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jeudi 20 août 2026

SAISON 2026 DES CHARGERS DE LOS ANGELES : LE NOUVEAU COORDONNATEUR OFFENSIF MIKE McDANIEL A POUR MISSION DE DYNAMISER L'ATTAQUE DES BOLTS...



Chaque année, on dirait que les Chargers de Los Angeles sont les champions de...la pré saison !  Belle équipe sur papier avant le début des activités de la Ligue Nationale de Football, ils connaissent généralement de bonnes saisons avant de s'écrouler en séries éliminatoires.

Malgré plusieurs alignements de qualité au cours des vingt dernières années, ils n'ont pas remporté de titre de division depuis 2009, et leur bilan en playoffs est de trois victoires pour sept défaites depuis 2007.

C’est frustrant et agaçant de voir qu’il leur manque souvent juste un petit quelque chose pour aller jusqu’au bout et décrocher le championnat de la NFL.



Peut-être ont-ils trouvé enfin cette année la formule gagnante, ou la pièce manquante, qui leur permettra de franchir le dernier obstacle entre eux et le trophée Vince Lombardi.

L’atout qui pourrait vraiment faire la différence, c’est leur nouveau coordonnateur offensif, Mike McDaniel.  Il a perdu son poste d’entraîneur chef des Dolphins de Miami après la dernière saison, mais tout le monde s’accorde à reconnaître son expertise et ses idées novatrices en attaque.

Il arrive à Los Angeles avec un plan précis pour dynamiser l'offensive de sa nouvelle équipe.  Et il a sous la main des joueurs assez talentueux pour bien exécuter ce plan moderne basé sur le mouvement, la vitesse et la créativité.



🏈 Un des meilleurs quarts arrières

Évidemment, la clé de réussite de son projet et de sa stratégie c'est l'homme le plus important de l'attaque : le quart arrière.  Il en un excellent et capable : Justin Herbert, (photo ci-dessus) un des meilleurs passeurs de sa génération.  Il n'a plus besoin de présentation.  Pour résumer ses performances en six ans de carrière, il suffit de mentionner son coefficient d'efficacité qui s'élève à 96,3.

La seule tache à son dossier ce sont ses trois défaites en autant de matchs en séries éliminatoires.

Je décrirais sa dernière campagne comme ayant été « héroïque ».  Sans la protection du meilleur duo de plaqueurs de la NFL, Joe Alt (photo ci-dessous) et Rashawn Slater, absents presque toute la saison à cause de blessures, Herbert a dû composer avec une pression constante, forcé de courir pour sauver sa peau presque à chaque tentative de passe.



Il a subi des pressions à 288 reprises en saison régulière, c'est-à-dire 29,8 % du temps, et 2 % de plus que n'importe quel autre quart arrière de la NFL, l'an passé.  Il a été frappé 74 fois, et il a subi 54 sacs.  Il a fait preuve d'un courage remarquable en jouant blessé (fracture de la main gauche) pendant la dernière partie de la saison (à partir de la semaine 13).

Malgré la douleur et la malchance, il a conduit son équipe à une fiche de onze victoires pour six défaites, et une place en playoffs.

On peut se demander ce qu'il pourra accomplir cette année avec une ligne offensive améliorée, et les nouveaux plans de matchs imaginatifs de Mike McDaniel.  Le potentiel à la hausse est considérable pour ses performances.



McDaniel va opter pour des jeux plus simples pour lui, avec des passes rapides dès qu’il aura à peine reculé, après avoir remis le ballon en jeu, juste derrière le centre.

On l'a dit, McDaniel veut accélérer le rythme et la vitesse d'exécution de son personnel offensif, histoire de réduire ainsi le temps de réaction des défenses adverses, et pouvoir les prendre en défaut.       

Il veut profiter aussi de la versatilité et de la complémentarité de son personnel pour enrichir et diversifier le livre de jeux.  

Son programme prévoit également plus de jeux explosifs, ce qui a manqué à l'offensive l'an passé.  Elle a terminé en 20e position de la Ligue pour les points marqués, avec une moyenne de 21,6 points par match.  Si son personnel reste en santé, McDaniel pense que son attaque peut produire beaucoup plus en étant diversifiée et, donc, moins prévisible par les défenses opposées.



Le but de McDaniel, c'est aussi de s'ajuster à son quart arrière vedette en tirant le maximum de ses forces (surtout son bras puissant et sa vision du jeu) et de ses qualités athlétiques.  Herbert devra également s'adapter aux exigences de son nouveau coach.

🏈 Une ligne offensive améliorée    

On ne le dira jamais assez, vous avez beau avoir un excellent passeur, de bons demis offensifs, et des receveurs très performants, si vous ne pouvez pas compter sur une ligne offensive de qualité, vos plans vont échouer.  C'est ce qui pourrait arriver au projet ambitieux de Mike McDaniel.

