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jeudi 25 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 17 : DENVER À KANSAS CITY ⇨ FACE À DES RIVAUX DE DIVISION, LES CHIEFS NE S'ÉCRASERONT PAS DEVANT LEURS PARTISANS AU ARROWHEAD.



Étant éliminés des séries de fin de saison pour la première fois depuis une décennie, est-ce que les Chiefs de Kansas City (6-9) vont baisser les bras en se laissant battre à plates coutures par les Broncos de Denver (12-3), au soir de Noël, devant leurs fiers partisans, au Arrowhead Stadium ?  

Beaucoup d'observateurs le croient, mais je ne suis pas de cet avis.  Un club dirigé par l'entraîneur chef Andy Reid n'abandonne pas comme ça.  Surtout contre un adversaire de division qui ne demande qu'à les humilier sans pitié.

Les Chiefs doivent respecter leur clientèle de fans fidèles.  Ils ne reporteront probablement pas cette partie, car leur alignement est décimé par les blessures, y compris celles à leurs deux quarts arrières principaux : Patrick Mahomes et Gardner Minshew, blessés à un genou.



C'est un inconnu, Chris Oladokun (ci-dessus), qui sera le quart partant, mais hey !  le gars n'a rien à perdre, il sera audacieux, et il va donner tout ce qu'il a pour aider ses coéquipiers à se battre, pour éviter d'être embarrassés par les Broncos, devant les supporteurs de l'équipe.

Pour leur part, les Broncos voudront gagner pour conserver leurs chances de remporter le championnat de la division Ouest, et finir en première place de la Conférence Américaine.  Un gain contre les Chiefs, jumelé à un revers des Chargers de Los Angeles contre les Texans de Houston, samedi, leur assurerait le titre de section, et une solide option sur celui de l'AFC.

La semaine dernière, quand le substitut Gardner Minshew a été blessé à son tour, les Chiefs ont pratiquement abandonné la partie contre les misérables Titans du Tennessee (3-12), en se laissant vaincre 26 à 9, à Nashville.  



Oladokun (ci-dessus), un obscur choix de 7e ronde (241e) de Pittsburgh, en 2022, a pris la relève, et n'a pas si mal paru en complétant 11 passes en 16 tentatives, pour 111 verges de gains.  Il a toutefois subi quatre sacs.  Son ratio d'efficacité a été de 88,3.  Sa seule expérience précédente avait été une très brève présence dans un match avec les Chiefs, l'an passé (un sac).

C'est tout un défi qui l'attend jeudi contre la solide défensive de Denver, bien que celle-ci a connu une baisse de régime récemment.  Au cours du dernier mois, elle a concédé une moyenne de 25,8 points par rencontre, pour glisser au 5e rang de la NFL, tout juste derrière la défensive de Kansas City.  

La semaine dernière, elle a été malmenée par Trevor Lawrence et les Jaguars de Jacksonville, qui ont gagné 34 à 20, à Denver.  Cette défaite mettait fin à une impressionnante série de 11 victoires consécutives des Broncos.  Ils étaient invaincus depuis le 21 septembre !



Durant cette longue période victorieuse, les Broncos avaient été parfois chanceux de s'en tirer aussi bien.  C'est la défensive qui avait supporté et sauvé le club de la défaite, en quelques occasions, puisque l'attaque était inconstante.  Des blessures aux secondeurs de ligne Drew Sanders, Dre Greenlaw (photo ci-dessus), Karene Reid, et au demi de sûreté Brandon Jones, viennent compliquer la situation, en défense.

Le quart Bo Nix et ses coéquipiers à l'attaque doivent donc s'assurer de bien performer afin d'appuyer leur brigade défensive affaiblie.  En novembre, Denver avait eu le dessus sur Kansas City par la marque de 22 à 19.  

Cette fois-ci, avec seulement quelques jours de préparation, les Chiefs devront se débrouiller sans Mahomes, leur meilleur receveur (Rashee Rice, blessé), leurs deux meilleurs joueurs de ligne offensive, et leurs deux plus fiables demis de coin, tous sur la liste des blessés à long terme.  Vivement que la saison 2025-26 se termine pour les anciens champions !



Le légendaire ailier rapproché Travis Kelce (ci-dessus) pourrait en être à son dernier match en carrière devant ses partisans, car c'est possible qu'il prenne sa retraite, à la fin de la saison.  Il voudra finir ça en beauté, contre les Broncos.

Ces derniers sont favoris par 13½ points pour savourer la victoire au soir de Noël, contre les champions déchus de la division Ouest de l'AFC (neuf titres consécutifs des Chiefs).  Mais Andy Reid leur réserve sans doute quelques jeux surprises, pour gâcher le party qu'ils se promettent contre ses protégés...  Je ne pense pas que son équipe va s'écraser, et perdre par deux touchés...

Broncos   24,      Chiefs     17.




Pro Bowl

Quatre joueurs des Chiefs ont été sélectionnés pour le match des étoiles du 3 février prochain à San Francisco : Travis Kelce, le garde Trey Smith, le joueur de centre Creed Humphrey, et le plaqueur défensif Chris Jones.

Chez les Broncos, les élus sont nombreux : l'ailier éloigné Courtland Sutton, le bloqueur Garett Bolles, le garde Quinn Meinerz, le plaqueur défensif Zach Allen, le secondeur de ligne Nik Bonitto, et le demi de coin Pat Surtain II.   

samedi 27 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 4 : CINCINNATI À DENVER, LES BENGALS DANS L'ADVERSITÉ...



