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vendredi 11 septembre 2026

NFL 2026 ⇨ SEMAINE NO 1 ⇨ BALTIMORE @ INDIANAPOLIS ⇨ BATAILLE DE DEMIS OFFENSIFS ENTRE DERRICK HENRY ET JONATHAN TAYLOR !



Si vous aimez les batailles aériennes au football de la NFL, vous serez probablement déçus en regardant le match de dimanche après-midi entre les Ravens de Baltimore et les Colts d'Indianapolis.  Vous assisterez plutôt à une guerre d'infanterie, avec comme généraux le porteur de ballon Derrick Henry (photo ci-dessus) des Ravens, et Jonathan Taylor, qui mènera la charge pour les Colts.

Ce sont les atouts principaux des deux équipes.  Normalement ce sont plutôt les quarts arrières qui revendiquent les rôles les plus importants, et qui sont, en quelque sorte, les moteurs de l'attaque.  Mais dans ce match, on s'interroge à savoir qui de Lamar Jackson (Baltimore), ou Daniel Jones (Indianapolis), sera assez en forme pour fournir son plein rendement.

Les deux pivots ont été éprouvés par les blessures, la saison dernière.  Jones tente un retour au jeu après que des blessures au péroné et au tendon d'Achille ont écourté sa campagne 2025-26.  Jackson a raté quelques rencontres, et en a jouées d'autres avec une blessure aux ischio-jambiers.  On peut se demander comment cela affectera leur mobilité dimanche.



C'est surtout important pour Lamar Jackson (photo ci-dessus) qui a toujours été une menace autant, sinon plus, avec ses jambes, qu'avec son bras.  Ses 1 081 courses en carrière ont rapporté 6 522 verges (moyenne de 6 verges par portée) tandis que ses passes ont franchi 7,8 verges en moyenne chacune.  Mais l'an passé, à cause de ses blessures, sa moyenne de verges au sol a baissé à 5,2 et il a moins couru avec le ballon.  

Son habileté comme coureur l'a toujours bien servi, que ce soit sur le "play action", ou le jeu d'option, pour déjouer les défenses adverses, qui ne savent jamais sur quel pied danser.

De son côté, Daniel Jones a surtout été un quart de pochette durant sa carrière.  Il ne porte pas souvent le ballon, et en 2025-26 ce fut pour des gains modestes de 3,6 verges par course.  L'important sera de voir s'il est complètement remis de ses blessures, et s'il est assez mobile pour éviter la pression du "pass rush" des Ravens.



Derrick Henry et Jonathan Taylor (photo ci-dessus) ont terminé presque à égalité en termes de verges gagnées au sol la saison dernière, au 2e et 3e rang des porteurs de ballon, derrière James Cook des Bills de Buffalo.  Henry a devancé Taylor pour la moyenne par course 5,2 verges à 4,91.  Mais le demi offensif des Colts est bien meilleur pour capter des passes, que son homologue des Ravens.  En 2025-26, il a saisi 46 passes pour 378 verges et deux touchés, tandis que Henry n'a attrapé que 15 passes pour 150 verges et aucun touché.

Lorsque les deux quarts arrières ont besoin de lancer le ballon, ils ont des receveurs à peu près similaires.  Michael Pittsman ayant été échangé durant la saison morte, c'est Alec Pierce qui devient la cible principale de Daniel Jones, avec aussi une bonne part de ses passes destinées à l'ailier rapproché Tyler Warren.  Les Colts ont acquis le vétéran Keenan Allen durant l'intersaison, et sa contribution sera cruciale, pas tant pour de longs gains, qu'en tant que receveur de possession, sur des 3e essais par exemple.

Lamar Jackson a un pattern semblable, avec un receveur privilégié en Zay Flowers, et un ailier rapproché fiable, en Mark Andrews.  Par contre il n'a pas un Keenan Allen comme cible secondaire, puisque Rashad Bateman n'a pas souvent brillé comme ailier espacé no 2.  La recrue Ja'Kobi Lane (3e ronde USC ⇨ photo ci-dessous) est une grande cible à 6'4", 200 lbs, et s'il pouvait aider Jackson immédiatement, ça changerait la donne pour l'attaque aérienne.



L'avantage des Ravens, c'est qu'ils ont une meilleure défensive que les Colts.  Elle se classe dans le top-10 de la NFL alors que celle des Colts est inférieure à la moyenne.  Cependant, Lamar Jackson devra travailler avec une ligne offensive remodelée, qui pourrait poser un problème.  Daniel Jones n'a pas ce handicap, sa ligne à l'attaque étant une des meilleures de la NFL.



Les Colts ont l'avantage du terrain et de la foule, ce qui compte doublement, surtout au match inaugural.  

Au point de vue blessures, les Ravens seront privés de deux bons joueurs en défense : le secondeur Teddye Buchanan (genou), et le plaqueur Nnamdi Madubuike (cou).

