefficace en protection du quart arrière cette saison (22e de la NFL pour le blocage → 30e pour les sacs accordés avec 28).

Et avec une défensive des Lions qui est la 8e meilleure de la ligue pour presser les quarts adverses, et 5e pour les sacs, avec 23, le match risque de ne pas être de tout repos pour McCarthy, qui, a ses deux seuls matchs dans la NFL, n'a joué qu'un bon quart (15 minutes) de jeu.  Il devra particulièrement surveiller l'ailier défensif Aidan Hutchinson (6 sacs, 4 échappés forcés → photo ci-dessous) et le secondeur Al-Quadin Mohammad (5 sacs) qui risquent de le pourchasser derrière la ligne de mêlée.



Il est indéniable que dans les conditions actuelles, les Lions devraient gagner la guerre des tranchées, dimanche après-midi.  Et gagner aussi la partie.  Ils sont invaincus à domicile cette année, et les Vikings n'ont pas gagné à Détroit depuis 2020.

Les Lions reviennent d'une semaine de congé (bye), ce qui a permis à certains de leurs nombreux blessés de prendre du mieux.  Mais leur ligne tertiaire manque encore de joueurs en santé, bien que Brian Branch devrait être en mesure de revenir au jeu.

Khalil Dorsey (commotion), D.J. Reed (ischio-jambiers), et Daniel Thomas (avant-bras) sont encore sur le carreau; et Kirby Joseph (genou), ainsi que Avonte Maddox, ne sont pas sûrs d'être prêt à jouer dimanche.  Les secondeurs Zach Cunningham (ischio-jambiers) et Malcolm Rodriguez (genou), ne seront pas de la partie contre les Viks, ni l'ailier défensif Marcus Davenport (poitrine).



Les membres réguliers de la ligne à l'attaque sont également touchés par les blessures : les bloqueurs Jamarco Jones (cheville) et Giovanni Manu (genou), de même que le garde Miles Frazier (genou) sont indisponibles, tandis que le bloqueur Taylor Decker (épaule, photo ci-dessus) est un cas incertain pour dimanche.

Ce que l'on peut anticiper, c'est que les demis offensifs des Lions, Jahmyr Gibbs et David Montgomery, qui totalisent 881 verges de gains au sol et une quinzaine de touchés (passes et courses), devraient connaître du succès contre la piètre défense contre le jeu au sol des Vikings (24e de la NFL avec 130,4 verges accordées en moyenne par match).

À Inglewood, jeudi dernier, elle a été malmenée par les porteurs de ballon des Chargers de Los Angeles, qui ont accumulé 207 verges de gains, en contrôlant le temps de possession du ballon. Et les Bolts, qui ont écrasé les Vikings 37 à 10, n'avaient même pas leurs deux meilleurs demis offensifs, Najee Harris et Omarion Hampton, tous deux blessés.



Les Lions ne feront pas de quartier aux Vikings puisqu'ils sont engagés dans une lutte à finir avec les Packers de Green Bay (5-1-1) pour le titre de la division Nord de la Conférence Nationale.  Ils ne voudront pas accumuler trop de retard par rapport à leurs rivaux.

Du côté du Minnesota, c'est un peu ironique de constater leur situation périlleuse au poste de quart arrière.  J.J. McCarthy représente une carte peu fiable, avec un substitut tout aussi douteux (Max Brosmer).  Dans les deux matchs qu'il a joué, McCarthy n'a complété que 58,5 % de ses passes, pour 301 verges, deux touchés, et trois interceptions.  De plus, il a subi neuf sacs pour des pertes de 47 verges.



Dire que les dirigeants des Vikings ont laissé partir Sam Darnold et Daniel Jones durant l'intersaison, et voilà que les deux brillent de mille feux avec leur nouvelle équipe (Seattle et Indianapolis)...  Les décideurs des Viks doivent s'en mordre les doigts.

Les Lions ont beau avoir encore plusieurs blessés dans leurs rangs, cela n'a pas paru dans leur plus récent match, une impressionnante victoire de 24 à 9, le 20 octobre, contre l'excellente équipe des Buccaneers de Tampa Bay.  Ils sont favoris par 9½ points contre les Vikings, dimanche après-midi.  Il serait surprenant que la chancelante troupe du coach Kevin O'Connell leur offre une forte opposition.

