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jeudi 22 janvier 2026

NFL 2025-2026, MATCH DE CHAMPIONNAT DE LA CONFÉRENCE NATIONALE : L.A. RAMS À SEATTLE ⇨ LA MEILLEURE OFFENSIVE (RAMS) CONTRE LA MEILLEURE DÉFENSIVE (SEAHAWKS).


Beaucoup d'observateurs pensent que le match de championnat de la Conférence Nationale opposant les Rams de Los Angeles aux Seahawks, à Seattle, dimanche, est digne d'un Super Bowl, puisqu'il met aux prises les deux meilleures équipes de la Ligue Nationale de Football.

On a eu un avant-goût de ce que sera le duel de dimanche prochain, lors de la semaine 16, quand les Hawks ont défait les Rams 38 à 37, en prolongation, dans la rencontre la plus enlevante de l'année dans la NFL, le 18 décembre dernier.

Lors de la semaine 11, un mois auparavant, le club de l'entraîneur Sean McVay (photo ci-dessous) a gagné de justesse 21 à 19.  Donc, deux parties qui se sont décidées par un total de trois points.  Ça promet des palpitations cardiaques pour dimanche !



C'est dire comment il y a très peu de différence dans le rapport de forces entre les deux formations.  Seattle est favori par 2½ points par les preneurs aux livres, mais les experts sont très divisés à savoir qui remportera cette bataille au sommet de la NFC.

Les Rams possèdent la meilleure attaque avec en tête le quart arrière Matthew Stafford, candidat de premier ordre au titre de joueur par excellence de la NFL (MVP) cette année.  Il peut compter sur le meilleur duo d'ailiers éloignés de la Ligue, avec Puka Nacua et Davante Adams.  Et Sean McVay est devenu un génie dans l'art, - ou la science -, d'utiliser ses ailiers rapprochés.

Du côté de l'attaque au sol, le duo Kyren Williams et Blake Corum se complète bien et il pourrait avoir l'avantage sur ses homologues des Seahawks, puisque le demi offensif Zach Charbonnet sera absent à cause d'une blessure à un genou.  Il était lui-même un très bon complément à son coéquipier Kenneth Walker.


Il faut préciser qu'il y a quelques doutes au sujet de la santé des deux quarts arrières en présence.  Stafford a été blessé à une main lors du premier match éliminatoire face aux Panthers de la Caroline, le 10 janvier, et il semble éprouver des problèmes de précision dans ses passes, depuis ce temps.  Dimanche dernier, le froid glacial et le vent de Chicago a pu jouer contre lui.  Mais s'il est en possession de tous ses moyens, il sera dur à arrêter avec la complicité de Nacua et Adams.

Son adversaire, Sam Darnold, joue lui aussi en dépit d'une blessure (oblique) et sa production a baissé depuis qu'il a subi quatre interceptions face aux Rams le 16 novembre 2025.  Les Rams sont un peu sa bête noire depuis le match éliminatoire du 13 janvier 2024, quand il a été malmené par leur défensive, dans un revers de 27 à 9, alors qu'il était avec les Vikings du Minnesota. 

À ses trois dernières parties contre les Rams, Darnold (photo ci-dessous) a été victime d'un échappé, de sept interceptions, et de neuf sacs.  Cette saison, son coefficient d'efficacité contre eux est seulement de 48,4.  C'est vraiment le facteur X de la confrontation de dimanche pour le championnat de l'Association Nationale.



La défensive des Seahawks est leur principal atout pour se rendre au Super Bowl du 8 février prochain.  Mais Stafford et ses coéquipiers de l'offensive ont eu du succès contre elle, dans leurs deux affrontements en saison régulière.  Si cette défense a une faiblesse, c'est contre le jeu aérien impliquant les demis offensifs et les ailiers rapprochés adverses.  

Or, récemment, Sean McVay a davantage utilisé son porteur de ballon Kyren Williams comme receveur de passes, et, comme je l'ai mentionné ci-haut, c'est un maître pour se servir brillamment de ses ailiers rapprochés Tyler Higbee et Colby Parkinson.

Pour enlever de la pression sur les épaules de Sam Darnold, le coach des Hawks, Mike MacDonald, met surtout l'accent sur le jeu au sol (50,6 % des jeux en saison régulière, 63,5 % contre les 49ers samedi dernier), mais en perdant Charbonnet, il devra surutiliser Walker, ce qui risque d'avoir un impact plus ou moins défavorable.  Durant la saison, quand Walker était moins productif, Charbonnet prenait la relève, et comblait souvent le manque à gagner.



Sur le plan de l'attaque aérienne, Darnold a eu du succès cette saison sur les longues passes à son meilleur receveur Jaxon Smith-Njigba.  Mais sa blessure à l'abdomen peut-elle lui nuire pour déclencher ce genre de "bombe", dimanche ?  Si la partie de dimanche devient une fusillade (shootout) avec Stafford, ce dernier devrait avoir le dessus sur Darnold.  

Dans la victoire des siens 41 à 6, contre les 49ers de San Francisco, samedi dernier, Darnold a été peu actif comme passeur.  Il n'a complété que douze passes pour 124 verges et un touché.  Était-ce à cause de sa blessure ?  On l'a vu grimacer de douleur quand il a subi deux sacs contre le "pass rush" des Niners.  À quel point est-il diminué par sa blessure ?  Ça sera à surveiller dimanche.

