Affichage des articles dont le libellé est Allen Lazard. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Allen Lazard. Afficher tous les articles

mardi 5 septembre 2023



SAISON 2023-24 DES PACKERS DE GREEN BAY : JORDAN LOVE A DE BIEN GRANDS SOULIERS À CHAUSSER APRÈS LE DÉPART D'AARON RODGERS...

C'était vers la fin de la saison régulière 2021-22 de la Ligue Nationale de Football.  À Green Bay, après une autre étincelante performance, le magistral quart-arrière Aaron Rodgers quittait le terrain en direction du vestiaire des Packers.  L'immense foule du célèbre Lambeau Field l'acclamait en scandant : «MVP ! MVP ! MVP !».  Levant les bras, l'index de chaque main pointant vers le ciel, Rodgers pouvait revendiquer qu'il était bien le meilleur footballeur au monde.  Une scène émouvante...

Effectivement, quelques semaines plus tard, la NFL le nommait le joueur de l'année, pour la quatrième fois de sa glorieuse carrière.  Mais déjà, avant le début de cette campagne 2021, le grand no 12 des Packers avait manifesté le désir de quitter son équipe.  Une équipe suffisamment bonne pour faire les séries éliminatoires, mais sans parvenir à se rendre bien loin dans celles-ci.

Or, Rodgers désirait ardemment une deuxième bague de championnat (après celle obtenue en 2011 au Super Bowl XLV).  Dix ans à l'espérer, dix longues saisons à avoir plusieurs chances de s'en approcher, sans succès.  Cela devenait frustrant à la longue.  Rendu à 39 ans, on sentait qu'il était las d'attendre, et qu'il en était venu à la conclusion que ce n'est pas avec les Packers qu'il pouvait réaliser son rêve le plus cher.



De leur côté, au terme d'une dernière saison décevante (8-9, pas de participation aux séries éliminatoires) les dirigeants du «Pack» avaient également compris qu'il était temps de tourner la page, de rajeunir l'équipe, et d'échanger l'homme qui depuis si longtemps était la figure emblématique du club.  Ils exaucèrent Rodgers en l'expédiant à New York, chez les Jets, en échange de plusieurs choix de repêchage.

On atteignait ainsi les deux objectifs visés : entrer dans une nouvelle ère, post-Rodgers, en injectant beaucoup de sang neuf, par la voie du repêchage, dans un club vieillissant, qui en avait grandement besoin.

Dans le Big Apple, les Jets ont satisfait les demandes de leur nouveau QB super star en engageant deux de ses amis, ses anciens coéquipiers receveurs : Allen Lazard et Randall Cobb, ainsi que le demi de sûreté Adrian Amos, qui jouait aussi pour Green Bay l'an dernier.



Les Packers ont fait un grand ménage dans leur groupe de receveurs.  En plus de Cobb et de Lazard, ils se sont aussi départis des ailiers rapprochés Robert Tonyan (29 ans) et Marcedes Lewis (39 ans !) qui s'aligneront désormais avec les Bears de Chicago.

Ce vaste mouvement de rajeunissement a également emporté le vétéran botteur de placements Mason Crosby (39 ans), de même que l'expérimenté botteur de dégagement Pat O'Connell (32 ans), qui se cherchent encore une nouvelle équipe en vue de la prochaine campagne.  Deux recrues vont les remplacer dans la formation des Packers : Anders Carlson (placements) et Daniel Whelan (dégagements).

Le quart-arrière succédant à Rodgers comme partant est Jordan Love (25 ans en novembre, no 10, photo ci-dessus) choix de première ronde (26e) des Packers en 2020.  Ce n'est pas un nouveau joueur, mais il n'a pratiquement aucune expérience au niveau professionnel.  



Substitut de Rodgers, il n'a participé qu'à dix rencontres (une seule fois comme partant quand Rodgers a dû s'absenter à cause du COVID-19).  En tout, il a tenté 83 passes, en a complété 50, pour 606 verges, trois touchés et trois interceptions (rating de 79,7).  Il aura beaucoup de pression sur les épaules !  Imaginez !  À son poste, il a de grands souliers à chausser en succédant à deux légendes : Aaron Rodgers (2005-2022), et Brett Favre (1992-2007).