Vikings   20,    Lions   30.         

dimanche 19 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 7 : TAMPA BAY À DETROIT ⇨ BAKER MAYFIELD POURRAIT RETROUVER MIKE EVANS.



C'est dommage d'y penser, mais le résultat du match de lundi soir entre les Buccaneers de Tampa Bay (5-1) et les Lions de Détroit (4-2) pourrait être déterminé, non pas tant par le talent des joueurs sur le terrain, mais par l'absence de ceux qui ne pourront pas y être, en raison de blessures.

Du côté des Bucs, ce sont les receveurs qui pourraient manquer à l'appel quoiqu'il semble que l'excellent joueur étoile Mike Evans pourra revenir au jeu, après quelques semaines d'inactivité.  La merveilleuse recrue Emeka Egbuka aurait aussi une réelle chance de jouer, s'il est suffisamment remis de sa blessure aux ischio-jambiers.

La participation de ces deux ailiers éloignés, de première qualité, aiderait grandement le quart arrière Baker Mayfield à continuer son extraordinaire travail cette saison.  Jusqu'ici, il a complété 66,2 % de ses passes, pour 1 539 verges, 12 touchés et une seule interception.



Il pourrait être favorisé parce que la défensive des Lions est décimée par les blessures, surtout au niveau de la tertiaire.  C'est inouï, mais pas moins de sept demis défensifs de Détroit seront indisponibles, dont Brian Branch, qui est suspendu pour conduite répréhensible envers le receveur Juju Smith-Schuster (photo ci-dessus), après la défaite des Lions au compte de 30 à 17, à Kansas city, la semaine dernière.

Avec autant d'éclopés en défense, y compris deux ailiers défensifs (Paschal et Davenport), ainsi que le plaqueur Alim McNeill et le secondeur Malcolm Rodriguez, pas surprenant que les Lions aient accordés plus de points récemment, contre des clubs qui ont une bonne offensive.

Et malheureusement pour eux, c'est le cas de la dangereuse attaque des Bucs, habilement conduite par Baker Mayfield (photo ci-dessous), dont le nom apparaît déjà sur la courte liste des candidats au titre de MVP (joueur par excellence de la NFL). Non seulement Mayfield le mérite à cause de son jeu de passes explosif, mais aussi par ses courses audacieuses et opportunes, qui ont le don d'inspirer ses coéquipiers.



Un autre facteur qui milite en faveur des hommes de l'entraîneur Todd Bowles, le "pass rush" des Bucs est devenu un des plus efficace de la Ligue (6e avec un taux de pression de 41,5 %).  Et on sait que le quart des Lions, Jared Goff, est inefficace quand il est sous pression.

On sait aussi que les Buccaneers sont capables de malmener un club qui est affaibli par les blessures.  En effet, ils ont battu décisivement les 49ers de San Francisco au compte de 30 à 19, alors que ceux-ci ont perdu les services de leur as en défense, Fred Warner (cheville disloquée).

Néanmoins, ce sont les Lions qui sont les favoris des experts par 5½ points pour gagner au Monday Night Football de lundi. Je pense que ça sera un match plus serré, surtout si Evans et Egbuka sont de la partie.  Tampa Bay pourrait causer la surprise.



L'avantage que peuvent avoir les Lions, c'est avec leur attaque au sol, menée par le dynamique duo Gibbs & Montgomery (photo ci-dessus).  La contre partie des Bucs est moindre, parce que Bucky Irving est blessé, et que son remplaçant Rashaad White est moins performant.  Mais, d'un autre côté, la défense de Tampa Bay contre la course est la 5e meilleure au pays.

On peut s'attendre à une rencontre à pointage élevé.

Buccaneers  27,    Lions  28.    

samedi 11 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 6 : DETROIT À KANSAS CITY ⇨ TOUT UN DÉFI ATTEND PATRICK MAHOMES ET SES COÉQUIPIERS DES CHIEFS.



Les Chiefs de Kansas City (2-3) ne sont pas tout à fait remis de leur défaite de lundi soir dernier à Jacksonville, contre les Jaguars (31 à 28), et voilà qu'ils doivent relever tout un défi, dimanche soir prochain, quand ils vont accueillir les redoutables Lions de Détroit (4-1).

