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jeudi 25 août 2022

PRÉVISIONS SAISON 2022-23 DE LA NFL : DES CLUBS ENTRE DOUTE ET ESPOIR (JAGUARS, JETS, LIONS, SEAHAWKS).



Certains clubs de la Ligue Nationale de Football sont des perdants permanents, et leur reconstruction s'éternise sans donner de bons résultats.  Après avoir changé de pilotes pour redresser leur chancelant bateau et voguer vers un nouveau départ, ils espèrent enfin sortir du brouillard et retrouver le beau temps.

D'autres équipes, dont la bonne fortune ne tenait qu'à un ou deux joueurs de concession, voient soudain leur ciel s'obscurcir après avoir perdu ces éléments clés de leur alignement.  Elles se fient sur des remplaçants de moindre valeur mais des doutes planent sur l'avenir.

Après avoir récemment jeté un regard sur les derniers de classe (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2022/08/previsions-saison-2022-23-de-la-nfl-les.html) en vue de la prochaine saison de la NFL, examinons les formations qui devraient se classer dans les avant-derniers au classement général.



▶ Les Jaguars de Jacksonville

Au cours des onze dernières saisons, les pauvres Jaguars de Jacksonville en ont infligé dix, -avec dix défaites ou plus-, à leurs malheureux partisans.  Le milliardaire Shahid Khan a acheté le club en janvier 2012, et depuis ce temps, les Jaguars ont gagné 42 parties et en ont perdues 119 autres.  Un désastre !

La dernière campagne a été particulièrement éprouvante (pire club de la Ligue avec trois gains et quatorze revers) avec un entraîneur extrêmement incompétent en la personne de Urban Meyer.  Nul sur les lignes de côté, Meyer avait un comportement honteux hors du terrain, préférant passer son temps dans les bars de sa région, plutôt que de chercher des solutions aux nombreux problèmes de l'équipe qu'il était sensé diriger.

Son remplacement par Doug Pederson (photo ci-dessus), l'ancien coach des Eagles, -qui a gagné le Super Bowl LII en out-coachant Bill Belichick, des Patriots, le 4 février 2018-, est déjà un gage d'amélioration pour le club de la Floride.  Ancien quart-arrière, Pederson devrait aider le jeune Trevor Lawrence (photo ci-dessous) qui tente de réussir à cette même position, avec les Jaguars.



Pourtant bourré de talent, le premier choix du repêchage de 2021 a dû se débrouiller sans l'aide d'un bon guide pour le coacher à sa saison recrue.  Bien sûr, comme bien des recrues, il a commis trop d'erreurs (17 interceptions, un sommet dans la NFL) et il a raté beaucoup de passes faciles (seulement 12 passes de touché).

Mais il n'y avait guère de joueurs talentueux pour l'appuyer en offensive (la pire de la NFL avec une moyenne de 14,9 points marqués par rencontre).  Ses receveurs ont été parmi les plus coupables de la Ligue pour les passes échappées.  Mal protégé par sa ligne offensive, Lawrence a subi 32 sacks, mais sans son talent pour éviter la pression des défensives adverses, ce nombre aurait été plus élevé.

Durant la saison morte, les Jaguars ont fait quelques changements à presque toutes les positions, autant en attaque qu'en défense.  Mais les améliorations qui peuvent en résulter risquent d'être assez mineures.

Lawrence devra montrer une réelle progression dans son jeu.  Les Jags ont surpayé (72 millions de $$$ pour 4 ans) Christian Kirk (ex-Cardinals, photo ci-contre) pour qu'il se joigne à leur formation.  Tout comme celui dont il prend la place, (DJ Chark rendu à Détroit), ce n'est pas un receveur d'élite.  Il n'a aucune saison d'au moins 1 000 verges de gains à son palmarès.  Il est coté comme un joueur moyen à son poste.  Jacksonville n'a donc pas un vrai receveur no 1.

Zay Jones (3 ans, 24 millions de $$$), et le fragile ailier rapproché Evan Engram, viennent aussi du marché libre, mais ce ne sont pas des joueurs d'impact non plus.

Sur la ligne à l'attaque, la signature du garde Brandon Scherff (ex-Commanders) va compenser pour le départ à la retraite du centre Brandon Linder, mais à moins que les autres membres de cette unité ne progressent significativement, elle restera une des plus faibles de la NFL.


Au champ arrière, des points d'interrogation persistent.  Les deux titulaires de l'an passé reviennent de graves blessures.  James Robinson tente un retour après s'être tordu le tendon d'Achille, et le porteur de ballon de 2e année, le prospect Travis Etienne (photo ci-dessus), blessé au pied, n'a pas joué du tout à son année recrue.

L'amélioration de l'anémique offensive des Jaguars repose donc presque entièrement sur celle du quart-arrière Trevor Lawrence, mieux dirigé par le coach Doug Pederson.  Ce n'est pas rien, mais ce n'est pas garanti.

En défensive, on compte sur plusieurs jeunes pour tenir le fort.  Aussi prometteurs qu'ils soient, c'est toujours une boîte à surprise que cela donne comme production.  S'ils ne sont pas vraiment prêts à jouer dans la grande Ligue, les bons résultats peuvent se faire attendre.