Les Bengals de Cincinnati ont une fiche de deux victoires et une défaite, cette saison, mais elle ne reflète pas les difficultés qu'ils ont éprouvées jusqu'à maintenant.  Leur dossier pourrait tout aussi bien être de 0-3 tellement ils ont mal joué, autant offensivement que défensivement.  Et ça augure mal en vue de leur rencontre avec les Broncos, à Denver, dans la seconde partie du programme double du Monday Night, lundi soir prochain.

On savait, avant le début de la présente campagne, que la défense des Bengals ne serait pas meilleure que celle de la saison précédente.  Et cela se confirme jusqu'ici.  Elle est au 26e rang de la NFL avec une moyenne de 30,3 points accordés par match.  La semaine dernière, elle a été massacrée au compte de 48 à 10 par les Vikings du Minnesota.

Mais au cours des dernières années, l'attaque de Cincinnati a eu l'habitude de compenser pour les faiblesses de l'unité défensive.  Ce n'est pas ce qui se produit cette saison.  Elle a chuté en dernière position de la Ligue pour les verges totales gagnées (moyenne famélique de 220,7 par rencontre) et les verges au sol (à peine 49 par partie).  Imaginez, le porteur de ballon Chase Brown gagne jusqu'à présent une moyenne ridicule de deux verges par course !  Vous n'allez pas loin avec ça !



D'ailleurs, leurs adversaires de lundi, les Broncos de Denver (1-2), misent sur le jeu au sol pour faire avancer le ballon sur le terrain.  Ils réussissent plutôt bien dans ce domaine avec une moyenne de 5,16 verges par course (5e position dans la NFL).  Mais l'attaque aérienne, elle, piétine plutôt, avec seulement 173 verges de gains en moyenne par match.  Mais contre la défensive poreuse des Bengals, l'offensive des Broncos, propulsée par le quart Bo Nix, le demi J.K. Dobbins (photo ci-dessus), et le receveur Courtland Sutton, devrait connaître un bon match, lundi soir.

Certes, son manque de punch déçoit, mais c'est bien plus la défensive qui ne répond pas aux attentes.  Dans les défaites contre Indianapolis et les Chargers de Los Angeles, elle a craqué au 4e quart en donnant de gros jeux offensifs aux adversaires.  C'est alors que d'éventuelles victoires se sont transformées en revers amers.



J'imagine que l'entraîneur Sean Payton (photo ci-dessus) va s'assurer qu'un tel scénario cauchemardesque ne se reproduira pas lundi soir, face aux Bengals.  Les chances sont plutôt minces que le quart substitut de Cincinnati, Jake Browning, réussisse un tel tour de force d'une remontée victorieuse contre Denver, lui qui, en moins de deux matchs complets, a déjà été victime de cinq interceptions et de quatre sacs.

Avec une offensive au neutre, du côté de Cincinnati, et une défensive des Broncos qui voudra retrouver sa solidité devant ses partisans, le résultat final de cet affrontement devrait pencher logiquement en faveur de l'équipe locale.  Les paris sont de 7½ points en faveur de Denver pour gagner lundi soir.  Sans doute parce que les parieurs ont en tête le souvenir de cette dégelée de 48 à 10 des Bengals, la semaine passée, contre les Vikings.  

Bengals  13,  Broncos  27.       

vendredi 5 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 1 : TENNESSEE À DENVER, UNE FORMALITÉ POUR LES BRONCOS...



VISIBLEMENT,  LA  VISITE  DES  TITANS  NE  FAIT  PAS  PEUR  AUX  BRONCOS.

Au cours d'un point de presse récent, l'entraîneur des Broncos de Denver, Sean Payton, n'a pas parlé beaucoup des Titans du Tennessee, qui seront les visiteurs pour le match d'ouverture de son équipe, à Denver, dimanche après-midi.  Un manque de respect pour le club qui a fini au dernier rang du classement de la NFL, la saison dernière avec une fiche pitoyable de 3-14 ?  Sur l'importance de la rencontre, Payton a fini par dire : «Mais Hé !  C'est le match d'ouverture !».

Le chevronné coach, et futur membre du Temple de la Renommée, préférait parler de sa formation plutôt que de celle des Titans.  Et ça se comprend.  Après avoir surpris la NFL et les amateurs de football en connaissant une saison au-delà des attentes (fiche de 10-7 et participation aux éliminatoires) à seulement sa deuxième année aux rênes de l'équipe, Payton vise encore plus haut cette saison, pour ses protégés.  Rien de moins qu'être de sérieux prétendants au Super Bowl.

Et ses aspirations sont partagées par les membres de son unité défensive qui sont déterminés à devenir la brigade défensive numéro 1 de la Ligue, en 2025-26.  Elle a terminé au 3e rang l'an passé, en n'allouant que 18,3 points par match.



Ces ambitions sont réalistes car les Broncos ont amélioré leur alignement, de ce côté-là du ballon.  Ils peuvent toujours compter sur le demi de coin Pat Surtain (photo ci-dessus), le joueur défensif par excellence de la NFL l'an dernier, mais ils ont ajouté deux joyaux en mettant sous contrat les joueurs autonomes Talanoa Hufanga et Dre Greenlaw, deux anciens piliers de l'excellente défense des 49ers de San Francisco.

Avec eux, cette solide défensive coche toutes les cases d'excellence pour stopper les jeux des attaques adverses, que ce soit au sol ou dans les airs.

Le portrait est moins reluisant en offensive, mais Sean Payton a trouvé le quart arrière qu'il désirait l'an passé, quand les recruteurs de l'équipe ont sélectionné Bo Nix.  La jeune recrue a joué avec aplomb, et presque comme un vétéran, à ses débuts dans la grande Ligue.  Il est efficace en prenant soin de sécuriser le ballon et d'éviter les revirements, une qualité rare pour un QB si jeune.