Bien qu'ils ne sont pas les négligés des parieurs (ils sont favoris par 2½ points),  Andy Reid et ses joueurs savent qu'ils en auront plein les bras pour stopper la super attaque des Lions de Dan Campbell.

Depuis qu'elle a été passablement neutralisée par les Packers de Green Bay, dans le premier match de la saison, cette puissante machine offensive roule à un train d'enfer, en marquant, en moyenne 40 points par partie, au cours de leurs quatre dernières rencontres, toutes des victoires sans équivoque.











Aux commandes de cette force de frappe irrésistible, le quart arrière Jared Goff (ci-dessus) se surpasse.  Au cours des cinq premiers matchs de la présente campagne, il est devenu seulement le deuxième quart, dans l'histoire de la NFL, à compléter au moins 75% de ses passes, dont 12 pour des touchés et un coefficient d'efficacité d'au moins 120.  Qui a été le premier ?  Peyton Manning, la même année qu'il a été nommé le joueur par excellence (MVP) de la NFL.

Mais le coordonnateur défensif des Chiefs, Steve Spagnuolo jouit d'une longue expérience et il en a vu d'autres.  Il sait que pour ennuyer Goff, le déranger, briser son rythme, sa brigade défensive doit le presser et le harceler sans cesse par des blitz et autres tactiques semblables.  Goff déteste ça, et ce n'est pas le quart le plus mobile pour réussir à échapper à la pression et aux chasseurs de quart.  Il perd sa concentration et la précision de ses passes.

Si les Lions font peur avec leur offensive tous azimuts, les Chiefs en possède une qui peut rivaliser avec n'importe laquelle.  Le quart Patrick Mahomes est à son mieux quand il doit relever des défis imposants comme celui de dimanche contre les Lions.  Andy Reid et lui excellent à concevoir des stratégies qui surprennent toujours leurs adversaires et les prennent de court.



Ils ont sûrement remarqué que la tertiaire de leurs adversaires de dimanche est décimée par les blessures aux titulaires des postes de demis de coin et de demis de sûreté.  C'est à ce niveau que Mahomes va les attaquer avec ses receveurs Xavier Worthy, Hollywood Brown, Tyquan Thornton (photo ci-dessus) et Travis Kelce.

Lundi passé, au Monday Night, Mahomes a lancé une interception qui a coûté un touché de 99 verges, mais il a tout de même enregistré 318 verges de gains aériens contre la respectable défensive des Jaguars.  Inconstante au cours des premiers matchs de la saison, l'attaque des Chiefs a recommencé à faire des flammèches récemment.

Mahomes devra toutefois garder à l'oeil l'ailier défensif des Lions, Aidan Hutchinson (ci-dessous), qui a déjà cinq sacs à son crédit, et qu'il pourrait avoir dans sa face tout le long du match.



Pour opérer sa magie habituelle, le brillant pivot des Chiefs devra avoir le temps de le faire.  Avec l'avantage que leur procure leur dynamique duo de porteurs de ballon, formé du rapide Jahmyr Gibbs et du robuste David Montgomery, les Lions peuvent contrôler le temps de possession du ballon, imposer leur tempo, dominer les batailles de tranchées en martelant le front défensif ennemi, et gagner la guerre d'usure.

La faiblesse de la défensive des Chiefs est la défense contre les jeux de course, 26e de la NFL, avec 4,78 verges accordées par portée.

Et lorsque les défenses opposées se mettent à trop anticiper les jeux de course, Goff utilise le play action, une tactique avec laquelle il a le don de faire des lectures rapides, et de vite repérer les trous dans les couvertures défensives des secondeurs de ligne et des demis défensifs adverses.  C'est à ces moments que se démarque les dangereux receveurs des Lions : Amon-Ra St.Brown, Sam LaPorta, Jameson Williams et Jahmyr Gibbs, sorti du champ arrière.


L'entraîneur des Lions, Dan Campbell (ci-dessus) est un orgueilleux.  Il voudra prouver aux experts qu'ils ont eu tort de favoriser les Chiefs pour remporter cet affrontement entre ces deux bons clubs, qui aspirent à une participation au prochain Super Bowl.

Pour leur part, les Chiefs ne peuvent pas se permettre une quatrième défaite qui les mettraient en retard, dans la course au championnat de leur division (Ouest de l'AFC).

