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mercredi 10 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : WASHINGTON À NEW YORK GIANTS ⇨ EN LUTTE POUR LE PREMIER CHOIX DU PROCHAIN REPÊCHAGE...



Lors de cette 15e semaine du calendrier de la NFL, un seul match n’a aucun impact sur le classement des équipes, en vue des séries éliminatoires à venir.  C'est l'affrontement entre les Commanders de Washington (3-10), et les Giants de New York (2-13), deux clubs qui doivent avoir hâte que leur saison de misère prenne fin, car elle a été particulièrement pénible et décevante.

La formation représentant la capitale américaine s'est littéralement effondrée en subissant huit défaites consécutives, au cours des deux derniers mois.  Pourtant, après une surprenante campagne de douze victoires et cinq revers, et une participation à titre de finaliste au championnat de la Conférence Nationale, l'an passé, tous les espoirs étaient permis cet automne pour la troupe du pilote Dan Quinn.

Mais tout est parti de travers, à commencer par la grève de l'ailier espacé étoile Terry McLaurin, lors du camp d'entraînement, parce qu'il était mécontent de son contrat; suivi des blessures subies par la super vedette de l'équipe, le quart arrière Jayden Daniels; en passant par les gros problèmes de la défensive; rien ne s'est passé comme prévu ou espéré.



La cinglante défaite de 31 à 0 contre les Vikings du Minnesota, dimanche dernier, a été le reflet de cette saison horrible des Commanders.  Jayden Daniels (photo ci-dessus) revenait à peine au jeu, qu'il s'est reblessé au coude gauche : une troisième blessure pour lui, en 2025.  Il sera absent contre les G-Men, cette semaine.  Et il pourrait bien avoir joué sa dernière partie cette saison.  

En tout, il n'aura disputé que cinq rencontres complètes cette année.  Les dirigeants des Commanders ont été critiqués pour avoir surexposé Daniels aux blessures, en lui faisant porter le ballon trop souvent, et ce, même sur les premiers essais.

Son remplaçant, Marcus Mariota, aura joué plus que lui, mais avec un succès mitigé, comme le montre ses neuf passes de touché, et ses sept interceptions.  



McLaurin (ci-dessus), sans doute en manque de forme physique, après avoir raté le camp d'entraînement, a été blessé lui aussi, et n'a participé qu'à six matchs.  

Le demi offensif Austin Ekeler s'est brisé le tendon d'Achille lors de la deuxième semaine de la saison, et il n'est pas revenu au jeu.  

L'ailier rapproché Zach Ertz connaissait une bonne saison, avant de tomber au combat à son tour, la semaine passée (blessé à un genou).



Après un excellent début de saison, le receveur Deebo Samuel (photo ci-dessus) a vu ses performances chuter de manière notable, par la suite.

En défensive, les blessures sont venues également gâcher les choses.  L'ailier défensif Dorance Armstrong n'a joué que sept joutes, et les demis de coin Marshon Lattimore et Trey Amos ont beaucoup manqué à l'équipe, puisqu'ils ont raté plusieurs parties, et sont encore absents.

Cette brigade défensive est apparue faible et vieille.  Ce qui n'a pas empêché les vétérans Von Miller (36 ans), et Bobby Wagner (35 ans), de dominer respectivement leur unité pour les sacs (6), et les plaqués (131).  Wagner (ci-dessous) a ajouté deux interceptions à sa fiche.



Mais globalement, cette défensive a été pitoyable, allouant un coefficient d'efficacité de 109,7 aux quarts arrières adverses (pire de la NFL) et en se montrant incapable de tenir les couvertures sur les jeux de passes (30e de la NFL avec 246,9 verges accordées en moyenne par match).

La défense des Giants n’a pas fait beaucoup mieux, accordant en moyenne 28,2 points par match (30e), et une inquiétante moyenne de 385,8 verges concédées aux attaques adverses par rencontre (31e).  La défense contre le jeu au sol risque même de devenir la pire de l'histoire de la Ligue Nationale si elle continue comme ça.  Elle alloue 154,2 verges par partie (5,78 verges par course), du jamais vu dans la Ligue depuis 90 ans !

Au moins, chez le Big Blue, on pense avoir enfin trouvé un bon quart arrière avec la recrue Jaxson Dart qui, en dix rencontres, a lancé onze passes de touché, contre seulement trois interceptions.  Le receveur Wan'Dale Robinson (photo ci-dessous) a été une autre belle surprise avec ses 73 réceptions pour des gains de 828 verges et trois touchés.  Il a pris la relève du jeune prodige Malik Nabers, lorsque celui-ci s'est brisé un genou, au cours du 4e match de l'équipe.



Le duel de dimanche est un peu du genre "qui perd gagne", si on considère que les perdants gagnent plus de chances de finir au dernier rang du classement général, ce qui leur vaudrait le premier choix au prochain repêchage.  

Les Giants sont favoris par 2½ points pour remporter cette confrontation à domicile.  Club plus jeune, leurs joueurs vont vouloir sauvegarder leur job, en prévision de la saison prochaine, et ils seront motivés également pour offrir une rare victoire à leurs partisans, après sept revers d'affilée.  Tandis que les Commanders, eux, semblent avoir déjà abandonnés.  Beaucoup de malheurs sont tombés sur eux depuis qu'ils ont vaincu les Giants 21 à 6, lors de la première semaine du calendrier, le 7 septembre, à Washington.