La première ligne de défense n'est guère excitante.  Roy Robertson-Harris et Folorunso Fatukasi ne sont pas les plus solides.  On pense que l'ailier défensif Travon Walker (photo ci-dessus), le premier choix au total au dernier repêchage, est prêt à prendre les responsabilités de joueur régulier dès cette année.  Faute de mieux à sa position, on va lui faire confiance, mais encore là, rien n'est assuré.

Cette première ligne, comme la seconde avec le défaillant secondeur de ligne Foyesade Oluokun et la perte de Myles Jack (rendu à Pittsburgh) n'augurent rien de bien prometteur.  Les recrues Devin Lloyd et Chad Muma seront mis à contribution mais qu'est-ce que ça va donner ?

Ça regarde mieux du côté de la tertiaire où une hausse de qualité est probable par rapport à la grande faiblesse de cette unité au cours des trois dernières saisons.  Les Jaguars ont obtenu des renforts avec la signature à grands frais (30 millions de $$$ pour trois ans) du vétéran demi de coin Darious Williams (ex-Rams, photo ci-dessous).  On pense également qu'à leur deuxième saison, le demi de coin Tyson Campbell, et le demi de sûreté Andre Cisco, seront encore meilleurs qu'à leur saison recrue, qui, déjà, avait été très satisfaisante.



Une chose est certaine, la brigade défensive doit provoquer beaucoup plus de revirements pour être efficace.  Elle a terminé loin au dernier rang à ce chapitre en 2021, avec un maigre total de neuf (sept interceptions, deux échappés recouvrés).

Quand on part d'aussi loin que les Jaguars (une victoire en 2020, trois victoires en 2021), il ne faut pas espérer faire des bonds de géant au classement.  Certains experts leur prédisent une fiche de 7-10 cette saison.  5-12 m'apparaît plus réaliste, à moins que plusieurs des jeunes joueurs de la formation dépassent vraiment les attentes, et que les adversaires des Jaguars les prennent trop souvent à la légère...



▶ Les Lions de Détroit

Les Lions de Détroit n'ont gagné qu'un match éliminatoire (en 1991 contre Dallas) depuis 1957 !  Leur nom est étiqueté sur la définition du mot «défaite».  L'an dernier, leur bilan de 3-13-1 marquait leur 4e saison consécutive avec dix défaites ou plus (totaux combinés de 17-46-2).

Après un horrible début de campagne l'automne passé (0-10-1), le message positif, et la conduite dynamique du nouveau coach Dan Campbell, ont semblé porter fruits, son club remportant la moitié de ses six dernières parties.

Peut-être que les Lions pourront être portés par ce modeste élan en 2022, mais, si certains changements semblent prometteurs et des améliorations probables, il reste beaucoup à faire pour qu'ils sortent de leur profonde hibernation et de leur longue tradition perdante.



Leur quart-arrière Jared Goff (photo ci-dessus) a connu quelques bons moments en fin de saison, mais cet ancien premier choix de repêchage (2016 par les Rams), n'est jamais revenu à son bon niveau de performance de 2018, quand il a conduit les Rams au Super Bowl LIII (défaite de 13-3 contre les Patriots le 3 février 2019).  

Goff est particulièrement inadéquat sur les longs jeux de passe (dernier dans la NFL), ce qui est pour le moins handicapant pour une offensive condamnée à de petits gains et à un très faible pourcentage de conversion sur les troisièmes essais (les Lions ont fini derniers de la Ligue avec 34,7 % de succès dans ce domaine).

Cette carence à l'attaque n'est peut-être pas imputable entièrement à Goff.  Ses receveurs peuvent aussi être pointés du doigt.  C'est pourquoi, au cours de l'entre-saison, les Lions ont ajouté de la vitesse pour «étirer» le terrain et mieux capitaliser sur le long jeu aérien (bombes).  D.J. Chark (ex-Jaguars) a été signé comme agent libre, après n'avoir joué que quatre parties l'an dernier à cause d'une fracture à la cheville; et on a repêché la recrue Jameson Williams (12e choix de première ronde cette année, mais qui a subi une opération pour un ligament croisé antérieur endommagé, -on ignore s'il est pleinement rétabli-).

Les Lions croient aussi que l'ailier espacé Amon-Ra St. Brown (choix de 4e ronde en 2021, photo ci-contre) peut continuer sur sa formidable lancée de fin de saison, l'an passé (51 passes captées pour 560 verges et cinq touchés, dans les six derniers matchs des Lions).  Pour le nombre de passes captées (90), et de verges gagnées (912), St. Brown a établi un nouveau record de franchise pour une recrue des Lions.

Si l'excellent ailier rapproché T.J. Hockenson peut enfin demeurer sur le terrain de jeu et loin de l'infirmerie, Jared Goff pourrait avoir de meilleures options de passe, avec ce nouveau groupe de receveurs, surtout si le rapide Chark peut retrouver sa superbe de 2019, quand il avait accumulé des gains de 1 008 verges avec Jacksonville.