Les Ravens sont le choix des experts par 3½ points, surtout parce que Lamar Jackson devrait être davantage à pleine capacité, comparé à un Daniel Jones qui n'a pas joué depuis le mois de décembre 2025.


Pour plus d'informations, voir mes articles précédents...


lundi 24 août 2026

SAISON 2026 DES COLTS D'INDIANAPOLIS : QUE LE VRAI DANIEL JONES SE LÈVE !



L'an dernier, le club de la NFL qui a le plus surpris la planète football a été sans contredit les Colts d'Indianapolis !  Avant le début de cette saison là, le choix de Daniel Jones à titre de quart arrière partant de l'équipe m'avait bien fait rire.  Je me souvenais de sa déconvenue et de son expulsion des Giants de New York avec goudron et plumes !

Contre toute attente, on a eu droit à un "Indiana Jones" version 2.0 qui a conduit sa nouvelle équipe à une incroyable épopée de sept victoires et une seule défaite en première moitié de campagne; et à un bilan de 8-2 au moment de sa semaine de congé (bye) à la mi-novembre.

Les Colts ne faisaient pas que battre leurs adversaires, ils les écrasaient, propulsés par un Daniel Jones aux allures de Superman, et une locomotive inarrêtable, le demi offensif Jonathan Taylor (photo ci-dessous).  L'attaque marquait des points à un rythme fou, sans précédent au cours du présent siècle.  Les gens parlaient même déjà d'un possible Super Bowl pour la troupe de l'entraîneur chef Shane Steichen... puisqu'elle était jugée (prématurément !) comme étant la meilleure équipe de la NFL, à ce moment là...



Puis, soudainement, au retour du bye, Jones était blessé au bas de la jambe gauche (fracture du péroné) et décidait de jouer quand même malgré cette douleur.  Résultat : les Colts n'ont plus jamais gagné un match, perdant les sept derniers au calendrier, et ratant les séries éliminatoires.  "Indiana" devait subir ensuite une déchirure du tendon d'Achille droit, le 7 décembre, ce qui a mis fin à sa campagne 2025. 

Les Colts devenaient ainsi la première franchise depuis 30 ans à manquer les playoffs, après avoir commencé la saison avec une fiche de 8-2.  Lors de leur semaine de congé, quand ils affichaient ce bilan impressionnant, on estimait leurs chances de participer aux séries à... 98,2 % !

La période de débâcle, qui a commencé à Kansas City le 23 novembre (défaite de 23 à 20), correspond également à la chute du rendement, jusque là extraordinaire, du puissant porteur de ballon Jonathan Taylor. 
 

Dans les dix premières joutes, il avait déjà à son crédit 1 139 verges de gains au sol, 15 touchés au sol, une moyenne de six verges par course, 260 verges de gains par la passe, avec deux touchés par la voie des airs. Durant cette période faste, il avait réussi cinq matchs de 100 verges et plus au sol.  Il était en avance pour le titre de joueur le plus utile dans la NFL (MVP). 

Puis, après la semaine de repos de son club, ce fut le "crash" !  Dans les sept derniers matchs : 446 verges au sol, trois touchés, une moyenne par course de 3,3 accompagnée par 118 verges de gains aériens, et zéro TD.  Il n'a plus jamais atteint les 100 verges au sol dans ces parties, son maximum ayant été de 87.

Le plus drôle, ou le plus désolant, c'est qu'après la blessure qui a mis fin à la saison de Daniel Jones le 7 décembre, les Colts n'avaient aucun quart arrière pour prendre la relève. 
 


À la surprise générale, ils ont fait sortir de sa retraite le grand-papa Philip Rivers, 44 ans (photo ci-dessus), pour conduire  l'attaque de leur formation !  Tout simplement incroyable !  Rivers a fait ce qu'il pouvait, sans vraiment de préparation, après cinq ans de retraite, mais il n'a pu sauver la saison de son club, en chute libre et... vertigineuse !

Après cet effondrement spectaculaire, que reste-t-il de cette folle aventure ?  À quoi ressemblera la prochaine campagne des Colts ?  C'est très difficile de le prédire.

D'abord, est-ce que Daniel Jones est totalement remis de ses blessures ?  Dans quel état sera-t-il lorsqu’il entrera sur le terrain ?  Les Colts ont prolongé son contrat pour deux ans avec un montant de 88 millions de dollars, est-ce un pari risqué de leur part ?  Quel Daniel Jones verra-t-on ?  Le 1.0 gaffeur et incompétent du temps qu'il était avec les Giants, ou le 2.0 qui a fait des merveilles avec les Colts en première moitié de saison, l'an passé ?



Déjà, vers la fin de sa période active, après le bye de l'équipe, la version 1.0 avait refait surface.  Jones protégeait mal le ballon, et il était redevenu imprécis et erratique dans ses tentatives de passes.  Est-ce que c'était à cause de sa fracture au bas de la jambe ?  Possible.

En tout cas, la direction du club lui a montré sa confiance avec la prolongation de son contrat.