Certes, le retour au jeu des as plaqueurs Joe Alt et Rashawn Slater (photo ci-dessous) va beaucoup améliorer cette ligne à l'attaque, à condition qu'ils évitent l'infirmerie.  Ce sont de très bons techniciens, et ils sont mobiles, des qualités qui vont bien avec le style de jeu et de stratégie de Mike McDaniel.  



Sans eux, la saison dernière, la ligne offensive des Chargers a été la pire de la NFL dans le domaine du blocage.  Avec eux, ça ne se reproduira pas...

Pour vous donner une idée de l'importance de Joe Alt dans l'alignement, durant les quatre matchs dans lesquels il a été employé sur plus de 50 % des jeux, Justin Herbert a pu compléter 90 passes pour 1 087 verges de gains, neuf touchés et deux interceptions, pour un coefficient d'efficacité de 108,8.  

Les Chargers ont remporté ces quatre rencontres et ont marqué 26,8 points en moyenne par match.  Un rendement de loin supérieur à celui qu'ils ont obtenu sans Joe Alt sur le terrain.



Le changement au poste de centre fera aussi le plus grand bien.  Le titulaire de l'an passé, Bradley Bozeman, a fini dernier (40e) au classement des joueurs de centre du circuit Goodell.  Il a pris la sage décision de se retirer cette année.  

Pour le remplacer, les Bolts ont recruté l'agent libre Tyler Biadasz, un bon vétéran de six saisons avec les Commanders de Washington et les Cowboys de Dallas.  

Mais le malheur s'acharne sur la ligne offensive, car on a appris hier que Biadasz (photo ci-dessus) a subi une importante blessure au genou gauche qui compromet possiblement sa saison.  Les Chargers devront probablement s'en remettre à une recrue, Jake Slaughter (2e ronde, 63e, Florida) pour occuper le poste.  Il a déjà joué au centre à l'université.


C'est un coup dur.  Un autre.  Ça complique les plans de Mike McDaniel et de Justin Herbert, car le travail du joueur de centre est important, autant pour les remises du ballon, que pour le blocage en protection sur les jeux de passe, que pour créer des ouvertures sur les jeux au sol.

Les Bolts comptaient plutôt utiliser Slaughter au poste de garde, une position de faiblesse l'an passé avec Zion Johnson et Mekhi Becton, dont les services n'ont pas été retenus cette année.  Becton est toujours agent libre, et Johnson a rejoint les Browns de Cleveland.  

Cole Strange a été signé comme agent libre (ancien des Patriots et des Dolphins) et le poste vacant devrait revenir à Trevor Penning ou Kayode Awosika.  Aucun de ces trois joueurs n'est bien coté par Pro Football Focus.  La position de garde restera la plus grande faiblesse de l'alignement des Chargers.



🏈 Le jeu au sol au centre des plans de matchs de McDaniel.

Mike McDaniel compte baser son attaque avant tout sur un jeu au sol à la fois efficace et rapide.  Pour y parvenir, il mise sur le talent et le retour en forme du demi offensif Omarion Hampton (photo ci-dessus), dont la saison recrue, l’an dernier, a été freinée par une fracture à la cheville gauche qui l’a tenu éloigné des terrains pendant deux mois.  

Hampton, un ancien choix de première ronde au repêchage de 2025, s'est fait remarquer par son pouvoir de briser plusieurs plaquages (29,8 % ⇾ 4e meilleur de la NFL) durant les neuf matchs qu'il a joué en 2025-26.  Il a eu l’occasion de montrer un certain potentiel en puissance et en explosivité, mais cela reste à confirmer.

Pendant son absence la saison passée, Kimani Vidal a assuré la relève avec aplomb, et Mike McDaniel a affirmé qu’il continuera à avoir du temps de jeu cette année, selon le genre d'adversaires, et en tenant compte de lequel de ses demis offensifs sera le plus "hot" à des moments précis de la campagne. 



Toujours dans sa volonté d'augmenter la rapidité et l'explosivité du jeu à l'attaque, McDaniel a sûrement eu son mot à dire dans le recrutement de l'agent libre Keaton Mitchell (photo ci-dessus).  

Ce porteur de ballon de 24 ans a peu joué à ses trois saisons avec les Ravens de Baltimore, mais sa moyenne de 6,3 verges par course indique que c'est un marchand de vitesse capable de réussir des "coups de circuit" à l'occasion.  L'an passé, il a réussi treize courses de 15 verges et plus, en 121 portées, (séries éliminatoires comprises).  Il est doté d'une grande force d'accélération.

McDaniel a ajouté une autre arme à son arsenal offensif avec le nouveau venu Alec Ingold, un full back qui servira non seulement à bloquer, mais comme dépanneur occasionnel pour Justin Herbert, en situations de passe.



