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mercredi 28 décembre 2022



LES CHEERLEADERS ET LES FANS DE LA NFL FÊTENT NOËL ET CERTAINES ÉQUIPES LUTTENT TOUJOURS POUR UNE PLACE EN SÉRIES ÉLIMINATOIRES.


La semaine 16 de la NFL s'est déroulée autour de Noël cette année.  Et le spectacle était davantage dans les estrades et sur les lignes de côté que sur le terrain de football.

En effet, les jolies cheerleaders des clubs locaux avaient revêtu leur magnifique costume de Noël pour effectuer leurs routines et animer une foule de spectateurs, dont certains s'étaient déguisés pour l'occasion.  Cet esprit festif a donné quelques belles photos dont j'ai parsemé cet article.



Les jeux sont pas mal faits dans la NFL en ce qui concerne les équipes qui vont participer aux séries éliminatoires.  Par rapport aux pronostics d'avant saison, il n'y a guère de surprises dans la Conférence Américaine.  

Avant les parties de la semaine 17, il ne reste que deux places à déterminer.  Une d'entre elles ira au champion de la Division Sud, qui reste à départager entre les Titans du Tennessee et les Jaguars de Jacksonville.


Ça va probablement se décider au dernier match de la saison alors que les deux adversaires vont s'affronter.  Si ce sont les Jaguars qui l'emportent, on parlera d'une surprise inattendue.  Aucun expert ne leur a prédit le championnat de la division Sud de l'AFC en début de campagne.

Pour ce qui est de l'autre position disponible pour les playoffs dans l'AFC, les Dolphins de Miami semblaient très bien placés pour l'accaparer avant de perdre leurs quatre dernières parties.  Leur sort se jouera dans leurs deux rencontres restantes, la première contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, cette semaine, et la seconde contre les Jets de New York.  Sans leur quart-arrière Tua Tagovailoa (2e commotion cérébrale cette saison), qui sera remplacé par Teddy Bridgewater, rien n'est assuré pour les Phins.



Par contre, les Patriots et les Jets éprouvent aussi beaucoup d'ennuis récemment avec des fiches identiques de 1-4.  Selon des projections par ordinateur, Miami a 57% de probabilité de faire les séries, contre 25% pour les Patriots, et 15% pour les Jets.

Dans l'AFC, les Steelers sont encore dans le coup avec leur fiche de 7-8, mais leurs chances sont très minces de participer au tournoi pour le trophée Lombardi.



Dans la Conférence Nationale, tout pourrait être réglé cette semaine.  Les Giants de New York auront leur ticket pour les éliminatoires s'ils gagnent contre les pitoyables Colts d'Indianapolis dimanche, à domicile.  Ça devrait être assez facile.

Même scénario pour les Commanders de Washington.  C'est dans la poche pour eux, s'ils arrivent à vaincre les faibles Browns de Cleveland à domicile.



Autant pour les Giants que pour les Commanders, leur participation aux séries de fin de saison constituerait des surprises majeures.  Avant le début du calendrier, les analystes voyaient plutôt à leur place les Rams de Los Angeles (les champions du dernier Super Bowl) et les Packers de Green Bay.  Ces clubs ont été de grandes déceptions cette saison.

Il reste à déterminer le gagnant de la division Sud de la Nationale.  Si les Buccaneers de Tampa Bay (7-8) gagnent leur match de dimanche prochain à domicile contre les Panthers de la Caroline (6-9), ils sont champions et la porte des séries leur est ouverte.  Sinon il faudra attendre à la dernière semaine du calendrier pour connaître l'identité du club qui mêlera les cartes et s'emparera de la couronne dans la division Sud.  Les Saints de la Nouvelle-Orléans (6-9) sont encore dans le portrait des séries dans la NFC.



Même si les Bucs réussissent à tirer les marrons du feu, leur fiche et la qualité de leurs performances durant cette saison auront déçu et laissé beaucoup à désirer.  Tom Brady aura été mécontent tout au long de la campagne.  Heureusement pour lui, son équipe évoluait dans une division faible...

samedi 14 octobre 2017

AVEC LEUR DÉGUISEMENT D'HALLOWEEN, LES CHEERLEADERS DE LA NFL NE FONT PEUR À PERSONNE !