Il manquera un bon atout à "Indiana" à son retour au jeu, puisque les Colts ont échangé le receveur Michael Pittman aux Steelers de Pittsburgh, essentiellement pour des raisons budgétaires.  On devait dégager une marge financière pour respecter le plafond salarial.

Chez les Colts, on pense que Josh Downs (photo ci-dessous) fera une percée marquante, et pourra prendre la relève comme ailier éloigné numéro 2, derrière Alec Pierce.  Après le départ de Pittman, il devrait avoir plus de temps de jeu, et il a progressé depuis qu'il a été repêché au 3e tour en 2023.  Il échappe rarement des passes.



Mais pour le poste de no 3, il y a des doutes.  Les Colts ont recruté deux agents libres : Keenan Allen, - qui a déjà travaillé avec le coach Shane Steichen chez les Chargers -; et Nick Westbrook-Ikhine, qui n'a jamais été plus qu'un receveur marginal avec les Dolphins de Miami et les Titans du Tennessee.

Il reste à voir si Allen, un vétéran de 34 ans, a encore suffisamment de ressources dans le réservoir.  Il pourrait cependant voir plus d'action, car Alec Pierce a raté le camp d'entraînement, après sa chirurgie à une cheville, au mois de mars.  Il s'entraîne chez lui, mais même s'il est présent en début de saison régulière, ça pourrait être dans un rôle réduit, en attendant qu'il revienne à 100 % de ses capacités.

Aucun problème similaire pour le jeune ailier rapproché Tyler Warren (photo ci-dessous), qui a été l’un des meilleurs à son poste, dans la NFL, lors de sa saison recrue, l’an dernier.  Ce choix de 1ère ronde (14e) de Penn State, annonçait de très belles choses pour ses débuts professionnels, et il a répondu magnifiquement aux attentes, avec ses 76 réceptions pour des gains impressionnants de 817 verges, et quatre touchés.  Sa moyenne de 10,8 verges par catch fut également épatante.  Il devrait être encore une, sinon, la principale cible de Daniel Jones, en 2026-27.



Au champ arrière, Jonathan Taylor devra être au meilleur de sa forme, car il aura encore beaucoup de travail cette saison.  Pourquoi ?  Parce qu'après lui sur l'organigramme, il n'y a aucun demi offensif digne de mention.  Pour moi, ce sont des inconnus ou des gars sans expérience.  DJ Giddens, Seth McGowan, Ulysses Bentley IV, ça vous dit quelques chose ?  

Si jamais Taylor se blesse pour une période assez longue, les Colts devront se trouver ailleurs, un porteur de ballon valable, pour prendre la relève.  Pas un genre de grand-papa comme Philip Rivers !!!  C'est la même situation au poste de quart.  Si Jones doit s'absenter, il n'y a aucune solution pour le remplacer, comme l'an passé...  Les colts ont-ils encore le numéro de téléphone de papy Philip ?

Il y a un seul changement au niveau de la ligne offensive.  La recrue Jalen Travis (4e ronde, Iowa State, photo ci-dessous) occupera le poste de plaqueur à droite.  Il remplace Braden Smith, maintenant avec les Texans de Houston.  C'est un front offensif solide, surtout pour bloquer sur les jeux au sol.  Ce qui explique en partie les succès de Jonathan Taylor la saison passée.



Le portrait de la brigade défensive est passablement embrouillé.  Encore là, les dirigeants des Colts ont fait beaucoup de changements pour des raisons budgétaires, et sans doute parce qu'ils n'étaient pas satisfaits des résultats de l'an dernier.  Ils ont fait appel à un paquet d'agents libres, - des vétérans plus ou moins fiables -, et à des recrues qui pourraient aussi devoir contribuer à boucher des trous immédiatement.  Ça semble plutôt incertain et inquiétant comme situation pour 2026-27...

D'abord, l'échange du capitaine, le secondeur de ligne Zaire Franklin, aux Packers de Green Bay, a laissé un trou béant au milieu du front-7.  Les Colts vont devoir le remplacer par la recrue CJ Allen, leur choix de seconde ronde (Georgia) au dernier repêchage.  On dit qu'il est très bon, mais ça c'était au niveau universitaire, où il a brillé en défense contre la course, mais pas beaucoup en couverture de passes.  Il n’a pas le gabarit imposant de Franklin, mais il est plus rapide et puissant sur le blitz.

Au centre de cette défense 4-3, Allen sera accompagnée par une autre recrue, Bryce Boettcher (4e ronde, Oregon), et un agent libre mis sous contrat, Akeem Davis-Gaiter, qui revient d'une saison assez médiocre, en Arizona, l'an passé.  Pas rassurant comme unité...  Les experts prévoient qu'elle sera la pire de la Ligue Nationale cette année.  Les Colts regretteront probablement d'avoir laissé partir le secondeur Germaine Pratt sur le marché des joueurs autonomes... 
  