🏈 Un groupe de receveurs diversifié.

Comme pour ses demis offensifs pouvant jouer différents rôles, McDaniel veut la même flexibilité, ou la même diversité d'options, chez ses receveurs de passes.  

C'est ce qui caractérise en particulier ses ailiers rapprochés : le jeune Oronde Gadsden (photo ci-dessus), qui est capable de dominer en milieu de terrain et dans la zone payante; l'ex Browns de Cleveland David Njoku qui ajoute de l'expérience et de la fiabilité surtout en red zone; et Charlie Kolar, agent libre mis sous contrat, provenant des Ravens de Baltimore, qui est surtout efficace comme bloqueur.  Comme Alec Ingold, il renforcera le jeu au sol et la protection de Herbert sur les jeux de passe.

À la suite du départ de Keenan Allen, maintenant avec les Colts d'Indianapolis, les quatre principaux receveurs des Chargers sont tous très jeunes.  Gadsden a 23 ans; et les ailiers éloignés Ladd McConkey, Quentin Johnston et Tre' Harris sont tous âgés de 24 ans seulement. 
 


Il n’y a pas de grande vedette dans ce groupe.  Après sa saison recrue sensationnelle en 2024, les dirigeants des Bolts pensaient avoir trouvé la perle rare avec Ladd McConkey (photo ci-dessus), mais il a vécu une saison difficile l’an dernier.  Il devra rebondir cette année.

McDaniel trouvait qu'il n'y avait pas vraiment de "menace verticale" dans son escouade de receveurs.  Un gars capable "d'étirer le terrain" et de semer la confusion dans les tertiaires des clubs adverses.  Il veut changer cette dynamique cette année avec la recrue Brenen Thompson (4e ronde, 105e, Mississippi State).  Ce dernier court le 40 verges à la vitesse fulgurante de 4,26 secondes, et il gagne beaucoup de verges après ses attrapés.  

🏈 Quelques pertes importantes en défensive.

Pendant que l'attaque éprouvait des difficultés à marquer des points, la saison dernière, l'efficace défensive des Chargers les tenaient dans le coup dans les matchs serrés, en allouant seulement une vingtaine de points (9e rang de la Ligue) et 285,2 verges par rencontre (5e).



Elle devrait être en mesure de tenir son bout encore cette année malgré quelques pertes significatives : celle de son génial coordonnateur Jesse Minter, (photo ci-dessus), qui a quitté l'équipe pour devenir entraîneur chef des Ravens de Baltimore; celle du demi de coin Benjamin St-Just maintenant un Packers de Green Bay; et celle du secondeur de ligne Odafe Oweh, auteur de 7½ sacs et de huit plaquages pour des pertes de terrain, en une douzaine de matchs la saison passée.  Il a signé un lucratif contrat avec les Commanders de Washington, cette année.

Minter sera remplacé par un de ses assistants de l'an passé, Chris O'Leary, qui dit vouloir poursuivre dans la même veine que son prédécesseur, c'est-à-dire en procédant à des rotations après les remises au jeu, et en simulant des pressions et des blitz à la ligne de mêlée.

Même si la majorité des joueurs de la saison dernière reviennent cette année en défense, plusieurs observateurs pensent que cette brigade va régresser en raison du départ de Minter.  Avec lui, les bons résultats de cette unité reposaient sur l'ensemble de toutes ses parties, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.  Minter savait comment maintenir la cohésion et la solidarité.



Son remplaçant Chris O'Leary (photo ci-dessus) n'a pas d'expérience à ce poste pour assumer aussi bien ces responsabilités.  Les quelques faiblesses présentes dans le front-7 et la tertiaire pourraient ressortir davantage, et provoquer une désorganisation nuisible.

Par exemple, sur la première ligne intérieure, Teair Tart et Jamaree Caldwell sont reconnus pour être efficaces contre le jeu au sol.  

Mais on ne peut pas en dire autant du nouveau venu Dalvin Tomlinson, dont le rendement a décliné au cours de ses trois dernières campagnes avec les Cardinals de l'Arizona (2025) et les Browns de Cleveland (2023 et 2024).  Justin Eboigbe entrera probablement en rotation sur cette ligne de front, mais il ne vaut pas beaucoup mieux que Tomlinson.



Sur les ailes, le "pass rush" est entre bonnes mains avec le vétéran de 35 ans Khalil Mack (photo ci-dessus), et le bulldog Tuli Tuipulotu, auteur de 13 sacs la saison passée.  

La perte d'Odafe Oweh pourrait être ressentie, mais la recrue Akheem Mesidor, un choix de première ronde (22e) pourrait représenter l'avenir à ce poste d'ailier défensif, en contribuant au "pass rush" de son unité.  À l'université de Miami il a excellé contre le jeu au sol et réussi 67 pressions sur les quarts opposés.  À 25 ans, il est assez mature pour mériter un poste de partant, dès ses débuts dans la grande ligue.