Chez les demis offensifs, D'Andre Swift et Jamaal Williams ne devraient rien casser encore en 2022, les Lions étant en vain à la recherche d'une attaque au sol explosive depuis les beaux jours de...Barry Sanders (1989-1998).

Si Goff peut avoir des excuses pour la piètre tenue offensive de l'équipe, il ne pourra blâmer sa ligne à l'attaque.  Menée par les as Frank Ragnow (centre, photo ci-dessus) et Penei Sewell (plaqueur à droite), cette unité est classée 3e meilleure du circuit par les experts de Pro-Football-Focus (PFF).

En défensive, le portrait est plutôt sombre.  À l'intérieur de la première ligne, Michael Brockers (31 ans) et Levi Onwuzurike sont pourris.  L'an passé, la première campagne de Alim McNeill a été peu convaincante.  À l'extérieur, les joueurs de ligne Aidan Hutchinson (2e choix au total au dernier repêchage) et Romeo Okwara (qui a raté les 13 dernières parties en 2021 en raison d'un tendon d'Achille tordu) devraient faire du bon boulot.

La seconde ligne est également plus que douteuse avec les linebackers Alex Anzalone et Derrick Barnes.  Les joueurs défensifs des Lions n'ont réussi que 30 sacks en 2021 (30e rang dans la Ligue).



La tertiaire est plus étanche mais avec des réserves en ce qui concerne le jeune demi de coin Jeff Okudah (3e choix au total du repêchage de 2020, photo ci-dessus) qui n'a jamais pu démontrer ses capacités parce qu'il n'a disputé que dix parties (blessures sérieuses) en deux saisons.  

Cette unité a été tout de même renforcée avec l'arrivée de DeShon Elliott (ex-Ravens) et celle de Mike Hughes (ex-Chiefs).  Mais elle manque de profondeur et deviendrait donc plus à risque si des blessures devaient survenir à ses titulaires réguliers.

Globalement, la défensive des Lions est encore vulnérable, et leur attaque reste peu menaçante.  La saison dernière, les Lions ont perdu quatre matchs au pointage serré (trois points ou moins) dont trois dans les dernières secondes, et deux sur des placements adverses de plus de 50 verges.



Se sont-ils assez améliorés durant la saison morte pour gagner plus de ces parties contestées en 2022 ?  C'est possible si les nouvelles acquisitions du club performent tel qu'espéré; si les blessures arrêtent d'affecter sérieusement leurs joueurs clés; et si les jeunes recrues de l'équipe ne déçoivent pas.  Bien des «si» à considérer.  Deux ou trois victoires de plus qu'en 2021 sont à leur portée si les nombreux «si» ne deviennent pas des scies !



▶ Les Jets de New York

En parlant des équipes de New York quand j'ai analysé les Giants, dans mon article précédent, j'ai évoqué aussi les longues années de déconvenues des Jets.  Depuis 2016, ils croupissent au dernier rang de la division Est de la Conférence Américaine, avec un affreux bilan de 27 victoires, 70 défaites.

Et ce n'est pas cette année qu'ils vont sortir du trou.  Surtout si, à sa seconde saison, le jeune quart-arrière Zach Wilson (photo ci-dessus) ne progresse pas.  L'an passé il a éprouvé énormément de difficultés.  Visiblement pas à l'aise dans le système offensif dans lequel il devait apprendre à se débrouiller, Wilson a manqué de précision dans ses passes, a été inconstant, en plus de manquer de jugement.  Son taux d'efficacité (inefficacité plutôt !) de 69,7 a été le pire de la NFL chez les QBs réguliers.

Il sera mieux entouré cette année, bien qu'il est possible qu'il rate le premier match puisqu'il se remet d'une opération au genou après s'être blessé lors de la première partie pré-saison.



La ligne à l'attaque a parfois failli à la tâche en 2021, mais l'ajout de l'agent libre Laken Tomlinson (ex-49ers, photo ci-dessus) aidera à son renforcement, surtout pour faciliter le jeu au sol.

Conscients des lacunes dans le groupe de receveurs, les Jets ont fait un coup double chez les ailiers rapprochés en faisant l'acquisition de deux bons vétérans en C.J. Uzomah (ex-Bengals) et Tyler Conklin (ex-Vikings).

Du côté des receveurs éloignés, il n'y a rien pour écrire à sa mère, avec l'ordinaire duo Corey Davis et Elijah Moore.  Les Jets espèrent que la recrue Garrett Wilson (10e choix au total au dernier repêchage) pourra s'affirmer dès cette saison.  Il ne devrait pas trop peiner à combler la perte de Jamison Crowder, parti à Buffalo.



Les porteurs de ballon sont très jeunes.  Michael Carter en sera à sa 2e année et la recrue Breece Hall (photo ci-dessus) est un bon prospect.  Mais on ne doit pas placer la barre des attentes trop haute dans leur cas...

