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lundi 26 août 2024



SAISON  2024-25  DES  BENGALS  DE  CINCINNATI  :  DES  INQUIÉTUDES  PERSISTENT  À  L'ENDROIT  DE  JOE  BURROW  ET  DE  LA  DÉFENSIVE...

Aujourd'hui, avec la saison de la NFL approchant à grands pas, nous arrêtons notre caravane à Cincinnati, après des visites à Cleveland (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2024/08/saison-2024-25-des-browns-de-cleveland.html), et à Pittsburgh (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2024/08/saison-2024-25-des-steelers-de.html), dans notre tour d'horizon des clubs de la division Nord de la Conférence Américaine.

La saison dernière fut dévastatrice pour les Bengals de Cincinnati.  Devant composer avec un des plus difficile calendrier de l'histoire de la NFL, autant l'offensive que la défensive n'ont été à la hauteur du défi.

D'abord, le quart arrière étoile Joe Burrow a eu des ennuis de santé durant toute la campagne.  Une campagne qu'il n'a pu terminer à cause d'une rare et mystérieuse blessure à un poignet, qui lui a fait manquer les six dernières parties.  Dès le camp d'entraînement il avait eu maille à partir avec une blessure à la cuisse, qui a continué de lui nuire au cours du premier mois du calendrier régulier (fiche de 1-3).



Et puis, dès le départ, sans qu'on sache trop pourquoi, la défensive est tombée en panne sans se reprendre.  Elle a été incapable d'arrêter les jeux au sol [30e de la NFL pour la moyenne de verges par course (4,7)], 28e contre les jeux aériens (4 223 verges concédées), et 31e pour les verges totales allouées (6 368).  Une débandade !

Résultat : une fiche de 9-8, et une exclusion des séries éliminatoires, eux qui étaient considérés comme de sérieux aspirants au Super Bowl, avant cette saison décevante.

Durant la saison morte, les dirigeants de l'équipe ont essayé de trouver des solutions aux problèmes qui ont coulé leur bateau en 2023-24.  Sauf que l'inquiétude persiste en ce qui concerne Joe Burrow.  Sa blessure au poignet n'a jamais été vue auparavant chez un joueur de football de la Ligue Nationale.  On craint qu'elle handicape le quart arrière pour le reste de sa carrière.

Si Burrow peut encore jouer, après la moins bonne saison de sa carrière l'an passé (exceptée sa saison recrue), il faudrait au moins qu'il soit mieux protégé par sa ligne à l'attaque.  Burrow a subi 116 sacks en 42 parties jouées, depuis 2021.



Et en fait, durant la dernière campagne, son substitut Jake Browning a mieux joué que lui.  Les experts de Pro Football Focus ont fait dégringoler Burrow au 17e rang des QBs de la NFL, juste derrière...Jake Browning !

Les Bengals sont allés chercher de l'aide dans l'entre saison, afin de renforcer cette ligne à l'attaque défaillante.  Ils ont utilisé le marché des agents libres pour embaucher les plaqueurs Orlando Brown Jr (ex-Chiefs), et Trent Brown (ex-Patriots);  et ils ont repêché "l'armoire à glace" Amarius Mims, en première ronde (18e choix au total).  La piètre ligne offensive des Bengals devrait au moins être de qualité moyenne cette année.

Dans les autres changements à l'offensive, le receveur Tyler Boyd a quitté l'équipe pour aller jouer pour les Titans, au Tennessee.  Ça laisse Ja'Marr Chase (100 réceptions pour 1 216 verges, 7 touchés), et Tee Higgins, comme receveurs no 1 et 2.  Ce qui est encore très bon.



Higgins (photo ci-dessus), qui a été blessé l'an passé, et qui n'a pas connu une bonne saison, a accepté, à contre coeur, d'être "taggé", et de signer un contrat d'un an, lui qui recherchait une entente à long terme.  Il pourrait devenir agent libre l'an prochain.

Andrei Iosivas est prévu comme ailier éloigné no 3, mais les Bengals espèrent que la recrue Jermaine Burton (choix de 3e ronde) pourra prendre éventuellement sa place.

Au champ arrière, Joe Mixon est lui aussi parti.  Il a été échangé aux Texans de Houston contre un choix de 7e ronde de repêchage.  Pour le remplacer, les Bengals ont fait signer un contrat à Zack Moss, qui a bien fait la saison dernière avec les Colts d'Indianapolis, en relève à Jonathan Taylor.  Moss se joindra à Chase Brown, qui en sera à sa deuxième année avec l'équipe.

Les observateurs ne croient pas que ce changement va améliorer le jeu au sol de Cincinnati.  Les Bengals n'ont amassé que 1 527 verges, de cette façon, l'an passé (31e rang de la NFL).  Mais est-ce que ça peut vraiment être pire ?