Commaders  20,    Giants   23.     

mercredi 3 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 1 : WASHINGTON VS NEW YORK GIANTS, PAS SI FACILE POUR LES COMMANDERS.



MÊME  S'ILS  SONT  FAVORIS  POUR  VAINCRE  LES  GIANTS  CETTE  SEMAINE,  GRÂCE  À  LEUR  TALENT  SUPÉRIEUR  À  L'ATTAQUE,  LES  COMMANDERS  POURRAIENT  PEINER  CONTRE  LA  FORTE  DÉFENSIVE  DES  G-MEN.


Les deux clubs en lice ont suivi des trajectoires opposées la saison dernière. Les Commanders de Washington ont sans conteste été l'équipe surprise de 2024-25, passant d'une fiche médiocre de 4-13 l'année précédente, à un impressionnant dossier de 12-5 l'an dernier.  Pour leur part, les Giants de New York n'ont gagné qu'une de leurs douze dernières parties pour crouler dans la cave du classement de la division Est de la Conférence Nationale.

Mais à l'aube de la prochaine saison, l'organisation des G-Men croit que c'est leur équipe qui surprendra agréablement la planète NFL cette année.  Cet optimisme découle des changements effectués pendant l'intersaison, cet été.

Les dirigeants des Giants ont sélectionné Jaxson Dart lors du repêchage, le voyant comme le futur quart arrière de leur équipe.  En attendant qu'il soit prêt à faire ses débuts dans la grande Ligue, ils ont embauché le vétéran Russell Wilson (photo ci-dessous) pour diriger leur attaque.



Wilson aura 37 ans à la fin du mois de novembre, mais à New York, on croit qu'il apportera une stabilité au poste de quart.  Une stabilité et une respectabilité qui manquent depuis trop longtemps à cette position clé de leur alignement.

Cet ancien gagnant du Super Bowl, avec les Seahawks de Seattle, en février 2014, a encore un bon bras, et il a été un des meilleurs QB de la NFL, la saison dernière, pour réussir de longues passes.  Du même coup, il a conduit les Steelers de Pittsburgh en séries éliminatoires.

Il est aussi très fiable, et son expérience lui fait éviter les erreurs stupides, de même que les revirements coûteux.  À ce chapitre, il a été le meilleur QB du circuit Goodell, l'an dernier, à égalité avec Lamar Jackson, des Ravens de Baltimore.  Il aidera grandement les Giants dans ce domaine car les quarts arrières récents de l'équipe ont été particulièrement fautifs en matière de sécurité du ballon.



Wilson ne dispose pas vraiment de receveurs dangereux, mis à part le talentueux ailier éloigné Malik Nabers (photo ci-dessu). Pour ce qui est des ailiers rapprochés, c'est presque le désert complet à New York.  Et sa ligne à l'attaque est une des pires de la NFL, que ce soit en protection sur les jeux de passe, ou pour ouvrir le chemin aux porteurs de ballon.

À moins que les joueurs offensifs qui reprennent leur poste cette année ne progressent de manière significative, les Giants risquent de ne pas marquer beaucoup de points cette saison. Durant la plus récente campagne, ils ont terminé à l'avant-dernier rang avec une faible moyenne de 16,1 points par match.

Mais c'est une tout autre histoire quand il s'agit de leur défense.  Des améliorations sur les deux premières lignes, durant la saison morte, font en sorte que cette brigade pourrait se hisser dans le top-5 de la NFL.



Le premier rideau fait peur, et garantit pratiquement que les Giants vont gagner la guerre des tranchées, avec des monstres comme Dexter Lawrence Lawrence, Brian Burns, Kayvon Thibodeaux, Chauncey Golston, et la super recrue Abdul Carter, que l'on compare déjà à l'excellent Micah Parsons, qui s'aligne maintenant avec les Packers de Green Bay.

Ces joueurs sont rapides, puissants et versatiles.  Bonne chance aux adversaires pour réussir à courir avec autorité contre eux !

C'est tout l'inverse pour les Commanders. Leur ligne défensive est inefficace face aux jeux de course, comme l'a prouvé leur débâcle contre le porteur de ballon Saquon Barkley, lors du championnat NFC, le 26 janvier dernier, à Philadelphie (une lourde défaite de 55 à 23).

Nul doute que les Giants tenteront de profiter de cette faiblesse, dimanche, avec les demis offensifs Tyrone Tracy Jr, Devin Singletary, et possiblement, avec la recrue Cam Skattebo (photo ci-dessous), dont on dit beaucoup de bien.

Surtout parce qu'avec son gabarit de 5'11" et 215 lbs, il est habile pour trouver des ouvertures pour gagner du terrain, même si sa ligne à l'attaque bloque mal pour lui.  Cela risque de se produire fréquemment d'ailleurs, compte tenu des faiblesses de cette unité, dans ce domaine.



Il pourrait être très utile dans des situations de gains courts, près des buts adverses, là où Tracy et Singletary échouent trop souvent à convertir ces approches en touchés.  

Si les Commanders se regroupent à la ligne de mêlée pour contrer la course, Russell Wilson pourra opter pour une longue passe à Malik Nabers, qui est aussi très doué pour briser les plaquages et prolonger ses courses.

Cette stratégie de jeu au sol intensif pourrait, si elle fonctionne, permettre aux Giants de contrôler le temps de possession du ballon, tout en maintenant le plus longtemps possible sur le banc, la redoutable attaque de Washington. 