Sur les ailes de la première ligne de défense, Laiatu Latu (photo ci-dessus) a émergé du lot, à sa deuxième saison dans la Ligue, l'an dernier.  Ce choix de première ronde, au repêchage de 2024, a réussi 45 plaquages, 8½ sacs, trois interceptions, et cinq passes défendues, de sa position sur le  côté droit de la formation 4-3 des Colts.  Il a eu un véritable impact positif tant en couverture de passes que pour son efficacité sur le "pass rush".

De l'autre côté, sur l'aile gauche, c'est moins évident comme situation.  Les Colts doivent remplacer Kwity Paye, parti rejoindre les Raiders de Las Vegas.  Ils ont eu recours au marché des agents libres pour choisir deux joueurs qui pourraient occuper la position : Arden Key et Michael Clemons.  

Key, 30 ans, arrive des Titans du Tennessee, et est un défenseur de calibre moyen, pouvant procurer une demi douzaine de sacs à chaque saison.  Il a été crédité de 33 pressions la saison dernière, et il donnera un bon coup de main pour le "pass rush".  Il a la préférence de la direction devant Michael Clemons, qui a passé les quatre premières années de sa carrière avec les Jets de New York.  C'est plutôt un réserviste, efficace contre le jeu au sol. 



À l'intérieur de cette première ligne, le vétéran de 32 ans DeForest Buckner (photo ci-dessus) est encore fiable, mais il a raté une douzaine de matchs en raison de blessures, au cours des deux dernières campagnes.  Blessé sévèrement au cou la saison passée, il a dû recevoir une transplantation de cellules souches, durant l'intersaison.  

Son compagnon de ligne Grover Stewart est plutôt ordinaire, et à 32 ans (33 en octobre), il a ralenti, et pourrait être en déclin.  Il est néanmoins un excellent plaqueur sur les jeux au sol, tandis que pour les pressions et les sacs, ce n'est vraiment pas sa spécialité.  Il profite souvent du fait que les bloqueurs adverses se mettent à deux pour maîtriser Buckner.  Quand il aura besoin de reprendre son souffle, le coordonnateur défensif Lou Anarumo pourra envoyer à sa place Colby Wooden ou Derrick Nnadi.

Dans la tertiaire, les Colts espèrent le retour en force des demis de coin Charvarius Ward et Sauce Gardner (photo ci-dessous).  Les deux ont manqué la majorité des matchs de la saison 2025 en raison de blessures.  Ward n'a participé qu'à sept rencontres, et Gardner à 4.  



S'ils sont en santé, les Colts n'auront aucun souci à cette position sur le terrain, et le coordonnateur défensif Lou Anarumo pourra commander plus de blitz ou de pressions, car il sait que Gardner et Ward garderont le fort à la hauteur de la tertiaire.  L'excellente réputation de Gardner fait en sorte que les quarts arrières adverses évitent de plus en plus de lancer le ballon en sa direction.

C’est moins encourageant en ce qui concerne les demis de sécurité.  Cam Bynum a été une bonne addition l'an dernier, après son transfert des Vikings du Minnesota.  Les quarts arrières opposés n'ont guère eu de succès en lançant le ballon de son côté (rating d'efficacité de 66,3).  Bynum a réussi quatre interceptions, et exécuté 65 plaquages solo.

Par contre, la recrue de 22 ans, A.J. Haulcy (3e ronde, LSU) devra vraisemblablement entrer en service comme titulaire voisin de Bynum (photo ci-dessous), dès ses débuts dans la NFL.  Du moins, les Colts l'espèrent car, à part lui, il n'y a pas vraiment d'autres options à cette position.  Haulcy a fait sa marque à LSU grâce à ses couvertures de passes hors du commun. 



En ce qui regarde les unités spéciales, les matchs pré saison détermineront qui de Spencer Shrader ou Blake Grupe méritera le poste de botteur de précision.  La saison dernière, Grupe a remplacé Shrader après que celui-ci ait subi une grave blessure au genou, lors de la cinquième semaine du calendrier NFL.  Les deux ont eu du succès, Grupe établissant un record de franchise grâce à un placement de 60 verges.

Le botteur de dégagement Rigoberto Sanchez est l'homme de confiance des Colts depuis ses débuts professionnels en 2017.  Anthony Gould sera attitré aux retours de bottés.  Pendant son absence de six matchs en raison d'une blessure, Josh Downs l'a remplacé pour les retours de bottés de dégagement, mais c'est plutôt Coleman Owen qui lui servira de substitut cette saison.

Les nombreuses blessures à des joueurs clés peuvent expliquer en partie la descente aux enfers des Colts, en seconde moitié de saison, l'an passé.  Mais le manque de profondeur à certains postes doit aussi être pointé du doigt.  Cela ne pourra pas servir d'excuses cette saison.
  


Le gérant général Chris Ballard, en poste depuis 2017, a reçu un vote de confiance de la propriétaire du club Carlie Irsay-Gordon (photo ci-dessus), mais il doit livrer la marchandise cette année, sinon il pourrait bien être remercié de ses services en cas d'échec.  Carlie a promis un championnat à son défunt père Jim Irsay, et elle prendra les moyens pour l'obtenir.  