Ses receveurs seront encore moins expérimentés que lui.  Christian Watson (24 ans), et Romeo Doubs (23 ans), en seront à leur deuxième saison seulement.  Jayden Reed (23 ans), et les ailiers rapprochés Luke Musgrave (23 ans) et Tucker Kraft (22 ans) sont des recrues.  Bien que les deux premiers ont montré de belles aptitudes l'an passé, ils n'ont pas fait encore leurs preuves.

Tout comme Love (photo ci-dessus), d'ailleurs.  L'échantillon de son travail est mince, on ne peut pas vraiment se prononcer sur ce qu'il pourra faire comme QB régulier, mais on quand même remarqué un manque de précision dans ses passes au cours des deux dernières saisons.  Il ne connaît pas encore non plus les défensives opposées.  Comment pourra-t-il s'ajuster à leurs forces et à leurs faiblesses ?  Pourra-t-il les «lire» correctement ?  A-t-il bien appris son métier en regardant Rodgers (un formidable maître) évoluer sur le terrain ?



Alors, à quoi doit-on s'attendre de l'offensive du Pack en 2023-24 ?  Probablement à beaucoup de courses de la part des vétérans porteurs de ballons Aaron Jones et AJ Dillon (photo ci-dessus), les seules valeurs sûres parmi les attaquants.

Les Packers ont perdu les joueurs de ligne défensifs Jarran Reed (maintenant un Seahawks), et Dean Lowry (nouveau Vikings), sur le marché des agents libres.  Pas de signatures notables sur ce même marché, hormis peut-être le demi de sûreté Jonathan Owens (ex-Texans).  Les recruteurs de l'équipe ont sélectionné le secondeur de ligne Lukas Van Ness en première ronde (13e choix).  Il devra probablement se contenter d'un rôle de substitut.

Sur papier, la défensive de Green Bay paraît plutôt bien mais elle est somme toute de qualité moyenne.  Elle a toutefois la mauvaise manie de donner trop de gros jeux aux adversaires, tant au sol que par la passe.  Et ce, à des moments cruciaux.  Cela soulevait d'ailleurs l'ire de Rodgers, surtout en éliminatoires.  Ces effondrements soudains venaient souvent gâcher les belles performances du futur membre de la Renommée.
 
CHRISTIAN  WATSON
C'est bien beau de faire confiance à tant de jeunes joueurs.  Mais ceux-ci doivent pouvoir bien s'intégrer dans les différentes unités qui composent aussi bien l'offensive que la défensive.  Jordan Love doit développer une chimie avec ses jeunes receveurs.  Ça peut prendre du temps et...coûter des défaites.  Les Packers ne peuvent pas se fier seulement sur leurs bons porteurs de ballon pour avancer sur le terrain et marquer des points.

Et le centre de la défensive est trop «mou» pour bien résister aux fortes attaques terrestres des clubs rivaux.  Ces derniers vont chercher à exploiter la faiblesse évidente du secondeur Quay Walker, et celle du demi de sûreté Darnell Savage.

À moins que Jordan Love et ses receveurs soient des révélations extraordinaires, et que la défensive mette fin à cette manie de donner souvent de gros jeux aux adversaires, la troupe de l'entraîneur chef Matt Lafleur (photo ci-dessous) devrait souffrir cette saison.  Car qui dit «jeunesse et inexpérience» doit s'attendre à «erreurs et maladresses».



Si les Packers n'ont gagné que huit parties avec Rodgers l'an passé, comment peuvent-ils remporter autant ou plus de matchs avec un alignement comptant plusieurs joueurs inconnus et/ou non prouvés ?  Heureusement pour Green Bay, leur section (Nord de la Conférence Nationale) est assez médiocre, et le calendrier est assez facile.

Le «Pack» peut surprendre si les jeunes s'avèrent meilleurs que prévu, dès le début.  Sinon les Packers vont se disputer la dernière place de la division avec les Bears de Chicago.

CALENDRIER 2023-24 DES PACKERS DE GREEN BAY




AUTRES ANALYSES À CONSULTER :

Pittsburgh Steelers

New York Giants

Seattle Seahawks

Indianapolis Colts

Atlanta Falcons

New England Partriots 

Washington Commanders

Houston Texans

Chicago  Bears

Tennessee Titans

Baltimore Ravens

New Orleans Saints

Dallas Cowboys

Jets de New York 

Broncos de Denver

Browns de Cleveland

Cardinals de l'Arizona

Lions de Détroit

Chiefs de Kansas City

mercredi 16 août 2023



L'ARRIVÉE DE AARON RODGERS AMÈNE BEAUCOUP DE CHANGEMENTS ET D'ESPOIR CHEZ LES JETS DE NEW YORK.