Car en offensive, les Commanders sont équipés pour faire des ravages, avec le quart Jayden Daniels (photo ci-dessous), aussi dangereux avec son bras qu'avec ses jambes.  L'an dernier, il a connu peut-être la meilleure saison pour un quart arrière recrue dans l'histoire de la NFL : 3 568 verges de gains par la passe, 25 passes de touché contre neuf interceptions, 891 verges de gains au sol, et six touchés.



Il a tout de même encaissé 47 sacs du quart, mais il a su sécuriser la possession du ballon, une gestion du risque qui est d'autant plus impressionnante pour un pivot aussi jeune, à ses débuts chez les professionnels. 

Son talent a également conduit à la meilleure saison en carrière de l'ailier éloigné Terry McLaurin, qui revient tout juste d'une grève lui ayant fait manquer presque tout le camp d'entraînement, en raison d'un différend salarial.  Il a donc très peu pratiqué avec ses coéquipiers, et on ignore s'il sera affecté par cette longue période d'inactivité.

Plusieurs de ses homologues qui ont vécu cette expérience par le passé, en ont subi les conséquences néfastes en revenant au jeu par la suite, en saison régulière : manque de coordination, mauvais synchronisme, relation à refaire avec le quart arrière, etc.  De plus, il n'a guère eu de succès contre les Giants au cours des deux dernières saisons.
 


Dans l'intersaison, les Commanders ont ajouté une arme offensive pour Daniels en faisant l'acquisition du receveur Deebo Samuel (photo ci-dessus).  Reste à savoir si ce dernier pourra rester en santé, lui qui a été ennuyé par une série de blessures au cours des dernières années.

Daniels peut aussi compter sur son fiable ailier rapproché Zach Ertz, et sur le versatile demi offensif Austin Ekeler, (photo ci-dessous) aussi habile comme receveur de passes que comme porteur de ballon.  Les Commanders viennent d'échanger le demi offensif Brian Robinson aux 49ers de San Francisco, et ils feront dorénavant confiance à la recrue Jacoby Croskey-Merritt pour le remplacer.

Même si l'attaque de Washington ne pourra plus compter sur l'effet de surprise cette saison, après leurs exploits impressionnants en 2024-25, on s'attend à ce que les Commanders continuent d'inscrire de nombreux points lors de la prochaine campagne.
   

 
Bien que les deux clubs aient changé depuis la saison dernière, rappelons que les Commanders ont gagné leurs deux matchs contre les Giants, l'an passé.  Mais ce fut à l'arraché, par des scores serrés de 21 à 18 et de 27 à 22.  Une possible indication que rien n'est gagné d'avance dimanche, pour Washington.

Sur le plan défensif, les Commanders continuent de s'appuyer sur le vétéran secondeur Bobby Wagner, toujours aussi impressionnant par son nombre de plaqués réussis chaque année. Washington a également renforcé son second rideau défensif en ajoutant un autre vétéran, Von Miller, ainsi que le choix de deuxième ronde Trey Amos, ce qui devrait encore garantir une deuxième ligne de défense irréprochable cette saison.

Mais on ne peut en dire autant de la première ligne du front défensif des Commanders après les départs de deux piliers : les ailiers Dante Fowler (maintenant avec les Cowboys de Dallas), et leur capitaine Jonathan Allen (qui s'aligne désormais avec les Vikings du Minnesota). Les difficultés de cette unité défensive pourraient encore s'aggraver face aux jeux de course.



Les enjeux sont évidents pour ce match entre les Commanders et les Giants, dimanche après-midi.  Les joueurs offensifs les plus importants de Washington doivent avoir le dessus sur les forts défenseurs des G-Men, surtout au niveau de leur gros front-7.  Et de l'autre côté, l'attaque terrestre des Giants doit profiter de la faiblesse des Commanders contre le jeu au sol.

Les quarts arrières des deux équipes joueront un rôle prépondérant dans cet affrontement.  Chez les Commanders, Daniels doit éviter la guigne de la deuxième année, et en faire assez pour mener les siens à la victoire.  Chez les Giants, la faiblesse de la ligne offensive pourrait empêcher Russell Wilson de manoeuvrer à sa guise, ce qui pourrait coûter le match à son club.

Ce sera un match chaudement disputé car les Giants voudront bien commencer la saison devant leurs partisans.  Ils demeurent une équipe en reconstruction qui aura le rôle de négligés dans cette rencontre.  Mais qui sait, s'ils profitent des confrontations avantageuses pour eux contre leurs adversaires, ils peuvent causer une surprise en les battant.

Commanders 20,  Giants 16.

🏈🏈🏈

N.B. ⇢ Pour une analyse plus étendue des alignements des deux équipes, voir mes articles précédents.


dimanche 8 septembre 2024



SAISON 2024-25 DES SEAHAWKS DE SEATTLE : MIKE MacDONALD POURRAIT AMÉLIORER LA DÉFENSIVE ET MENER SON CLUB VERS LES SOMMETS.


Nous remontons la côte ouest américaine pour atteindre Seattle, la cité des émeraudes, là où les Seahawks entament une nouvelle saison avec confiance, sous la direction de leur nouvel entraîneur en chef Mike MacDonald.

 
Pour la première fois depuis 2009, les Hawks auront un nouveau coach à la tête de l'équipe.  L'ère du passionné mâcheur de gomme, Pete Carroll (72 ans) est terminée.  Mike MacDonald, qui a la moitié de l'âge de Carroll, prend donc la relève, à titre d'entraîneur en chef.  Une première pour lui, dans ces fonctions.