La fête de l'Halloween est souvent associée à la peur et à des personnages morbides. À la fin du mois d'octobre, on peut d'ailleurs faire d'inquiétantes rencontres dans les stades des différentes équipes de la Ligue Nationale de Football. Monstres, zombis, créatures affreuses tachées de sang provoquent tantôt l'effroi tantôt le rire parmi les spectateurs qui les côtoient. Les clubs de la NFL qui emploient des meneuses de claques pour animer la foule leur font parfois porter des déguisements dans le but de créer une ambiance spéciale reliée à la fête. Loin de terrifier les gens dans leurs costumes de personnages de Disney, d'icônes américaines comme Elvis ou Marilyn, de membres de communautés ethniques ou de différents corps de métiers (infirmières, soldats, cow-girls), ces cheerleaders, bien au contraire, se révèlent encore plus sexy et jolies que dans leurs uniformes habituels. 

Il y a quelques années, les Pom Pom Girls des Patriots de la Nouvelle-Angleterre ont exécuté leurs routines dans leurs costumes d'Halloween. Phénomène rare et extraordinaire, elles ont dû réaliser leurs performances sous une chute de neige. De mémoire d'homme, c'était seulement la quatrième fois qu'il neigeait pour l'Halloween aux États-Unis. Ces flocons tombant gracieusement du ciel sur ces belles danseuses magnifiquement vêtues (ou dévêtues, ça dépend du point de vue !) ont donné lieu à des scènes féeriques et magiques. D'une beauté "blanche immaculée", un peu surréaliste (photo ci-dessus). À mille lieues de la magie noire des hideuses sorcières et de l'horreur des morts vivants sortant des fosses des cimetières...



On sait que les Américains sont très patriotiques. Ils ne manquent jamais une occasion de rendre hommage aux membres de leurs forces armées en service un peu partout dans le monde. Plusieurs "squads" de cheerleaders vont d'ailleurs donner des spectacles pour remonter le moral des troupes américaines stationnées à l'étranger durant la saison morte du football. Alors l'Halloween, et ses manières originales de se costumer, fournissent aux meneuses de claques de la NFL un autre prétexte pour que le public américain se souvienne des "boys" qui se battent outre-mer et vont jusqu'à sacrifier leur vie au service de la nation et de ses idéaux. Oh ! Les tenues "militaires" sexy de ces cheerleaders sont pas mal plus esthétiques et fantaisistes que les vrais uniformes de combat portés par les soldats et les soldates de l'armée US ! Mais les couleurs et les coupes de ces vêtements s'inspirent quand même des uniformes authentiques. Dans ces derniers, cependant, les vraies soldates paraissent nettement moins féminines que leurs consoeurs cheerleaders qui, quoique déguisées en filles de la marine, de l'armée de terre ou de l'aviation militaire ont beaucoup plus le loisir de montrer amplement leur poitrine, leurs bras, leurs cuisses et leurs jambes... Disons aussi que les habits de camouflage des Pom Pom Girls de la NFL camouflent moins leur corps que leurs "collègues" des forces armées.



Qu'en est-il du charme ou du caractère attrayant des militaires de sexe féminin ? Les hommes sont-ils autant attirés par elles que les femmes sont attirées par les militaires masculins ? Ce dernier cas est mieux documenté. Les femmes ont souvent un faible pour les soldats parce qu'ils projettent l'image d'hommes forts, musclés, propres, fiables, responsables, courageux, protecteurs. Mais l'inverse est moins évident. Un homme pourra se sentir intimidé devant une femme en uniforme de guerre. Le dur entraînement militaire a parfois pour conséquence "d'aplatir" les courbes féminines. Si bien que ça "refroidit" peut-être le "sex appeal" de ces dames. Pour d'autres gars, une jolie femme est une jolie femme, peu importe comment elle est habillée. Une certaine catégorie d'hommes appréciera sensiblement les mêmes qualités qui incitent les filles à trouver les soldats séduisants. Ils aiment les femmes fortes, courageuses, autonomes, qui peuvent prendre soin d'elles-mêmes sans toujours dépendre d'eux.



