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samedi 27 août 2022

PRÉVISIONS NFL 2022 : DES ÉQUIPES ENTRE DEUX EAUX (PANTHERS, COMMANDERS, STEELERS, VIKINGS).



Certaines équipes de la NFL naviguent souvent entre deux eaux.  Soit que leur direction ne tienne pas bien le gouvernail, soit qu'on manque de profondeur en effectifs, ou que le sort incertain de quelques membres importants de l'équipage, viennent brouiller leurs plans.  Il est donc difficile de prévoir leur destin pour la prochaine saison.

Dépendamment du respect -ou non- des conditions nécessaires pour garder le cap ou sauver les meubles, ces clubs peuvent : ou surprendre agréablement; ou, au contraire, sombrer dans la tempête, et faire naufrage.

Ou bien, simplement, toutes choses étant égales par ailleurs, elles feront du surplace, avec aucun vent favorable...  Bienvenue chez les clubs mi-figue mi-raisin !



Les Panthers de la Caroline

Incroyable mais vrai, il existe deux clubs des Panthers de la Caroline : un club est victorieux quand le dominant demi offensif Christian McCaffrey joue (4 des 5 gains des Panthers l'an passé); l'autre club est perdant quand le même joueur est absent (11 défaites en 12 parties en 2021).  Le problème c'est que McCaffrey a été blessé souvent et qu'il n'a disputé que dix rencontres au cours des deux dernières saisons.  Assez, cependant, pour accumuler des gains de 1 159 verges, et huit touchés.

Le dynamo des Panthers est surutilisé tant comme porteur de ballon que comme receveur de passes, ce qui explique probablement ses nombreuses blessures.  Cette année, compte tenu de son immense utilité, la direction de l'équipe a promis de le ménager...un peu !  Il n'a que 26 ans.  Ce n'est pas un joueur fini.

L'autre facteur primordial pour aider les Panthers à redresser leur barque c'est de trouver un quart-arrière digne de la NFL.  Ils pensent avoir au moins partiellement satisfait ce besoin en faisant l'acquisition de Baker Mayfield (photo ci-dessus) des Browns de Cleveland.  Il n'a coûté qu'un choix de 5e ronde au repêchage de 2024.  Cleveland était pressé de s'en débarrasser après avoir «gagné» la loterie Deshaun Watson.



Mayfield a connu des hauts et des bas au cours de sa carrière de quatre saisons à Cleveland.  Sa fiche de .500 (30 victoires contre autant de revers) résume bien ses performances en dents de scie.  Mais sa présence comme QB no 1 en Caroline, et une saison complète de McCaffrey (photo ci-dessus), rapprocheraient fort probablement les Panthers de cette barre de flottaison de .500.

Après un bon début de campagne (3-0) l'an passé, le quart-arrière des Panthers, Sam Darnold, a totalement flanché, entraînant toute l'offensive avec lui.  Selon Pro-Football-Focus (PFF), en termes d'évaluation globale, il a fini avant-dernier chez les QBs réguliers en 2021, et il est le pire depuis sont entrée dans la Ligue en 2018.  Cette contre-performance en 2021 n'est donc que le reflet de toute sa carrière : 17 gains, 32 échecs; 59,8 % de passes complétées; 52 interceptions et 54 passes de touché; rating de 76,9.

Mayfield a mieux fait avec 92 passes de touché contre 56 interceptions, et un rating de 87,8, en quatre saisons à Cleveland.  Il a toutefois été mauvais dans les six derniers matchs qu'il a joués avec les Browns (neuf passes de touché, dix interceptions).



Outre Mayfield, les Panthers ont ajouté de la profondeur en attaque durant la saison morte.  Le porteur de ballon D'Onta Foreman (photo ci-dessus) viendra supporter McCaffrey comme il a secondé Derrick Henry au Tennessee l'an passé.  Rashard Higgins (ex-Browns) vient s'ajouter au groupe de receveurs qui comprend de bons éléments comme DJ Moore et Robbie Anderson.

Imaginez, même avec un mauvais QB pour lui lancer le ballon, Moore est le seul receveur de la NFL à avoir dépasser les 1 200 verges de gains à chacune des trois dernières saisons !

La ligne à l'attaque, une déficience en 2021, a été revampée avec Ikem Ekwonu, Bradley Bozeman et Austin Corbett.  Globalement, en 2022, l'offensive des Panthers devrait quitter les bas-fonds de la Ligue, là où elle a croulé l'an dernier.



Le tableau est moins rose en défensive.  Les Panthers ont perdu deux secondeurs de ligne : Jermaine Carter chez les Raiders, et, surtout, Haason Reddick, chez les Eagles.  Ce dernier était leur meneur pour les sacks avec onze en 2021.  Les Panthers n'ont trouvé que le médiocre Cory Littleton (ex-Raiders) pour combler ces pertes importantes.

Néanmoins, la Caroline possède une des meilleures défenses contre le jeu au sol. Mais, sans Reddick, les membres du «front 7» pourraient être moins efficaces pour faire pression sur les QBs ennemis.

Outre le linebacker Shaq Thompson, de même que les demis de sûreté Jeremy Chinn et Xavier Woods, cette défensive ne compte pas tant de joueur de qualité supérieure.  Même si elle a été la 2e meilleure de la Ligue pour la plus petite moyenne de verges allouées par match (306), elle a quand même donné trop de points (404) l'an dernier.



Sans être un Aaron Rodgers, Mayfield est quand même supérieur à Sam Darnold (no 14, photo ci-dessus) au poste de QB de la Caroline.  Il est capable du meilleur et du pire.  Mais si il parvient à être constant et moyennement bon, et que McCaffrey demeure en santé, les Panthers vont marquer beaucoup plus de points.