Il apparaît sur la liste des blessés de Seattle cette semaine, en compagnie de Charbonnet, des bloqueurs Charles Cross (pied) et Amari Kight; des gardes Bryce Cabeldue et Josh Jones; des ailiers espacés Tory Horton (menton) et Cody White (aine); des secondeurs de ligne Uchenna Nwosu (ischio-jambiers) et Chazz Surratt (cheville); ainsi que de l'ailier rapproché Elijah Arroyo et des demis offensifs Robbie Outzts et George Holani (ischio-jambiers).



Chez les Rams, on déplore l'absence importante du bloqueur Rob Havenstein (cheville) puisque son remplaçant Warren McClendon est un point faible du front offensif, notamment en blocage, sur les jeux de passes.  Le demi de coin Ahkello Whiterspoon (épaule) manque également à l'appel.  Le secondeur de ligne Byron Young (genou ⇨ photo ci-dessus) et les demi défensifs Emmanuel Forbes (épaule) et Quentin Lake (malade) représentent des cas incertains pour la joute de dimanche.

Certains de ces blessés sont des joueurs clés, et leur absence pourrait influencer le résultat de la bataille pour l'obtention du laisser passer vers le Super Bowl.

Le front-7 des Rams devra jouer son meilleur match pour faire pression sur Darnold et la ligne offensive de Seattle.  Sinon, leur tertiaire serait menacée, elle qui en arrache depuis la mi-saison.  C'est un point faible, tout comme les unités spéciales des Rams.  McVay prétend que ces dernières jouent mieux depuis qu'il a remplacé leur coach Chase Blackburn par Ben Kotwica, il y a un mois.  Mais cette assertion reste discutable...



Dans le formidable duel du 18 décembre dernier, c'est un retour de botté, bon pour un touché, de Rashid Shaheed (photo ci-dessus), qui a sonné le réveil des Seahawks, qui ont comblé un déficit de 30 à 14 pour finalement l'emporter en surtemps.  Et contre les Bears, dimanche dernier, un mauvais botté de dégagement de Ethan Evans a failli coûté cher aux Rams.  Il s'était fait également bloquer un botté contre les Panthers, il y a deux semaines.   

Dans un match serré comme celui prévu dimanche entre ces deux rivaux de la division Ouest de la NFC, les unités spéciales peuvent faire la différence.

Comme l'ont démontré les deux affrontements précédents entre les deux formations, la victoire peut aller d'un côté comme de l'autre, tellement ces deux belligérants sont d'égales forces.  Ça va se jouer sur quelques gros jeux : un revirement crucial, une blessure à un joueur clé, une performance individuelle extraordinaire, etc.
  


Prédire le résultat de ce match c'est comme tirer à pile ou face.  Il ne faut pas oublier non plus que les Seahawks ont l'avantage de jouer à domicile, devant la foule la plus bruyante de la NFL.  

Je suis un partisan des Rams depuis très longtemps.  Il n'y a rien que j'espère plus que de les voir accéder au match ultime du Super Bowl, comme en 2021.  Cooper Kupp avait été le joueur par excellence (MVP) de cette importante victoire, mais il joue maintenant pour les Seahawks, de sa ville natale...  Viendra-t-il hanter ses anciens coéquipiers dimanche ?  

Il fera froid à Seattle.  Mais ce sera moins pire qu'à Chicago dimanche passé.  On prévoit une température un peu en bas de 40° F., soit au-dessus du point de congélation.  Matthew Stafford devrait être plus à l'aise de bien faire fonctionner la redoutable offensive aérienne des Rams, une nouvelle version de l'ancien "greatest show on turf" des années 1999 à 2001...

Rams  28,    Seahawks  27.     

vendredi 16 janvier 2026

NFL 2025-26, DEMI-FINALES DE CONFÉRENCE : L.A. RAMS À CHICAGO ⇨ BEAUCOUP DE POINTS À PRÉVOIR SI LA TEMPÉRATURE GLACIALE N'EST PAS UN OBSTACLE...



Dimanche soir à Chicago, on prévoit une température sous les 20° F. avec un ressenti de 5° F. quand les Bears de l'endroit (12-6) recevront les Rams de Los Angeles (13-5) lors de la dernière demi-finale de Conférence de la semaine, dans la Ligue Nationale de Football.

À quel point ce froid sibérien affectera le jeu offensif des deux équipes ?  Plusieurs observateurs pensent que ce sont les Rams qui seront handicapés par ces conditions climatiques rigoureuses, puisqu'ils viennent de la chaude Californie, et ne sont donc pas habitués à jouer en pareilles situations.

C'est aussi un second match éliminatoire d'affilée sur la route, pour l'entraîneur chef Sean McVay et sa troupe, après leur victoire serrée de 34 à 31, à Charlotte, contre les Panthers de la Caroline, samedi dernier.



Pour leur part, les Bears se sont sauver avec un gain de 31 à 27 contre les Packers de Green Bay, en revenant de l'arrière tard au dernier quart pour la 7e fois de la saison.

Sur papier, les Rams sont supérieurs aux Bears dans la plupart des départements.  Ils sont les favoris des preneurs aux livres par la marge victorieuse de 4½ points. Mais leur entraîneur chef Ben Johnson et ses joueurs se moquent de ces prédictions pessimistes.  Ils les ont défiées et renversées tellement souvent cette saison.  Ils n'ont peur de personne, et jouent sans complexe.