Si l'offensive des Green Men pourrait être plus mordante cette saison, c'est surtout la défensive qui doit être nettement meilleure.  Sidérant et inacceptable, voilà comment on pourrait qualifier la tenue en défensive des Jets en 2021.  La pire défense de la Ligue accuse des statistiques affreuses : près de 30 points alloués en moyenne par match; et près de 400 verges de gains par match données aux adversaires.  Ayoye !!!

Inutile de dire que cette horrible performance est pratiquement impossible à répéter en 2022... Si la très faible ligne secondaire n'a pas été corrigée dans l'entre-saison, la première ligne bénéficiera du retour au jeu de Carl Lawson (qui, blessé, a raté toute la saison 2021 -tendon d'Achille-) et de l'arrivée de Jacob Martin (ex-Texans).  La recrue Jermaine Johnson II (choix de première ronde) participera à la reconstruction de cette unité.



Les choses regardent mieux aussi du côté de la tertiaire.  Le demi de coin D.J. Reed Jr (ex-Seahawks, photo ci-dessus) est une bonne acquisition.  Et les Jets pensent que la recrue Sauce Gardner (4e choix au total lors du plus récent repêchage) saura faire sa marque dès cette saison.  Avec l'apport du nouveau demi de sûreté Jordan Whitehead (ex-Buccaneers) et le retour en santé de Lamarcus Joyner, les Jets auront une brigade défensive qui devrait passer de médiocre, à moyenne, cette année.  La principale faiblesse demeure l'incapacité de stopper le jeu au sol des adversaires.

Les Jets devraient encore finir derniers dans leur division, mais tant Zach Wilson que la défensive ne peuvent logiquement faire pire que l'an passé.  Les hommes de l'entraîneur Robert Saleh ont subi des défaites cinglantes en 2021.  Ils devraient être bien plus compétitifs en 2022.  Une fiche de 6-11 est plausible.



▶ Les Seahawks de Seattle

Peut-être que vous êtes surpris de voir les Seahawks de Seattle parmi mes prédictions les plus pessimistes pour la prochaine saison.  En fait, les opinions divergent concernant cette équipe de la division Ouest de la Conférence Nationale.

Évidemment, tout le monde se demande comment le coach Pete Carroll (photo ci-dessus), et ses hommes, se tireront d'affaire sans le quart-arrière Russell Wilson, échangé, -avec un choix de repêchage de 4e ronde-, aux Broncos de Denver le 16 mars dernier.  En retour, Seattle a reçu : deux choix de première ronde, deux choix de deuxième ronde, un choix de cinquième ronde, le quart-arrière Drew Lock, le joueur de ligne défensive Shelby Harris, et l'ailier rapproché Noah Fant (qui remplace le TE Gerald Everett qui s'est joint aux Chargers).

Certains observateurs croient que les Hawks auront un avantage immédiat à la suite de cette méga transaction.  Moi je pense le contraire.  Wilson a été le grand responsable des neuf années de succès que cette franchise a connues avec lui comme général.  De 2012 à 2021, sous son leadership, Seattle a gagné 104 fois, a perdu 53 fois, en plus d'un match nul.  Sans lui, Pete Carroll a une fiche perdante de 15 gains, 20 revers.

En 2013, dès sa 2e saison avec les Seahawks, il les a menés au championnat de la Ligue (Super Bowl XLVIII) et en grande finale la saison suivante.

Oui, la fameuse défensive des Seahawks, «The Legion of Boom», a joué un grand rôle durant cette ère victorieuse, mais sans Russell Wilson (photo ci-contre) pour diriger l'attaque, les efforts de cette flamboyante brigade défensive auraient été vains.

Pete Carroll, -tout en reconnaissant que son ancien quart-arrière a probablement été le meilleur joueur de l'histoire de l'équipe (fondée en 1976)-, prétend que sa formation saura bien se passer des services du célèbre no 3, grâce au personnel qu'elle a obtenu en échange de Wilson, et aux autres changements faits durant l'entre-saison.



Il a vanté Drew Lock mais c'est plutôt Geno Smith (photo ci-dessus), l'autre quart-arrière de l'équipe, qui sera le partant cet automne.  Ce qui n'est guère rassurant... Smith n'est pas un QB no 1.  Il a prouvé ses limites dès ses deux premières années (2013 et 2014) avec les Jets de New York.  Par la suite, il a été démis de son poste de partant et il n'a plus joué que sporadiquement avec les Jets, les Giants, les Chargers et les Seahawks.

Ses statistiques parlent d'elles-mêmes : une fiche de 13-21 avec un médiocre pourcentage de passes complétées de 58,8 % et un bas coefficient d'efficacité de 75,7.

En trois saisons à Denver, les chiffres de Drew Lock (photo ci-dessous) ne sont guère meilleurs : un dossier victoires/défaites de 8-13, avec 59,3 % de passes réussies et une efficacité peu impressionnante de 79,3.



Par comparaison, Wilson a complété 65 % de ses passes, y compris 292 pour des touchés, et son taux d'efficacité est impressionnant à 101,8.  Il a subi 427 sacks du quart et c'est là-dessus qu'il faut insister.  Même s'il a été rudoyé souvent à cause d'une mauvaise ligne à l'attaque qui ne le protégeait pas, il n'a raté que trois parties en raison de blessures (toutes l'an passé).