Les Chargers auraient avantage à ce qu'il s'impose rapidement pour remplacer un des deux autres secondeurs, Daiyan Henley ou Denzel Perryman, qui sont d'un niveau inférieur.



Des inégalités, il y en a aussi dans la tertiaire.  Alors que les demis de sûreté comptent parmi les meilleurs de la NFL, menés par l’homme à tout faire Derwin James (photo ci-dessus), Elijah Molden et Tony Jefferson; les demis de coin, eux, peinent et se retrouvent plutôt en bas du classement de leurs homologues du circuit Goodell.  

Pourtant, Tarheeb Still, Cam Hart et Donte Jackson ont fait leur travail correctement, et leur classement défavorable semble peut-être un peu dur.  Après tout, ils ont assez bien performé l’an dernier. Ils se complétaient bien sous la direction de Jesse Minter, en alliant robustesse et bonnes couvertures contre les meilleurs receveurs des clubs adverses.  

Le vétéran Donte Jackson (photo ci-dessous) apporte sa précieuse expérience à ce groupe de coéquipiers qui comprend plusieurs jeunes joueurs.  Ses instincts de chasseur de ballon sont sûrs.  Il a 23 interceptions à son crédit, en carrière. 
 


C'est d'ailleurs une force de cette tertiaire qui en a réussi 19 la saison dernière, le 4e plus haut total dans la NFL.  Ce succès est dû en partie aux chasseurs de quarts de l'équipe qui mettent beaucoup de pression sur les passeurs ennemis (45 sacs).

🏈 Des unités spéciales à améliorer.

Le coordonnateur des unités spéciales Ryan Ficken a du travail à faire au camp d'entraînement présentement.  Si ses botteurs Cameron Dicker (placements) et JK Scott (dégagements) lui donnent satisfaction par leur constance et leur fiabilité, son but est d'améliorer le pauvre niveau des couvertures et du blocage sur les bottés d'envoi, et sur les retours.  

On a mentionné la rapide recrue Brenen Thompson dans le groupe de receveurs, il pourrait challenger Derius Davis comme retourneur de bottés.  Ce dernier réussit occasionnellement des jeux explosifs, mais avec sa vitesse foudroyante, Thompson (photo ci-dessous) pourrait en réussir davantage.



* * *

Pour conclure, malgré quelques craintes au sujet de la ligne offensive, qui demeure fragile malgré le retour de Joe Alt et de Rashawn Slater, l'attaque des Chargers devraient être plus productive dans le système du nouveau coordonnateur Mike McDaniel.

C'est l'inverse pour la défensive qui pourrait régresser avec la perte de son guide et mentor Jesse Minter.



Au final, les Bolts pourraient parvenir à égaler leur fiche de l'an passé (11-6).  Leur calendrier est très corsé avec des rencontres face aux puissances de leur propre division (Broncos, Chiefs), de celles de la division Ouest de la Nationale (Rams, 49ers, Seahawks), et celles de la section Est de l'Américaine (Bills, Patriots).  

De plus, c'est une des équipes qui aura le moins de jours de repos entre leurs matchs.  Ils ont la chance de pouvoir compter sur le savoir-faire de Jim Harbaugh, un excellent entraîneur chef, et d'un quart arrière hors pair en Justin Herbert.


À la défense, il reste également de bons leaders et de bons joueurs comme Khalil Mack, Tuli Tuipulotu et Derwin James.

La concurrence et le calendrier ne seront pas reposants, mais si leurs joueurs clés évitent les blessures, et que Mike McDaniel réussit à bien faire exécuter son savant plan, les séries éliminatoires sont à la portée des Chargers.  Il y a assez de talent dans l'alignement pour y arriver.

La ligne offensive aura un rôle important à jouer, surtout dans les playoffs.  Elle pourrait être encore le point faible qui empêchera les Bolts d'aller plus loin sur le chemin menant au Super Bowl...

🏈🏈🏈

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samedi 10 janvier 2026

NFL, RONDE DES "WILD CARD" 2026 : L.A. CHARGERS @ NEW ENGLAND ⇨ LA PROTECTION DE JUSTIN HERBERT EST CRUCIALE POUR LES CHARGERS.



Après un long voyage qui les a conduits de la côte du Pacifique jusque sur la côte Est des États-Unis, les Chargers de Los Angeles (11-6) rendent visite aux Patriots de la Nouvelle Angleterre (14-3) dimanche soir, dans un match de la première ronde éliminatoire de la Ligue Nationale de Football.  

Si on compare les dossiers des deux adversaires pour la saison 2025-26, le choix des bookmakers, 3½ points en faveur des Patriots, est logique.  Pour mieux le comprendre, analysons les deux formations en présence.