L'organisation et les partisans des Jets de New York sont enthousiastes et fondent beaucoup d'espoir sur l'avenir immédiat de leur club avec le vent d'optimisme apporté par la transaction qui a amené le quart-arrière étoile Aaron Rodgers dans leurs rangs.

C'est un des faits saillants de l'entre saisons de la Ligue Nationale de Football (NFL).  C'est pourquoi les Jets seront à surveiller de près cette année.  Rodgers n'arrive pas seul au Big Apple.  Le gagnant de quatre titres de joueur le plus utile à son équipe (MVP) a entraîné avec lui quelques membres de son ancienne équipe de Green Bay : Nathaniel Hackett, son coordonnateur à l'attaque chez les Packers, ainsi que les receveurs éloignés Allen Lazard et Randall Cobb.


On peut ajouter le porteur de ballon Dalvin Cook (photo ci-dessus, ex-Vikings du Minnesota), qui a récemment choisi de s'aligner avec les Jets en raison de la présence de Rodgers, et de la possibilité que son nouveau club aille jusqu'au bout cette saison.

Car à New York, on croit fermement que cette formation des Jets, bourrée de talent, mettra un terme à douze saisons (depuis 2010) sans participer aux séries éliminatoires.  C'est la plus longue disette en cours parmi les clubs de la NFL.

Si les Jets ont donné plusieurs choix de repêchage pour obtenir le célèbre no 12 des Packers, c'est qu'ils étaient convaincus qu'avec leur quart-arrière partant des deux dernières campagne, Zach Wilson, ils ne pourraient pas gagner, malgré que le reste de l'alignement était, -et est encore plus cette année- de première qualité.

Wilson, un 2e choix de première ronde en 2021 (derrière Travor Lawrence, des Jaguars de Jacksonville), a peut-être été le pire QB partant de la NFL, ces deux dernières saisons.  Avec un faible coefficient d'efficacité de 70,9 et un mauvais ratio "passes de touché versus interceptions" de 15-18 en 22 départs, Wilson a vraisemblablement signifié à ses patrons qu'il n'était pas l'homme de la situation.  Chez les Jets, on espère qu'il apprendra son métier avec les conseils et les exemples de Rodgers.

Il y a ceux, nombreux, qui pensent que Rodgers guidera ses nouveaux coéquipiers vers le Super Bowl.  D'autres, sont moins convaincus.  Le nouveau présumé sauveur de "Gang Green" aura 40 ans en décembre prochain.  Son rendement a baissé l'an dernier à Green Bay.  Ses partisans imputent cette baisse de régime (pire coefficient d'efficacité, à 91.1, depuis qu'il est un QB partant) à un médiocre groupe de receveurs et à une blessure au pouce qui l'a ennuyé une partie de la saison.

Le fait est que, si les Packers n'avaient pas cru à un déclin de leur quart-arrière vedette, ils ne l'auraient pas échangé.

Si la venue de Rodgers a mis beaucoup de sourires sur les lèvres des membres des Jets, les performances de leur nouveau héros au présent camp d'entraînement de l'équipe, sont loin de faire sourire le principal intéressé.  Dès les premiers jours de ce camp, un joueur a malencontreusement pilé sur le pied de Rodgers, lors d'une pratique.  Plus de peur que de mal, mais le coach en chef Robert Saleh grimaçait plutôt que de sourire.  Il a sermonné ses joueurs en leur rappelant de faire extrêmement attention à leur QB no 1.

Puis, avant-hier, Rodgers a connu une journée horrible à l'entraînement.  Il était incapable de compléter ses passes, même les plus faciles.  Il était d'une humeur massacrante !

Aussi bon soit-il, rien n'est garanti pour Rodgers.  Il lui faudra s'acclimater à son nouvel environnement.  Il a accepté une baisse de salaire et les Jets se sont assurés de l'entourer de personnel qu'il désirait, mais rappelons que même Tom Brady avait eu besoin d'une demi-saison pour être efficace, après son transfuge avec les Buccaneers de Tampa Bay, en 2020.

Et Rodgers n'aura pas le luxe de prendre son temps pour exceller.  Le calendrier des Jets est brutal dès le commencement de la saison.  Ils affronteront Buffalo, Dallas, la Nouvelle-Angleterre, Kansas City, Denver et Philadelphie au cours des premières semaines de la campagne.  Les Bills, les Cowboys, les Chiefs et les Eagles sont tous des aspirants au championnat de la Ligue...  