Quel club sortira vainqueur du choc de dimanche soir ?  Il y a plus d'urgence du côté des Chiefs.  Ils trouveront les moyens pour mâter ces insolents Lions. 

Lions   27,   Chiefs  28.  

samedi 13 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 2 : CHICAGO À DETROIT, LES LIONS SONT AFFAMÉS !



Terrassés par les Packers de Green Bay (revers de 27 à 13) à leur premier match, la semaine passée, les Lions de Détroit seront affamés en ouvrant leur saison locale dimanche contre les Bears de Chicago.  Ces derniers n'ont qu'à bien se tenir, eux qui sont tombés également à plat, lundi dernier, contre les Vikings du Minnesota, dans une défaite retentissante de 27 à 24.

Vraiment, les Lions étaient méconnaissables dans cet affaissement de dimanche dernier au Lambeau Field.  Leur puissante offensive a été muselée, surtout l'attaque au sol, qui n'a produit que 47 verges en 21 courses (piètre moyenne de 2,2 verges par course).

Les Lions ont-ils été aussi inefficaces en raison de la perte de leurs deux coordonnateurs, l'un en attaque et l'autre en défense ?  Des analystes avaient souligné cette possibilité avant le début de la présente campagne.



Drôle de coïncidence, ils vont retrouver leur ex coordonnateur et gourou offensif, Ben Johnson (photo ci-dessus), dimanche, mais il sera de l'autre côté du terrain, en train de diriger les Bears.  Rome ne s'est pas bâtie en un jour, et Johnson devra mettre sa patience à l'épreuve avant de voir sa magie opérer dans sa nouvelle équipe.

Il a du pain sur la planche, car ses hommes ont été très indisciplinés et ont manqué de synchronisme (quatre procédures illégales ou faux départs) contre les Vikings, en écopant de douze pénalités, qui ont coûté 127 verges.  Deux de ces infractions, des interférences sur de longues passes, ont conduit à des points pour les adversaires.

Contre le Minnesota, les Bears ne m'ont pas impressionné, surtout qu'on disait qu'ils étaient déjà très améliorés, avec les enseignements savants de Johnson.  On racontait que le nouveau coach des Ours avait travaillé beaucoup avec le jeune quart arrière Caleb Williams (photo ci-dessous) cet été, pour corriger ses défauts.



Eh bien, ça na pas paru dans le match de la semaine passée.  Williams est toujours aussi inconstant, et il prend encore trop de temps avant de prendre des décisions, et de lancer le ballon.  Il lit mal les défensives opposées, et il ne prend pas ce qu'elles lui donnent, c'est-à-dire, de rapides petites passes faciles, dans les ouvertures qui crèvent les yeux !  

Ils ratent aussi trop de passes à des receveurs démarqués, et il devra apprendre  à se débarrasser rapidement du ballon en le lançant à l'extérieur du terrain quand le jeu prévu est impossible, ou avant de subir un sac éminent.  Contre les Vikings, Williams a été pour le moins chancelant.  Rien de rassurant pour la suite...

Il est vrai qu'il ne peut pas s'appuyer sur une bonne attaque terrestre pour diminuer la pression qui pèse sur lui.  Ça ne l'aide pas.  Ça devient trop évident pour les défenses adverses qu'il devra lancer le ballon plus fréquemment.  Alors, elles se préparent mieux pour le contrer.



Et de la pression, Caleb Williams en aura en masse à Détroit, dimanche, alors que les Lions ouvrent leur saison locale, devant leurs farouches partisans.  J'imagine que l'entraîneur Dan Campbell (photo ci-dessus) a sermonné ses joueurs après leur contre-performance à Green Bay, la semaine dernière.  Pas question de perdre le prochain match, un second affrontement intra division qui revêt d'autant plus d'importance.

Son quart arrière Jared Goff a subi quatre sacs contre les Packers.  Son front offensif a été réaligné, au camp d'entraînement, ce qui nécessite des ajustements qui restent manifestement à finaliser.  Tout comme les adaptations au nouveau coordinateur offensif John Morton.

Avec leurs excellents porteurs de ballon David Montgomery et Jahmyr Gibbs (photo ci-dessous), les Lions pourraient exploiter la faiblesse de la défensive des Bears contre les jeux au sol.  Les Vikings l'ont fait la semaine dernière en gagnant 120 verges par la voie terrestre, contre le friable front-7 de Chicago.