Pressé de toutes parts, il parvenait quand même à s'esquiver et à improviser des jeux à merveille.  Les statistiques indiquent qu'il est le meilleur QB de la Ligue lorsqu'il est sous pression.  Smith et Lock devront se débrouiller avec cette même faible ligne offensive (moins Duane Brown, qui a pris sa retraite).  Pas sûr qu'ils pourront réussir aussi bien que Wilson à improviser sous la pression.

La défensive des Seahawks est loin de la qualité de celle de l'époque de la «Legend of Boom».  Le dernier représentant de cette brigade d'élite, le légendaire secondeur de ligne Bobby Wagner a quitté pour se joindre aux Rams de Los Angeles.  Les Seahawks croient que son successeur, Jordyn Brooks (photo ci-dessous), lui est supérieur et, compte tenu de l'âge de Wagner (32 ans), ils ont peut-être raison.

Mais le vieux linebacker était un capitaine extraordinaire pour cette défensive.  Brooks sera-t-il aussi clairvoyant que lui pour lire les offensives adverses ?  Les nouveaux coéquipiers de Wagner à Los Angeles ne tarissent pas d'éloges envers lui, spécialement en ce qui a trait à sa vision et à son savoir-faire défensif.  

Un autre bon élément défensif, le demi de coin D.J. Reed, porte maintenant les couleurs des Jets de New York.  Le chasseur de QB Carlos Dunlap est aussi parti (Kansas City).  Encore là, il est loin d'être certain que son remplaçant Uchenna Nwosu (ex-Chargers) fera mieux que lui.  De plus, le nouveau retraité, K.J. Wright, risque d'être fort regretté...

Si la ligne à l'attaque croule souvent sous la pression des défensives ennemies, l'inverse n'est pas vrai.  Si la défensive des Seahawks en arrachent tellement, c'est premièrement parce qu'elle n'exerce pas assez de pression sur les QBs opposés (34 sacks). Cette déficience met beaucoup de pression sur la tertiaire qui n'est pas forte d'avance.



La défensive des Seahawks sera une des pires du circuit Goodell.  Seuls les joueurs de ligne Poona Ford et Al Woods, ainsi que les demis défensifs Sidney Jones IV et Quandre Diggs sont dignes de confiance.

À l'offensive, bien sûr les rapides DK Metcalf (photo ci-dessus) et Tyler Lockett sont vus comme le point fort du club.  Mais ça c'était avec un QB futur membre du Temple de la Renommée pour leur lancer le ballon.  Lockett a été invisible au cours des trois parties que Wilson a manqué après sa blessure à un doigt.  Des difficultés d'adaptation et une baisse de calibre, versus le nouveau QB partant, sont à prévoir.

Dans le champ arrière, la retraite de Chris Carson laisse Rashaad Penny comme porteur de ballon no 1.  Sa moyenne de 5,6 verges par portée, en quatre ans à Seattle, est formidable.  Avec la recrue Ken Walker III (choix de 2e ronde au repêchage de cette année), il aura beaucoup de travail car Pete Carroll a déjà annoncé ses couleurs.  Il favorisera à outrance le jeu au sol, une tradition conservée chez les Hawks.  Cependant, leur boulot sera compliqué par leur faible ligne à l'attaque, la pire de toute la NFL.

Avec cette faiblesse flagrante et importante, ainsi qu'une défensive très inférieure à la moyenne, ajoutez l'absence d'un vrai quart-arrière no 1, alors je ne vois vraiment pas comment les Seahawks pourraient au moins égaler leurs sept victoires de 2021.  Une ou deux victoires de moins sont prévisibles.  Pete Carroll risque d'avaler sa gomme de travers...

samedi 11 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : "WILD WILD WEST" DANS LA NFC OUEST !



La division Ouest de la Conférence Nationale est la plus forte de toutes celles de la NFL.  Si bien que chacune de ses équipes peut aspirer aux séries éliminatoires, d'autant plus que les autres bons clubs, du reste de la Conférence, ne sont pas si nombreux...

C'est fascinant de constater à quel point ces quatre formations ont des offensives très puissantes, pratiquement d'égale force.  Elles ont aussi plusieurs points communs en ce qui concerne leurs faiblesses et leurs points d'interrogation.

Leur sort dépendra beaucoup de la santé de leurs joueurs plus fragiles, ou des capacités que leurs joueurs plus âgés auront pour maintenir un fort calibre.

Si il est vrai que c'est la défensive qui gagne les championnats, les Rams de Los Angeles devraient être favoris pour finir au sommet de la division.

Possédant l'unité défensive no 1 de la NFL l'an dernier, les Rams ont tout de même perdu quelques bons joueurs défensifs dans l'entre-saisons.  Sur la première ligne, Michael Brockers, très estimé par ses coéquipiers, ne sera plus là (rendu à Détroit).

La deuxième ligne, qui était déjà la moins forte des trois lignes de défense des Rams, souffrira de la perte de Cory Littleton (maintenant avec les Raiders).