Il n'y a qu'à partir de décembre que le calendrier des Jets leur est plus favorable.  Avec les Bills et les Dolphins, il y a déjà une forte opposition dans leur division (Est de l'Association Américaine).  Sans compter les autres puissances dans le reste de l'AFC.



Avec Cook et le jeune Breece Hall (photo ci-dessus, probablement la recrue offensive de l'année dans la NFL s'il ne s'était pas blessé -ligament croisé antérieur au genou- lors de la semaine 7 l'an passé) dans le champ arrière, Rodgers sera bien secondé sur les jeux au sol.  Ce qui lui facilitera la tâche pour préparer et établir son attaque aérienne.  

Cook a cependant ralenti en deuxième demie de saison l'an dernier, avec les Vikings.  Il a dû se faire reconstruire chirurgicalement une épaule durant la saison morte.  Est-il en déclin ?  Retrouvera-t-il la forme après son importante chirurgie ?

En sera-t-il de même pour Hall (moyenne de 97 verges de gains par match, cinq touchés en sept parties jouées en 2022) ?  Il est toujours ardu de se remettre d'une telle blessure au genou...  Si jamais les deux demis offensifs tombaient à nouveau au combat, il y aurait toujours la recrue Israel Abanikanda (choix de 5e ronde en 2023), dont on dit beaucoup de bien.

Côté receveurs, à défaut d'être des super ailiers espacés, Cobb et Lazard ont l'avantage de bien connaître Rodgers, et vice versa.  Mais le meilleur atout dans cette unité offensive est sans doute le jeune Garrett Wilson (photo ci-contre), recrue offensive de l'année dans la NFL, en 2022.  Il est super rapide et habile.  S'il a pu accumuler 1 103 verges de gains aériens avec Wilson comme QB, que pourra-t-il réussir avec un quart de la trempe de Rodgers ?!

Il y a aussi Corey Davis et le "lièvre" Mecole Hardman (ex-Chiefs) comme cibles intéressantes à la disposition de Rodgers, chez les receveurs des Jets.  Sans oublier de très bons ailiers rapprochés en Tyler Conklin et C.J. Uzumah.

Comme pour Tom Brady avec les Bucs, Rodgers devra bénéficier d'une bonne protection de la part de sa ligne à l'attaque, s'il veut opérer sa magie derrière la ligne de mêlée.  Cette unité a ce qu'il faut pour bien réussir cette mission cruciale.

Si Rodgers a choisi les Jets pour poursuivre sa carrière de 19 saisons dans la NFL, c'est probablement aussi pour pallier une carence (les effondrements de la défensive des Packers lors de moments clés) qui l'a souvent empêché d'atteindre le match ultime et de remporter cette 2e bague du Super Bowl qu'il désire tellement.  Les Jets ont pu compter sur la 4e meilleure défensive (verges et points accordés) de la NFL en 2022.  

Signe que l'équipe a su, (pour une première fois depuis très longtemps !!!) faire un bon repêchage l'an dernier, c'est un membre de leur brigade défensive, le demi de coin Sauce Gardner, qui a été élu recrue défensive de l'année dans la NFL.  Il complète une tertiaire étanche avec ses coéquipiers de cette unité.

Bref, si tous les éléments tombent bien en place, et qu'ils peuvent éviter des blessures graves à des joueurs importants, oui les Jets peuvent espérer s'approcher du Super Bowl.  Sans être capable de mériter un autre titre de MVP, si Rodgers peut encore se classer parmi les dix meilleurs QB de la Ligue, l'offensive des Jets sera redoutable.

Les attentes sont élevées et la pression sera énorme.  Quand Rodgers perdait deux matchs d'affilée avec les Packers, -GB est le plus petit marché de la NFL-, la presse et les fans paniquaient.  Imaginez si ça se produit à New York (le plus grand marché) !  Ça va crier fort !

Si la défensive peut égaler, ou encore améliorer, son niveau de jeu de 2022, alors tous les espoirs sont permis pour "Gang Green" et ses partisans affamés (le seul titre de grands champions des Jets remonte au Super Bowl III -12 janvier 1969- alors que le légendaire quart-arrière Joe Namath avait guidé les siens à une victoire surprise contre les Colts de Baltimore, qui étaient largement favoris).

CALENDRIER  2023-24 DES JETS DE NEW YORK