Il comprend et connaît mieux le système offensif de Payton cette année, et ça pourrait rapporter encore plus de dividendes.  Il n'a pas à se soucier de sa protection, et de sa sécurité, car il joue derrière une excellente ligne à l'attaque, menée par Quinn Meinerz, aussi efficace en protection, sur les jeux de passe, que pour bloquer, sur les jeux au sol.



L'entraîneur en chef des Broncos était mécontent de l'attaque terrestre des siens, l'an passé.  Il a fait le ménage dans le champ arrière des siens, durant la saison morte.  Il a embauché le porteur de ballon J.K. Dobbins (ex Chargers et ex Ravens), et ses recruteurs ont sélectionné le demi offensif RJ Harvey (UCF, photo ci-dessus) au second tour du repêchage de cette année.

Payton ne tarit pas d'éloges à l'endroit de ce dernier.  Prudent, et fidèle à sa méthode, avec les recrues, le pilote de "l'Orange Crush" prévoit de l'intégrer progressivement en situations de jeu, tout en appréciant la manière dont Harvey exploite sa vitesse pour bondir à l'extérieur, lorsqu'il court avec le ballon.

Aux dires de Payton, Harvey possède la qualité essentielle pour un porteur de ballon : un instinct pour la course, une capacité de se libérer de ses poursuivants et de réaliser des percées importantes.  Ce qui plait aussi à Payton (photo ci-dessous, avec Bo Nix), c'est qu'il est facile à coacher, car il a une grande volonté d'apprendre.  Le coach des Broncos a déjà identifié des types de jeu au sol pour lesquels Harvey serait à l'aise. 



Le coach principal des Broncos était encore plus insatisfait de ses ailiers rapprochés, la saison dernière.  Nate Adkins et Adam Trautman n'ont à peu près pas contribué offensivement à l'attaque de Denver en 2024-25.  Le plus souvent, ils se sont contentés d'agir comme bloqueurs.

La situation devrait changer cette année, car les Broncos ont acquis le joueur autonome Evan Engram.  Celui-ci a raté la moitié de la saison dernière avec les Jaguars de Jacksonville, à cause d'une blessure à l'épaule, mais il a un potentiel élevé.

Pour renforcer leur jeu offensif, les dirigeants des Broncos comptent sur l'émergence de l'ailier éloigné Marvin Mims Jr. (photo ci-dessous).  Il a démontré sa vitesse et son habileté pour éviter les plaqués à titre de retourneur de bottés, sur les unités spéciales, mais les Broncos pensent qu'il peut transposer ces qualités en tant que receveur.  Il a d'ailleurs commencé à le faire en fin de saison et en éliminatoires, lors de la dernière campagne.


S'il continue dans la même voie, il pourrait seconder encore davantage le receveur principal de l'équipe, Courtland Sutton.

Du côté des Titans, on parle surtout du quart arrière recrue Cam Ward.  La dernière place au classement de l'équipe en 2024-25 leur a tout de même permis d'obtenir le premier choix du repêchage, leur offrant ainsi l'occasion de combler leur plus grande lacune : le poste de quart arrière.

Ward est un passeur sans peur, qui aime étirer les jeux en courant avec le ballon, et en le lançant loin, dans des fenêtres étroites.  Ce qui peut être payant en terme de verges gagnées, mais également dangereux (risques d'interceptions et d'échappés).  Sa principale qualité c'est sa vision, c'est-à-dire, voir les opportunités pour les longs jeux.  Il aurait déjà développé une bonne complicité avec le receveur Calvin Ridley, au camp d'entraînement.

Nul doute que la forte défensive des Broncos, -une redoutable machine à sacs (63 l'an dernier)- va le presser dimanche, afin qu'il commette des erreurs.  Ward apprendra de cette épreuve.  C'est le but visé par les dirigeants de l'équipe.



Il est plutôt bien entouré pour réussir. Sa ligne offensive est solide, le champ arrière est correct avec le demi offensif Tony Pollard, et il dispose d’un bon groupe de receveurs. Parmi eux, les ailiers espacés Calvin Ridley, le vétéran Tyler Lockett (nouvellement arrivé après sa longue carrière chez les Seahawks de Seattle), la recrue Elic Ayomanor (choix de 4e ronde), et l'ailier rapproché Chig Okonkwo.

Si Ward justifie son choix de no 1 au dernier repêchage, les Titans devraient gagner plus de matchs cette saison.  Car, en défense, en dépit de leurs faiblesses aux niveaux des secondeurs et des demis de sûreté, les Titans ont de très bons éléments (comme Jeffery Simmons), surtout à la hauteur de la première ligne de front.

Si cette défense a accordé tant de points l'an dernier (30e de la NFL avec 27,1 points par match) c'est surtout parce qu'elle était surtaxée, en raison de la mauvaise tenue de l'offensive de l'équipe (trop de revirements, 34, pires de la NFL) et de l'inefficacité des unités spéciales.  
 


En somme, Sean Payton ne s'inquiète pas trop du score final qui devrait être largement en faveur de son équipe, au terme du match d'ouverture à Denver, dimanche après-midi.  Il sera davantage intéressé à tester certaines hypothèses, surtout en attaque, pour mesurer les améliorations apportées à l'alignement, lors de l'intersaison et du camp d'entraînement.

Pour leur part, les Titans savent que leurs chances de succès sont minces en vue de cet affrontement contre une défensive rude et étanche, devant une des foules les plus hostiles de la NFL.  Ils seront surtout à la recherche d'indices pour savoir si Cam Ward méritait d'être le premier choix du dernier repêchage du circuit Goodell, et s'il peut devenir le quart arrière de franchise qu'ils recherchent depuis si longtemps.

Titans  13,  Broncos 27.