Contrairement aux avis partagés des hommes concernant leur attirance pour les femmes enrôlées dans l'armée, les cheerleaders en tenues militaires "modifiées" font l'unanimité. Elles sont très majoritairement désirables et aguichantes ! En fait, ces véritables mannequins évoquent davantage une autre dimension de l'Halloween. Celle des bonbons ! Sauf qu'il s'agit plus de "bonbons" pour les yeux des adultes mâles que des bonbons que l'on distribue aux enfants le soir de l'Halloween ! C'est pourquoi dans le montage audio-visuel que vous trouverez à la fin de ce billet, je présente ces filles-bonbons de la NFL accompagnées d'une chanson qui s'harmonise bien avec le sujet. Il y est question de "nanan" et de "nanas" comme diraient nos amis français... Tout simplement délicieux !



Dimanche passé, à Seattle, à la différence des autres organisations des clubs de la NFL, la direction des Seahawks a choisi de privilégier le côté plus lugubre de l'Halloween en présentant un spectacle de la mi-temps mettant en vedettes des danseurs à l'apparence plutôt "macabre" (photo ci-dessus). Je n'ai pas vu leur prestation, mais je serais prêt à parier qu'elle fut trop bien réussie artistiquement pour que les spectateurs se méprennent, ne serait-ce qu'un instant, sur la nature humaine de cette troupe de danse déguisée en zombis...

dimanche 14 octobre 2012

KAYLEE MUNSON SOULÈVE UN TOLLÉ APRÈS AVOIR AFFIRMÉ QUE L'ENTRAÎNEMENT DES CHEERLEADERS DE LA NFL EST PLUS DUR QUE CELUI DES MARINES AMÉRICAINS.


Il y a quelques jours, lors du premier débat télévisé en vue de l'élection présidentielle américaine qui se tiendra au début du mois prochain, on a demandé aux candidats républicain et démocrate quelle était leur priorité numéro un.  Les deux adversaires ont répondu que c'était la sécurité des États-Unis.  Ça se comprend, après l'attaque terroriste sur New York le 11 septembre 2001.  Et à titre de pays le plus puissant de la terre qui s'arroge le droit d'être le gendarme du monde, les Américains doivent compter sur des forces armées redoutables.  C'est non seulement une nécessité mais une question d'orgueil, de fierté et de patriotisme pour les citoyens du pays de l'Oncle Sam.  Dans cette optique, prétendre, comme l'a fait dernièrement Kaylee Munson, capitaine des meneuses de claques des Vikings du Minnesota (Ligue Nationale de Football), que l'entraînement des cheerleaders de la NFL est plus dur que celui des militaires u.s., c'est risquer de soulever une controverse de grande envergure.  Comme de fait, cette déclaration "choquante" a mis le feu aux poudres sur divers forums de discussion sur internet aux USA.  La plupart des commentaires émanaient de personnes qui ne s'exprimaient pas en connaissance de cause.  D'ailleurs, leurs propos souvent très vulgaires étaient fortement teintés de sexisme.



Ceux et celles qui émettaient une opinion basée sur l'expérience vécue, ou sur des témoignages crédibles, avaient tendance à donner raison à Munson (photo ci-dessus), tout en apportant des nuances et des précisons à ses arguments.  Les gens se sont fait une idée de l'entraînement militaire en voyant parfois en personne, ou à la télé, des exercices de drill ou des simulations de combats.  On songe à des durs de durs aux muscles saillants, faisant des push-ups, des redressements assis, de la course à obstacles, ou qui, suspendus dans les airs, avancent par la force de leurs bras en empoignant les barreaux d'une sorte d'échelle placée à l'horizontal.  De leur côté, les spectateurs qui observent les "pom-pom girls" sur les terrains de football américains, lors des matchs du dimanche après-midi, ont sans doute une vision complètement à l'opposé de l'image du rude militaire qui se traîne dans la boue des champs de bataille en détruisant tout et en tentant de mettre le camp ennemi à feu et à sang.  Aux yeux de ceux et celles qui les regardent, ces cheerleaders sexy donnent un spectacle qui s'apparente à celui de danseuses professionnelles.  Ce que ces gens remarquent c'est d'abord la beauté et la féminité de ces filles bien "roulées" dans leurs petits costumes mettant en valeur leurs courbes avantageuses.   Ils ne soupçonnent pas que pour en arriver à une telle présentation tout en souplesse et en grâce, ces demoiselles doivent se soumettre à un entraînement fort exigeant.