Depuis dix ans, Ballard n'a gagné qu'un seul match éliminatoire, et les Colts n'ont pas décroché le titre de la section Sud de l'AFC depuis 2014. Andrew Luck était leur quart arrière à cette époque.

* * *

À Indianapolis, les dirigeants des Colts croient que leur sensationnelle première moitié de saison l'an dernier n'est pas un hasard, et que si leurs meilleurs joueurs offensifs, dont Daniel Jones, peuvent demeurer en santé, l'équipe connaîtra à nouveau du succès.



La défense suscite toutefois certaines questions à savoir si les nombreux nouveaux venus, et les recrues appelés à jouer un rôle important, pourront fournir des performances satisfaisantes.

Mais qu'ils le veuille ou non, le plus gros point d'interrogation, en vue de la saison prochaine, demeure Daniel Jones, le chef de leur attaque.  Est-ce qu'il conservera des séquelles de ses graves blessures de la saison dernière ?  Est-ce qu'on verra sa version 1.0 ou plutôt sa 2.0 en 2026-27 ? 
 


En 2025, son pourcentage de jeux explosifs (longues passes ou bombes) a été très bas, et celui de jeux risqués (possibles revirements, échappés ou interceptions) assez élevé.  Ça rappelle le mauvais Daniel Jones, version 1.0 avec les Giants...  

Depuis le début de sa carrière, en 2019, son ratio "jeux explosifs par la passe" vs "jeux dangereux pour revirements", a été positif une seule fois...  Après ses huit premiers matchs (fiche de 7-1), son coefficient d'efficacité est passé de 109,5 à 84,2 ce qui est à peu près sa moyenne en carrière (84,3).  Son nombre d'interceptions a bondi de trois dans ses huit premières joutes, à cinq dans les cinq dernières.  Il s'est remis également à échapper le ballon (neuf fois dont trois perdus) comme depuis le début de sa carrière.  


Il a diminué son total de sacs, mais il le doit à la protection de sa ligne offensive, et à la collaboration de Jonathan Taylor, qui lui a enlevé beaucoup de pression, en portant si souvent le ballon.  Ainsi, Jones avait moins besoin de tenter des passes, et de subir les pressions des défenses opposées...

Seul l'avenir nous le dira, mais en attendant, les prévisionnistes ne croient pas à un retour des Colts à leur période de grâce de la première moitié de saison de 2025.  D'après leurs projections, la troupe de Shane Steichen finira la prochaine saison avec le même bilan que l'an dernier, c'est-à-dire huit gains pour neuf revers.  Leurs rivaux de division, Houston et Jacksonville, resteront encore au-dessus d’eux au classement.

Daniel Jones représente trop d'incertitudes, et la défense a été rafistolée avec des pièces douteuses.  Elle pourrait ne pas être meilleure que l'an dernier.  Ça sent l'improvisation ou... le désespoir...

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Les prévisions d'autres équipes pour la saison 2026-27 : 












samedi 10 janvier 2026

NFL, RONDE DES "WILD CARD" 2026 : L.A. CHARGERS @ NEW ENGLAND ⇨ LA PROTECTION DE JUSTIN HERBERT EST CRUCIALE POUR LES CHARGERS.



Après un long voyage qui les a conduits de la côte du Pacifique jusque sur la côte Est des États-Unis, les Chargers de Los Angeles (11-6) rendent visite aux Patriots de la Nouvelle Angleterre (14-3) dimanche soir, dans un match de la première ronde éliminatoire de la Ligue Nationale de Football.  

Si on compare les dossiers des deux adversaires pour la saison 2025-26, le choix des bookmakers, 3½ points en faveur des Patriots, est logique.  Pour mieux le comprendre, analysons les deux formations en présence.

🏈  LES QUARTS ARRIÈRES

Même si le quart des Pats, Drake Maye, est le candidat numéro 1 au titre de joueur le plus utile à son équipe (MVP) cette année, dans la NFL, je ne donnerais pas l'avantage au club de l'entraîneur chef Mike Vrabel, par rapport au quart des Bolts, Justin Herbert. 
 


Maye (ci-dessus) présente certes de meilleures statistiques que son homologue de Los Angeles, mais il a eu la chance de bien performer face à une très grande majorité de défensives médiocres en 2025-26.  Un privilège que Herbert n'a pas eu.  Et ce dernier a eu la malchance de devoir jouer derrière une ligne offensive décimée par les blessures, contrairement à son vis-à-vis de la Nouvelle Angleterre.

Herbert a été de loin le quart arrière de la NFL qui a été frappé le plus souvent et le plus durement.  D'ailleurs, il s'est fait  fracturer la main gauche.  Mais il fait preuve de beaucoup de courage en continuant de jouer malgré ce handicap.  Il doit fréquemment "courir pour sa vie" pour échapper au "pass rush" des clubs adverses.  Mais ça lui offre aussi des occasions de gagner du terrain en portant le ballon.  Il l'a fait 83 fois cette saison, pour des gains de 498 verges (moyenne de 6 verges par course), deux touchés au sol, et 5 courses de 20 verges et plus.