En courant souvent contre cette première ligne de défense poreuse, les Lions pourraient facilement préparer les longs jeux de passe auxquels ils nous ont habitués, et qui ont tant fait leurs succès au cours des dernières saisons.

Cette recette a été payante contre les Bears, car Détroit a gagné cinq des six derniers matchs entre les deux équipes.  Ça en fera un sixième, dimanche.

Bears  17,  Lions  27.

🏈🏈🏈

N.B. ⇨ Pour de plus ambles renseignements sur l'alignement des deux clubs, consultez mes analyses pré saison, disponibles en cliquant sur les liens ci-dessous :


samedi 6 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 1 : DÉTROIT À GREEN BAY, LA RIVALITÉ S'ACCROÎT AVEC L'ARRIVÉE DE PARSONS CHEZ LES PACKERS.

FORTS  DE  L'ACQUISITION  DU  JOUEUR  D'IMPACT  MICAH  PARSONS,  LES  PACKERS  VISENT  LE  CHAMPIONNAT  DE  LEUR  DIVISION  POUR  DÉTRÔNER  LES  LIONS.

Ouais, voilà une transaction qui a fait grand bruit à Green Bay, et dans toutes les équipes de la conférence Nationale de la NFL.  Avec l'ajout de Micah Parsons, un des meilleurs joueurs défensifs au monde, les Packers sont vus maintenant comme de sérieux rivaux des champions Eagles de Philadelphie, pour décrocher le titre de la NFC cette année.

Je pense qu'on saute un peu vite aux conclusions.  Le "pack" devra d'abord écarter de son chemin les puissants Lions de Détroit, qui n'entendent pas être délogés du premier rang de la division Nord de la NFC, dans laquelle évolue également l'équipe de Green Bay.

La bataille pour la suprématie de cette section commence tout de suite, dimanche, quand les deux ennemis s'affrontent en match d'ouverture, au Lambeau Field de Green Bay.

Parsons va certes aider son nouveau club à s'améliorer, mais il n'en reste pas moins que les Lions ont encore plus de bons joueurs que leurs rivaux du Wisconsin.



La saison dernière, les Lions ont gagné 15 de leurs 17 matchs, et s'ils n'avaient pas eu autant de blessés en défensive, ce sont probablement eux qui auraient accéder au Super Bowl, à la place des Eagles.

À elle seule, la grave blessure (fracture de la jambe) qui a mis fin à la saison de leur as ailier défensif Aidan Hutchinson (photo ci-dessus), lors du 5e match de la campagne 2024-25, a coûté très cher.

À quel point Hutchinson est important pour son club ?  Dans le peu de temps qu'il a joué, c'est encore lui qui, de tous ses coéquipiers, a fait le plus de pressions (45) sur les quarts arrières opposés.  Imaginez !  Il avait déjà 7½ sacs à sa fiche après seulement cinq joutes.  Qu'est-ce que ça aurait été s'il avait joué tous les matchs de son équipe !  Il aurait peut-être connu la meilleure saison d'un joueur à sa position, dans toute l'histoire de la NFL.

Par comparaison, avec tous leurs titulaires de retour au jeu cet automne, les Lions ont une meilleure défensive que les Packers.  La première ligne de défense, avec Hutchinson en tête, est encore meilleure que celle de leurs adversaires de dimanche, même si la perte de Za'Darius Smith (maintenant avec les Eagles), et la blessure qui a mis fin à la saison de Levi Onwuzurike, l'affaiblit pas mal, du moins au niveau du front-7.



Cette faiblesse se retrouve aussi chez les demis de coin, où D.J. Reed (photo ci-dessus) et Terrion Arnold, des Lions, surpassent leurs homologues de Green Bay, Keisean Nixon et Nate Hobbs.  Les Packers (fiche de 11-6 l'an dernier) ont perdu deux vétérans à cette position : Jaire Alexander (maintenant avec Baltimore), et Eric Stokes (maintenant avec les Raiders).

Le quart arrière des Lions, Jared Goff devrait d'ailleurs exploiter cette lacune dans la rencontre de dimanche.  Il se pourrait qu'il n'ait pas à affronter Micah Parsons, car celui-ci souffre d'une blessure au dos, et pourrait être contraint de manquer le match, ou de ne pas être suffisamment en forme pour jouer à son plein potentiel.  