Dans la faible Conférence Nationale, une couple de mauvaises équipes pourraient lutter pour une place en séries éliminatoires.  Les Panthers pourraient être du nombre, si toutes leurs conditions gagnantes sont remplies.


 
▶ Les Commanders de Washington

Le club de football de Washington a enfin un nom : les Commanders !  J'aime ça, je trouve que ce nom a du panache et de la «drive» !  Plus que la composition du club, qui est assez terne, depuis longtemps...

Après un championnat de division surprise en 2020, l'équipe a déçu ses partisans l'an passé en ne gagnant que sept parties.  Les bons pronostics d'avant-saison se basaient sur l'excellente défensive du club et on croyait aussi que le bon vieux quart-arrière Ryan Fitzpatrick avait encore un peu de magie en lui pour conduire l'attaque.

Or, Fitzmagic est tombé au combat pour de bon dès le premier match, et la défensive a offert des contre-performances inattendues, elle aussi plombée par de graves blessures à des joueurs clés (Chase Young, Montez Sweat).



Fitzpatrick est maintenant retraité.  Et la direction de l'équipe n'ayant pas confiance en Taylor Heinicke, le QB substitut venu en relève à Fitzpatrick pendant toute la saison dernière, on a décidé d'aller chercher Carson Wentz (no 11, photo ci-dessus) à Indianapolis, les Colts ne voulant plus rien savoir de lui.

Après une mauvaise saison de sa part, en 2020, avec les Eagles de Philadelphie, ceux-ci n'avaient pas retenu ses services.  L'an passé, il n'a pas si mal joué avec les Colts, mais ces derniers ne lui ont pas pardonné d'avoir perdu le dernier match de la campagne contre les faibles Jaguars de Jacksonville.

Une victoire aurait permis aux Colts d'accéder aux séries éliminatoires.  Avec la défaite des Colts, ce sont plutôt les Steelers de Pittsburgh qui ont pris leur place, et qui ont pris part au tournoi pour le trophée Vince Lombardi.

Les Colts ont également détesté la fâcheuse manie caractéristique de Wentz, celle d'échapper le ballon et de commettre des erreurs dans des situations cruciales.  Ils sont bien contents de remplacer Wentz par le vétéran Matt Ryan (ex-Falcons).  En plus, ils se libèrent du salaire annuel de $ 28 millions de Wentz.  Par surcroît, ils ont reçu en retour pas moins de cinq choix aux repêchages de 2022 et 2023.

Comme il fallait s'y attendre, les fans des Commanders ont décrié cet échange.  Il faut dire qu'ils ont raison d'être désillusionnés.  Depuis que Kirk Cousins (Vikings) a quitté l'équipe en 2018, les Commanders ont eu un étourdissant carrousel de dix quarts-arrières, tous moins bons les uns que les autres.  Aux yeux des supporteurs, Wentz ne vaut pas mieux que cette dizaine de ratés.



Les dirigeants du club ne sont pas de leur avis, et ils sont prêts à donner sa chance au nouveau QB.  Ce n'est pas que Wentz va manquer d'armes offensives avec des receveurs très capables comme Terry McLaurin (photo ci-dessus), et Curtis Samuel, dont la saison dernière a été réduite à cinq parties à cause d'une blessure mal traitée à l'aine.  La recrue Johan Dotson (choix de première ronde) impressionne à son premier camp d'entraînement.  Il pourrait se tailler un poste régulier dans le groupe des receveurs.

Par contre, chez les ailiers rapprochés, le talent est plutôt rare, avec Logan Thomas qui, comme le demi JD McKissic, a été blessé en 2021.



Le comité de demis offensifs est plus que respectable avec le jeune taureau Brian Robinson, repêché cette année en 3e ronde, venant appuyer Antonio Gibson (photo ci-dessus -gains combinés de 1 331 verges au sol et par la passe, + 10 touchés, et ce, même s'il a joué blessé une bonne partie de la saison-), et le versatile JD McKissic, qui excelle surtout pour capter des passes en sortant du champ arrière.

La ligne à l'attaque a perdu trois joueurs (dont le Pro Bowleur Brandon Scherff, parti chez les Jaguars) durant l'entre-saison, mais ils ont été remplacés assez bien pour éviter que cette unité devienne une faiblesse.



En défensive, le retour en santé de Young et de Sweat (qui à leur deux ont raté 15 matchs en raison de blessures), ainsi que le haut niveau de jeu de Jonathan Allen (photo ci-dessus), pourraient faire de la première ligne de défense l'une des meilleures de la Ligue.  Lorsqu'elle est à son mieux, l'attaque au sol des adversaires est très limitée.

Cependant, avant sa blessure au ligament croisé antérieur, lors de la semaine 10, l'an passé, Young, recrue défensive de l'année dans la NFL la saison précédente, connaissait une campagne très difficile avec seulement 1½ sack et trois plaqués pour des pertes de terrain.  Le Young de 2022 doit ressembler plus au Young de 2020...

Si la défensive contre la course est très étanche, on ne peut en dire autant de la défensive contre la passe.  Les secondeurs de ligne sont inexpérimentés, et ils se font trop souvent battre en couverture de jeux aériens. La perte de Landon Collins (agent libre) va empirer encore la situation.



La tertiaire est également trop perméable.  Elle a donné 34 touchés aux opposants, le pire total de la Ligue.

Si la défensive ne se ressaisit pas, et que Wentz n'est pas la solution au poste de QB, les Commanders n'amélioreront pas leur fiche de 7-10 cette saison. Ce serait la cinquième fois dans les six dernières années qu'ils finiraient avec exactement sept victoires.  En 2021 ils ont dû négocier avec un calendrier très difficile.  Ce sera l'opposé en 2022, ce qui pourrait les aider à moins décevoir leurs malheureux fans...