🏈 Comment les Bears peuvent gagner dimanche soir.

À prime abord, avec leur défense, qui est une des pires de la NFL, les Bears devraient craindre la redoutable attaque des Rams, la meilleure, au pays de l'Oncle Sam, avec le quart arrière Matthew Stafford en tête. Il connaît la meilleure saison de sa longue carrière, et il est en lice pour le titre de joueur par excellence (MVP) de la NFL cette année.

Mais cette défensive très agressive des Bears a compensé ses faiblesses, cette saison, en attaquant sans cesse le ballon, ses porteurs, et les adversaires qui tentaient de l'attraper.  Il en a résulté 33 revirements, dont 23 interceptions, un sommet dans le circuit Goodell.

Si le match est serré dimanche, ça favorise aussi les "Ours", en raison de leur capacité à gagner ce genre de partie, comme ils l'ont prouvé maintes fois cette saison.


De plus, ils profitent de l'avantage du terrain, et de la foule déchaînée du Soldier Field.

Ils misent aussi sur une attaque terrestre dévastatrice, la 3e plus efficace de la Ligue, avec des gains de 4,85 verges, en moyenne par course.  La défense contre le jeu au sol des Rams est vulnérable.  Elle accorde 4,32 verges par portée, aux porteurs de ballon adverses (19e).

La ligne offensive de Chicago fait du bon travail, autant pour ouvrir le chemin à ses demis offensifs, que pour protéger son quart arrière Caleb Williams (seulement 24 sacs accordés, 2e plus petit nombre dans la NFL).  Ce front offensif se donne ainsi la chance de gagner la guerre des tranchées.



Le quart Caleb Williams (ci-dessus) représente lui-même une clé pour la victoire, par son sang froid en situations critiques, sa capacité d'échapper au "pass rush" des adversaires, et grâce à la puissance de son bras pour décocher de longues passes en zones profondes.

Les Bears doivent être aux aguets en tentant d'exploiter la faiblesse des Rams sur les unités spéciales.  En effet, les botteurs du club de Los Angeles se sont fait bloquer plusieurs bottés cette saison, parce que leurs joueurs bloquent mal, - ou manque tout simplement des blocs -, sur ces jeux.  Que ce soit sur des tentatives de placement, ou des bottés de dégagement.



🏈 Pourquoi les Rams devraient gagner.

Ils possèdent beaucoup plus d'expérience en séries éliminatoires que les joueurs et les entraîneurs de Chicago.

Si Matthew Stafford est bien rétabli de sa blessure à l'index de sa main droite, et si les conditions météo ne sont pas si mauvaises, il peut tailler en pièces la poreuse défensive des Bears.  Il dispose du meilleur duo d'ailiers éloignés de la Ligue en Puka Nacua et Davante Adams; ainsi qu'un trio d'ailiers rapprochés format géant très efficace formé de Tyler Higbee, Colby Parkinson, et Davis Allen (en alternance avec la recrue Terrance Ferguson).

L'attaque au sol est également entre bonnes mains, avec le dynamique duo formé de Kyren Williams et de Blake Corum (6e meilleure production de la NFL avec 4,63 verges en moyenne par course).
  


De plus, le garde Kevin Dotson (ci-dessus) effectuera un retour au jeu, après avoir manqué un mois d'activités à cause d'une blessure.  Son absence a été remarquée au cours de cette période.

Si la défense des Bears excelle à créer des revirements, les Rams, par contre, protègent bien le ballon.  Ils n'ont commis que 15 revirements, le 4e plus petit nombre dans la Ligue Nationale.

Le "pass rush" des Rams est plus dangereux que celui des Bears.  Il a récolté 47 sacs contre 35 pour ses opposants de Chicago.  Si les chasseurs de quart des Bears n'arrivent pas à presser Stafford, celui-ci aura le temps de trouver facilement ses receveurs pour des gains considérables et des touchés.



En matchs éliminatoires, quelques gros jeux font souvent la différence entre la victoire et la défaite.  Là encore, les Rams possèdent l'ascendant sur les Bears, par leur plus grand potentiel à réussir de longs jeux en attaque, et à éviter d'en accorder en défensive.

En effet, cette saison, Stafford a complété 72 passes de 20 verges et plus, dont huit de 40 verges et plus.  Caleb Williams, pour sa part, en a lancé 60 de 20 verges et plus, dont sept de 40 verges et plus.

En défensive, les Rams ont été déjoués 53 fois par des passes de 20 verges et plus, dont cinq de 40 verges et plus.  Du côté de Chicago, c'est 61 passes de 20 verges et plus accordées, dont 9 de 40 verges et plus.



Pour ce qui est des longs jeux au sol, c'est sensiblement pareil en attaque pour les deux adversaires, mais en défensive ça diffère beaucoup.  Les Bears ont alloué deux fois plus de courses de 20 verges et plus (13 contre 7 par les Rams).

Autre avantage non négligeable, les Rams sont en meilleur santé que les Bears.  La défense de ces derniers, déjà pas si forte, est privée de plusieurs joueurs blessés, notamment au poste de secondeur de ligne.  Le dernier absent en ligne est T.J. Edwards, blessé au bas d'une jambe lors du plus récent match. Le demi de coin Nick McCloud (aine) va aussi manquer le rendez-vous de dimanche avec les Rams.  