Enfin, la tertiaire sera également affaiblie par les départs de John Johnson III et Troy Hill, qui joueront tous les deux pour les Browns de Cleveland.



Les remplaçants ne sont pas mauvais, mais il se pourrait que la défensive des Rams ne soit plus la numéro un de la Ligue, tout en demeurant quand même dans le top-3.

En attaque, les Rams ont également perdu un atout non négligeable quand le porteur de ballon Cam Akers s'est blessé avant même le camp d'entraînement.  Il ne jouera pas cette année.  L'entraîneur Sean McVay (à gauche sur la photo ci-dessus, avec DeSean Jackson à droite) croit que les demis offensifs Darrell Henderson et Sony Michel (obtenu des Patriots) vont faire le travail, mais il y a des doutes à ce sujet.

Si les porteurs de ballon ne sont pas à la hauteur, McVay ne craindra pas d'utiliser à outrance les jeux de passes.  Avec le quart-arrière Matthew Stafford, maintenant aux commandes de l'attaque, ce sera d'autant plus facile.  Mais comme Tom Brady l'an passé avec Tampa Bay, Stafford doit apprendre un nouveau système offensif, ce qui prend toujours un certain temps.

Le nouveau pivot des Rams ajoutera la possibilité de mieux réussir sur les longues passes dans les zones profondes.  Ce que l'équipe avait moins quand Jared Goff était leur QB en 2020.  Stafford dispose de bons receveurs en Robert Woods, Cooper Kupp, DeSean Jackson (s'il peut demeurer en santé, car il est souvent blessé) et Tyler Higbee (ailier rapproché).  La recrue Tutu Atwell, un ailier éloigné très rapide, pourrait compléter le quatuor.

La ligne à l'attaque est solide mais il ne faudrait pas que ses membres se blessent (comme c'est arrivé trop souvent récemment) car les Rams manquent de profondeur à ce niveau.

En somme, les Rams peuvent décrocher le championnat de leur division en apportant les ajustements nécessaires en offensive comme en défensive.  S'ils n'y parviennent pas, ils peuvent se faire damer le pion par leurs adversaires dans la NFC Ouest.



On ne peut pas juger les 49ers de San Francisco sur leur fiche de l'an passé (6-10) parce que leur alignement a été dévasté par de graves blessures (et le COVID-19) à toutes les positions, tout au long de la saison.  À un moment donné, il manquait sept réguliers en défensive.  Mais l'entraîneur en chef, Kyle Shanahan a tiré des leçons de ces mésaventures.  En outre, il en a assez des récurrents problèmes de santé de son quart-arrière Jimmy Garoppolo (il n'a joué que six matchs l'an passé).  

Depuis son arrivée avec l'équipe, il y a trois ans, Garoppolo a été en mesure d'occuper son poste moins de 50 % du temps.  Il a raté 23 matchs à cause de blessures.  C'est surtout pour cette raison qu'il n'est pas bien coté parmi les QBs de la NFL.  Quand il est en bonne forme, il peut exceller, comme en 2019, lorsqu'il a conduit les siens au Super Bowl.  Comme partant, il montre une fiche reluisante de 24-9 depuis qu'il évolue pour les 49ers.

Mais voilà, Shanahan a pris ses précautions au cas où son quart-arrière tomberait encore au combat.  Les 49ers ont transigé pour s'avancer au 3e rang du repêchage.  Ils ont sélectionné le jeune quart-arrière Trey Lance, qui pourrait voir de l'action dès cette année, dans un système à deux quarts-arrières.  Cela permettrait ainsi de ménager Garoppolo afin qu'il soit moins exposé à ces blessures qui l'affectent si souvent.  Ou d'avoir un Lance mieux préparé à prendre la relève si Garoppolo se retrouve encore à l'infirmerie.

Cette situation soulève la controverse à San Francisco.  Lance est un quart très mobile, et il a un bras canon, mais il n'a joué qu'un match l'année dernière dans les rangs universitaires.  Est-il vraiment prêt à jouer dans la NFL ?

En offensive, les Niners sont complets : avec une ligne à l'attaque forte; de jeunes receveurs explosifs (Brandon Aiyuk et Deebo Samuel-blessé l'an dernier et qui n'a disputé que sept rencontres-); le deuxième meilleur ailier rapproché de la Ligue en George Kittle (blessé aussi l'an dernier et qui n'a joué que huit parties); et un bon duo de porteurs de ballon avec Raheem Mostert (photo ci-dessous) et la recrue Trey Sermon.  On remarque tout de même l'absence de profondeur dans le groupe de receveurs.

En ce qui a trait à la défensive, Richard Sherman a «pris le bord».  Il est agent libre sans contrat.  Sans lui, la tertiaire des 49ers ne sera ni meilleure, ni pire.  Mais c'est la faiblesse de l'équipe.  Les experts de Pro Football Focus la placent au 20e rang dans la NFL, surtout à cause de son manque de profondeur.

Une autre carence défensive se trouve dans l'incapacité de faire suffisamment pression sur les QBs adverses.