Les Steelers de Pittsburgh

Avec la retraite du quart-arrière Ben Roethlisberger (photo ci-dessus), c'est la fin d'une belle époque pour les Steelers de Pittsburgh.  Depuis 2004, Big Ben continuait la tradition d'excellence de cette franchise, une des plus couronnée de succès de l'ère moderne de la NFL.

Âgé de 39 ans, l'an passé, le vieux QB no 7 des Steelers a guidé les siens jusqu'en séries éliminatoires grâce à une victoire en prolongation contre Baltimore, lors d'un dramatique dernier match régulier du calendrier du club de Pittsburgh.

Usé à la corde par tant de matchs disputés, à travers quantités de blessures, au long d'une grande carrière, Roethlisberger n'avait plus de force dans le bras.  Il poussait plus le ballon qu'il le lançait.  Mais c'était tellement un grand leader qu'il imposait le respect de ses coéquipiers.  Ceux-ci se sont efforcés de donner leur maximum pour l'aider à conclure son illustre carrière par une fin digne de lui et de ses accomplissements.



Big Ben a joué un grand rôle dans la carrière de son entraîneur Mike Tomlin (photo ci-dessus), qui, en quinze ans à la barre de l'équipe, n'a jamais connu de saison perdante.  C'est un record de la NFL.  Cette remarquable séquence pourrait prendre fin cette saison car les Steelers ont perdu passablement de talent depuis le début de cette année.

Mitchell Trubisky (ex-Bills) a été embauché pour succéder à Roethlisberger, mais il aura de grands souliers à chausser.  Après avoir perdu son poste de QB partant avec les Bears, il y a deux ans, Trubisky (photo ci-dessous) a joué les seconds violons à Buffalo en 2021.  Il n'a été employé que quelques minutes dans six rencontres, au cours desquelles il n'a lancé que huit passes...  Son taux d'efficacité a été de seulement 47,4.

S'il ne fait pas l'affaire, il se peut même qu'il cède sa place à la recrue Kenny Pickett, un choix de première ronde (20e au total).  Pickett est vu comme le quart-arrière d'avenir des Steelers.



Tomlin a vu trois de ses receveurs partir sur le marché des agents libres.  Juju Smith-Schuster (Chiefs), James Washington (Cowboys), et Ray-Ray McCloud (49ers), évolueront tous sous d'autres cieux cette année.  Miles Boykin (ex-Ravens) s'amène dans la ville de l'acier pour couvrir une partie de ces pertes.

Mais avec Diontae Johnson, Chase Claypool, la recrue George Pickens (choix de 2e ronde) et l'ailier rapproché Pat Freiemuth, les Steelers pensent qu'ils seront O.K. en ce qui concerne leur groupe de receveurs.  Sans avoir un membre dominant dans cette unité, celle-ci se classe près du top-10 de la Ligue.

On ne peut en dire autant de la ligne à l'attaque qui sera encore une des pires du circuit Goodell, en dépit d'une petite amélioration cette saison avec le nouvel apport de deux agents libres embauchés : les vétérans James Daniels (garde) et Mason Cole (centre).  La faiblesse de cette unité pourrait faire dérailler toute l'offensive, surtout si Trubisky n'est pas à la hauteur de l'immense tâche qui l'attend.

La saison dernière, le porteur de ballon Najee Harris (photo ci-dessus) a été un véritable cheval de trait.  Il a été surutilisé en participant à 83% des jeux offensifs de l'équipe.  De loin le plus fort pourcentage pour un demi offensif de la NFL.  Il a porté le ballon 307 fois et il a capté 74 passes pour des gains combinés de 1 667 verges, et dix touchés.  Tout ça avec une ligne à l'attaque incapable de bloquer convenablement.  Chapeau !

Toutefois, l'attaque au sol des Steelers n'a généré qu'une faible moyenne de 3,9 verges par course, la 4e plus faible de toute la Ligue Nationale.

Si Tomlin doit se faire du souci, c'est surtout pour sa défensive.  À part T.J Watt, le joueur défensif de l'année dans la NFL l'an passé, avec son record de 22½ sacks, il y a plusieurs lacunes à corriger dans cette brigade défensive très malmenée en 2021.  La première ligne est solide, en étant principalement responsable de cinq saisons consécutives à dominer la Ligue pour le nombre de sacks, un exploit sans précédent.  Mais les sept autres positions défensives sont chancelantes ou douteuses.



La seconde ligne inspire beaucoup de crainte aux dirigeants du club.  Myles Jack et Devin Bush (photo ci-dessus) ne sont tout simplement pas de calibre, bien que ce dernier n'ait pas pu plaider sa cause en vertu d'une blessure au genou.

Dans la tertiaire, à part le demi de coin Ahkello Witherspoon, il n'y a point de salut ou si peu, surtout après le départ du vétéran Joe Haden (agent libre).  

L'an dernier fut un long cauchemar pour la défensive du Black & Gold : moyenne de 146 verges allouées au sol par match (moyenne de 5 verges par course), le pire résultat dans la NFL.



De plus, Stephon Tuitt a surpris l'équipe en annonçant sa retraite après avoir raté toute la campagne 2021 à cause d'une grave blessure à un genou.  Les Steelers comptaient sur son retour pour aider à corriger leur lacune contre le jeu au sol.  Il se sont rabattus sur Larry Ogunjobi (ex-Bengals) pour succéder à Tuitt.  

Peut-être que Tyson Alualu (photo ci-dessus) règlera une partie du problème en revenant au jeu après n'avoir joué que deux matchs en 2021 par la faute d'une cheville brisée.  C'est essentiel que l'équipe progresse dans ce département étant données les fortes attaques au sol de leurs rivaux de division (Baltimore, Cincinnati et Cleveland).