Les Bengals auront également un nouvel ailier rapproché en la personne de Mike Gesicki (photo ci-dessus), dont la production offensive s'est affaissée l'an dernier avec les Patriots, et l'année d'avant avec les Dolphins.  Gesicki est mieux d'effiler ses crampons car Joe Burrow aime bien utiliser fréquemment ses ailiers rapprochés.

Tout ce beau monde sera dirigé par un nouveau coordonnateur offensif, Dan Pitcher, qui était l'instructeur des quarts arrières de l'équipe depuis 2020.

De l'autre côté du ballon, les Bengals ont déploré la perte du plaqueur DJ Reader, qui porte maintenant les couleurs des Lions de Détroit.  Ils l'ont remplacé par Sheldon Rankins, qui s'alignait avec les Texans de Houston l'an passé.  Rankins est bon pour presser les QBs adverse.

La tertiaire avait bien besoin de renforts, elle qui, en 2023-24 a permis beaucoup trop de longs jeux (2e plus grand nombre dans la NFL).  Les Bengals ont signé les demis de sûreté Geno Stone (ex-Ravens) et Vonn Bell.  Ce dernier revient à Cincinnati après une saison avec les Panthers de la Caroline.  Bell devra déloger Jordan Battle, qui a mérité le poste de partant à sa position.



Ces mouvements de personnel entraîneront un changement de position pour Dax Hill qui, de demi de sûreté qu'il était, deviendra demi de coin cette année.  Il rejoindra Mike Hilton, un des meilleurs de la Ligue dans cette fonction, bien que ce soit plutôt DJ Turner II qui a gagné la bataille au camp d'entraînement, pour être à ses côtés comme partant.  Le demi de coin Chidobe Awuzie est parti jouer pour les Titans.

Les unités spéciales mettront en vedettes le botteur de précision Evan McPherson (photo ci-dessous), qui a raté quelques placements la saison dernière, mais c'était sur des distances de plus de 50 verges.  Il demeure un des meilleurs jeunes botteurs de la NFL.



Les Bengals espèrent que le botteur de dégagements Brad Robbins fera mieux à sa deuxième saison, après avoir éprouvé des difficultés en 2023-24.

Ce fut le contraire pour le retourneur de bottés Charlie Jones, qui a eu de bons moments à sa saison recrue l'an dernier.

Les parieurs estiment que la mauvaise saison 2023-24 était une aberration, et que les Bengals rebondiront cette année.  Ils leur prédisent une fiche de 11-6 et une participation aux séries éliminatoires, mais seulement à titre de "wild card", car ils finiront en deuxième position dans leur division, derrière les Ravens de Baltimore.

À condition, bien sûr, que la défensive puisse se ressaisir, et que Joe Borrow joue mieux, si sa santé le lui permet...

🏈🏈🏈

Pour lire d'autres analyses pré saison concernant des clubs de la NFL, voir les références dans "articles les plus lus", dans la barre de droite de ce blogue. → 



mercredi 13 septembre 2023



SAISON 2023-24 DES BENGALS DE CINCINNATI : LE GRAND CHAMPIONNAT ?  OUI !  ET ÇA PRESSE !

Dans la vie comme dans la Ligue Nationale de Football, il y a ceux qui ont, et ceux qui n'ont pas.  Ceux qui ont les moyens d'aller loin, ceux qui n'en ont pas.  Les Bengals de Cincinnati font partie de la première catégorie.  Ils ont assez de joueurs dominants dans leur alignement pour aspirer au grand championnat.  Celui du Super Bowl.  

Dupuis deux ans, ils passent près de cueillir les lauriers de la victoire ultime.  En 2022, ils étaient des participants surprenants au SB LVI.  Ils sont venus à quelques jeux près de battre les grands favoris, les Rams de Los Angeles.  Jouant les héros et méritant le trophée du MVP, le receveur tout étoile Cooper Kupp a fermé la porte au nez des Bengals avec deux jeux importants qui ont fait la différence.

L'an passé, le club de l'entraîneur Zac Taylor a été arrêté en finale de Conférence par une course splendide du futur MVP du Super Bowl LVII, Patrick Mahomes.  Avec le temps qui fuyait vers les dernières minutes du match, et alors qu'il marchait en boitant à cause d'une blessure à la cheville, Mahomes a surpris la défensive des Bengals en osant courir vers sa droite.  Après un gain substantiel, en sortant en ligne de touche, il a été frappé durement par le joueur de ligne défensif Joseph Ossai.  Ce dernier s'est vu décerner une pénalité de quinze verges pour rudesse excessive.

Cette punition tragique permettait aux Chiefs de se rapprocher suffisamment des buts pour le placement victorieux.  En pleurs sur le banc des joueurs de Cincinnati, Ossai s'en voulait à mort.  Gageons qu'il n'a pas passé un bel été.  Pour une deuxième année consécutive, les Bengals avaient un club pour mettre la main sur le trophée Lombardi, et ils tombaient à court de très peu.