🏈  LES QUARTS ARRIÈRES

Même si le quart des Pats, Drake Maye, est le candidat numéro 1 au titre de joueur le plus utile à son équipe (MVP) cette année, dans la NFL, je ne donnerais pas l'avantage au club de l'entraîneur chef Mike Vrabel, par rapport au quart des Bolts, Justin Herbert. 
 


Maye (ci-dessus) présente certes de meilleures statistiques que son homologue de Los Angeles, mais il a eu la chance de bien performer face à une très grande majorité de défensives médiocres en 2025-26.  Un privilège que Herbert n'a pas eu.  Et ce dernier a eu la malchance de devoir jouer derrière une ligne offensive décimée par les blessures, contrairement à son vis-à-vis de la Nouvelle Angleterre.

Herbert a été de loin le quart arrière de la NFL qui a été frappé le plus souvent et le plus durement.  D'ailleurs, il s'est fait  fracturer la main gauche.  Mais il fait preuve de beaucoup de courage en continuant de jouer malgré ce handicap.  Il doit fréquemment "courir pour sa vie" pour échapper au "pass rush" des clubs adverses.  Mais ça lui offre aussi des occasions de gagner du terrain en portant le ballon.  Il l'a fait 83 fois cette saison, pour des gains de 498 verges (moyenne de 6 verges par course), deux touchés au sol, et 5 courses de 20 verges et plus.



Il a plus d'expérience en séries éliminatoires que Drake Maye.  Celui-ci en sera à ses débuts en playoffs, alors que Herbert (photo ci-dessus) effectuera son 3e départ en pareilles occasions.  Bien sûr, le pivot des Chargers risque de commettre des revirements si sa ligne à l'attaque ne le protège pas, et s'il est frappé durement derrière la ligne de mêlée.  Il a subi 54 sacs, commis deux échappés perdus, et 13 interceptions, cette saison.

Heureusement pour lui, le "pass rush" des Pats n'est pas si redoutable.  Il n'a produit que 35 sacs, durant le dernier calendrier régulier, le 5e plus faible total dans la Ligue Nationale.  Les blessures ont obligé les Chargers à utiliser 29 combinaisons différentes dans la composition de leur ligne offensive, cette saison.  Malgré tout, Herbert a été capable de se débrouiller, et ses demis offensifs aussi.



Pour sa part, Drake Maye (ci-dessus) doit également se soucier de sa sécurité quand il veut tenter des passes.  Il a subi 48 sacs en 2025-26, et le "pass rush" des Bolts est bien plus dangereux que celui de son équipe.  De plus, la défense anti aérienne de Los Angeles est supérieure à celle des Patriots.  Maye a réussi beaucoup plus de longues passes que Herbert, mais, encore là, c'était contre de bien pire défenses que celle des Chargers.  Par surcroît, dans des conditions climatiques difficiles, comme celles prévues dimanche soir à Foxborough, ce possible atout risque de disparaître.

Somme toute, je dirais qu'aucun des deux quarts arrières n'a l'avantage l'un contre l'autre, pour ce match éliminatoire.

🏈  ATTAQUE AU SOL

Encore sur ce plan, je pense qu'il y a match nul.  Les deux attaques au sol ont produit des gains identiques de 4,4 verges par course, cette saison.  Chez les Patriots, le porteur de ballon Rhamondre Stevenson a fini la campagne en force, et son coéquipier, la recrue TreVeyon Henderson, a démontré une explosivité remarquable, pour de longues courses.



D'autre part, il y a peut-être une inquiétude en ce qui concerne le demi offensif Omarion Hampton (photo ci-dessus), des Bolts.  Blessé à une cheville, sa participation au duel de dimanche est incertaine, même s'il a dit que son plan c'était de jouer lors de cette importante rencontre.  Son coéquipier du champ arrière, Kimani Vidal, sera fidèle au rendez-vous de dimanche, en Nouvelle Angleterre.

Dépendamment de la santé de Hampton, et compte tenu de la faiblesse de la ligne à l'attaque des Bolts, les Patriots pourraient finalement avoir un avantage de ce côté-là du ballon.

🏈  ATTAQUE AÉRIENNE

En général, j'aime mieux le groupe de receveurs des Chargers, surtout avec la nouvelle des accusations d'assaut (étranglement et étouffement) contre le receveur des Pats, Stefon Diggs (photo ci-dessous).  Le jugement contre lui a été reporté après le Super Bowl, et la NFL ne semble pas l'avoir suspendu entre temps.  Mais on ne peut pas négliger l'impact que pourrait avoir cette malheureuse affaire sur son rendement dimanche soir.



C'est normalement l'ailier éloigné le plus performant de son club.  D'autant plus que ses coéquipiers receveurs Mack Hollins (abdomen), et Kayshon Boutte (ischio-jambiers) sont blessés.  Ça laisse seulement l'ailier rapproché Hunter Henry, et le substitut DeMario Douglas comme ressources "fiables" pour Drake Maye.