Cette défensive est très loin du glorieux rideau de fer (Steel Curtain) des Steelers des années 1970.  Avec près de 400 points accordés en 2021, on ne reconnait plus cette rude défensive qui était jadis la marque de commerce et le pilier de l'équipe.

À moins qu'elle ne ressuscite, et que Trubisky sorte de sa médiocre coquille, oui, aussi invraisemblable et choquant que cela puisse paraître, Mike Tomlin pourrait encaisser la première saison perdante de sa brillante carrière à Pittsburgh.

Les Vikings du Minnesota

C'est toujours la même histoire.  Quand une équipe remporte le Super Bowl, les autres veulent copier leur formule gagnante.  C'est clairement le cas des Vikings du Minnesota.  Après huit saisons de football conservateur sous les ordres de Mike Zimmer, les patrons des Vikings ont décidé d'opérer un virage à 180° en congédiant leur entraîneur chef de la «vieille école», pour confier le poste au jeune Kevin O'Connell (photo ci-dessus), 37 ans.

O'Connell, -issu de l'école à la nouvelle mode offensive de Sean McVay (Rams), de Kyle Shanahan (49ers) et de Matt LaFleur (Packers)- était le coordonnateur offensif des champions Rams de Los Angeles depuis 2016.  Il en sera à sa première expérience à titre d'entraîneur en chef.

Le nouveau coordonnateur offensif des Vikings est Wes Phillips, qui était l'entraîneur des ailiers rapprochés des Rams l'an passé.  C'est toutefois O'Connell qui appellera les jeux offensifs cette saison, chose qu'il n'a à peu près jamais fait durant sa carrière d'entraîneur offensif (sauf une brève période en 2019 à Washington, et avec aucun succès, après le congédiement du coach Jay Gruden, les Redskins finissant derniers de la NFL pour les points marqués).



Zimmer (à gauche, photo ci-dessus) n'avait pas un si vilain dossier (72-56-1 pour .562 en saisons régulières / et 2-3 en séries éliminatoires), mais le club stagnait depuis trop longtemps au goût des propriétaires de l'équipe.  Ils croient que le changement de coach et de philosophie de management apporteront plus de succès aux Vikings sur le terrain.

Ils devraient se garder de croire en un succès instantané avec cette nouvelle approche.  Le nouveau système de jeu offensif tant acclamé ces dernières années n'est pas si facile à implanter.  Il est plutôt compliqué, surtout pour les joueurs de ligne.  Ça prend le bon personnel et un temps d'adaptation qui peut être assez long...pour les impatients !

Cependant, le quart-arrière des Vikings, Kirk Cousins, connaît le système puisqu'il jouait pour Washington en 2017 quand McVay et Shanahan étaient instructeurs là-bas.



À sa 11e saison dans la NFL, Cousins (photo ci-dessus), 34 ans, ne porte pas l'étiquette d'un grand leader ou d'un QB gagnant.  En fait il a gagné autant de matchs qu'il en a perdus (59-59, avec deux nuls).  Mais ses autres statistiques sont très bonnes, surtout pour ses quatre années au Minnesota (rating de 103,5).  On l'a resigné (et surpayé) pour un an ($ 35 millions) parce qu'on pense qu'il pourra exceller dans le nouveau système offensif.

Il a les outils pour réussir, avec des atouts offensifs majeurs en la personne du super receveur Justin Jefferson et du bon vétéran Adam Thielen. L'ailier rapproché Irv Smith Jr n'est pas à dédaigner non plus, mais après le départ de Tyler Conklin pour les Jets, il n'y a personne derrière lui pour venir en relève s'il devait être blessé.  Cela a d'ailleurs été le cas l'an dernier quand il a raté toute la saison (opération au genou), et encore cet été au camp d'entraînement (opéré à un pouce).

Comme à Los Angeles, O'Connell va préconiser le même genre de tactique à l'attaque : beaucoup de mouvements avant la mise au jeu pour répandre la confusion dans la défensive adverse; l'utilisation fréquente de trois receveurs espacés; et beaucoup de «play-action».



Avec sa moyenne régulière de 4,7 verges par course, le porteur de ballon Dalvin Cook (photo ci-dessus) est une valeur sûre pour le jeu au sol, même si des blessures récurrentes l'ont rendu un peu moins efficace l'an passé (moins de premiers essais réussis, 57, et seulement six touchés).

La ligne à l'attaque est plutôt ordinaire avec des faiblesses au poste de centre (Garrett Bradbury, inadéquat en protection sur les jeux de passe), et de garde à droite (Jesse Davis).  Depuis six ans, pas moins de 17 gardes différents ont échoué à cette position !  Un vrai problème, qui pourrait revenir hanter les Vikings encore cette saison, en plus d'hypothéquer le bon fonctionnement du nouveau système offensif.

S'il est fort probable que l'offensive ajoute plus de points au tableau indicateur, la défensive devra être bien meilleure qu'en 2021 pour que ce regain offensif vaille le coup.  Au cours des deux dernières saisons, ce corps défensif a accordé plus de 400 points, une première dans l'histoire de 62 ans de la franchise.  Véritable passoire, elle s'est fait traverser pour une moyenne de 384 verges par match, au 30e rang de la NFL à ce chapitre.



Comme cela est courant quand un système défensif échoue, on change de formule.  Ainsi, à l'exemple de plusieurs autres équipes cette année, les Vikings passeront du schéma défensif 4-3 à un schéma 3-4 (trois hommes en première ligne, quatre en seconde ligne).  