C'est un choix judicieux puisque c'est un gourou de la défensive, la grande faiblesse des Seahawks l'an dernier.  MacDonald a fait un travail admirable comme coordonnateur de la meilleure défensive de la NFL, au cours des deux dernières saisons : celle des Ravens de Baltimore.



S'il parvient à implanter ses schémas de jeux pas mal compliqués à Seattle, avec l'aide de son coordonnateur défensif Aden Durde, les Hawks seront plus difficiles à battre, et ils peuvent aspirer à une place en séries éliminatoires cette année.

Ils l'ont ratée de très peu en 2023-24 (fiche de 9-8), quand ils ont perdu leur dernier match de la saison, contre les Steelers de Pittsburgh.  Ce qui a possiblement coûté son emploi à Pete Carroll.

Évidemment, MacDonald n'a pas le même personnel défensif qu'à Baltimore.  La brigade dont il hérite a fini 30e de la NFL pour les verges totales accordées (6 313), et 31e pour les verges allouées au sol (2 352).  Cette unité défensive s'est fait marquer trop de points (402, 25e position de la Ligue).



Sans tout révolutionner en un éclair, MacDonald a déjà commencé le redressement, de ce côté du ballon.  Il fallait d'abord combler la perte des secondeurs de ligne Bobby Wagner et Jordyn Brooks, partis via le marché des agents libres.

Jerome Baker (ex-Dolphins), et Tyrel Dodson (ex-Bills, photo ci-dessus), s'amènent donc avec Seattle.  Disons que l'on bouche deux trous, et que ce n'est pas avec eux que la situation pénible de la défensive va s'améliorer.  Wagner ne rajeunit pas, mais c'est encore une machine à plaquer.  Il va manquer à ses anciens coéquipiers.

Même scénario chez les demis de sûreté, il a fallu remplacer Quandre Diggs et Jamal Adams, partis tous les deux chez les Titans du Tennessee.  À leur place, Rayshawn Jenkins (ex-Jaguars), et K'Von Wallace (ex-Titans), vont faire de leur mieux.  Jenkins sera un partant, mais Wallace n'a pas pu déloger l'excellent Julian Love, de l'autre poste de safety.



Sur la première ligne de défense, Jonathan Hankins (ex-Cowboys) va tenter de combler la perte de Mario Edwards (maintenant un Texans).  Mais à l'intérieur de cette ligne, c'est Leonard Williams (photo ci-dessus), et Jarran Reed, qui occupent les places principales.

La tertiaire ne compte qu'un as, le demi de coin Devon Witherspoon, un des meilleurs à sa position, dans la NFL.

Le portrait de l'offensive est plus clair.  Les mêmes éléments principaux seront encore à leur poste, sauf en ce qui concerne la ligne à l'attaque, où trois des partants de l'an passé ne sont plus avec l'équipe.  La perte du garde Damien Lewis (Caroline), en particulier, ne sera pas sans conséquence. 

C'est d'ailleurs un problème sérieux, qui perdure depuis longtemps à Seattle.  Plusieurs blessures ont affaibli les membres de cette unité en 2023-24, ce qui explique possiblement la baisse du rendement du quart arrière Gino Smith.



On aura donc un nouveau joueur de centre en Conner Williams (ex-Dolphins), un nouveau garde à gauche, Laken Tomlinson (ex-Jets), et un nouveau plaqueur à droite, George Fant (photo ci-dessus), qui revient avec les Hawks après des séjours à Houston et à New York (Jets).

C'est vraiment cette unité assez faible qui pourrait handicaper l'attaque des Seahawks qui, autrement, est forte avec un trio d'ailiers éloignés de qualité, formé de DK Metcalf, Tyler Lockett et Jackson Smith-Njigba.

Durant le camp d'entraînement, l'ailier rapproché Noah Fant s'est attiré les éloges de son nouveau coordonnateur à l'attaque Ryan Grubb.  Fant a sensiblement amélioré ses gains aériens par passe, en les portant à 12,9 verges, la saison dernière.  À noter que Will Dissly a quitté l'équipe, il joue maintenant avec les Chargers de Los Angeles.



Grubb (photo ci-dessus) en sera à sa première expérience dans la NFL, comme coordonnateur offensif.  Il a l'intention de mettre davantage l'accent sur les jeux de "play action", plus d'implication des demis offensifs sur les jeux de passes, et plus de passes rapides (rythme).

Il faudra que Grubb s'arrange pour que son unité offensive soit bien meilleure en zone rouge (26e de la NFL), et à la porte des buts (dix verges et moins).  Ce fut un gros problème lors de la plus récente campagne.  


Au champ arrière, Kenneth Walker III et Zach Charbonnet ont du talent, mais ils ne produisent pas à la hauteur des attentes.  Leur moyenne de verges par course pourrait être supérieure à 4,1 et 4,3.  La faute de cette production plutôt décevante (1 580 verges au sol, 28e de la NFL) peut probablement être imputée à la médiocre ligne à l'attaque.



Unités Spéciales

Le botteur de précision Jason Myers (no 5, photo ci-dessus) a réussi 35 placements l'an dernier, le 2e plus grand nombre dans la Ligue Nationale.  Avec sa moyenne de 50 verges par botté, le botteur de dégagements Michael Dickson s'est classé au 6e rang, parmi les meilleurs à sa position, dans la grande ligue.

La recrue Dee Williams retournera les bottés de dégagements, et Laviska Shenault Jr, les bottés d'envoi.