Sur la première ligne défensive, les Niners sont bien servis avec Nick Bosa (no 97, photo ci-dessous)et Dee Ford, qui, il ne faut pas l'oublier non plus, ont tous les deux raté presque toute la saison 2020 en raison de sérieuses blessures.



La deuxième ligne, celle des secondeurs, est extraordinaire.  Probablement la meilleure de la Ligue, avec Dre Greenlaw, Fred Warner et Demetrius Flannigan-Fowles.  Les Niners ont ajouté de la profondeur à cette ligne en embauchant l'agent libre Samson Ebukam (ex-Rams).

Ce qui avantage les 49ers cette année, c'est qu'ils auront le calendrier le plus facile de toute la NFL.  Si ils peuvent éviter les blessures, ils pourraient en profiter pour finir premiers dans leur division.



Le quart-arrière Russell Wilson a piqué une sainte colère dans les bureaux des Seahawks de Seattle l'été dernier.  Mécontent de la philosophie conservatrice guidant l'offensive du club, et choqué parce que les dirigeants n'arrivent jamais -depuis longtemps- à trouver des joueurs de ligne pour assurer sa protection derrière la ligne de mêlée, Wilson aurait même demandé à être échangé à un club figurant sur une liste qu'il avait dressée.

En ayant vent des critiques de Wilson à leur endroit, il paraît que les gars de la ligne à l'attaque n'étaient pas de bonne humeur !

La colère de Wilson (photo ci-dessous) se serait amplifiée quand il a reçu une fin de non recevoir à ses exigences et à ses suggestions, de la part de ses patrons.  Mais il faut croire qu'ils n'ont pas été insensibles à ses demandes car ils ont effectués des changements.

D'abord ils ont engagé un nouveau coordonnateur à l'attaque : Shane Waldron, qui vient des Rams, et qui est un entraîneur créatif, de la même école que Sean McVay, sous les ordres duquel il coachait à Los Angeles.



Puis, les Hawks, champions défendants de la NFC Ouest avec une fiche de 12-4 l'an passé, sont allés sur le marché des agents libres pour prendre le garde Gabe Jackson (ex-Raiders, à gauche sur la photo ci-dessous) qui risque de devenir le meilleur ami de Wilson en étant son plus fidèle garde du corps.

Parce que si sa protection ne s'améliore pas, une projection prévoit que le numéro 3 des Seahawks établira le peu enviable record du quart le plus souvent rabattu derrière la ligne de mêlée.  Depuis le début de sa carrière (neuf ans), il a subi 394 sacks, soit une moyenne de 44 par saison !

Le quart-arrière de 32 ans veut également que l'offensive soit moins axée sur le jeu au sol.  L'an dernier, Wilson a pourtant atteint des sommets personnels pour le nombre de passes (384 passes complétées en 558 tentatives pour 40 touchés).  Mais il a également lancé 13 interceptions, un record personnel négatif pour lui.

Son entraîneur en chef, le vieux conservateur Pete Carroll, n'a pas apprécié cette dernière statistique, et, à mi-chemin de la campagne, il a limité l'attaque aérienne en priorisant l'attaque terrestre.  Cette saison, il voudrait même que Wilson demeure davantage dans la pochette protectrice au lieu de courir partout sur le terrain avant de décocher ses passes.



Carroll n'a pas tort.  Après tout, cette approche conservatrice a eu beaucoup de succès au cours des années.  En neuf ans, avec Wilson au poste de quart, la pire fiche des Seahawks a été 9-7.  À travers les hauts et les bas des longues saisons, son équipe réussit toujours à se qualifier pour les séries éliminatoires.  Pourquoi changer une formule gagnante ?

Le jeu au sol a pas mal toujours bien fonctionné et cela ne devrait pas changer en 2021 grâce au brio des porteurs de ballon Chris Carson et Rashaad Penny.

Au poste d'ailier rapproché, les Seahawks ont ajouté l'ex-Rams Gerald Everett pour venir en aide à Wil Dissly qui est trop souvent un fidèle patient de l'infirmerie.  Everett rejoint un groupe de receveurs talentueux avec les Tyler Lockett, D.K. Metcalf, et D'Wayne Eskridge, une recrue qui promet.



La défensive se situe dans la moyenne de la Ligue (12e pour les verges accordées, 11e pour le coefficient d'efficacité des QBs opposés).  Mais elle ne presse pas assez ceux-ci, et la tertiaire pourrait être moins bonne en 2021 à cause des pertes de Shaquill Griffin et de Quinton Dunbar.  Ahkello Witherspoon (ex-49ers) comblera une de ces pertes, mais la tertiaire demeure un point faible, tout comme la première ligne.

Heureusement les secondeurs Jordyn Brooks, Bobby Wagner et Darrell Taylor forment peut-être le meilleur groupe à leurs positions, dans toute la Ligue.

Pas de doute, Russell Wilson, souvent en liste pour le titre de MVP, est impatient parce qu'il veut retourner au Super Bowl et qu'il voit que son équipe vieillit.  Il veut que tout soit en place pour que les Seahawks puissent à nouveau viser les plus grands honneurs.