🏈🏈🏈

N.B. ⇨ Pour en savoir davantage au sujet de ces deux clubs, cliquer sur les liens suivants :


mercredi 13 août 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-26 : LE COACH SEAN PAYTON ET SES BRONCOS DE DENVER VISENT LE TITRE DE LA DIVISION OUEST DE L'AFC.



À SA 3e SAISON À LA DIRECTION DES BRONCOS, SEAN PAYTON NE MANQUE NI D'AMBITION NI DE CONFIANCE ENVERS LA CAPACITÉ DE SON ÉQUIPE DE RAVIR LE CHAMPIONNAT DE SA DIVISION AUX CHIEFS DE KANSAS CITY.

Pour y parvenir, même s'il présentera une formation améliorée en offensive, comme en défensive, Payton et les siens feront face à une opposition accrue, par rapport à la saison dernière, quand les Broncos ont remporté huit de leur dix victoires contre des clubs avec une fiche perdante (64 victoires, 90 défaites).  Par contre, leurs sept revers ont été subis contre des équipes avec des dossiers positifs (67 gains, 35 revers).

La saison prochaine, ils devront affronter neuf formations ayant participé aux playoffs en 2024-25, en plus des Bengals de Cincinnati, qui sont venus très près d'y prendre part.

Les priorités de l'intersaison étaient d'abord de "soigner" l'offensive déficiente de l'équipe (qui a tout de même marqué 47 touchés, 9e plus haut total dans la NFL), en particulier, l'attaque au sol, sur laquelle Payton (photo ci-dessous) aime baser ses stratégies, et qui a été inconstante et incapable de générer des jeux explosifs la saison passée.  Il faut remonter à la saison 2022 pour trouver un demi offensif des Broncos qui a gagné plus de 100 verges dans un match.  Une disette de 35 parties consécutives...
  


D'abord, les Broncos ont laissé partir à Dallas le porteur de ballon Javonte Williams et sa faible moyenne de 3,69 verges par course.  Ils l'ont remplacé par J.K. Dobbins qui, l'an passé a connu la meilleure saison de sa carrière (avec les Chargers de L.A. ⇨ 915 verges de gains au sol + neuf touchés).

Précédemment, l'équipe du Colorado avait sélectionné le demi offensif R.J. Harvey en seconde ronde.  On dit qu'il est le deuxième meilleur prospect chez les porteurs de ballon de cette classe de 2025, après Ashton Jeanty, réclamé par les Raiders de Las Vegas.

À l'Université Centrale de Floride, le robuste demi faisait rater des plaqués et, en s'échappant souvent après le premier contact, il était une constante menace pour se rendre dans la zone des buts adverses.  Très athlétique, Harvey (photo ci-dessous) a dominé sa ligue pour les courses de dix verges et plus.  Il est très dynamique et explosif.



Il est aussi doué pour attraper des passes (contrairement à Dobbins), bien qu'il doive encore améliorer sa protection du quart arrière lors des situations de passe.  Sean Payton est un adepte de l'utilisation d'un comité pour se charger de l'attaque au sol.  Il prévoit de mettre en place un nouveau système, appelé "course de zone", pour améliorer l'efficacité du jeu au sol.

Les Broncos avaient tellement peur de  perdre Harvey au 2e tour de l'encan amateur, qu'ils ont évité de l'exposer aux autres équipes, en ne lui parlant pas, avant le repêchage.  Un autre coup de génie de Payton, comme celui qui l'avait amené à repêcher Bo Nix, un négligé de l'encan de 2024 ? 

De meilleurs porteurs de ballon enlèveront de la pression sur le quart arrière Bo Nix, et une attaque au sol mieux établie favorisera le "play action", et préparera le jeu de passes.



L'autre grande faiblesse de la saison passée, c'était l'absence d'un ailier rapproché de qualité.  Les Broncos ont donc remédié à la situation en faisant signer un contrat à l'agent libre Evan Engram (photo ci-dessus), un bon vétéran qui devrait être remis de sa blessure à l'épaule gauche, qui lui a fait rater la seconde moitié de la dernière campagne.  

L'année précédente (2023), avec Jacksonville, il avait connu toute une saison en captant l'impressionnant total de 114 passes, pour 963 verges, et quatre touchés.  Seuls Travis Kelce et Trey McBride avaient fait mieux, parmi les ailiers rapprochés de la NFL.

Pour comparaison, l'année dernière, le meilleur ailier rapproché de Denver, Adam Trautman (photo ci-dessous), a réalisé 13 réceptions pour un total de 188 verges et deux touchés.



Cela montre à quel point Engram pourrait avoir un impact considérable pour les Broncos, à son poste, lors de la saison 2025-26.  Il représente une grande cible à 6'3", 240 lbs, et il sera d'une grande utilité au quart Bo Nix, quand il cherchera un receveur pour le dépanner, au centre du terrain, en situations de stress.

Il gagne normalement plusieurs verges après l'attrapé, et il est capable de créer des jeux explosifs.  De plus, Payton est un maître pour savoir tirer avantage d'affrontements favorables pour ses ailiers rapprochés, face à des adversaires hors position, ou vulnérables.  Il utilisera souvent Engram, dans toutes sortes de situations. 

Chez les ailiers éloignés, Courtland Sutton demeure le numéro un incontesté (81 réceptions, 1 081 verges de gains + huit touchés, 44% des gains par la passe des Broncos, visé par 25% des passes tentées).  C'est la cible préférée de Nix pour les attrapés contestés, et sur les 3e essais.
  


Il était bien seul de sa gang, jusqu'à ce que les entraîneurs s'ouvrent les yeux et découvrent que Marvin Mims (photo ci-dessus) pouvaient être un bon numéro 2, dans l'attaque aérienne unidimensionnelle de l'équipe.