En attaque c'est pareil.  La supériorité des Lions se remarque surtout chez les receveurs de passes.  Amon-Ra St-Brown, Jameson Williams, et Sam Laporta, l'emportent sur leurs homologues des Packers Jayden Reed, la recrue Matthew Golden, et Romeo Doubs.  Christian Watson soigne encore sa blessure au genou, subie en janvier dernier, et il devrait rater au moins la première moitié de la saison.



Le QB des Lions, Jared Goff, est mieux supporté par ses coéquipiers en offensive que peut l'être son pendant chez les Packers, Jordan Love.  Goff a plus d'expérience, et il est plus constant que Love (photo ci-dessus).  Ce dernier est moins efficace que le pivot des Lions pour compléter ses passes dans les zones intermédiaires (de 10 à 19 verges).

La saison passée, les Lions ont marqué en moyenne 33,2 points par match, les Packers 27,1.  C'est surtout là qu'est la différence entre les deux formations.  

L'attaque de Détroit pourrait être moins forte cette saison, puisque son coordonnateur de l'an passé, Ben Johnson, est parti pour devenir l'entraîneur en chef des Bears de Chicago.  Mais la transition avec le nouveau coordonnateur, John Morton (photo ci-dessous), devrait bien se passer.



Les Lions ont gagné quatre des cinq derniers affrontements contre Green Bay, en marquant 134 points contre 110 pour les Packers.  Goff, avec ses excellents receveurs, peut imposer un tempo de jeu rapide, difficile à supporter pour les défensives adverses.

Avec le duo complémentaire de porteurs de ballon composé de Jahmir Gibbs et David Montgomery, la défense du "pack" aura fort à faire et s'épuisera plus rapidement, surtout lors d'un premier match de saison régulière, quand les joueurs n'ont pas encore récupéré toute leur endurance (cardio).

Les parieurs misent sur les Packers pour l'emporter par 2½ points dimanche contre les Lions.  Je prédis plutôt une victoire de ces derniers par un placement.

Lions 27,  Packers 24.

🏈🏈🏈

N.B. ⇨ Une analyse plus en profondeur de l'alignement des deux clubs est disponible en cliquant sur les liens suivants :


samedi 31 août 2024



SAISON  2024-25  DES  LIONS  DE  DÉTROIT  :  ON  SE  CRACHE  DANS  LES  MAINS  ET  ON  RECOMMENCE  !


On complète notre tour d'horizon des clubs de la division Nord de la Conférence Nationale en scrutant de plus près les champions de l'an dernier, les Lions de Détroit.

Ça se passait le 28 janvier dernier, au Levi's stadium de Santa Clara, en Californie, devant 71 824 spectateurs.  Les Lions de Détroit menait 24 à 10 sur les 49ers de San Francisco, avec une vingtaine de minutes à jouer dans le match.  On raconte que les partisans des Lions, excités au maximum, avaient déjà commencé à réserver leur place pour le Super Bowl du 11 février à Paradise, Nevada.

Il y avait de quoi être fébrile, jamais leur club favori n'était venu aussi près de participer au Grand match.  Six décennies de déboires et de frustration allaient prendre fin.  Le fond du baril avait été atteint en 2008, quand l'équipe de "Motor City" était devenue la première de l'histoire de la Ligue Nationale de Football à perdre tous ses matchs (0-16).  Les fans étaient découragés, et les joueurs aussi.  Des super vedettes comme Barry Sanders, et, plus tard, Calvin Johnson, avaient préféré prendre une retraite précoce, au lieu de continuer de perdre avec cette organisation détestable.

Les Lions avaient remporté leur dernier championnat de Ligue en 1957, alors que la NFL n'existait même pas.  Avant cette saison 2023-24, leur dernière victoire en séries éliminatoires remontait à 1991 (leur seul gain depuis 1957); et ils venaient de gagner leur premier titre de division depuis 1993.



Le but ultime de parvenir enfin à leur premier Super Bowl était donc à portée de leurs mains.  Puis, en un rien de temps, plus précisément deux minutes et quinze secondes, les 49ers ont frappé comme l'éclair : deux touchés successifs, le premier sur un superbe catch de Brandon Aiyuk, le second sur une course d'une verge de Christian McCaffrey.  Les Lions venaient de perdre une avance de 24 à 7 à la mi-temps.  Le pointage était égal 24-24.