Sur la ligne à l'attaque, le bloqueur Ozzy Trapilo représente une lourde perte après avoir été blessé à un genou contre les Packers, dimanche dernier.  L'ailier espacé Rome Odunze (pied) est également un cas incertain pour dimanche.

🏈🏈🏈

Même si les Rams sont favoris pour gagner cette demi-finale de la Conférence Nationale, il ne faut pas exclure une victoire surprise des porte couleurs de Chicago.  On devrait assister à une fusillade dans ce match qui promet d'être enlevant, si la température n'est pas trop limitative.

La tertiaire des Rams, et parfois même le front défensif au complet, ont mal performé, ces derniers mois.  Au cours des huit premières rencontres, cette saison, les Rams ont alloué une moyenne de 15,9 points par match.  Dans leurs neuf dernières joutes, ce fut 24,3 points par partie.  Et dans leurs quatre derniers matchs, cette moyenne est montée à 29 points par rencontre. 
 


Contre l'offensive modeste des Panthers, samedi passé, la défense des Rams a concédé 31 points.  Définitivement une mauvaise tendance qui est inquiétante pour dimanche soir contre Chicago. Quatre fois sur sept (4-3), Matthew Stafford et ses coéquipiers de l'attaque ont réussi à combler les faiblesses de cette défensive, en marquant plus de points que les opposants.  

Mais avec les nombreux succès qu'ont connus les Bears en fins de matchs cette saison, ils pourraient jouer un vilain tour aux Rams s'ils sont en possession du ballon dans les dernières minutes de jeu, dimanche soir...  Car ça pourrait être ce genre de rencontre : la dernière équipe à posséder le ballon effectue une poussée offensive pour remporter la partie...  

Les Bears ont souvent tiré de l'arrière au pointage cette saison, mais ils n'ont jamais abandonné.  Ils refusent tout simplement de perdre, et semblent bénis par le pape Léon XIV, qui, comme on le sait, est originaire de la région de Chicago...

Rams  27,   Bears  24.           

samedi 15 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 11 : SEATTLE À L.A. RAMS ⇨ DEUX GROSSES ÉQUIPES D'ÉGALES FORCES AVEC DES QUARTS ARRIÈRES SUPER HOT !



L'affrontement entre les Seahawks de Seattle (7-2) et les Rams de Los Angeles (7-2) est probablement le match par excellence de la semaine 11 de la NFL.  Ce sera tout un choc dimanche, quand ces deux féroces rivaux de la division Ouest de la Nationale, vont se rencontrer.  Certains experts affirment même qu'il s'agira d'un prélude à la finale de Conférence, en janvier prochain.

Peu importe les différents points de comparaison entre les deux formations, on en arrive à une symétrie, et à une ressemblance quasi parfaites, entre ces deux adversaires.  Les deux clubs ont une offensive efficace, surtout axée sur une attaque aérienne explosive.  Les défenses présentent quelques différences, mais au final, ces variations donnent un résultat solide des deux côtés.

La défense de Seattle est meilleure pour exercer de la pression sur les quarts arrières adverses (32 sacs contre 27 pour les Rams; et nombre de pressions sur les QBs → 239 contre 187).  Le secondeur Uchenna Nwosu se distingue dans ce département avec 5½ sacs (photo ci-dessous).



En revanche, la défense des Rams se montre plus performante en zone payante ("red zone"), ne concédant des points que dans 46,43 % des opportunités adverses, contre 53,33 % pour celle des Hawks.

Les joueurs dirigés par le coordonnateur défensif Chris Shula se montrent aussi plus performants sur les troisièmes essais, ne concédant qu’un taux de conversion de 25 % aux attaques adverses, contre 36,92 % pour la défense de Seattle.   

Mais pour ce qui est des séquences victorieuses,  les deux équipes sont à égalité, avec quatre victoires consécutives.  Les deux belligérants se ressemblent aussi par leurs multiples façons de l’emporter, la profondeur de leurs effectifs, et leur haut taux de réussite dans les actions spectaculaires.  Ils ont aussi le don de faire de gros jeux en moments opportuns.



La rencontre entre ces deux géants promet d'être intense.  Ce sera un match serré et chaudement disputé. Il est probable qu’un ou deux jeux détermineront l’issue de la bataille.  Ou bien, ce sera un revirement, une erreur coûteuse et décisive.  Dans ce cas, j'aime les chances des Rams.  Ils commettent moins de revirements que les Seahawks cette saison : 7 contre 16.

En effet, le quart arrière des Rams, Matthew Stafford (photo ci-dessus) joue du football plus "propre", et il protège mieux le ballon, que son homologue Sam Darnold, des Seahawks.  Le vétéran pivot des Rams n'a commis que deux interceptions et deux échappés perdus, cette année.  En comparaison, Darnold a lancé six interceptions, et perdu quatre échappés.  C'est ce qui pourrait faire la différence dimanche, au SoFi Stadium.

Alors qu'il jouait pour les Vikings du Minnesota, la saison dernière, Darnold a perdu ses deux confrontations face aux protégés de l'entraîneur chef Sean McVay.  Dont celle, très mémorable, en séries éliminatoires (27 à 9), au cours de laquelle il a été sacké neuf fois par la défensive des Rams.  C’était pathétique et brutal.  Il avait aussi vu une de ses passes être interceptée.