Conclusion

Les succès des Seahawks de Seattle en 2024-25 passeront par ceux du quart arrière Geno Smith.  Celui-ci excelle pour échapper à la pression des défensives ennemies.  Il aura bien besoin de ce talent, étant donné la faiblesse de sa ligne à l'attaque.

Si Smith pouvait revenir à ses prouesses de la saison 2022-23, l'offensive des siens ne s'en porterait que mieux.  Mais c'est l'inconnu à ce sujet.  Chose certaine, cependant, si Smith joue mal, il cèdera sa place au nouveau quart suppléant Sam Howell (ex-Commanders).



La mauvaise tenue de la défensive a empêché les Seahawks de participer aux séries éliminatoires, la saison passée.  La grande expertise défensive du nouveau coach Mike MacDonald, pourrait aider à améliorer cette unité, qui a un grand besoin d'aide.  Jusqu'à quel point fera-t-elle des progrès en apprenant le système défensif compliqué de MacDonald ?  Ce sera à surveiller.

Les preneurs aux livres et les experts analystes ne sont pas très optimistes envers les Seahawks, cette saison.  Ils les voient avec une victoire de moins que l'an passé.  C'est vrai que leur calendrier n'est pas facile et qu'il est possible que leurs jeunes joueurs aient du mal à s'adapter aux nouveaux instructeurs de l'équipe.  C'est difficile de prédire le sort de ce club dans l'immédiat...









N.B. - Pour consulter d'autres analyses des clubs de la NFL, voir les références dans la section "Archives", dans la marge de droite ⇨

dimanche 3 septembre 2023



SAISON 2023-24 DES SEAHAWKS DE SEATTLE : UNE ATTAQUE TERRIFIANTE !

Après l'échange qui a envoyé le quart-arrière étoile Russell Wilson à Denver, personne ne donnait cher du sort qu'allait connaître son ancienne équipe, les Seahawks de Seattle.  Et lorsque l'entraîneur Pete Carroll a annoncé que son quart-arrière partant serait Geno Smith pour la saison 2022-23, plusieurs experts se sont esclaffés.  En carrière, le vétéran de 32 ans (bientôt 33) n'avait été qu'un médiocre «lanceur de relève», qui avait lancé 34 passes de touché, mais... 37 interceptions !

Puis, plus le calendrier s'égrenait, plus Geno Smith et les Seahawks surprenaient.  À la semaine 12, ils étaient même en tête de leur division (Ouest de la Conférence Nationale), devant les puissants 49ers de San Francisco.  Personne ne les attendait là !  Mais après cette date, les choses se sont gâtées.  Les Hawks ont perdu cinq de leurs huit dernières parties pour finir la campagne avec une fiche moins ronflante de 9-8.  Et Smith est redevenu inconstant, en ressemblant bien plus au QB médiocre d'avant son miraculeux début de campagne.

Seattle est entré de justesse en séries éliminatoires grâce à la défaite surprise des Packers de Green Bay, chez eux, contre les Lions de Détroit, au tout dernier match de la saison.



Compte tenu de cette fin d'année perdante en 2022-23, à quoi faut-il s'attendre des Seahawks en 2023-24 ?  D'abord, Pete Carroll (photo ci-dessus) et la direction de l'équipe ont renouvelé leur confiance en Geno Smith en lui consentant un juteux contrat de trois ans, d'une valeur de 75 millions de dollars, plus 30 millions de $ possibles en bonus de performance.

Carroll prévoit qu'il fera aussi bien que l'an passé alors que, dans l'ensemble, ses 30 passes de touché, versus seulement onze interceptions, son coefficient d'efficacité global de 100,9 (meilleur que celui de Joe Burrow et de Josh Allen -entre autres-), de même que son pourcentage de passes complétées (69,8 %, au premier rang de la NFL), sont des gages de réussite pour les prochaines années.

Pour lui donner encore plus de chances d'empocher ses lucratifs incitatifs, les Hawks lui ont fourni des armes offensives supplémentaires en repêchant des jeunes joueurs prometteurs tels que le porteur de ballon Zach Charbonnet (UCLA, 2e ronde, 52e choix) et l'habile receveur de passes Jaxon Smith-Njigba (1ère ronde, choix no 20).

KENNETH WALKER III
Ces prospects viennent compléter une armada offensive déjà redoutable composée du demi Kenneth Walker III (1 050 verges de gains au sol même s'il n'a été le porteur de ballon principal qu'après que Rashaad Penny se soit blessé durant la semaine no 5); et des receveurs éloignés Tyler Lockett et D.K. Metcalf (les deux ont gagné chacun plus de 1 000 verges).

Les ailiers rapprochés Noah Fant et Will Dissly ne sont pas aussi dangereux, mais ils sont surtout utilisés comme bloqueurs.

Le seul pépin, c'est le manque de profondeur à l'attaque, avec les départs de Marquise Goodwin (maintenant avec les Browns de Cleveland) et de Rashaad Penny (nouveau Eagles). 

La ligne à l'attaque est depuis longtemps une faiblesse dans cette offensive.  Durant son long séjour de dix ans avec Seattle, Russell Wilson avait raison de s'en plaindre, lui qui devait souvent courir pour sauver sa vie parce que cette unité ne le protégeait pas assez. La saison passée, cette ligne déficiente a permis 46 sacks aux adversaires, le 9e plus haut total dans la NFL.
  