Les Niners ont ajouté dix autres points au tableau, dans les douze premières minutes du quatrième quart, et s'en étaient fait des espoirs des Lions, et de leurs partisans désenchantés.

Après cette défaite cruelle et amère, l'entraîneur en chef Dan Campbell (photo ci-dessus) n'a pas réconforté ses hommes.  Il leur a dit qu'ils venaient de manquer une occasion unique d'aller jusqu'au bout, et qu'une telle chance ne se reproduirait peut-être plus jamais pour eux.

Mais, au camp d'entraînement, cet été, plusieurs joueurs ont déclaré qu'ils étaient encore plus déterminés qu'avant, de capturer ce trophée Lombardi, qui leur a échappés, alors qu'ils en étaient si près.

Les instructeurs de l'équipe savaient ce qui avait causé la perte de leur formation : la faiblesse de leur défensive, en particulier, la tertiaire, une véritable passoire.  Les coachs de cette unité ont donc retroussé leurs manches, durant la saison morte, afin de trouver des solutions à leurs problèmes.



Car c'est bien beau d'avoir une des meilleures attaques sur le terrain, et d'empiler les points.  Mais aucune équipe ne peut gagner au Super Bowl sans avoir au moins une défensive dans le top 5, ou le top 10, de la Ligue.  Les Chiefs de Kansas City l'ont démontré.

Cette brigade défensive manquait de chasseurs de quarts arrières, seul Aidan Hutchinson se distinguait dans ce rôle.  Il avait besoin d'aide.  Un "front 7" qui ne met pas assez de pression sur les attaquants ennemis, hypothèque sérieusement les chances que sa tertiaire tienne le coup, derrière.  Les Lions ont donc fait l'acquisition de l'agent libre DJ Reader (photo ci-dessus), un plaqueur défensif qui a passé les quatre dernières années avec les Bengals de Cincinnati, et l'ailier défensif Marcus Davenport (ex-Saints et ex-Vikings).

Pour renforcer leur tertiaire pleine de trous, les Lions ont obtenu le demi de coin Carlton Davis III, dans un échange avec les Buccaneers de Tampa Bay.  Ils ont également fait signer un contrat à Amik Robertson, un ancien des Raiders.  Ils ont repêché Terrion Arnold (1ère ronde) et Ennis Rakestraw Jr (2e ronde).

Ils espéraient aussi que Emmanuel Moseley (photo ci-dessous) reviendrait en forme après avoir raté toute la saison dernière à cause d'une blessure au genou.  Il s'est de nouveau blessé au camp d'entraînement, au début du mois d'août.  Il sera absent pour une durée indéterminée, en raison de muscles pectoraux tordus. 

Toutes ces additions ont aussi servi à remplacer des joueurs qui ont quitté l'équipe, entre autres : C.J. Gardner-Johnson (Eagles), Cameron Sutton (Steelers, suspendu pour huit matchs), et Tracy Walker (49ers). 



Avec ces changements, les Lions croient qu'ils vont éviter la catastrophe de l'an passé, quand leur défensive a été la pire de la NFL, pour le nombre de passes de 20 verges et + (69), permises aux offensives opposées.  Ainsi que le 2e pire bilan de la Ligue, pour la moyenne de verges accordées par passe.  Mais les analystes experts, ne pensent pas que les efforts de l'équipe pour améliorer cette défensive seront suffisants.  La tertiaire demeure plus que douteuse...tout comme l'extérieur de la première ligne.

À l'attaque, rien de trop alarmant si ce n'est la perte du receveur Josh Reynolds, parti à Denver via le marché des joueurs autonomes.  Il en résulte un manque de profondeur qui pourrait nuire à l'offensive redoutable de Détroit.  Chez les Lions, on pense que le choix de première ronde de 2022, Jameson Williams, pourra remplacer Reynolds comme ailier éloigné no 2, aux côtés de l'excellent Amon-Ra St.Brown (119 réceptions pour 1 515 verges et dix touchés, l'an passé).

Les deux premières saisons de Williams ont été ruiné par les blessures et une suspension pour gambling.