Il a plus d'expérience en séries éliminatoires que Drake Maye.  Celui-ci en sera à ses débuts en playoffs, alors que Herbert (photo ci-dessus) effectuera son 3e départ en pareilles occasions.  Bien sûr, le pivot des Chargers risque de commettre des revirements si sa ligne à l'attaque ne le protège pas, et s'il est frappé durement derrière la ligne de mêlée.  Il a subi 54 sacs, commis deux échappés perdus, et 13 interceptions, cette saison.

Heureusement pour lui, le "pass rush" des Pats n'est pas si redoutable.  Il n'a produit que 35 sacs, durant le dernier calendrier régulier, le 5e plus faible total dans la Ligue Nationale.  Les blessures ont obligé les Chargers à utiliser 29 combinaisons différentes dans la composition de leur ligne offensive, cette saison.  Malgré tout, Herbert a été capable de se débrouiller, et ses demis offensifs aussi.



Pour sa part, Drake Maye (ci-dessus) doit également se soucier de sa sécurité quand il veut tenter des passes.  Il a subi 48 sacs en 2025-26, et le "pass rush" des Bolts est bien plus dangereux que celui de son équipe.  De plus, la défense anti aérienne de Los Angeles est supérieure à celle des Patriots.  Maye a réussi beaucoup plus de longues passes que Herbert, mais, encore là, c'était contre de bien pire défenses que celle des Chargers.  Par surcroît, dans des conditions climatiques difficiles, comme celles prévues dimanche soir à Foxborough, ce possible atout risque de disparaître.

Somme toute, je dirais qu'aucun des deux quarts arrières n'a l'avantage l'un contre l'autre, pour ce match éliminatoire.

🏈  ATTAQUE AU SOL

Encore sur ce plan, je pense qu'il y a match nul.  Les deux attaques au sol ont produit des gains identiques de 4,4 verges par course, cette saison.  Chez les Patriots, le porteur de ballon Rhamondre Stevenson a fini la campagne en force, et son coéquipier, la recrue TreVeyon Henderson, a démontré une explosivité remarquable, pour de longues courses.



D'autre part, il y a peut-être une inquiétude en ce qui concerne le demi offensif Omarion Hampton (photo ci-dessus), des Bolts.  Blessé à une cheville, sa participation au duel de dimanche est incertaine, même s'il a dit que son plan c'était de jouer lors de cette importante rencontre.  Son coéquipier du champ arrière, Kimani Vidal, sera fidèle au rendez-vous de dimanche, en Nouvelle Angleterre.

Dépendamment de la santé de Hampton, et compte tenu de la faiblesse de la ligne à l'attaque des Bolts, les Patriots pourraient finalement avoir un avantage de ce côté-là du ballon.

🏈  ATTAQUE AÉRIENNE

En général, j'aime mieux le groupe de receveurs des Chargers, surtout avec la nouvelle des accusations d'assaut (étranglement et étouffement) contre le receveur des Pats, Stefon Diggs (photo ci-dessous).  Le jugement contre lui a été reporté après le Super Bowl, et la NFL ne semble pas l'avoir suspendu entre temps.  Mais on ne peut pas négliger l'impact que pourrait avoir cette malheureuse affaire sur son rendement dimanche soir.



C'est normalement l'ailier éloigné le plus performant de son club.  D'autant plus que ses coéquipiers receveurs Mack Hollins (abdomen), et Kayshon Boutte (ischio-jambiers) sont blessés.  Ça laisse seulement l'ailier rapproché Hunter Henry, et le substitut DeMario Douglas comme ressources "fiables" pour Drake Maye.

Quant à lui, Justin Herbert a plusieurs receveurs de qualité à sa disposition, si sa ligne offensive lui donne assez de temps pour les rejoindre.  Ladd McConkey, Keenan Allen, Quentin Johnston, Tre' Harris, et l'ailier rapproché Oronde Gadsden, sont tous capables de réussir de gros jeux par la passe.

Avantage Chargers.

🏈  LES DÉFENSIVES

Statistiquement parlant, ces deux unités défensives semblent d'égale force.  Mais il faut encore relativiser leurs performances selon l'opposition à laquelle elles ont dû faire face.  La brigade des Chargers a affronté huit équipes aux fiches perdantes, tandis que celle des Pats a eu la vie plus facile en rencontrant douze clubs au dossier négatif.



Rappelons que le "pass rush" de la défense des Bolts a été plus "mordant" que celui de leurs adversaires de dimanche.  De plus, la défense anti aérienne des Chargers a réussi 19 interceptions (3e dans la NFL) contre seulement 10 pour celle des Patriots.  Cette unité défensive de Los Angeles a donné moins de gros jeux de 20 verges et plus, que celle de ses opposants de dimanche, et ce, contre des attaques plus dangereuses que celles qu'a affrontées la défense de la Nouvelle Angleterre.