Peut-être que sa ligne offensive était dans un mauvais jour, et que celle qui est devant lui avec les Hawks, est meilleure, et saura mieux le protéger, dimanche prochain.  Mais le coordonnateur défensif des Rams, Chris Shula, semble connaître des secrets stratégiques pour déranger Darnold (photo ci-dessus) lorsqu'il veut passer le ballon.

Le pivot des Seahawks est inefficace quand il est sous pression.  Dimanche, il pourrait voir de près les chasseurs de quarts des Rams, en l'occurrence, Byron Young (9 sacs) et Jared Verse (4 sacs).

Darnold s'est bien adapté à sa nouvelle équipe cette année.  Il est sur une séquence incroyable, au cours des deux dernières semaines.  Durant cette période, il a lancé autant de passes de touché que de passes incomplètes, soit cinq !  C'est un formidable pourcentage de passes complétées de 86,1 %.
  


En plus d'être précis et confiant, il mène la NFL pour la moyenne de verges par passes tentées (9,8 verges) loin devant ses plus proches poursuivants.  Il est vrai que ça aide quand vous pouvez compter sur le meilleur receveur de la Ligue, le jeune Jaxson Smith-Njigba (63 passes captés - dont 18 pour 20 verges et plus - pour 1 041 verges de gains, et cinq touchés ⇾ photo ci-dessus).

Les observateurs disent que Matthew Stafford est présentement 2e dans la course au titre de joueur par excellence (MVP) de la NFL.  Il est vrai qu'il fait flèche de tout bois ces derniers temps.  La semaine passée, il a établi un record du circuit Goodell avec quatre passes de touché, pour un 3e match d'affilée, sans lancer d'interception.  Son ratio de 20 passes de touchés contre aucune interception, dans ses six dernières rencontres, est aussi un record.

Ce qu'il y a de nouveau et d'intéressant depuis cette heureuse période, c'est que Stafford et son caoch Sean McVay utilisent plus d'ailiers rapprochés et ce, plus souvent, soit pour bloquer, soit pour saisir des passes.  Avec leurs gros gabaries, Davis Allen (6'6" - 251 lbs); Colby Parkinson (6'7" - 265 lbs), Tyler Higbee (6'6" - 255 lbs); et la recrue Terrance Ferguson (6'5" - 255 lbs) ne sont pas faciles à arrêter et à plaquer !!!



Je pense que les Rams ont un peu plus de joueurs talentueux (et vedettes !) que les Seahawks.  Matthew Stafford est un meilleur quart arrière que Sam Darnold.  C'est pourquoi Los Angeles devrait gagner sa bataille contre Seattle.  Les parieurs sont d'accord, ils donnent les Rams gagnants par 3½ points.

La question est de savoir que, si le match se décide par un botté de placement, est-ce que le nouveau botteur de précision des Rams, le ventripotent Harrison Mevis, pourra livrer la marchandise, lui qui a réussi ses six convertis la semaine dernière, mais qui n'a pas encore eu l'opportunité de botter un placement jusqu'à maintenant ?

Seahawks  23,     Rams    24.  

lundi 18 août 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-26 : DES RAMS DE LOS ANGELES AMÉLIORÉS.



LES  RAMS  ONT  TRÉBUCHÉ  EN  DÉBUT  DE  SAISON  L'AN  DERNIER  AVANT  DE  REBONDIR  PRESQUE  JUSQU'À  LA  FINALE  DE  CONFÉRENCE.

On ne donnait pas cher de la peau des Rams de Los Angeles après leur faux départ de quatre défaites en cinq parties, l'an dernier.  Pourtant, sous l'habile direction de leur super entraîneur Sean McVay, l'équipe a rebondi de belle façon en gagnant neuf des douze matchs suivants, et en s'emparant ainsi du titre de champions de la division Ouest de la Conférence Nationale.

Puis, en séries éliminatoires, dans le contexte difficile des immenses feux de forêt dans la région de Los Angeles, McVay et sa troupe ont dû déménager en Arizona pour disputer le match de première ronde éliminatoire contre les puissants Vikings du Minnesota (fiche de 14-3).  Gonflés à bloc, et jouant avec coeur pour les sinistrés des feux de forêt de leur ville, les Rams n'ont fait qu'une bouchée des Viks, en lueur infligeant une défaite écrasante de 27 à 9.

En demi-finale de Conférence, contre les Eagles, dans le froid, la neige et le vent de Philadelphie, les protégés de McVay sont venus à deux minutes de la fin du match, et à 13 verges des buts de leurs opposants, de les surprendre en gagnant devant leurs partisans.



Déçus, parce qu'ils croyaient vraiment renverser les éventuels champions du Super Bowl, les membres de la direction des Rams ont travaillé fort durant l'intersaison, pour renforcer et améliorer leur alignement, afin de se rendre encore plus loin cette année.

Les joueurs et la direction du club californien abordent la prochaine saison avec confiance et détermination.

Au camp d'entraînement, il y a une certaine frayeur parce que le quart arrière Matthew Stafford a mal au dos, résultat d'un problème de disque.  McVay et la direction de l'équipe ne veulent pas en dire beaucoup sur la blessure de leur quart, mais les problèmes de santé de Stafford ne sont rien de nouveau.  Il finit presque toujours par jouer malgré la douleur.