Pourtant Mims avaient été le meilleur retourneur de bottés de la NFL, avec sa rapidité, sa vision pour trouver des ouvertures, et sa capacité d'échapper aux plaqués.  Ces qualités auraient dû sonner une cloche aux dirigeant des Broncos pour l'utiliser davantage comme receveur.  

Durant le camp d'entraînement, Mims a déclaré que les entraîneurs avaient de gros plans pour lui en 2025-26.  Il a dit qu'il était prêt pour jouer un plus grand rôle dans les plans de matchs de l'équipe. Il attirerait davantage l'attention des défenseurs adverses, offrant ainsi plus d'espace à Sutton, et obligeant les défenses opposées à rester honnêtes.



Le poste d'ailier espacé numéro 3 devrait revenir à Devaughn Vele (photo ci-dessus), qui, étonnamment, dans un rôle secondaire, a été le 3e receveur le plus efficace de la NFL la saison dernière, lorsque son club était en position de marquer des points.  Il a saisi 41 des 55 passes lancées en sa direction, et il a marqué trois touchés.

Pour étoffer ce groupe de receveurs, les Broncos ont repêché Pat Bryant en 3e ronde du repêchage de cette année.  L'an passé, avec l'Université d'Illinois, il a maintenu une moyenne de 18,3 verges par attrapé.  Coach Payton aime distribuer le ballon à plusieurs joueurs, et Bryant aura la chance de se faire valoir dans une telle optique.

Le quart arrière Bo Nix (photo ci-dessous) a bien joué à sa saison recrue l'an dernier.  Après un premier mois difficile, il s'est bien adapté aux directives de Sean Payton et du coordonnateur offensif Joe Lombardi.



Il a complété 66,3 % de ses passes tentées, pour 3 775 verges, 29 touchés, contre une douzaine d'interceptions, avec un taux d'efficacité de 93,3.  Il a ajouté des gains de 430 verges par la course (8e rang des QBs dans la NFL,) dont 19 courses de dix verges et plus, à égalité avec Josh Allen et Kyler Murray.  Il a marqué quatre autres touchés de cette manière.  

Il a amélioré ses prises de décisions, et Payton est convaincu qu'il sera encore meilleur la saison prochaine, grâce à sa meilleure connaissance du livre de jeux, et de la manière de l'exécuter correctement.

Il a amené au niveau professionnel les qualités qui le caractérisaient dans les rangs amateurs : précision de ses passes, bonne protection du ballon, capable de faire tous les genres de passes, bon sous pression, bon coureur, efficace pour les longues passes de 20 verges et plus (8e dans la NFL l'an passé).  Il a été le premier quart arrière des Broncos à les conduire en séries éliminatoires depuis Peyton Manning (photo ci-dessous, avec son fils Marshall), en 2015.



Même s'il a été excellent pour lancer de longues passes, il a dû se contenter bien plus souvent de courtes passes rapides, parce que son groupe de receveurs était médiocre, et qu'ils ne gagnaient pas beaucoup de verges après l'attrapé.

Ces courts relais, dans les flancs, remplaçaient en quelque sorte les jeux au sol, qui ne fonctionnaient pas souvent.  35% de ses tentatives de passes ont été pour dix verges et moins, et une moyenne de 6,1 verges par tentative, au 33e rang des QBs de la NFL.  Avec l'amélioration de l'attaque, cette année, ces statistiques ne devraient pas se répéter, et Nix pourrait contribuer davantage à l'attaque au sol.

Malgré son jeune âge et son manque d'expérience, Nix a prouvé qu'il était un joueur fiable et compétent. Ses coéquipiers ont appris à lui faire confiance, d'autant plus qu'il démontre déjà de solides qualités de leader.



Il a battu presque tous les records de franchise pour un quart arrière recrue à Denver : le plus de victoires (10), le plus de passes de touché (29, 2e dans l'histoire de la NFL).  Il est devenu seulement le 5e quart recrue de la Ligue Nationale à franchir la barre des 3 500 verges de gains par la passe.  Il a enfin établi un record du circuit Goodell pour une recrue, avec sept matchs d'au moins 200 verges de gains aériens et deux touchés, sans subir d'interception.

C'est pourquoi les Broncos croient fermement qu'ils ont enfin trouvé leur quart arrière de franchise, après avoir vu défiler 14 candidats malheureux, depuis la retraite de Peyton Manning en 2015.  Il ne fait aucun doute que leurs succès futurs dépendront grandement de Nix.

La ligne offensive de Denver reste la même que la saison dernière.  Pro Football Focus la classe au 2e rang dans la NFL, notamment parce qu'elle excelle à protéger le quart arrière en situations de passes.  Nix n'a subi que 24 sacs en 2024-25, et il a été le quart de la NFL qui a été le moins soumis à la pression (16,2%).  La star de cette ligne est le garde Quinn Meinerz (photo ci-dessous), classé deuxième en efficacité parmi les joueurs de sa position dans la Ligue Nationale.



Avec l'inconstance et les déficiences de l'offensive de l'équipe, c'est la forte défensive des Broncos qui les a tirés d'ennuis la saison dernière en limitant le nombre de points marqués par les adversaires (moyenne de 18,3 par match, au 3e rang de la NFL).

La défense anti course a été particulièrement brillante en n'accordant qu'une moyenne de 96,4 verges par partie (3e plus efficace dans la Ligue). Au total, cette brigade a terminé au 7e échelon de la NFL pour les verges allouées avec une moyenne de 317,1 par match.  Elle a terminé à la 2e place pour la plus faible moyenne de verges concédées par course (3,9), un véritable rempart...