Avantage Chargers.

🏈  LES UNITÉS SPÉCIALES

Les Chargers sont supérieurs aux Patriots pour ce qui est du botteur de précision.  Cette saison, Cameron Dicker a réussi 92,7 % de ses tentatives de placement, contre 84,4 % pour son homologue Andy Borregales, des Pats.  La différence est au niveau des placements réussis sur les distances entre 40 et 50 verges.  Dicker en a placé 12 sur 13 entre les poteaux des buts, alors que Borregales en ratait quatre sur onze, sur les mêmes distances.

Du côté de Los Angeles, les retourneurs de bottés d'envoi ont eu le meilleur sur ceux des Patriots, mais ce fut le contraire sur les retours de bottés de dégagement, où les unités spéciales de la Nouvelle Angleterre ont été nettement plus efficaces.



Évidemment, au point de vue du positionnement sur le terrain, les retours de bottés de dégagement donnent un avantage aux Patriots, surtout si on a un match défensif serré.  Mais au cas où l'issue du duel de dimanche devait se décider par un botté de placement tardif, Dicker (photo ci-dessus) est plus fiable que Borregales. 

Verdict : ça va dépendre des circonstances et des conditions météo.



Il ne faut pas oublier que les Patriots ont l'avantage de la foule et du terrain.  Ce qui fait aussi pencher la balance du côté de la troupe de Mike Vrabel c'est la faiblesse de la ligne à l'attaque des Chargers.  Elle peut ralentir considérablement l'attaque au sol des Chargers, et nuire au travail et à la protection de Justin Herbert, lorsqu'il doit lancer le ballon.  

Par contre, si ce front offensif, habituellement chancelant, arrive à offrir une performance respectable, dimanche, à Foxborough, il pourrait changer une défaite probable en victoire surprenante...

Chargers  17,     Patriots    20.
          

vendredi 10 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 6 : L.A. CHARGERS À MIAMI ⇨ L'HORIZON S'EST OBSCURSI POUR LES CHARGERS.



Après un départ canon avec trois victoires pour commencer la saison, les choses se sont gâtées pour les Chargers de Los Angeles (3-2) qui viennent de subir deux défaites, contre les Giants et les Commanders.  Ils doivent maintenant se taper un long voyage pour se mesurer aux Dolphins, à Miami (1-4).

Les raisons de cette déconvenue soudaine sont faciles à pointer du doigt.  Elles sont contraire à celles de leurs précédents succès : indiscipline, mauvaises exécutions, manque de robustesse.  De plus, les Bolts sont accablés par des blessures à plusieurs joueurs clés, dont leurs deux porteurs de ballon Omarion Hampton et Najee Harris, et trois de leurs meilleurs joueurs de ligne offensive.

Leur excellente défensive pourrait les sauver du désastre, mais rien n'est certain en ce qui regarde leur avenir immédiat.



Heureusement pour eux, leurs adversaires de dimanche après-midi sont également dans le pétrin.  Après la blessure au genou qui a mis fin à la saison de leur dangereux receveur Tyreek Hill, les Dolphins de Miami risquent de manquer de punch à l'attaque.  Bien que ça n'a pas été trop le cas, dimanche passé, dans leur défaite de 27 à 24, en Caroline, contre les Panthers.

Ils menaient pourtant 17 à 0 au 2e quart, et 24 à 20, deux minutes avant la fin du match, avant de s'effondrer.  Leur attaque au sol a été nulle.  Mais c'est surtout leur terrible défensive, une des pires de la NFL, qui a causé leur perte, encore une fois.

Laquelle de ces deux équipes pourra surmonter ses problèmes pour triompher dimanche en Floride ?  Le quart arrière des Bolts, Justin Herbert devrait avoir encore assez de ressources, surtout dans son groupe de receveurs, pour exploiter les faiblesses défensives des "Fins".



Même si son meilleur ailier éloigné Quentin Johnston représente un cas incertain, dimanche, car il soigne une blessure aux ischio-jambiers,  Keenan Allan (photo ci-dessus) et Ladd McConkey demeurent disponibles pour attraper ses passes.

Chez les Dolphins, le quart Tua Tagovailoa n'est pas dépourvu d'armes offensives non plus, malgré l'absence de Tareek Hill.  Le demi offensif De'Von Achane possède un bon potentiel malgré sa contre performance de la semaine passée en Caroline.  Les receveurs Jaylen Waddle et Darren Waller sont également des valeurs sûres, mais contrairement à Justin Herbert, qui fait face à une défensive vulnérable, Tagovailoa n'a pas le même luxe contre celle des Chargers.

Néanmoins, les Dolphins peuvent rivaliser avec leurs adversaires de dimanche, compte tenu des problèmes qui les ont affectés récemment.  Ça pourrait être une bataille corsée.  Les Bolts sont donnés gagnants par 3½ points, et c'est assez juste comme prédiction.