Ce conditionnement physique rigoureux peut varier d'une équipe à l'autre.  Certains "squads" de meneuses de claques sont plus acrobatiques que d'autres, mais déjà, pour se démener pendant trois heures de temps sur un terrain de football, par des températures parfois très chaudes ou trop froides, sous un soleil de plomb ou à la pluie battante, cela demande de l'endurance et une forme physique irréprochable.  Parmi les points communs entre l'entraînement militaire et celui des cheerleaders, il y a le synchronisme.  Le soldat doit marcher au pas et effectuer les manoeuvres des drills en même temps que ses compagnons.  De même, les filles qui animent les foules lors des parties de football doivent exécuter leurs routines ensemble, en parfaite harmonie.  L'aspect "cardio" est aussi important pour la mise en forme, que ce soit dans les forces armées ou dans le cheerleading.  La course à pieds ou le jogging, les exercices usuels comme les push-ups, et les redressements assis, les filles en font comme leurs confrères militaires.  Mais, bien sûr, pendant que les gars de la marine, de l'infanterie ou de l'aviation mettent l'accent sur le travail de musculation pour augmenter leur force brute; les "pom-pom girls", elles, s'entraînent surtout pour développer leur souplesse et leur flexibilité.



En dehors de leurs activités régulières, les cheerleaders de la NFL sont parfois appelées à offrir des performances pour soutenir le moral des troupes américaines, que ce soit au pays ou à l'étranger.  Lors de leurs séjours en compagnie des "boys", elles participent occasionnellement à leurs "work-outs".  Pour l'avoir déjà fait, Kaylee Munson, admet que ces entraînements sont certes difficiles, mais que, sans vouloir offenser les gars, ils sont moins éprouvants que ceux des cheerleaders !  Chez les Vikings du Minnesota, le conditionnement physique des meneuses de claques est quasiment une science.  Pour arriver à livrer des performances parfaites, sans grimacer et sans effort apparent, chaque fille doit avoir suivi un programme d'entraînement adapté à ses besoins spécifiques et à ses caractéristiques physiques personnelles.  Oui, les dirigeants, responsables du "squad", veulent des filles belles comme des "top" modèles, mais pas aussi maigres que ces "cover girls".  Pour composer leur équipe, ils désirent des candidates qui ressemblent à de "vraies" femmes, tout en étant fortes, énergiques et résistantes afin d'éviter les blessures.  C'est un point très important car, aux États-Unis, le cheerleading est le sport qui fait le plus de blessé(e)s.


Contrairement aux croyances populaires, les meneuses de claques professionnelles ne se privent pas de manger pour garder leur ligne.  Chacune d'elles pourrait avaler un cheval tellement elles dépensent beaucoup d'énergie durant les matchs et pendant les pratiques !  Pour les aider à soigner leur santé et à demeurer au sommet de leur forme, les filles ont à leur disposition une équipe de diététiciennes qui leur montrent comment cuisiner sainement et  comment respecter un régime bien équilibré, conçu en fonction des particularités de leur corps.  Des entraîneurs spécialisés évaluent chaque cheerleader avant le début de la saison.  Leur oeil averti repère chaque déséquilibre dans la musculature des filles.  Les défauts morphologiques ou les problèmes reliés à la démarche sont aussi pris en notes.  Des exercices spécifiques sont prescrits afin de corriger ce qui ne va pas.  Chaque pratique consiste en une heure de conditionnement suivie d'une heure et demie de danse ou de répétition des routines.  Le but, c'est que les membres du squad en arrivent à un degré de performance optimal en ne paraissant ni essoufflées, ni fatiguées quand elles s'exécutent sur le terrain, durant les parties de football.  À la différence des militaires, elles ne peuvent faire la grimace quand l'effort demandé est surtaxant.  Curieusement, et les soldats et les "pom-pom girls" doivent avoir une apparence exemplaire.  Dans les deux cas, l'uniforme doit être impeccable et bien ajusté !  Sauf que dans l'armée le maquillage est utilisé à des fins de camouflage, pas pour paraître plus beau !       

mercredi 6 mai 2009

HISTOIRE DU CHEERLEADING (PART. 1)