Pour réussir avec cette nouvelle configuration, les Vikings ont engagé l'ex-Packers Za'Darius Smith (photo ci-dessus).  Il se joindra à l'autre ailier défensif Danielle Hunter pour former ce qui pourrait être un excellent duo dans ce 3-4.  À condition, cependant, que les deux gros bonhommes demeurent en santé, ce qui est loin d'être assuré.  Smith n'a joué que dans un match l'an passé (blessé au dos), et Hunter a raté dix parties (muscle pectoral tordu).  Ce dernier avait aussi été au rancart toute la saison 2020 (blessure au cou).  La sévérité de ces blessures peut laisser des traces et diminuer les capacités de ceux qui les ont subies lorsqu'ils tentent de revenir au jeu.

Les départs de Anthony Barr (Cowboys) et du décevant Michael Pierce (Ravens) seront compensés par l'efficace Harrison Phillips (ex-Bills) et Jordan Hicks (ex-Cardinals).  Dans ces deux cas, on peut parler d'amélioration pour la défensive, quoique Hicks n'est pas fameux non plus.  Le vétéran linebacker Eric Kendricks n'est pas un joueur étoile.  Mais en ce qui concerne la pression que le front 7 de cette brigade peut exercer sur les pivots adverses, la situation devrait demeurer au beau fixe (51 sacks en 2021, 2e meilleur de la Ligue derrière Pittsburgh -55-).

À la tertiaire, le demi de coin Chandon Sullivan et son collègue Armon Watts n'éblouissent personne avec leur talent.  Et Patrick Peterson (32 ans, photo ci-contre) n'est plus le joueur d'élite qu'il était lorsqu'il compétitionnait pour les Cardinals de l'Arizona.  La perte du demi de sûreté Xavier Woods (Panthers) pourrait aussi se faire sentir.

Comme l'ensemble de la défense, cette unité est vulnérable aux blessures, avec un manque de profondeur, pour empirer les choses.  On sait aussi qu'un tel changement de système (3-4) apporte généralement avec lui une période d'adaptation qui peut être longue et périlleuse.

Les Vikings ont la chance d'évoluer dans une division faible (NFC Nord) avec quatre parties contre les peu coriaces Lions et Bears; et un calendrier favorable contre les clubs de la faible division Est de la NFC.  Mais ils font face à beaucoup de variables inconnues.

Si leur défensive peut mieux limiter les dégâts, si ils évitent les blessures, et que leur coach recrue peut implanter son système offensif avec succès, les Vikings peuvent aspirer à une place en séries éliminatoires.  Autrement, ils vont encore stagner et patauger dans la boue, sans progresser vers la terre promise...

🏈🏈🏈🏈🏈

D'autres prédictions :

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2022/08/previsions-saison-2022-23-de-la-nfl-des.html

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2022/08/previsions-saison-2022-23-de-la-nfl-les.html

dimanche 12 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : DIVISION NORD DE LA NFC, UN ÉTÉ DE «DRAMA« À GREEN BAY...



Les partisans et les dirigeants des Packers de Green Bay ont eu très chaud cet été.  Surtout le jour du repêchage de la Ligue Nationale de Football.  Ce jour-là, le quart-arrière Aaron Rodgers, le joueur le plus utile à son équipe en 2020 dans la NFL (3e MVP en carrière), annonçait qu'il ne serait pas de retour avec le «Pack» la saison prochaine.  Annonce dramatique à Green Bay, où Rodgers est un dieu.  Un choc pour les fans et l'entourage de leur bien-aimé club de football, qui est au centre de la vie communautaire des gens de l'état du Wisconsin.

Sans Rodgers (photo ci-dessous), tout le monde sait que les Packers seraient fatalement diminués et qu'ils ne pourraient pas cogner à la porte du Super Bowl, comme ils l'ont fait au cours des deux dernières années, quand ils ont perdu en finale de la Conférence Nationale.

Rodgers, 37 ans, un fier compétiteur, un futur membre du Temple de la Renommée, et le leader incontesté de son équipe, vient de connaître la meilleure saison de sa glorieuse carrière.  En 2020, il a tout donné en croyant que c'était sa chance ultime de gagner peut-être une dernière bague de champions du Super Bowl.  Que pouvait-il faire de plus pour amener les siens à la terre promise et s'emparer du trophée Vince Lombardi ?

Une brillante campagne de 13 victoires en seize matchs pour le célèbre numéro 12 : 4 299 verges par la passe, impressionnant total de passes de touché avec 48, 71 % de passes complétées, seulement cinq interceptions, un coefficient d'efficacité incroyable de 121.5, vraiment un parcours digne d'un champion et du maître fabuleux de sa profession qu'il depuis si longtemps.



Mais voilà, c'est encore sa défensive, trop «molle» et erratique sous pression, qui l'a laissé tomber en n'étant pas à la hauteur dans le match d'accès au SB LV contre les Buccaneers de Tampa Bay.

Sa dramatique annonce estivale de non retour avec les Packers a bouleversé le monde du football.  Pendant que c'était la désolation à Green Bay, les adversaires des Packers dans leur division (Vikings, Lions, Bears) s'en réjouissaient en croyant pouvoir enfin détrôner les champions du Nord.

Pendant une bonne partie de l'été, les hauts dirigeants de l'équipe se sont employés à convaincre Rodgers de changer d'idée, et de rester fidèle à l'organisation, à ses coéquipiers, et à ses partisans.  Le quart-arrière tout étoile n'était pas heureux de son contrat et, comme son homologue Russell Wilson à Seattle, il voulait avoir voix au chapitre en ce qui concerne le personnel de l'organisaton et les décisions des dirigeants.

Ces derniers ont alors «joué du violon» en louangeant celui qui est la figure emblématique de leur entreprise depuis 2008.  Si près d'accéder au match de championnat, ils ont expliqué à Rodgers, qu'avec les changements qu'ils allaient apporter à l'équipe cet été, il n'y avait aucun autre club qui pouvait lui donner une meilleure chance d'atteindre le but tant souhaité.