Chargers  23,   Dolphins  20.   

vendredi 19 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 3 : DENVER À L.A. CHARGERS, OÙ EST LA SUPER DÉFENSIVE DES BRONCOS ?


C'est l'ouverture de la saison locale des Chargers de Los Angeles, dimanche, contre les Broncos de Denver.  Ce sera un 3e match intra division de suite pour les Bolts, qui ont battu tour à tour, les Chiefs de Kansas City, et les Raiders de Las Vegas, à leurs deux premières sorties.

C'est un début de campagne 2025-26 très intéressant pour les Chargers.  Ils le doivent surtout, en attaque, au quart arrière Justin Herbert, qui a été superbe jusqu'ici avec 72,1% de passes complétées, 560 verges de gains aériens, cinq passes de touché, aucune interception, et un taux d'efficacité élevé de 127,8.

Si l'attaque au sol des Bolts n'a pas fait de coups d'éclat, ce fut l'opposé pour l'offensive, par la voie des airs.  Trois receveurs des Chargers ont déjà franchi la barre des 100 verges de gains.  Le plus impressionnant et le plus surprenant a été Quentin Johnston.  Son dossier montre : huit réceptions, pour 150 verges, trois touchés, 56 verges parcourues après ses attrapés, dont trois pour 20 verges et plus.



L'ailier espacé Keenan Allen (photo ci-dessus) ne paraît pas son âge (33 ans) en brillant après son retour avec les Chargers.  Il a déjà à sa fiche 12 ballons attrapés, pour 129 verges et deux touchés.  Ladd McConkey suit pas loin derrière avec 11 catchs pour 122 verges.

Ça va moins bien pour leurs adversaires de dimanche, les Broncos de Denver.  Après une première victoire peu convaincante à domicile contre les pauvres Titans du Tennessee, les hommes de l'entraîneur Sean Payton pensaient avoir gagné un autre match à Indianapolis, dimanche dernier.

En effet, sur le dernier jeu de la rencontre, le botteur des Colts, Spencer Shrader a raté un placement de 60 verges qui aurait donné la victoire à son équipe.  Mais les Broncos ont été punis parce que le secondeur Dondrea Tillman s'est servi de sa main gauche pour sauter sur le dos du joueur de ligne Dalton Tucker, des Colts, dans une tentative de bloquer le botté.  Un geste illégal qui est rarement appelé par les arbitres.  La punition de 15 verges a permis à Shrader (photo ci-dessous) de réussir le placement de 45 verges qui assurait un gain de 29 à 28 à son équipe.



Justice était rendue, car les Broncos (1-1) avaient été dominés dans ce match, et ils ne méritaient pas la victoire.  Leur défensive a été atroce en accordant un total astronomique de 473 verges de gains aux Colts, dont 165 verges au sol (moyenne de 5,2 verges par course).

Le joueur défensif de l'année dernière dans la NFL, le demi de coin Patrick Surtain II a été brûlé toute l'après-midi par l'offensive aérienne de 316 verges, conduite par le quart arrière Daniel Jones, des Colts.  Ce dernier a complété trois passes de plus de 40 verges chacune, en première demie.

Les défenseurs des Broncos, qui avant le début de la saison visaient la première place parmi les défenses de la NFL cette année, se retrouvent actuellement à la 20e position de la Ligue, contre la course, ayant concédé en moyenne 119 verges par match.



Le jeu au sol n'est pas le point fort des Chargers, mais si leurs adversaires de dimanche continuent de montrer des faiblesses dans la défense contre la course, les demis offensifs des Bolts, Najee Harris (photo ci-dessus) et Omarion Hampton, pourraient en profiter pour briller.

Les Chargers sont favoris par 2½ points pour parader dans le cercle des vainqueurs dimanche contre Denver.  Le quart arrière des Broncos, Bo Nix, a disputé un assez bon match contre les Colts, mais il n'a pas eu beaucoup d'aide de ses receveurs depuis le début de la saison.  Seul Troy Franklin a compilé des statistiques intéressantes avec douze attrapés pour 133 verges, et un touché.  Nix a perdu ses deux affrontements contre les Chargers, la saison dernière.  

Le point fort de l'attaque des Broncos est le jeu au sol, avec les demis offensifs J.K. Dobbins et RJ Harvey, mais la défense anti-course des Chargers a été très solide jusqu'ici cette saison, en ne concédant qu'une faible moyenne de 83 verges au sol par match.



Les Bolts ont cependant appris une mauvaise nouvelle après la rencontre : leur as secondeur de ligne Khalil Mack (photo ci-dessus) va rater plusieurs matchs après avoir été blessé au coude gauche, lundi passé, contre les Raiders.  Le joueur substitut Caleb Murphy le remplacera.

À la lumière de ce qu'on a vu des deux équipes cette année, spécifiquement au niveau de l'inconstance des unités offensive et défensive des Broncos, versus la constance de celles des Chargers, ces derniers devraient gagner dimanche, chez eux, au SoFi Stadium de Los Angeles.

Broncos  20,   Chargers  24.



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