Kalif Raymond devrait voir plus d'action à titre d'ailier espacé numéro 3.

Le fantastique ailier rapproché Sam LaPorta, sera encore une cible principale pour le quart arrière Jared Goff, lui qui a établi un record l'an dernier, en captant 86 passes, pour 889 verges et dix touchés.  Aucun ailier rapproché recrue n'avait fait mieux dans l'histoire de la NFL.



Avec le porteur de ballon recrue Jahmyr Gibbs (photo ci-dessus), LaPorta a également écrit son nom dans le livres des records.  C'est le premier duo de recrues qui a amassé au moins 2 000 verges de gains (passes et courses combinées) et réussi 20 touchés, dans une même saison.

Gibbs (915 verges, dix touchés), et son coéquipier porteur de ballon, David Montgomery (1 015 verges, 13 touchés), ont formé aussi un duo irrésistible dans le champ arrière des Lions, l'an dernier.  Le premier par sa rapidité et son habileté, le second par sa force.

Il faut dire qu'eux et le quart Goff ont pu profiter de la meilleure ligne à l'attaque de la NFL.  Quatre des cinq partants de la saison dernière seront de retour cette année.  Kevin Zeitler (ex-Ravens et élu au Pro Bowl) remplace Jonah Jackson (maintenant un Rams).  Deux autres Pro Bowleurs s'alignent sur cette sensationnelle unité : le centre Frank Ragnow et le plaqueur Penei Sewell.

Le quart arrière Jared Goff (photo ci-dessous) a fait sa place parmi l'élite de ses confrères de la NFL, en capitalisant sur ses forces, bien exploitées dans un système offensif où il est devenu très à l'aise et confortable.  Ses 4 575 verges de gains aériens, ses 30 passes de touché, et son coefficient d'efficacité de 97,9 attestent de son excellence.



Cela fait en sorte que l'attaque des Lions devrait être encore une des plus puissantes du circuit Goodell en 2024-25.  Comme en 2023-24, quand elle a marqué 30 points et + dans onze parties, incluant deux matchs éliminatoires.

Comme la défensive, les unités spéciales n'ont pas été à la hauteur l'an passé.  Surtout le botteur de précision Riley Patterson, que les Lions ont remplacé par Michael Badgley, à quatre matchs de la fin de la saison.  Badgley est de retour cette année.  Tout comme le botteur de dégagements Jack Fox, dont les Lions sont satisfait.

Le retourneur de bottés de dégagements Kalif Raymond est dangereux, et il occupera encore cette fonction durant la prochaine campagne.  Craig Reynolds et Khalil Dorsey se sont livrés une lutte au camp d'entraînement pour les retours de bottés d'envoi.  Il semble que c'est Reynolds qui a gagné.



CONCLUSION

Je ne crois pas que les Lions puissent faire mieux que leur fiche de 12-5 l'an dernier.  Ils auront plus de compétition dans leur division, et ils auront plus de pression sur les épaules, puisque leurs partisans et les experts s'attentent à ce qu'ils franchissent le dernier pas, celui leur permettant d'atteindre enfin le Super Bowl.

Leur groupe de receveurs manque de profondeur.  Si des blessures sérieuses font manquer plusieurs matchs à leurs principales vedettes offensives, ou aux principaux piliers de leur défensive, les Lions n'ont pas assez de réservistes de qualité pour s'en tirer sans coup férir.

Détroit n'a pas une formation si dominante.  Leur attaque ne pourra pas toujours gagner leurs affrontements en fusillade.  La défensive doit faire mieux.  Elle a failli bousiller encore leurs matchs éliminatoires, la saison passée.  Les Buccaneers de Tampa Bay, et les Rams de Los Angeles, ont souvent renversé la vapeur, et ils sont presque parvenus à vaincre les Lions, en passant le ballon presque à volonté contre la faible tertiaire de Détroit.

C'est un "must" de compter sur une défensive très solide pour accéder aux plus grands honneurs dans la NFL.  C'est la défensive, dit-on, qui gagne les championnats.  Ce n'est peut-être pas aussi vrai qu'avant, puisque la Ligue a changé ses règlements pour favoriser l'attaque, mais il n'en demeure pas moins qu'une trop grande faiblesse à la défense, peut sérieusement saborder vos chances de grimper jusqu'au sommet...


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