Ce printemps, les Seahawks n'ont pas utilisé leurs nombreux choix de repêchage (dont plusieurs obtenus dans l'échange de Wilson) pour améliorer le talent de cette unité.  Ils se sont plutôt concentrés sur l'amélioration de leur défensive (25e de la NFL pour les points accordés avec une moyenne de 23,6 par partie en 2022-23), une des pires de la Ligue Nationale contre la course l'an dernier (30e avec 150,2 verges allouées par rencontre).

Ils ont sélectionné le demi de coin Devon Witherspoon (Illinois) au 5e rang de la première ronde (un choix obtenu de Denver pour Wilson).  En seconde ronde ils ont jeté leur dévolu sur le chasseur de QBs Derick Hall (Auburn).

Cependant, c'est surtout sur le marché des agents libres que les Hawks ont trouvé les pièces manquantes pour raffermir cette défensive trop permissive l'an dernier.  Notons les signatures des joueurs de ligne Dre'Mont Jones (ex-Broncos), et Jarran Reed (de retour à Seattle après deux saisons passées d'abord avec les Chiefs -en 2021- et les Packers -2022); du demi de sûreté Julian Love (ex-Giants); et le retour au bercail du légendaire secondeur de ligne Bobby Wagner (photo ci-dessus), après une campagne chez les Rams de Los Angeles en 2022.



Avec les changements de l'entre-saison, les Seahawks ont peut-être reconstitué un genre de «Legion of Boom» (2011 à 2017) avec une tertiaire qui pourrait être une des meilleures du circuit Goodell.  Avec l'ajout de la recrue Witherspoon, qui se joint au jeune Tariq Woolen (agréable surprise l'an dernier, à sa saison recrue) aux postes de demis de coin; qui conjugueront leurs efforts avec ceux des demis de sûreté Quandre Diggs et Julian Love, cette unité défensive pourrait se classer parmi l'élite de la Ligue pendant longtemps.

D'autant plus que le retour au jeu de Jamal Adams (blessé pendant toute la saison l'an passé) viendra sans doute consolider encore davantage cette troisième ligne de défense en la rendant plus étanche, au grand dam des attaquants des clubs opposés.

Pour ce qui est de gagner des matchs chaudement disputés, Seattle est bien placé grâce au Pro-Bowler Jason Myers, un botteur de placements fiable et efficace.  Le botteur de dégagement Michael Dickson, deuxième de la Ligue pour les verges nettes par botté (44,3) leur assurera de gagner la guerre du meilleur positionnement possible sur le terrain.



Surprenants la saison dernière, tout en profitant d'un calendrier facile et de la déchéance des Rams et des Cardinals, dans leur division, les Seahawks seront davantage pris au sérieux par leurs adversaires, cette année dans la NFL.  La défensive sera meilleure.  Et si Geno Smith (photo ci-dessus) peut s'accommoder d'une ligne à l'attaque vulnérable, tout en évitant de redescendre au niveau inférieur où il était avant la saison 2022-23, tous les espoirs sont permis pour le club du vieux Pete Carroll (bientôt 72 ans).

Certains experts leur prédisent même le championnat de leur section, devant les 49ers.  Il ne faudrait pas se laisser trop emporter.  Smith peut régresser à son niveau «normal», et les nombreux changements à la défense peuvent mettre du temps à porter fruits.  Mais il est logique que dans la faible Conférence Nationale, les Seahawks puissent décrocher une autre place en séries de fin de saison.

CALENDRIER 2023-24 DES SEAHAWKS DE SEATTLE




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Chiefs de Kansas City

mercredi 17 août 2022

SAISON 2022-23 DE LA NFL : PRINCIPAUX CHANGEMENTS.



Oh boy !  Si vous n'avez pas suivi les nombreux changements depuis la fin de la dernière saison de la Ligue Nationale de Football Américain, vous avez besoin d'une bonne mise à jour !  Autant les gros échanges, un marché des agents libres très actif, que les joueurs choisissant de prendre leur retraite, ou qui sont suspendus, ont défrayé fréquemment les manchettes depuis l'hiver passé.

D'abord, enfin (!!!), la Ligue a modifié le règlement de la prolongation durant les matchs de séries éliminatoires.  Chaque équipe pourra avoir au moins une possession du ballon à l'attaque.  Auparavant, si le club ayant gagné le tirage au sort marquait un touché dès sa première possession, le match était terminé.  Maintenant, le club opposé aura la chance de répliquer.

Ce changement survient après la controverse de la dernière demi-finale de la Conférence Américaine (Chiefs 42, Bills 36), la saison passée, quand, après avoir remporté le tirage au sort, les Chiefs de Kansas City, dans l'une des parties les plus excitantes de l'histoire de la Ligue, sont allés marquer un touché dès leur première possession du ballon.  Leurs adversaires, les Bills de Buffalo, n'ont pas pu riposter, au grand mécontentement de leur direction et de leurs farouches partisans.

RUSSELL  WILSON
Les changements les plus notables de l'intersaison concernent les quarts-arrières, en vue de la prochaine campagne qui débutera le 8 septembre, avec un affrontement majeur entre les champions Rams de Los Angeles et les Bills de Buffalo, favoris des parieurs pour gagner le prochain Super Bowl.

Les QB étant les joueurs les plus importants, il va sans dire qu'ils sont les plus susceptibles de changer le sort d'une équipe.