Rodgers a grimacé, il s'est fait prier, mais il a fini par accepter de revenir au bercail pour une dernière tentative...  Au grand soulagement de tout Green Bay...et à la déception de ses adversaires de la division Nord !

Cette importante décision a aussi influencé Davante Adams, le meilleur receveur des Packers , et peut-être de toute la NFL (1 374 verges de gains en quatorze matchs en 2020).  En dispute avec la direction, au sujet du prolongement de son contrat, Adams menaçait de quitter l'équipe, lui aussi.  Avec Rodgers qui a choisi de rester, Adams a lui aussi décidé de temporiser et d'attendre la suite, à sa dernière année de contrat.



À la demande de Rodgers, les Packers ont ramené à Green Bay le receveur Randall Cobb (photo ci-dessus), qui jouait pour les Texans de Houston l'an passé.  Cobb est un ancien des Packers.  Il a joué huit saisons avec Rodgers.  Il y avait une belle chimie entre les deux. Ça devrait aider encore l'offensive de l'équipe, qui a fini en tête de la Ligue en 2020, avec une moyenne de production de 31,8 points marqués par match.

On peut se demander si Rodgers est satisfait des changements réalisés par l'état-major du club.  Les résultats du repêchage et de l'activité sur le marché des agents libres, l'ont peut-être laissé sur sa faim.  Surtout en ce qui concerne les besoins pour améliorer sa ligne à l'attaque, qui est plutôt diminuée par la perte de quelques joueurs qui seront difficiles à remplacer.

L'an dernier, cette ligne a protégé Rodgers à merveille en n'accordant que 21 sacs aux adversaires.  Le centre Corey Linsley (maintenant avec les Chargers) ne sera plus devant lui pour lui donner le ballon.  Et le plaqueur offensif Rick Wagner a été remercié de ses services pour couper dans la masse monétaire afin de respecter le plafond salarial.

De plus, autre mauvaise nouvelle, l'as de cette ligne offensive, le plaqueur David Baktiari, qui a cruellement manqué à son équipe en séries éliminatoires, ne sera pas de retour au jeu avant au moins six semaines à cause d'une blessure au genou qui tarde à guérir.

Avec toutes ces déconvenues, la ligne à l'attaque passera probablement de bonne à moyenne.



Du côté du repêchage, seule la sélection du receveur Amari Rodgers est digne de mention.  Peut-être aura-t-il la chance lui aussi de bien paraître à cause du brio de son vétéran quart-arrière, comme c'est le cas pour Marquez Valdes-Scantling, Allen Lazard, et, dans une moidre mesure, l'ailier rapproché Robert Tonyan (photo ci-dessus), qui a été toute une révélation la saison dernière en captant 91 % des passes lancées vers lui.  Ce fut bon pour 586 verges de gains et onze touchés.  Impressionnant !  La seule chose qu'on peut lui reprocher, c'est de ne pas briser de plaqués quand il court après avoir capté le ballon.

On ne peut pas en dire autant au sujet des unités spéciales des Packers.  Le positionnement sur le terrain est important au football.  Green Bay a de sérieux problèmes pour ce qui est du dégagement de son territoire, des retours de bottés, et de la couverture sur les retours de bottés.  Les spécialistes des Packers sont parmi les pires de la NFL, et ce, depuis trop longtemps.  Ils ont congédié le botteur de dégagements J.K. Scott cet été, et ils l'ont remplacé en signant l'agent libre Corey Bojorquez (ex-Rams).  Il devrait les aider à améliorer la situation.

Pas de souci cependant en ce qui regarde le champ arrière en offensive.  Le demi Aaron Jones est un des meilleurs de la Ligue.  En 2020 il a gagné 1 104 verges au sol (moyenne par portée de 5½ verges, la meilleure dans toute la NFL) et 355 par la passe.  Imaginez, il a marqué 30 touchés en 30 matchs au cours des deux dernières saisons !  Une machine !  

Son coéquipier porteur de ballon Jamaal Williams portera les couleurs des Lions de Détroit cette année.  Il sera remplacé par le jeune A.J. Dillon, 23 ans, qui a joué sporadiquement avec l'équipe l'an passé (moyenne de 5,3 verges par course), et dont on dit qu'il est un véritable bulldozer...



Parlant de la défensive, elle serait bien meilleure si la deuxième ligne était plus solide.  Les secondeurs des Packers se classent à l'avant-dernier rang de la Ligue si on les juge par le coefficient d'efficacité des quarts-arrières adverses contre eux (121).  Les Packers ont exploité le marché des agents libres en y trouvant le secondeur De'Vondre Campbell (photo ci-dessus) qui s'alignait avec les Cardinals l'an dernier.  Il ne peut être qu'un «plus» pour cette unité défensive qui a un grand besoin de renforts.

Le calendrier des Packers ne sera pas reposant en 2021, mais, outre peut-être les Vikings, il n'y a pas beaucoup d'adversaires dangereux dans leur division.  La chicane de Rodgers, cet été, avec la direction du club, laissera-t-elle des traces ?  En 2021, le numéro 12 peut-il jouer aussi bien que la saison dernière ?  En considérant que lui et Davante Adams en sont possiblement à leur dernière année à Green Bay, c'est maintenant ou jamais pour les Packers s'ils veulent accéder enfin au grand match de championnat.



Ce fut une année de misère en 2020 pour les Vikings du Minnesota.  Seulement sept victoires à leur fiche.  Surtout en raison des blessures à plusieurs joueurs de leur unité défensive et parce que le COVID-19 a joué le trouble fête dans leurs rangs.  D'ailleurs, à ce moment-ci, plusieurs Vikings ne sont toujours pas vaccinés, ce qui pourrait poser un problème cette saison si quelques-uns d'entre eux tombaient malades.