Quant à lui, Justin Herbert a plusieurs receveurs de qualité à sa disposition, si sa ligne offensive lui donne assez de temps pour les rejoindre.  Ladd McConkey, Keenan Allen, Quentin Johnston, Tre' Harris, et l'ailier rapproché Oronde Gadsden, sont tous capables de réussir de gros jeux par la passe.

Avantage Chargers.

🏈  LES DÉFENSIVES

Statistiquement parlant, ces deux unités défensives semblent d'égale force.  Mais il faut encore relativiser leurs performances selon l'opposition à laquelle elles ont dû faire face.  La brigade des Chargers a affronté huit équipes aux fiches perdantes, tandis que celle des Pats a eu la vie plus facile en rencontrant douze clubs au dossier négatif.



Rappelons que le "pass rush" de la défense des Bolts a été plus "mordant" que celui de leurs adversaires de dimanche.  De plus, la défense anti aérienne des Chargers a réussi 19 interceptions (3e dans la NFL) contre seulement 10 pour celle des Patriots.  Cette unité défensive de Los Angeles a donné moins de gros jeux de 20 verges et plus, que celle de ses opposants de dimanche, et ce, contre des attaques plus dangereuses que celles qu'a affrontées la défense de la Nouvelle Angleterre.

Avantage Chargers.

🏈  LES UNITÉS SPÉCIALES

Les Chargers sont supérieurs aux Patriots pour ce qui est du botteur de précision.  Cette saison, Cameron Dicker a réussi 92,7 % de ses tentatives de placement, contre 84,4 % pour son homologue Andy Borregales, des Pats.  La différence est au niveau des placements réussis sur les distances entre 40 et 50 verges.  Dicker en a placé 12 sur 13 entre les poteaux des buts, alors que Borregales en ratait quatre sur onze, sur les mêmes distances.

Du côté de Los Angeles, les retourneurs de bottés d'envoi ont eu le meilleur sur ceux des Patriots, mais ce fut le contraire sur les retours de bottés de dégagement, où les unités spéciales de la Nouvelle Angleterre ont été nettement plus efficaces.



Évidemment, au point de vue du positionnement sur le terrain, les retours de bottés de dégagement donnent un avantage aux Patriots, surtout si on a un match défensif serré.  Mais au cas où l'issue du duel de dimanche devait se décider par un botté de placement tardif, Dicker (photo ci-dessus) est plus fiable que Borregales. 

Verdict : ça va dépendre des circonstances et des conditions météo.



Il ne faut pas oublier que les Patriots ont l'avantage de la foule et du terrain.  Ce qui fait aussi pencher la balance du côté de la troupe de Mike Vrabel c'est la faiblesse de la ligne à l'attaque des Chargers.  Elle peut ralentir considérablement l'attaque au sol des Chargers, et nuire au travail et à la protection de Justin Herbert, lorsqu'il doit lancer le ballon.  

Par contre, si ce front offensif, habituellement chancelant, arrive à offrir une performance respectable, dimanche, à Foxborough, il pourrait changer une défaite probable en victoire surprenante...

Chargers  17,     Patriots    20.
          

vendredi 26 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 17 : HOUSTON À L.A. CHARGERS ⇨ GRANDE BATAILLE DÉFENSIVE EN PERSPECTIVE...



Samedi en fin d'après-midi, les amateurs de football américain auront droit à tout une bataille quand les Texans de Houston (10-5) affronteront les Chargers de Los Angeles (11-4), au SoFi Stadium d'Inglewood, en Californie.  

Les deux formations de la NFL ont connu beaucoup de succès récemment : les Texans ont gagné leur sept derniers matchs, et les Chargers sept de leurs huit derniers.  Les défensives des deux adversaires ont excellé au cours du dernier mois : celle des Bolts n'accordant qu'une moyenne de 15¾ points en quatre parties, et celle des Texans, 16,8 points par rencontre, durant la même période.

L'enjeu est grand pour les deux belligérants : si le club texan l'emporte, il se qualifie pour les séries éliminatoires, si les Chargers gagnent, ils conservent leurs chances de décrocher le titre de la division Ouest de l'Association Américaine, s'ils battent ensuite les Broncos de Denver, lors de la dernière semaine du calendrier régulier du circuit Goodell.



Samedi, on devrait assister à une confrontation serrée alors que les deux équipes ont un rapport de forces et de faiblesses assez équivalent.  Les deux défensives sont fortes, et pourraient exploiter les faiblesses des deux lignes à l'attaque.  Le "pass rush" des deux unités défensives pourraient exercer une pression intense sur les deux quarts arrières, et ainsi limiter leurs actions offensives.