C'est important qu'il soit à son poste au début de la saison car, lorsqu'il a manqué neuf parties en 2022, les Rams ont connu leur seule campagne perdante sous les ordres de Sean McVay (fiche globale de 80-52 en saison régulière; et 8-5 en séries éliminatoires, y compris une victoire au Super Bowl, à la fin de la saison 2021).

Stafford, 37 ans, a songé à la retraite ce printemps, et il a été question qu'il soit échangé, mais il a accepté une restructuration de son contrat, pour demeurer dans la cité des anges, avec l'équipe.



Grâce au travail de son gérant général Les Snead (photo ci-dessus), le vétéran pivot aura quelques nouveaux coéquipiers pour l'appuyer.  Snead s'est penché sur les points faibles de sa formation pour réussir à trouver des solutions à ce qui ne va pas.  Les carences de la ligne à l'attaque ont nui à l'équipe ces dernières années, notamment à cause du manque de durabilité des titulaires des postes de ce front offensif.

Presque tous les joueurs de ligne de la formation partante ont été blessés au cours des deux dernières années, ou bien, ils ont joué malgré qu'ils étaient ralentis par des problèmes de santé.  Des changements étaient souhaitables, et Snead les a faits.

Il fallait d'abord garder le plaqueur à gauche Alaric Jackson en lui faisant signer un nouveau contrat.  Snead l'a fait (trois ans, 57 millions de $$$).  Et parce que Jackson est encore aux prises avec des problèmes de caillots sanguins, il fallait se doter d'une police d'assurance au cas où il ne pourrait pas débuter la saison à son poste.  Snead s'en est occupé en recrutant l'agent libre D.J. Humphries (ex Chiefs, et ex Cardinals).



C'est crucial que Matthew Stafford (photo ci-dessus) soit bien protégé par ses bloqueurs, surtout sur son côté aveugle, car avec son dos fragile, un sac brutal pourrait l'envoyer à l'infirmerie, et ruiner la saison des Rams.  Stafford vient juste de recommencer à pratiquer, au camp d'entraînement.  Inutile de dire que les coachs vont le ménager pour ne pas qu'il aggrave sa blessure.

Il y a deux membres de la ligne offensive qui ont quitté l'équipe, via le marché des joueurs autonomes, cet été (Jonah Jackson et Joe Noteboom).  Snead les a remplacé par Humphries et David Quessenberry   Un nouveau joueur de centre a aussi été recruté, Coleman Shelton, qui revient avec le club après une saison à Chicago, avec les Bears.  Shelton est très apprécié par ses coéquipiers.  C'est lui qui fait les ajustements pour le blocage, sur la ligne de mêlée, avant chaque jeu.

Avec Humphries et Shelton en renfort, ajoutés aux gardes Steve Avila et, surtout, à l'excellent Kevin Dotson (photo ci-dessous), cette ligne offensive est assez solide pour assurer le bon fonctionnement de l'attaque des Rams.



C'est un peu le même verdict en ce qui concerne Matthew Stafford.  Après la victoire au Super Bowl, en 2021-22, il n'a pas réussi à reproduire les performances impressionnantes qu'il avait réalisées cette année-là (un coefficient d'efficacité de 102,9).

Mais, encore la saison dernière, il s'est montré capable d'orchestrer des séries offensives fructueuses, et il a retrouvé son efficacité habituelle, autour de 93, avec 65,8% de passes complétées, 3 762 verges de gains aériens, 20 passes de touchés, contre huit interceptions.  Sauf si l'âge et les blessures le rattrapent, cette saison, il devrait être en mesure de répondre aux attentes des dirigeants de l'équipe.

Les Snead lui a donné de nouvelles armes offensives, pour qu'il arrive à ses fins.  Il a réalisé un des plus beaux coup de filet dans le bassin des agents libres, en repêchant le réputé ailier éloigné Davante Adams (photo ci-dessous),  On se souvient qu'il a fait la pluie et le beau temps avec Aaron Rodgers, dans ses années avec les Packers de Green Bay (2014-2021).



À 32 ans, il n'est plus aussi dominant, mais s'il sait s'ajuster à Stafford, et à l'offensive de sa nouvelle équipe, il pourra fournir sa production habituelle de plus de 1 000 verges de gains aériens, et plusieurs touchés à partir de la zone rouge.

Adams remplace Cooper Kupp, parti jouer chez lui, avec les Seahawks de Seattle.  Il sera un excellent complément au receveur numéro un des Rams, Puka Nacua, dont le principal défaut, en dehors de sa tendance aux blessures, est sa difficulté à marquer des touchés, près de la zone des buts adverses.

S'il n'avait pas encore été absent pour six matchs à cause de sa blessure au genou, Nacua aurait pu finir la saison dans le top-3 des receveurs de la NFL.  En effet, si on extrapole à 17 matchs ses statistiques des onze parties qu'il a jouées, on arrive à des chiffres plus qu'impressionnants : 122 attrapés, pour 1 530 verges de gains.  Il excelle pour gagner des verges après attrapés.