La très dangereuse offensive des Viks n'a rien à se reprocher, sauf le quart-arrière Kirk Cousins qui a le défaut de connaître trop souvent de mauvais débuts de saison.  Les Vikings n'ont gagné qu'une seule de leurs six premières parties en 2020.  C'est dur de s'en remettre après un départ aussi raté.



Mais aidés par le fantastique porteur de ballon Dalvin Cook (image ci-dessus - total de 1 917 verges de gains au sol et dans les airs, avec 17 touchés, en 14 rencontres-) et l'étonnant receveur Justin Jefferson, qui a établi un nouveau record de la Ligue pour une recrue, en gagnant 1 400 verges par la passe (même s'il n'avait presque pas été utilisé dans les deux premiers matchs de la saison), les Vikings ont pu rétablir la situation, mais pas suffisamment pour mériter une place en séries éliminatoires.

Jefferson (no 18, photo ci-dessous) complète l'effectif du groupe de receveurs, comptant l'excellent Adam Thielen, et l'ailier rapproché Irv Smith (qui verra plus d'action puisque Kyle Rudolph porte maintenant l'uniforme des Giants).  Mais la relève derrière eux est insuffisante.

La ligne à l'attaque fait plutôt pitié, surtout après la perte de Riley Reiff qui fait maintenant partie des Bengals de Cincinnati.  C'est un gros handicap pour Cousins, un quart-arrière peu mobile qui ne sort pratiquement jamais de sa pochette protectrice pour éviter les sacs.  Outre ses débuts de saison tardifs, on reproche aussi au pivot des Viks de ne pas être un leader.  Son inconstance n'en fait pas un bon gars sur qui se fier pour aller loin en playoffs.



Pourtant, si on regarde ses statistiques depuis qu'il joue pour Minnesota, on remarque une excellente efficacité (103,6) , une moyenne de plus de 4 000 verges par la passe, avec un bon ratio touchés/interceptions de 91/29.

Il n'y a pas de doute, l'offensive des Vikings devrait être encore assez performante pour trouver sa place parmi le top-5 de la Ligue.

L'entraîneur en chef Mike Zimmer, croit que son unité défensive n'a pas pu se faire justice en 2020, parce qu'il y a trop d'éclopés qui ont séjourné à l'infirmerie.  En particulier son pilier Danielle Hunter, qui a raté la saison au complet l'an passé après une délicate opération au cou.

Avec le retour en santé des blessés et plusieurs additions comme Patrick Peterson (photo ci-dessus / ex-Cardinals), MacKensie Alexander (ex-Bengals), Bashand Breeland (ex-Chiefs), Dalvin Tomlinson (ex-Giants), Xavier Woods (ex-Cowboys); et avec Michael Pierce qui revient après son opting out du COVID-19 l'an dernier, Zimmer est confiant que sa défensive retrouvera son aplomb en 2021.

Les experts sont moins enthousiastes que le coach des Vikings.  Selon eux, cette défensive s'élèvera à un niveau moyen, pas supérieur.

Les connaisseurs sont aussi unanimes sur le même point : les unités spéciales des Vikings en arracheront encore cette année !

Si Cousins peut commencer la saison en même temps que ses coéquipiers et offrir un rendement régulier, et si la défensive progresse suffisamment, les Vikings devraient gagner une dizaine de matchs, finir au deuxième rang de leur division, et se classer en séries éliminatoires.



La saison n'est même pas commencé que déjà il y a une controverse sur le choix du quart-arrière numéro un des Bears de Chicago.  L'entraîneur chef Matt Nagy a indiqué que c'est le vétéran Andy Dalton qui sera son QB partant pour commencer la saison 2021.

Dans les matchs pré-saison, Dalton a été hué par les partisans des Bears lorsqu'il s'est présenté sur le terrain.  Les fans veulent plutôt voir la sensationnelle recrue Justin Fields pour qui les Bears ont transigé (ils ont donné quatre choix de repêchage aux Giants) pour s'avancer au 11e rang de la première ronde, à la place de New York, afin de mettre le grappin dessus.

Il faut comprendre les amateurs de Chicago, ça fait 70 ans que les Bears n'ont pas eu de quart-arrière d'élite !  Ils pensent que Fields en sera un, et qu'il pourra faire gagner une équipe qui végète depuis les sept dernières années, sous le règne de la présente administration (dossier de 42 victoires, 54 défaites)  

Les partisans de la ville des vents pensent que Fields sera meilleur que Dalton et que Mitchell Trubisky, qui se retrouve à Buffalo après avoir failli à la tâche pendant quatre ans à Chicago.  Il n'est pas impossible que Fields remplace Dalton, (33 ans), si ce dernier ne fait pas l'affaire.  Mais est-il vraiment prête à assumer ces lourdes responsabilités ?  

Surtout qu'en 2021, les Bears doivent se taper le 3e pire calendrier de toute la NFL...et que la ligne offensive des Bears sera un peu améliorée mais toujours faible, ce qui ne pourrait pas beaucoup favoriser les débuts de Fields sous la grande tente.



Sans compter aussi le fait que Fields (no 1 sur la photo ci-dessus) n'aura pas assez de bons receveurs pour arriver à des résultats satisfaisants lorsqu'il mettra le ballon dans les airs.  À part Allen Robinson (photo ci-dessous), les Bears ont peu de munitions pour l'attaque aérienne.  Il est vrai, cependant, qu'après un départ laborieux, la recrue Darnell Mooney a bien fait en seconde moitié de campagne.  C'est un marchand de vitesse.

Chez les ailiers rapprochés, le vieux Jimmy Graham (34 ans) est usé à la corde et il servira surtout de professeur à son successeur, le jeune Cole Kmet (22 ans).

Les Bears chercheront à capitaliser sur la force de leur attaque terrestre, avec l'excellent porteur de ballon David Montgomery et sur le retour au jeu du versatile Tarik Cohen, qui n'a disputé que trois rencontres l'an passé à cause d'une blessure débilitante au genou.  