Étant un Patriots «hater» (Spygate 2007), et du même coup, un Tom Brady «hater» (scandale des ballons dégonflés en 2015-16), je me suis réjoui au plus haut point quand «Terrific Tom» a annoncé sa retraite à la fin du mois de janvier.  Quelle déception amère ce fut pour moi quand le no 12 des Buccaneers de Tampa Bay est revenu sur sa décision, et a cancellé sa retraite !  Il dit revenir au jeu avec les Bucs, afin de finir le travail inachevé.  Il vise un 2e championnat avec eux, et un 8e en carrière pour lui.

TYREEK  HILL
Avec lui, revenant à 45 ans, pour une 23e saison et une 8e bague du SB, les preneurs aux livres de Las Vegas placent les Buccaneers tout juste derrière les Bills pour remporter le trophée Vince Lombardi.

Dans le fond, ce renversement de décision n'est pas si surprenant lorsqu'on connaît la passion de Brady pour la «game».  De plus, il restait une année à son contrat avec les Bucs, et il est toujours dans une excellente forme physique et mentale.  Ce qui l'avait incité d'abord à se retirer c'est probablement la conciliation travail-famille.  Ce qui expliquerait d'ailleurs sa demande de s'absenter une dizaine de jours du camp d'entraînement cet été.

Parmi les joueurs vedettes qui ont effectivement choisi d'accrocher leurs crampons, et que vous ne devez donc plus chercher sur le terrain, notez : le fameux quart-arrière Ben Roethlisberger, des Steelers de Pittsburgh, qui se retire avec le 5e plus impressionnant dossier statistique de l'histoire de la NFL à sa position de pivot; le «Fitzmagic» Ryan Fitzpatrick, du club de Washington, qui, comme Big Ben, était usé à la corde après 17 saisons à se faire frapper derrière la ligne de mêlée.

MATT  RYAN

C'est également terminé pour les demis offensifs James White, 30 ans, triple vainqueur du SB avec la Nouvelle-Angleterre; Jay Ajayi (Eagles); Bilal Powell (Jets); Chris Carson (Seattle); et Frank Gore, 39 ans, ex-Jets de NY qui connaît une triste fin de carrière (3e de l'histoire de la NFL pour les gains au sol) en étant actuellement accusé de violence domestique et de voies de fait sur une femme dénudée qu'il aurait traînée par les cheveux.

Le receveur Danny Amendola (Houston), un abonné constant à la liste des blessés, a également signé le formulaire de retraite.  Jack Doyle, ailier rapproché double pro-bowler (2017 et 2019) des Colts d'Indianapolis a aussi lancé la serviette.  Comme le botteur de dégagement Sam Koch, qui a passé toute sa carrière de 16 ans avec les Ravens de Baltimore.    

Les joueurs de ligne Mitchell Schwartz (Kansas City), Richie Incognito (Vegas); Brandon Brooks (Phildelphie); Brandon Linder (Jacksonville); Alejandro Villanueva (Baltimore); Ali Marpet (Tampa Bay); Stephon Tuitt (Pittsburgh), Andrew Whitworth (Rams) et Alex Mack (San Francisco) ne seront pas de retour non plus.

Le gros ailier rapproché Rob Gronkowski (Tampa Bay) se retire pour une deuxième fois, mais on soupçonne qu'il imitera Brady en revenant au jeu, peut-être vers la mi-saison (ou un peu plus tard) comme il l'a fait l'an dernier.

BOBBY  WAGNER
L'excellent secondeur de ligne Whitney Mercilus (Houston + Green Bay) a mis fin à sa carrière le 6 avril dernier.  Le bien connu linebacker K.J. Wright (Raiders), qui a longtemps brillé pour les Seahawks de Seattle, ne jouera plus.  L'ex-as secondeur Ryan Kerrigan, qui a été solide pendant de longues années à Washington (2011-2020), s'est retiré dans l'uniforme des Eagles.  

Après être sorti de la retraite pour dépanner les Rams en fin de saison, le demi de sûreté Eric Weddle se retire à nouveau.  Parmi les nouveaux retraités on retrouve également le demi de coin Trae Waynes (Cincinnati); le demi de coin Jason McCourty (Miami); le demi de sûreté Malcolm Jenkins (Nouvelle-Orléans), et son ex-entraîneur Sean Payton, qui a quitté l'équipe après seize années de services.  Payton a indiqué qu'il ne prenait pas sa retraite mais que, pour le moment, le coaching ne l'intéresse plus.  Le coordonnateur défensif des Saints, Dennis Allen le remplacera comme entraîneur en chef.

Parlant des nouveaux coachs en chef engagés depuis la fin de la saison 2021-22, vous avez l'embarras du choix : Lovie Smith (Houston); Doug Pederson (Jacksonville); Josh McDaniels (Vegas Raiders); Todd Bowles (Tampa Bay); Kevin O'Connell (Minnesota); Brian Daboll (Giants); Nathaniel Hackett (Denver); Mike McDaniel (Miami) et Matt Eberflus (Chicago).

DAVANTE  ADAMS
À pareille date l'an passé, en analysant ce qui se brassait dans la Ligue, deux grosses histoires avaient fait couler beaucoup d'encre.  Les super étoiles Russell Wilson (Seattle) et Aaron Rodgers (Green Bay), étaient mécontents et voulaient changer d'équipe.  Le voeu de Wilson a été exaucé cet été quand les Seahawks l'ont envoyé à Denver.  Pour la première fois depuis la retraite de Peyton Manning, en 2016, les Broncos auront enfin un quart-arrière dominant.

Pour sa part, Rodgers a changé d'humeur après avoir signé un mirobolant contrat de trois ans, estimé à 150 millions de $$$ avec les Packers.