Elle pourrait être encore meilleure en 2025-26 puisque les dirigeants de l'équipe ont acquis des joueurs d'impact dans l'intersaison.  Ainsi, deux anciens des 49ers de San Francisco viennent se joindre à l'unité défensive de Denver : le secondeur Dre Greenlaw, et le demi de sûreté Talanoa Hufanga (photo ci-dessous).



Les Broncos et Sean Payton ont fait un pari concernant ces deux joueurs, car ils ont un important historique de blessures, ces dernières années.  Mais si ces joueurs restent en bonne santé, le coordonnateur défensif Vance Joseph pourra intensifier l'utilisation du blitz, semant ainsi davantage de confusion dans les stratégies offensives des adversaires.

Les recruteurs de l'équipe ont également choisi Jahdae Barron au 20e rang de la première ronde du repêchage, cette année.  Il est très versatile puisqu'il peut jouer à toutes les positions dans la tertiaire.  En se joignant à Hufanga, Brandon Jones, Riley Ross, Ja'Quan McMillian, et Pat Surtain II (joueur défensif de l'année en 2024 dans la NFL), il complètera une tertiaire facilement cotée dans le top-3 du circuit Goodell.

Ce qui rend cette unité défensive de troisième ligne si impressionnante, c'est que ses joueurs excellent à mettre de la pression sur les quarts arrières adverses.  Ils ont aidé à établir un record de franchise avec un impressionnant total de 63 sacs réussis, le plus élevé de la Ligue Nationale la saison dernière.  Jouer contre eux, ce n'est pas une partie de plaisir pour les adversaires...



La première ligne de défense est vraiment impressionnante. Sans même avoir besoin de recourir au blitz, elle s'est imposée comme la meilleure de la Ligue pour mettre la pression sur le champ arrière adverse, avec un taux de 40,7 %.  Les deux plus efficaces dans ce domaine ont été John Franklin-Myers et Zach Allen (photo ci-dessus).

La défensive sera également renforcée par le retour au jeu du secondeur Alex Singleton, qui est tombé au combat lors du 3e match de l'équipe, et qui a raté le reste de la saison en raison d'une grave blessure au genou.  C'est un joueur d'élite, et si Dre Greenlaw parvient à rester en bonne santé à ses côtés, il pourra encore s'améliorer grâce à son aide précieuse.

Les unités spéciales des Broncos ont la chance de compter sur Marvin Mims, le meilleur retourneur de bottés de la NFL.  Ils sont également bien servis par leur botteur de précision Will Lutz, qui a été aussi un des meilleurs de la Ligue en réussissant 31 de ses 34 tentatives de placements, dont cinq sur 50 verges et plus.

Un nouveau botteur de dégagements, la recrue Jeremy Crawshaw, s'occupera de cette tâche cette saison.

🏈🏈🏈

Les progrès réalisés dans les unités offensives et défensives promettent une belle saison pour les Broncos. Cela sera essentiel pour faire face à un calendrier plus exigeant.

Mieux épaulé par ses coéquipiers en attaque, notamment grâce à une amélioration du jeu au sol, le quart arrière Bo Nix devrait échapper à la guigne de la deuxième année.  Il bénéficie d'une meilleure maîtrise du livre de jeux, et peut mieux répondre aux attentes de son entraîneur Sean Payton.  Cependant, les adversaires le connaissent désormais mieux, et Nix devra sans doute adapter son jeu face aux stratégies mises en place pour le neutraliser.  

Denver doit se battre contre deux adversaires coriaces dans sa division (K.C. et Chargers). Je ne crois pas qu'ils aient une attaque assez forte pour inscrire suffisamment de points, remporter assez de matchs, et ainsi détrôner les Chiefs, au sommet de l'AFC Ouest.

Si leurs joueurs fragiles arrivent à éviter les blessures, ils livreront une chaude lutte aux Chargers pour la deuxième place de la section.  Une nouvelle qualification pour les playoffs semble envisageable.

CALENDRIER  2025-26  DES  BRONCOS  DE  DENVER

 
N.B. ⇨ Voir autres prévisions des équipes de la division Ouest de la Conférence Américaine


vendredi 10 janvier 2025

ÉLIMINATOIRES NFL 2025 : LES BRONCOS ONT DÉJÀ LIMITÉ JOSH ALLEN ET LES BILLS DE BUFFALO...



FAVORIS  POUR  GAGNER  PAR  AU  MOINS  NEUF  POINTS,  LES  BILLS  DE  BUFFALO  POURRAIENT  RENCONTRER  UN  MUR  CONTRE  LA  SOLIDE  DÉFENSIVE  DES  BRONCOS  DE  DENVER,  DANS  LE  MATCH  DE  WILD  CARD,  DIMANCHE  APRÈS-MIDI.


Le quart arrière Josh Allen, des Bills de Buffalo (13-4), connaît une saison à tout casser, cette année.  Une performance digne du joueur par excellence (MVP) dans la Ligue Nationale de Football.  Il est la raison pour laquelle son équipe est favorite pour remporter la victoire, dimanche prochain, 13 heures, dans le match de premier tour éliminatoire contre les surprenant Broncos de Denver (10-7).

Il y a plusieurs autres facteurs qui militent pour un scénario gagnant en faveur des Bills, mais la marge victorieuse de neuf points, telle que prédite, est peut-être exagérée.  Essayons de voir pourquoi...




🏈 1.  L'expérience

☑ Avantage Bills

C'est un facteur important en séries de fin de saison. Il avantage les Bills, car ils ont l'habitude de jouer dans ce type de matchs éliminatoires, où la pression de gagner est accrue.  Buffalo vient d'aligner un cinquième titre de division d'affilée.  Et le quart arrière Josh Allen a déjà joué dans onze de ces matchs à élimination directe.