Ça reste à voir si Pete Carroll laissera son nouveau coordonnateur offensif Shane Waldron (à gauche sur la photo ci-dessus) lui donner plus de liberté afin de satisfaire ses ambitions, mais son club devrait être là encore quand le prochain tournoi pour le trophée Vince Lombardi commencera.



En Arizona, c'est étourdissant de penser que le quart-arrière Kyler Murray peut encore s'améliorer, à sa troisième année dans la NFL.  Déjà, avec l'expérience acquise, la recrue offensive de l'année en 2019, pourrait être plus en mesure de bien lire les défensives ennemies, lui qui est déjà une grande menace pour elles, autant lorsqu'il lance le ballon ou qu'il fait de longues courses avec.

Il est vrai qu'avec sa petite stature, il s'expose aux blessures, quand il fonce tête première en territoire ennemi.  Il a d'ailleurs joué la dernière moitié de la saison 2020 malgré une blessure à l'épaule.  Cela ne l'a pas empêché de mériter une place au Pro Bowl (match des étoiles).  Avant sa blessure, il était un des meilleurs joueurs de la NFL, et les Cardinals avaient gagné six de leur neuf premiers matchs avant de terminer la campagne avec une fiche de .500 (8-8).

Le potentiel des receveurs de passes de l'équipe est épeurant pour les défensives adverses.  Imaginez, vous devez arrêter DeAndre Hopkins (photo ci-dessous) d'un côté, et A.J. Green, de l'autre côté.  Et il paraît qu'il y en a un autre, la recrue Rondale Moore, qui viendrait vous embêter à la place de Green, si celui-ci baisse trop de régime à cause de son âge (33 ans) et de ses nombreuses anciennes blessures !  Il faut le respecter quand même le A.J., ce qui a pour conséquence de ne plus pouvoir mettre une double couverture sur Hopkins, le meilleur receveur de la Ligue.  Christian Kirk et l'ailier rapproché Maxx Williams ne sont pas de tout repos non plus lorsqu'ils sont sur le terrain...

Vous risquez aussi d'en envoir plein les bras avec les porteurs de ballon Chase Edmonds et James Conner (ex-Steelers qui a été au Pro Bowl en 2018, mais qui est de santé fragile) qui peuvent aussi vous faire mal paraître en se transformant habilement en receveurs.

Avant d'espérer arrêter tout ce beau monde, vous devrez négocier avec une ligne offensive renforcée par l'arrivée du garde Brian Winters (ex-Bills) et celle du centre Rodney Hudson (ex-Raiders), qui s'est d'ailleurs qualifié pour le Pro Bowl la saison dernière.

Et lorsque c'est votre attaque qui est sur le terrain, qu'est-ce qu'elle voit en face d'elle ?  Oh non !  Pas le gros J.J. Watt ?!  Et le féroce Chandler Jones (photo ci-dessous), qu'on n'avait pas vu souvent l'an passé parce qu'il était blessé...  Ouf, le grand Patrick Peterson n'est plus là (rendu au Minnesota), mais celui qui prend sa place, Malcolm Butler n'est pas piqué des vers non plus !

Pis les deux vieux qui bottent pour les Cardinals, Andy Lee, 39 ans, et Matt Prater, 37 ans; ils ne nous font pas trop espérer qu'ils vont rater leurs coups quand ils s'amènent sur le terrain.  Oh la, la, quelle équipe ! Avec tous ces joueurs étoiles qui risquent de nous en faire voir une tonne en nous assommant !

En fait, les Cards devraient avoir gagné plus de parties l'an dernier si on considère leur différentiel de points de + 43 (différence entre points marqués et points accordés).  Ce fut par contre l'équipe la plus punie de la Ligue, une indiscipline qu'ils devront corriger.  Leur défensive contre la course fait également défaut.  Mais attention aux Cardinals, ils pourraient être le club surprise de 2021 dans la NFL...

samedi 22 août 2009

BATAILLE DES CHEERLEADERS : NFC OUEST




Dernier volet de notre présentation des cheerleaders des équipes de la NFL. Cet été, nous en avons appris énormément sur le "travail" de ces jolies femmes qui sont à la fois de vaillantes athlètes et de talentueuses artistes. La semaine prochaine, nous parlerons de football puisque le début de la saison approche à grands pas.

Dans la section Ouest de la NFC, les meneuses de claques des 49ers de San Francisco font bon usage du cuir, qui est une composante originale et importante dans la confection de leur costume. Et du côté des Pom-Pom Girls des Cardinals de l'Arizona, peu de leurs consoeurs "remplissent" aussi bien leurs uniformes qu'elles !

Si je devais établir un classement, mon "top 5" des cheerleaders de la NFL, je mettrais les représentantes des Cowboys et des Buccaneers en tête de lice. J'aime aussi celles des 49ers, des Cardinals et des Broncos. Mais c'est difficile de choisir : elles sont presque toutes belles !

Pour la division Ouest, de haut en bas sur les photos : les meneuses de claques des Cardinals de l'Arizona, des 49ers de San Francisco (Gold Rush), des Rams de St-Louis et des Seahawks de Seattle (les Sea-Gals).