C'est surtout vrai dans le cas de Justin Herbert, le pivot des Chargers, qui doit, par surcroît, jouer avec une main fracturée (la gauche, pas celle avec laquelle il lance le ballon).  Avec une ligne offensive décimée par les blessures, et n'arrivant pas à bien le protéger en situation de passes, Herbert a été le quart qui a subi le plus de pression cette année, dans la Ligue Nationale.  Il a subi 49 sacs, le 3e plus haut total chez les quarts arrières réguliers de la NFL.

C'est simple, quand la brigade défensive des Texans est à son mieux, il n'y a rien à faire contre elle.  Des quarts arrières dominants comme Josh Allen, des Bills (huit sacs, deux interceptions contre les Texans, le 20 novembre) et Patrick Mahomes, des Chiefs (deux sacs, trois interceptions et le plus faible coefficient d'efficacité de sa carrière soit 19,8 le 7 décembre), l'ont appris à leurs dépens, cette saison.



Lors de leur dernier duel, en matchs éliminatoires, le 11 janvier 2025, Justin Herbert (no 10, photo ci-dessus) avait goûté à la médecine de la féroce défensive des Texans, en voyant quatre de ses passes être interceptées, et en subissant quatre sacs, dans un cuisant revers de 32 à 12, à Houston.  En point de presse, cette semaine, Herbert a dit se souvenir très bien de cette rencontre à sens unique, qui a mis fin abruptement aux espoirs de championnat de son équipe.

Les Chargers ont l'avantage du terrain pour le match de samedi, là où ils ont gagné six de leurs huit parties cette saison.  Quant à eux, les Texans ont éprouvé des ennuis en attaque, lors de leurs visites à l'étranger, même s'ils ont réussi à gagner quatre de leurs sept rencontres, loin de leur domicile.

Après avoir commencé la saison en perdant leurs trois matchs initiaux, et cinq de leurs huit premiers, les Texans ont enchaîné avec dix victoires lors de leurs douze rencontres suivantes, principalement grâce à leur défense, la meilleure de la Ligue.



Leur attaque s'est améliorée au fil du temps, même durant l'absence du quart C.J. Stroud, (photo ci-dessus) qui a manqué quatre joutes à cause d'une commotion cérébrale.  Mais cette offensive est inconstante, et elle n'occupe que le 19e rang de la NFL, pour les points marqués par match (23,1), et les verges gagnées (323,9).

En contre partie, l'attaque des Bolts est supérieure, surtout en raison d'un meilleur groupe de receveurs, et de porteurs de ballons plus efficaces, surtout la recrue Omarion Hampton, qui gagne en moyenne 4,7 verges par course, et fait aussi du bon travail pour capter des passes en sortant du champ arrière.  Herbert contribue également au jeu au sol à raison de gains de six verges par portée (461 au total), dont quatre pour 20 verges et plus, jusqu'ici, cette saison.

À cause de l'excellence des deux défensives, le club qui va mieux courir avec le ballon, et qui réussira le mieux sur les jeux aériens à courte portée, sera avantagé.  Herbert est un meilleur QB que son homologue C.J. Stroud, les Chargers sont meilleurs que leurs opposants en zone payante ("red zone"), et pour convertir leurs troisièmes essais.  De plus, ils vont jouer chez eux. 
 


Avantage aussi en faveur des Chargers en ce qui concerne le coaching, avec l'entraîneur chef Jim Harbaugh (photo ci-dessus).  C'est pourquoi les bookmakers les favorisent pour gagner par 1½ point samedi, au SoFi Stadium.

Dans un duel que l'on prévoit très serré, le club qui commettra le moins d'erreurs fera probablement pencher la balance de son côté.  À ce chapitre, les Texans sont supérieurs.  Ils doivent une partie de leurs succès à leur différentiel de + 15, le deuxième meilleur de la NFL.  Celui des Chargers est plus modeste à + 3, mais leur défense a réussi autant d'interceptions que celle de Houston, soit 17.  Mais les quarts arrières des Texans ont lancé moins d'interceptions que ceux des Bolts, c'est-à-dire, sept contre douze.



Par contre, si l'affrontement doit se décider par un long botté de placement, le botteur de précision des Bolts, Cameron Dicker, pourraient faire la différence.  Il a réussi cinq placements de 50 verges et plus, en six tentatives, cette saison, tandis que son vis-à-vis des Texans, Ka'imi Fairbairn, a manqué son coup quatre fois en douze essais, sur la même distance.

Dicker fait partie des cinq joueurs de son club qui ont été élus au Pro Bowl.  Les autres sont le quart arrière Justin Herbert, le bloqueur Joe Alt (absent présentement à cause d'une blessure à une cheville), le secondeur de ligne Tuli Tuipulotu, et le demi de sûreté Derwin James.  