Les jours de matchs pendant la saison active, les amateurs qui envahissent les stades un peu partout aux États-Unis, réalisent-ils qu'ils assistent non pas à un mais bien à deux événements sportifs. En effet, il n'y a pas que les joueurs sur le terrain qui donnent leur performance. Aux côtés des gladiateurs modernes, des dieux du stade, des poids lourds qui se livrent des guerres de tranchées, d'autres athlètes y vont de leurs meilleurs efforts et risquent parfois autant de se blesser que les vedettes qu'elles mettent en valeur. "Elles", ce sont les cheerleaders ou Pom-Pom Girls. Et si elles semblent pratiquer leur métier en beauté et en grâce, lorsque les projecteurs s'éteignent elles soignent peut-être, comme les footballeurs, divers petits ou gros bobos.

Dès leur enfance, durant leur long et dur apprentissage des figures, des mouvements de gymnastique et des autres acrobaties qui constituent la base du métier, rares sont les cheerleaders qui ne subissent jamais de blessures aux articulations, au dos, à la tête, aux épaules, aux bras ou aux jambes. Mais les nombreuses heures d'entraînement qui exigent tant de sacrifices, de force, de courage, de discipline et d'esprit d'équipe ont heureusement l'avantage de forger le caractère, la fierté, le sens artistique et le patriotisme de ces futurs citoyens. Les enseignants qui forment cette belle jeunesse leur donnent aussi le goût de la pratique des sports pour maintenir une bonne santé et une bonne condition physique. C'est une expérience et une école de vie qui serviront à ces jeunes tout au long de leur existence. Ce seront souvent des leaders et des personnes dynamiques qui agiront pour l'avancement et le bien-être de leur communauté tout en atteignant parfois un niveau élevé d'accomplissement personnel.

Le cheerleading, cette façon d'animer les foules pour soutenir des équipes sportives ou des athlètes, existe peut-être depuis la Grèce antique, aux temps des premiers jeux olympiques, plus de 775 années avant Jésus Christ. Des récits historiques de cette lointaine époque mentionnent que des foules partisanes manifestaient bruyamment leur appui à leurs athlètes favoris ou à ceux qui représentaient leur contrée, spécialement lors de la fameuse épreuve du marathon. Les cris de ces foules, de même que leurs comportements, étaient-ils influencés ou dirigés par des agitateurs, des organisateurs, des "meneurs de claques", qui furent ainsi les premiers cheerleaders de l'histoire ? On ne peut en être certains...

Ce qui est davantage documenté, c'est qu'en 1883, en Angleterre, des étudiants soulevaient les assistances lors d'événements sportifs en employant des moyens et des stratégies qui exigeaient une certaine planification. À peu près au même moment, de l'autre côté de l'Atlantique, à Princeton dans le New Jersey, le football américain en est encore à ses débuts après s'être émancipé de son ancêtre, le rugby. Les foules qui encouragent les équipes de football de ce coin des États-Unis utilisent déjà un chant de ralliement inspiré d'une marche militaire du 7e Régiment de New York et qui date de la Guerre de Sécession. Le premier entraîneur de football de l'équipe de Princeton, Thomas Peebles, s'inspirera à son tour de ce chant. Lorsque ses gars marquent un touché, Peebles nargue le camp adverse en leur criant : "Sis, Boom, Ahh ! Princeton" ! Une sorte de John Madden avant le temps quoi !

Pour répliquer à cette provocation, des membres du club opposé, W. Adams et "Win" Sargent inventent une riposte imaginée à partir de quelques mots du langage des Indiens Sioux qui peuplent encore leur coin de pays, le Minnesota. Ils se mettent à crier : "Rah, Rah, Rah ! Ski-U-Mah ! Minn- so - ta" ! Le reste de leur équipe et de leurs partisans les imitent même après la partie, le soir, dans les rues de la ville. On raconte que les résidents de la place n'avaient guère apprécié ces cris qui troublaient leur tranquilité. Plusieurs fenêtres de maison s'ouvrirent et des protestations retentirent bientôt, pour intimer aux fauteurs de troubles de fermer leur gueule et d'aller se coucher ! Qui aurait pu savoir alors que ce nouveau cri de ralliement serait toujours à la mode en 2009 à l'Université du Minnesota ? C'est pourtant bien le cas...