Par contre, son homologue des Broncos, la recrue Bo Nix en sera à sa première expérience en playoffs.  Il ressentira la pression, surtout si son équipe tire de l'arrière au pointage, tôt dans le match.  Denver participe aux éliminatoires pour la première fois depuis 2015, soit depuis que le légendaire quart arrière Peyton Manning les avait conduit à la victoire au Super Bowl 50.

Contrairement aux Bills, Denver a une jeune équipe.  C'est une formation que personne ne voyait accéder aux éliminatoires cette saison, après avoir fini la campagne précédente avec un bilan de 8-9, et après avoir à peine entamé une reconstruction.  Mais à sa deuxième année à la barre du club du Colorado, le réputé entraîneur en chef Sean Payton a accompli de l'excellent boulot.  Il a gagné son pari, pour faire de ses surprenants protégés, un groupe plus que respectable.  Il ne faut pas se méprendre, il y a beaucoup de talent dans leur alignement.  





🏈 2. L'avantage du terrain.

☑ Avantage Bills.

Buffalo a été invaincu (8-0) à domicile cette saison. C'est également le club de la NFL qui possède le meilleur bilan devant ses partisans, à la maison, depuis 2020.

Pour leur part, les Broncos n'ont gagné que quatre de leur neuf rencontres disputées à l'étranger.  Le quart Bo Nix a été bien moins efficace (rating de 85,8 avec seulement dix de ses 29 passes de touché) sur la route, qu'à Denver (rating de 102).




🏈 3. Les quarts arrières.

☑ Avantage Bills.

Bien que Bo Nix ait connu une très bonne saison recrue, en s'améliorant constamment, à mesure que la saison progressait, il ne peut se comparer à Josh Allen.  Ce dernier, un grand leader, a dirigé la deuxième meilleure attaque de la Ligue (30,9 points en moyenne par match).  Son offensive a été la première de l'histoire de la NFL à enregistrer au moins 30 passes de touché, et 30 touchés (32) au sol en une saison.

Allen est très supérieur à Nix pour courir avec le ballon, éviter la pression et les sacs, éviter les interceptions, et gagner des premiers essais.  Son coefficient d'efficacité (rating) a été de 101,4 contre 93,3 pour Nix.  Ce dernier a quand même lancé 29 passes de touché, le 2e plus haut total pour un QB recrue dans l'histoire de la NFL (le meilleur a été Justin Herbert, des Chargers, avec 31). 




🏈 4. Les entraîneurs en chef.

≔ Égalité.

Sean Payton, des Broncos, est réputé pour être un coach sévère, qui fait travailler durement ses joueurs, au camp d'entraînement, et dans les pratiques.  Il ne laisse rien au hasard en préparant son équipe.  Il est très expérimenté.  Il a gagné le Super Bowl en 2009 en dirigeant les Saints de la Nouvelle Orléans.  Pas de doute, c'est un des meilleurs coach du circuit Goodell.  C'est un génie offensif et un spécialiste pour bien former les quarts arrières.  On l'a constaté avec Drew Brees quand il a dirigé les Saints.  Il fait la même chose avec Bo Nix.

Son vis-à-vis, Sean McDermott, n'est pas aussi aguerri, mais sa fiche gagnante de 91-50 (dont 5-6 en playoffs) prouve ses compétences.  Une de ses particularités, c'est qu'il a le tour de diriger et de gagner les matchs contre les quarts arrières recrues.  Or, il fera face au QB recrue Bo Nix, dimanche.




🏈 5. Les offensives.

☑ Avantage Bills.

Avec Josh Allen aux commandes, les Bills sont supérieurs aux Broncos à l'attaque.  Mais ce n'est pas seulement à ce poste de QB qu'ils dominent leurs adversaires.  Que ce soit avec leurs porteurs de ballon (surtout James Cook , photo ci-dessus), ou avec leurs receveurs de passes (les Broncos n'ont qu'un receveur dangereux en Courtland Sutton, bien que Marvin Mims ait bien fait récemment; tandis que les Bills ont Khalil Shakir, et deux bons ailiers rapprochés en Dalton Kincaid ainsi que Dawson Knox), les Bills ont plus de moyens pour gagner des verges et marquer des touchés.

L'excellent ailier éloigné Amari Cooper, des Bills, devrait être enfin de retour au jeu, après une longue absence (neuf parties) pour des raisons personnelles.  Il peut donner un avantage supplémentaire à son équipe s'il connaît un bon match.

Buffalo a terminé la saison régulière au 9e rang de la Ligue, et pour les gains au sol (131,2 verges en moyenne par match), et également pour les gains aériens (227,9 verges par partie).  Les Broncos ont moins bien fait avec respectivement 112,2 verges au sol (16e rang dans la NFL) et 212,4 verges dans les airs (20e).

Les Bills viennent de connaître la saison la plus productive de leur histoire avec 525 points marqués et 62 touchés.  Ils ont marqué 40 points ou plus à quatre reprises, et huit fois ils ont dépassé les 30 points au tableau indicateur.




🏈 6. Les défensives.

☑ Avantage Broncos.

Les Broncos n'ont pas rencontré les Bills cette saison, mais ils les avaient vaincus 24 à 22, le 13 novembre 2023, à Buffalo.  Leur défensive n'était pas aussi bonne qu'elle l'est maintenant, mais elle avait tout de même embêté Josh Allen en interceptant deux de ses passes, en le limitant à 177 verges de gains aériens, à une seule passe de touché et à une faible efficacité (rating) de 59,3.

Si cette féroce défense (3e de la NFL avec 18,3 points accordés par match) pouvait répéter cet exploit dimanche, il y a de fortes chances que les Broncos causent la plus grande surprise des séries éliminatoires en venant à bout des Bills, sur leur terrain.