Cohen est très efficace pour capter des passes en sortant du champ arrière.  Les Bears se sont aussi assurés les services du demi offensif Damien Williams (ex-Chiefs).  Avec un trio d'une telle qualité, on devine que les Bears prioriseront l'attaque au sol même si leur ligne offensive est plutôt médiocre.

En 2020, les Bears ont été chanceux de faire les séries éliminatoires en s'emparant de la dernière place disponible avec leur fiche de huit gains et huit revers.  Il faudra faire mieux cette saison pour avoir cette chance.  Pour réussir, ils devront surtout se fier sur la défensive pour tenir le fort.



Les deux premières lignes défensives sont de première classe, malgré un certain manque de profondeur.  Mais la tertiaire devra faire mieux malgré la lourde perte de Kyle Fuller, agent libre signé par les Broncos de Denver.  Jaylon Johnson et Eddie Jackson sont fiables, mais les autres membres de cette ligne sont peu sûrs.

Sur les unités spéciales, l'exil à Atlanta, du très bon retourneur de bottés, Cordarelle Patterson, est à déplorer.

Au mieux, cette saison, les Bears continueront de piétiner en faisant du surplace.  Mais cette fois, ce sera insuffisant pour participer au tournoi éliminatoire.



Que dire des pauvres Lions de Détroit.  Ils ont gagné un seul match éliminatoire depuis 1957, et un seul titre de division depuis 1993.  On se souvient de la saison 2008 quand ils sont devenus la première équipe de l'histoire de la NFL à ne gagner aucun match dans un calendrier de seize parties.

Les Lions viennent de faire encore maison nette en congédiant leurs entraîneurs.  Il y a trois ans, Matt Patricia avait quitté le poste de coordinateur défensif des Patriots de la Nouvelle-Angleterre pour devenir le 27e coach en chef des Lions de Détroit.  

Aussitôt en poste il a recruté un bon nombre d'anciens Patriots en espérant répéter les grands succès qu'ils ont connu ensemble, en Nouvelle-Angleterre.

Ça n'a pas du tout marché, comme en témoigne le piètre dossier de 13-29-1 de Patricia à Détroit.  Le nouveau coach, Dan Campbell (photo ci-dessous),  surtout connu comme un motivateur, est un drôle de pistolet.  Aussitôt en poste, il y est allé de déclarations fracassantes, d'un humour douteux mais rigolotes, qui ont fait rapidement le tour du web !



Avant d'affirmer que le club est en reconstruction, il faudrait plutôt constater qu'il est encore en démolition !

Durant la saison morte, l'état-major des Lions s'est surtout affairé à diminuer la masse salariale de la formation.  La liste des joueurs sacrifiés est trop longue pour la rapporter ici.  Mentionnons seulement les receveurs Kenny Golladay, Marvin Jones et Danny Amendola; les porteurs de ballon Adrian Peterson et Kerryon Johnson; le botteur Matt Prater; et le secondeur de ligne Jarrad Davis.

Les Lions ont échangé aux Rams de Los Angeles le quart-arrière Matthew Stafford, leur tête d'affiche depuis douze ans, contre le quart-arrière Jared Goff et plusieurs choix de repêchage.



Goff a déçu après un bon début de carrière à L.A..  Sa faiblesse et sa confusion lorsqu'il se retrouve sous la pression des défensives adverses, le conduisent à de mauvaises décisions et à des erreurs qui ont découragé Sean McVay, son coach avec les Rams.  Il en avait soupé de Goff et il a payé le gros prix pour le remplacer par Stafford.

Bénéficiant de choix de repêchage dans les premiers rangs en 2021, les Lions n'ont pas sélectionné le jeune QB prodige Justin Fields.  Une décision discutable.

Aussi longtemps que je me souvienne, l'attaque au sol des Lions n'a jamais fait de flammèches.  Ça risque de continuer comme ça puisque cette année, les Lions s'en remettront à la recrue D'Andre Swift et à Jamaal Williams (ex-Packers), acquis sur le marché des agents libres.  Au moins, ces porteurs de ballon auront une bonne ligne offensive devant eux, avec trois anciens choix de première ronde pour occuper les postes principaux.



À part l'ailier rapproché T.J. Hockenson (photo ci-dessus), il n'y a aucun receveur numéro un parmi les ailiers éloignés.  Tyrell Williams et Breshad Perriman n'ont pas une grande réputation.

Sous la direction de Patricia, pourtant un spécialiste respecté dans le domaine, la défensive des Lions s'est écroulée en 2020 : 519 points accordés et 6 716 verges allouées.  Un désastre !

C'était aussi la pire défensive de la Ligue quand venait le temps de presser les QBs ennemis.  Au moins, cet été, ils ont acquis les services d'un bon joueur de ligne en la personne de l'agent libre Michael Brockers (ex-Rams).

Les experts de Pro Football Focus ont estimé qu'en 2021, leur offensive sera la 3e pire de la Ligue (leur groupe de  receveurs sera le 2e pire), et leur défensive se situera en 28e position (la tertiaire au 30e rang sur 32).

C'est tout dire et ça résume bien le fait que les Lions seront encore une des pires équipes de la NFL en 2021, et qu'ils ne peuvent guère espérer améliorer leur triste de fiche de 5-11 de l'année dernière.

Cette analyse pré-saison de la NFL est maintenant complète.  Voici les liens vers l'analyse de chaque division de la Ligue :

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-wild-wild-west.html

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-division-sud.html

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-rien-dassure.html

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-les-chiefs-de.html

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-les-titans-du.html

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-le-fun-est-de.html

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-les-bills-de.html

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-division-nord.html

Bonne saison de football à tous et à toutes !