Le poste d'ailier espacé numéro 3, après Adams et Nacua, fait l'objet de critique à L.A..  Beaucoup d'observateurs pensent que les Rams auraient dû préférer Demarcus Robinson à Tutu Atwell (no 5, photo ci-dessus).  Robinson, qui s'aligne maintenant avec les 49ers de San Francisco, est sous le coup d'une possible suspension parce qu'il a été arrêté par la police pour conduite avec les facultés affaiblies, sur l'autoroute 101, à Los Angeles, après une défaite contre les Eagles, le 25 novembre dernier.

Les Snead a expliqué que s'il a choisi Atwell, c'est parce qu'il a un plus grand potentiel à 25 ans, que Robinson, à 30 ans.  Il est ultra rapide, et les Rams veulent s'en servir pour étirer le terrain, en attirant des couvreurs, afin que Nacua et Adams aient plus d'espace, à l'intérieur.  Jordan Whittington et la prometteuse recrue Konata Mumpfield seront d'autres options intéressantes, à l'occasion, ou si l'un ou l'autre des titulaires des trois premiers postes d'ailiers éloignés devait se blesser.

De l'amélioration, il devrait y en avoir aussi aux postes d'ailiers rapprochés, selon Sean McVay. L'équipe n'a pu compter sur son ailier rapproché principal, Tyler Higbee, que pendant trois matchs, la saison dernière, car il devait se remettre d'une grave blessure au genou.  McVay souligne que Higbee (photo ci-dessous) est un important élément des plans de matchs.  Il peut faire une grande différence dans la productivité de l'attaque des siens, surtout en zone rouge, où il est un expert pour se démarquer de ses couvreurs.



Durant sa longue absence, c'est Colby Parkinson qui a dû assurer l'intérim, mais il est avant tout utilisé comme bloqueur.  Encore là, Les Snead a veillé au grain en repêchant un remplaçant de choix en la personne du jeune Terrance Ferguson (2e ronde, 46e choix).

Mesurant 6'5" et pesant 247 livres, Ferguson est une cible imposante qui a marqué les esprits au cours de ses trois années universitaires à Oregon.  Son explosivité est impressionnante, mais son manque de compétence dans les tâches de placage pourrait freiner son intégration en tant que joueur régulier chez les Rams.

Cependant, les coachs offensifs de l'équipe aiment sa force pour gagner des verges après l'attrapé, sa façon de se positionner à divers endroits sur le terrain, et la manière dont il sait se démarquer quand son quart arrière est mal pris, et cherche un dépanneur.



En ce qui a trait aux porteurs de ballon, il faudrait alléger la charge de travail de Kyren Williams (photo ci-dessus).  On lui a donné le ballon 350 fois (y compris 34 passes) durant la saison régulière, et il a montré des signes de fatigue à l'occasion.  Sa moyenne de 4,1 verges par portée n'est pas négligeable, en ce sens qu'il a été bon pour prolonger ses courses d'une verge ou deux après le premier contact.  Il est également un bon bloqueur pour stopper le blitz des adversaires.  Et c'est une machine à marquer des touchés (16 l'an passé). 

Mais il manque d'explosivité.  il n'a obtenu que deux courses de 20 verges et plus, et aucune de 40 verges et plus.  On est loin de Saquon Barkley, qui a détruit les Rams deux fois en 2024-25 avec des "marathons" de 50 verges et plus.  Et ce manque d'explosivité n'a pu être comblé par les substituts de Williams, Ronnie Rivers, et la recrue Blake Corum, qui ont été très peu utilisés.

La solution à ce problème pourrait venir d'une nouvelle recrue, Jarquez Hunter (photo ci-dessous), un choix de 4e ronde, cette année.  Petit, à 5'9", mais costaud à 204 lbs, il est très rapide et il peut aussi être un bon receveur de passes.  Mais Sean McVay va probablement le faire patienter sur le banc car il est un fan absolu de Kyren Williams, et il va sans doute continuer à le sur utiliser.

Je ne sais pas si les coachs vont le garder, mais le demi offensif Cody Schrader impressionne vraiment au camp d'entraînement cet été.  En deux matchs pré saison, il a gagné 107 verges, soit presque six verges par course.  Il semble très dynamique.



Pour progresser au-delà de leurs dix victoires de l'an dernier, les Rams devront améliorer leur production offensive.  En 2024-25, ils ont terminé 20e de la NFL pour les points marqués (21,6 en moyenne par match); 24e pour les verges au sol (103,8 par rencontre), et 10e pour les verges aériennes (227,5 par joute).

Si leurs meilleurs joueurs offensifs demeurent en santé, les Rams devraient marquer plus de points.  Leur différentiel de -19 entre les points marqués et les points accordés, en 2024-25, n'est pas digne d'un club de tête.

Depuis deux ans, Les Snead a fait des trouvailles merveilleuses en défensive pour renflouer cette unité, après le départ à la retraite du futur membre du Temple de la Renommée, Aaron Donald. En 2023, c'était Byron Young et Kobie Turner.  L'an passé, ce fut Omar Speights, Braden Fiske, et surtout Jared Verse, la recrue défensive de l'année dans la NFL.

Cette année, ce pourrait être les secondeurs de ligne Josaiah Stewart (3e ronde ⇨ photo ci-dessous), et Chris Paul Jr (5e ronde), qui pourraient venir renforcer la jeune défensive des Rams.  Tous ces jeunes sont déjà bons, et ils devraient progresser cette saison.  Ce qui donne plein d'espoir aux dirigeants de l'équipe.