Généralement, en ne peut pas courir contre ce front défensif redoutable (3e meilleur de la NFL avec une moyenne de 96,4 verges allouées par match).  Mais le côté gauche de la première ligne de défense est moins solide, et ça adonne que c'est ce point faible que le demi James Cook choisit d'attaquer généralement.

La défense anti-aérienne de Denver est également vulnérable contre les demis offensifs opposés sortant du champ arrière pour capter des passes.

Mais avec leur as demi de coin Patrick Surtain, -vers qui aucun quart arrière n'ose lancer le ballon-, la moitié du terrain devient indisponible pour les attaques aériennes adverses.  C'est un handicap important pour elles, car les Broncos peuvent mettre plus de demis défensifs de l'autre côté du terrain -opposé à celui défendu par Surtain- pour assurer une meilleure couverture contre les receveurs ennemis.

La brigade défensive de Denver a établi un record d'équipe cette saison, en réussissant 63 sacs.  Nik Bonnino en a réussi 13½, et Jonathan Cooper 10.  C'est la meilleure défense de la ligue pour exercer de la pression sur les quarts arrières adverses.  Par contre, cette saison, Josh Allen a été le meilleur dans la NFL, à sa position, pour éviter la pression et les sacs (14).  Il excelle également contre le blitz.  Sa ligne à l'attaque le protège très bien.

Mais cet aspect du match de dimanche sera à surveiller.  Si la ligne à l'attaque des Bills flanche, et qu'elle permet aux chasseurs de QB des Broncos de frapper et de presser Allen pour le pousser à commettre des erreurs, Denver prendra une option sur une victoire surprise, en faisant de cette rencontre une bataille défensive.

Buffalo a une tertiaire vulnérable, surtout aux postes de demis de sûreté, où Taylor Rapp et Damar Hamlin sont inconstants.  C'est vrai que c'était contre de fortes offensives (plus de 40 points accordés aux Rams, et aux Lions; 35 points contre les Ravens), mais la défensive des Bills s'est parfois totalement effondrée cette saison.  Il ne faudrait pas qu'elle expérimente un de ces mauvais jours dimanche contre Denver.  À sa défense, cette unité a été éprouvée par les blessures en 2024-25.

Mais elle a été la pire de la Ligue Nationale pour obliger les clubs adverses à dégager leur territoire (49 fois; en comparaison, la défensive des Broncos a forcé 79 dégagements par leurs adversaires), et 29e (43,8%) pour les 3e essais convertis par les opposants (souvent des 3e essais et long).  Elle a trop permis de longues séquences offensives à leurs adversaires, ce qui a réduit le temps de possession du ballon pour leur offensive. 




🏈 7. La bataille des revirements.

☑ Avantage Bills.

Buffalo a été de loin la meilleure formation de la Ligue pour le différentiel des revirements (+ 24), en n'en commettant que huit (un record de la NFL), et en réussissant 32 (16 interceptions + 16 échappés recouvrés).  Les Broncos n'ont pas mal fait à ce chapitre, avec un différentiel de + 6 (25 pour, 19 contre).  

L'inexpérience de Bo Nix l'expose à faire plus d'erreurs que l'expérimenté Josh Allen, qui est une force de la nature, avec son physique imposant.  Même lorsqu'il lance des interceptions, celles-ci sont rarement coûteuses.

Allen a réalisé un record cette saison avec un faible 4,17 % de jeux négatifs, au cours desquels ils a subi soit une interception, soit un échappé, soit un sac.  Peyton Manning (4,21 %) détenait le précédent record.  

Cependant, son adversaire, Bo Nix n'était pas loin derrière pour éviter de telles erreurs (2e meilleur de la Ligue).  Ce qui est d'autant plus remarquable pour une recrue.  Il a d'ailleurs établi une marque pour le moins de jeux négatifs pour un quart arrière recrue dans l'histoire de la NFL.  Les Broncos ont gagné huit fois en autant de matchs quand Nix (un choix de première ronde, 12e choix au total, l'an passé) a commis deux erreurs ou moins dans une partie.

On sait que le club qui gagne la bataille des revirements en sort souvent vainqueur.




🏈 8.  Les botteurs de placements.

☑ Avantage Broncos.

Le botteur de précision de Denver (Wil Lutz, photo ci-dessus) semble avoir un léger avantage sur celui de Buffalo (Tyler Bass).  Lutz a réussi toutes ses transformations (46 en 46) et ses tentatives de placement entre 40 et 50 verges; tandis que Bass a raté cinq transformations et quatre placements entre 40 et 50 verges.

🏈🏈🏈

Il faut mentionner que les Broncos ont remporté presque toutes leurs victoires (huit sur dix) contre des équipes ayant une fiche négative.  Les deux exceptions étant Tampa Bay et Kansas City.  Mais dans ce dernier cas, au dernier match de la saison, les Chiefs (15-2) n'ont pas fait jouer leurs meilleurs joueurs, puisque la partie était sans importance pour eux.

Au final, la défensive des Bills a été passablement "molle" à plusieurs reprises cette saison, bien qu'elle ait souvent plié sans casser en défendant assez bien dans la zone payante (red zone).  Par chance pour elle, quand elle a donné trop de points à l'adversaire, Josh Allen et son offensive ont souvent compensé cette faiblesse en marquant plus de points que le club opposé.



C'est ce qui risque de se produire dimanche prochain.  Mais avec l'imposante et brutale défensive des Broncos, ça sera difficile pour Allen et les siens de déclencher le rouleau compresseur afin d'intimider, de bousculer, et d'écraser l'adversaire.  Mais le gros QB des Bills saura exploiter les rares faiblesses de cette coriace défensive de l'Orange Crush, pour conduire les siens à la victoire, dans un match chaudement disputé, dans le froid de Buffalo...