Les Texans auront quatre représentants à ce match d'étoiles du 3 février prochain : le rapide ailier éloigné Nico Collins, l'ailier défensif Will Anderson, le secondeur de ligne Azeez Al-Shaair, et le demi de coin Derek Stingley. 

Texans   17,     Chargers   20.         

dimanche 7 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 14 : PHILADELPHIE À L.A. CHARGERS ⇨ JUSTIN HERBERT PEUT-IL BATTRE LES EAGLES AVEC UNE SEULE MAIN ?



Le quart arrière Justin Herbert, des Chargers de Los Angeles (8-4), a été opéré lundi dernier, pour une fracture à la main gauche.  Pourtant il compte bien jouer au Monday Night de lundi prochain, contre les Eagles de Philadelphie (8-4).  De sa performance dépendra grandement le résultat du match.

À cause de son handicap, les Chargers pourraient confier plus de responsabilités aux porteurs de ballon Kimani Vidal et Omarion Hampton, afin d'enlever de la pression sur Herbert.  D'autant plus que la défense contre le jeu au sol des Eagles est particulièrement pourrie ces temps ci.  Elle a alloué un monstrueux total de 281 verges (oui, vous avez bien lu) aux Bears de Chicago, au Black Friday, la semaine dernière, dans une défaite gênante de 24 à 15 de Philadelphie.

Par dessus le marché, la brigade défensive des Aigles a perdu les services du joueur de ligne Jalen Carter, opéré aux deux épaules, cette semaine.  Au cours des deux derniers matchs, deux revers, cette défensive s'est fait déjouer pour 898 verges par les Bears, et les Cowboys de Dallas.  Est-ce que le coordonnateur défensif Vic Fangio va réussir à apporter les correctifs nécessaires avant l'affrontement de lundi soir, au SoFi Stadium d'Inglewood, domicile des Chargers ?



Pendant que la défensive faillit à la tâche, l'offensive ne fait pas mieux.  Au cours du dernier mois (quatre parties), elle n'a généré qu'une piètre moyenne de 15½ points par rencontre.  Le quart arrière Jalen Hurts (photo ci-dessus) a complété moins de 60 % de ses passes, dans trois de ces matchs.  

Et le porteur de ballon, la clé du succès de cette attaque, l'an passé, est toujours au neutre cette saison, avec sa faible moyenne de 3,7 verges par course.  À pareille date, l'année passée, elle était de 6,1 verges par portée...  L'absence du bloqueur Lane Johnson, blessé à un pied, ne pourra pas l'aider à se frayer un chemin dans la défense des Bolts, lundi.

Hurts est beaucoup critiqué ces temps ci, parce qu'il ne court plus autant avec le ballon, comme il le faisait si bien lors des dernières saisons.  Il a même du mal à réussir les fameuses poussées fraternelles ("tush push") maintenant !  Ne pouvant plus se fier sur Barkley pour des jeux explosifs, et prolonger les séries de jeux offensifs, il semble manquer de synchronisme et de rythme, ce qui provoque une désorganisation nuisible à l'offensive.



Dans le vestiaire, le mécontentement et les critiques, n'améliorent pas l'esprit d'équipe, chez les Eagles.  C'est plutôt le chaos.  Heureusement, le club de l'entraîneur Nick Sirianni (photo ci-dessus) n'a pas de concurrence sérieuse dans sa division (Est de la Conférence Nationale), et il est pratiquement assuré de remporter le championnat de la section, et de s'assurer d'une place avantageuse, en séries éliminatoires.

Ce n'est pas le cas des Chargers, qui ont un calendrier horrible d'ici la fin de la saison régulière.  Outre les Eagles, ils devront affronter les Chiefs de Kansas City, les Cowboys de Dallas, les Texans de Houston et les Broncos de Denver !  Ouf !  Ça ne sera pas de la tarte !

S'il fallait que Justin Herbert soit incapable de faire du bon travail à cause de sa main fracturée, les Chargers seraient dans le pétrin, et pourraient rater les playoffs...  Les preneurs aux livres croient que Herbert ne pourra pas être à la hauteur lundi soir contre Philadelphie.  Ils favorisent les Eagles pour gagner par 1½ point.  



Je me fie plutôt aux dernières tendances.  Les Eagles jouent très mal depuis un mois, autant en attaque qu'en défense, tandis que les Bolts viennent de remporter quatre de leur cinq dernières rencontres.  Ils peuvent compter sur la deuxième meilleure défense contre la passe de la NFL (168,3 verges accordées en moyenne par match), et ils sont 3e pour les verges totales allouées (275,2 contre 347,2 pour Philadelphie).

Ils ont plus besoin de gagner cette partie que les Eagles, qui sont déjà assurés d'avoir la chance de défendre leur titre de champions du Super Bowl, au début de l'année prochaine.  À moins que Justin Herbert soit incapable de bien jouer, lundi, je pense que son club va l'emporter.

Eagles   20,     Chargers  23.