Car, à cause du mauvais début de saison, l'an dernier, les statistiques de la défense n'ont pas été celles que l'on associe normalement à une bonne équipe (22e de la NFL pour les verges accordées au sol  130 par rencontre; 20e de la ligue en défense anti aérienne avec 223,1 verges concédées en moyenne par match; 26e pour les passes de touché allouées, avec 29).

Mais en fin de saison, à part le dernier match, au cours duquel les Rams ont surtout employé des réservistes, cette défensive s'était nettement raffermie en ne permettant que 24 points en trois parties à ses adversaires.  Ce fut la même chose en éliminatoires contre les puissants Vikings, qui n'ont réussi à mettre que neuf points au tableau de pointage.

Le gérant général Les Snead a dû combler les départs de plusieurs joueurs défensifs : l'ailier Michael Hoecht (maintenant avec Buffalo), les joueurs de ligne Neville Gallimore (Indianapolis), et Bobby Brown III (Caroline), le secondeur Christian Rozeboom (Caroline), et le demi de sûreté John Johnson (agent libre).
  


Pour améliorer la défense contre le jeu au sol, les Rams ont acquis le très fiable Poona Ford (photo ci-dessus), qui était avec les Chargers l'an passé, ainsi que Nate Landman, un ancien des Falcons d'Atlanta.

Même si ça ne s'est pas tant traduit par un nombre très élevé de sacs (38), les jeunes Braden Fiske, Kobie Turner, et Jared Verse ont appliqué beaucoup de pression sur les quarts arrières adverses.  Verse a mentionné durant le camp d'entraînement, qu'il veut définitivement réussir plus de sacs cette saison (4½ l'an passé). 

La seconde ligne de défense devra mieux performer en 2025-26.  C'était un point faible l'an dernier.  Mais Omer Speights, une recrue non repêchée, a été une agréable surprise la saison passée, en ne ratant que quatre plaqués, et en étant présent sur le terrain pour plus de 500 jeux.  Ce qu'on avait pas prévu.  Darious Williams doit en faire plus à sa septième saison dans la Ligue, tout comme le réserviste Troy Reeder.  Mais l'aide pourrait plutôt venir des recrues Chris Paul Jr, et Shaun Dolac.

En ce qui concerne la tertiaire, les entraîneurs des Rams estiment que la mauvaise saison des demis défensifs, l'an dernier, était une exception, étant donné qu'ils avaient bien performé l'année précédente.  Seule la recrue Kamren Kinchens (photo ci-dessous) a bien joué en 2024.



Avant de connaître une campagne décevante à son retour avec les Rams, l'an passé, Darious Williams avait été un des meilleurs demis de coin de la NFL, avec les Jaguars de Jacksonville, en 2023.  Quentin Lake a été bien noté par Pro Football Focus, au cours des deux dernières saisons.  Si Williams peut se reprendre, et si Cobie Durant ainsi que Kam Curl peuvent s'améliorer, les Rams pourraient avoir une tertiaire solide cette saison.

Le botteur de précision recrue Joshua Karty a eu un peu de difficulté au départ pour s'acclimater à la vie chez les professionnels, mais il a tout de même réussi 85,3% de ses tentatives de placements (dont un de 58 verges).  Il a cependant raté quatre convertis.  Mais les Rams pensent qu'ils ont enfin trouvé leur botteur de confiance.

Le botteur de dégagements Ethan Evans (photo ci-dessous) est devenu un atout pour le positionnement sur le terrain, en plaçant 30 de ses 50 bottés à l'intérieur de la ligne de 20 des clubs opposés.  Il a également prouvé la puissance de sa jambe, sur les longues distances.



Les retourneurs de bottés Xavier Smith et Jordan Whittington n'ont démontré rien de vraiment spécial sur...les unités spéciales.

Dans une division qui n'est pas particulièrement forte, les Rams peuvent espérer un autre championnat cette année.  Ils ont des problèmes à régler, mais pas plus que les autres équipes de la section Ouest de la NFC.  Et avec un super entraîneur comme Sean McVay, ils ont un homme supérieur aux autres coachs pour trouver des solutions à ces problèmes.

Déjà, au cours de l'intersaison, le gérant général Les Snead a trouvé des réponses à ces problèmes en acquérant de bons agents libres, et grâce à un autre excellent repêchage.  Le calendrier n'est pas très exigeant, et si le quart Matthew Stafford peut jouer convenablement malgré ses maux de dos, l'équipe peut remporter quelques victoires de plus que l'an dernier (les Rams sont favoris dans 13 matchs).



Les Rams ne seraient pas totalement dépourvus en cas d'absence de Stafford, car ils ont un remplaçant de qualité en Jimmy Garoppolo (photo ci-dessus).  Mais ce dernier est un quart arrière fragile, qui n'a jamais réussi à demeurer en santé, par le passé.

La marge de manoeuvre est mince entre une saison digne d'une puissance de la Ligue, et celle qui pourrait signaler un déclin à cause d'imprévus. Mais avec Sean McVay aux commandes, l'équipe est quasi assurée de naviguer à bon port, et d'espérer remporter les plus grands honneurs.

CALENDRIER 2025-26 DES RAMS DE LOS ANGELES
 
N.B. ⇨ Voir autres prévisions pour les clubs de la division Ouest de la Conférence Nationale.