Les Texans de Houston se sont enfin débarrassés de l'encombrant Deshaun Watson (et de son lourd contrat) en l'expédiant à Cleveland.  Ils auront ainsi une plus grande marge de manoeuvre sous le plafond salarial.  Enterré sous une multitude d'allégations d'inconduites sexuelles, Watson pourrait être suspendu pendant toute la saison.  Son actuelle suspension de six matchs est en appel de la part de la Ligue Nationale, et le juge qui doit la réviser a été nommé par...la Ligue !

BAKER  MAYFIELD
D'illustres receveurs de passes ont également attiré l'attention cet été en changeant d'uniforme.  L'échange envoyant l'ultra rapide Tyreek Hill (K.C.) à Miami a été une véritable bombe.  Même chose pour Davante Adams (G.B.) qui a choisi d'aller rejoindre son ami Derek Carr avec les Raiders de Las Vegas.  L'excellent A.J. Brown (Titans) a pris le chemin de Philadelphie à la faveur d'un contrat de quatre ans évalué à 100 millions de $$$.  

Le héros du dernier Super Bowl, Cooper Kupp s'est entendu sur une prolongation de contrat de 3 ans avec les Rams.  Il sera plus riche de 80 millions de $$$, ce qui portera son salaire total à 110 millions de $$$ en additionnant son entente précédente.

Ce qui va être une lutte de titans, et que l'on doit suivre, est celle qui opposera les clubs de la division Ouest de l'Association Américaine.  Dans cette section, les champions permanents , les Chiefs de Kansas City, vont se faire chauffer par : Denver et son nouveau grand QB Russell Wilson; des Raiders améliorés avec l'ajout de Davante Adams, et du très bon chasseur de QB Chandler Jones (ex-Cardinals); et l'autre club de la AFC West, les Chargers de Los Angeles, qui ne sont pas en reste non plus après avoir solidifié leur défensive en mettant la main sur le dangereux chasseur de QB Khalil Mack (ex-Bear); et sur le demi de coin étoile J.C. Jackson (ex-Patriots).

KHALIL  MACK
Par ailleurs, plusieurs autres quarts-arrières ont changé d'adresse.  Les Browns de Cleveland ont finalement démissionné au sujet de Baker Mayfield en l'incluant dans une transaction avec les Panthers de la Caroline.  Ces derniers ont laissé tomber le quart Cam Newton, qui est maintenant agent libre.

Les Colts d'Indianapolis en seront à leur 5e quart-arrière différent en cinq ans après avoir avoir envoyé le décevant Carson Wentz à Washington, et acquis les services du vétéran Matt Ryan des Falcons d'Atlanta.

D'autre part, coup dur pour les Cards de l'Arizona, le receveur étoile DeAndre Hopkins est sous le coup d'une suspension de six matchs pour usage de substances (drogues) améliorant les performance.

Un autre receveur de premier plan, Calvin Ridley, des Falcons d'Atlanta, ratera la prochaine saison parce qu'il est puni par la Ligue pour avoir parié sur des matchs de la NFL.

ALVIN  KAMARA
Alvin Kamara, le porteur de ballon vedette des Saints de la Nouvelle-Orléans, pourrait faire face à une suspension à cause d'un assaut sur un homme survenu dans une boîte de nuit de Las Vegas, le 5 février dernier, lors du week-end du Pro Bowl.  Mais en raison de longues procédures judiciaires, la suspension pourrait être retardée jusqu'à l'an prochain tant que Kamara ne sera pas reconnu coupable.

Plusieurs autres joueurs attendent la décision à savoir s'ils seront suspendus ou non.

Plus d'une centaine de joueurs sont toujours agent libre ou sans contrat dont : Odell Beckham Jr, Antonio Brown, Eric Fisher, Will Fuller, Cole Beasley, Emmanuel Sanders, Jason Pierre-Paul, Joe Haden, Dont'a Hightower, Richard Sherman, Peyton Barber, Le'Veon Bell, David Johnson, Devonta Freeman, Latavius Murray, Desmond Trufant, DeSean Jackson, Ndamukong Suh, Jimmy Graham, Eric Ebron, Malik Jackson, Alex Okafor, Dee Ford, Carlos Hyde, etc.

VON  MILLER
Après un hiatus causé par la pandémie de COVID-19, le marché des agents libres est à nouveau florissant, et les clubs ont recommencé à donner de généreux contrats à des joueurs convoités auxquels ils tiennent à tout prix.  Von Miller a signé pour 120 millions de $$$ avec les Bills; Terron Armstead s'est vu allonger 75 millions de $$$ par les Dolphins; au moins 70 millions de $$$ ont été consentis à J.C. Jackson (Chargers), Christian Kirk (Jaguars), Randy Gregory (Broncos) et Marcus Williams (Ravens).

D'autres joueurs qui ont fait sauter la banque : Kyler Murray (Cards) a accepté un contrat de cinq ans valant 230 ½ millions de $$$.  Aaron Donald (Rams) a renoncé à la retraite en devenant le joueur le mieux payé de l'histoire de la NFL (excluant les quarts-arrières) à 31,6 millions de $$$ par saison.

Quels impacts auront tous ces changements ?  Quelles équipes en profiteront le plus ?  À quoi doit-on s'attendre de la prochaine saison de la NFL ?  Quels sont les vrais aspirants au championnat ?  La réponse dans mes prochains articles !  À suivre !