Des occasions comme celles-là, ils en auront peut-être d'autres, mais il ne faudrait pas qu'ils tardent trop à finir le travail.  Leur super quart-arrière, Joe Burrow, vient de signer le plus gros contrat par un joueur de la NFL.  Il sera plus riche de 275 millions de dollars.  C'est une excellente nouvelle pour lui, et il le mérite peut-être, puisqu'il est considéré comme un futur MVP.

Le problème, c'est qu'avec une telle «galette», il accapare une grosse partie du budget de son équipe, qui, en raison du plafond salarial, n'est pas illimité !  Avec d'autres contrats juteux qui s'en viennent, notamment celui du fantastique receveur de passe Ja'Marr Chase (photo ci-dessus), les Bengals ne pourront plus payer tous ces joueurs commandant un gros salaire.  Ils devront en laisser partir sur le «bonanza» des agents libres.

Autre menace qui vient d'apparaître dans le ciel nuageux de Cincinnati, Burrow (photo ci-dessous) n'a pas pu s'entraîner durant le camp de préparation de son club, puisqu'il était blessé à un mollet.  Ce n'est jamais bon de rater un camp d'entraînement.  Il ne semblait pas prêt à jouer le premier duel de la saison régulière, dimanche passé.  Il a offert la pire performance de sa carrière en ne complétant que 14 de ses 31 passes tentées, pour un maigre 82 verges de gains (2,6 verges par passe, rating de 52,2 !), contre les Browns de Cleveland, qui ont humilié les Bengals 24 à 3.



Au chapitre des verges nettes totalisées, les Browns ont dominé 350 à 142.  Les Tigres n'ont converti que deux 3e essai en dix-sept tentatives.  On parle ici de ce qui est estimé comme étant une des meilleures offensives de la NFL !  Simple faux pas ?  Burrow est-il vraiment rétabli de sa blessure à la jambe, ou est-il seulement «rouillé» ?  Autre question, est-ce que les Browns sont devenus des rivaux plus dangereux, avec un quart-arrière, Deshaun Watson, jouant enfin à la pleine mesure de son grand talent ?

On verra bien...  Si l'attaque aérienne a un immense potentiel (5e de la NFL en 2022-23, avec 265 verges de gains par joute, 7e pour les points marqués avec 26,1 par game) galvanisée qu'elle est par des receveurs de premier plan comme Chase, Tee Higgins, Tyler Boyd et Irv Smith; l'offensive terrestre est chancelante avec Joe Mixon comme seul demi d'expérience, après que Samaje Perine ait choisi de se joindre aux Broncos de Denver, via le marché des agents libres.  Par surcroît, une suspension pend peut-être au bout du nez de Mixon, qui est accusé d'avoir braqué une arme au visage d'une femme.

Sur le terrain, le no 28 des Bengals ne casse rien depuis un bon bout de temps.  Au cours des trois dernières campagnes, il a couru pour une anémique moyenne de 3,9 verges par portée.  Pas étonnant que l'attaque terrestre de Cincinnati ait terminé au 29e rang de la Ligue, l'an passé (95,5 verges par match, 3,83 verges par course).  C'est un euphémisme de constater que l'offensive des Bengals n'est pas bien balancée.

COACH  ZAC  TAYLOR
La ligne à l'attaque s'est améliorée depuis deux ans, et elle devrait être encore meilleure cette saison, avec l'ajout d'Orlando Brown Jr (ex-Chiefs).  Mais dans l'ensemble, elle demeure inférieure à la moyenne dans la NFL.  Cordell Volson et Jonah Williams ne sont pas vraiment à la hauteur de ce qu'on peut s'attendre de la part de bons joueurs de ligne.

En défensive, les Bengals pourraient régresser cette saison.  Ils ont perdu de gros morceaux avec la «désertion» des demis de sûreté Jessie Bates III (Falcons) et Vonn Bell (Panthers).  Il n'ont pu récupérer que le médiocre Nick Scott (ex-Rams) pour essayer de boucher le trou dans leur tertiaire.  Ils ont repêché le demi de sûreté Jordan Battle (3e ronde, choix 95, Alabama), et l'excellent coordonnateur défensif Lou Anarumo pense que la recrue peut contribuer à sa défensive dès cette année.

Toujours selon son évaluation, Anarumo croit que les jeunes Myles Murphy (un chasseur de QBs, choix de 1ère ronde le printemps dernier), et le demi de coin DJ Turner II (choix de 2e ronde en 2023) peuvent aider l'équipe immédiatement.  Il n'en reste pas moins que cette tertiaire est questionnable, et qu'elle pourrait être mise à mal par les quarts-arrières étoiles, menant des offensives aériennes redoutables, tels qu'il y en a dans plusieurs clubs puissants de la Conférence Américaine.
 


Grâce à un «front 7» solide, avec comme points forts D.J. Reader, B.J. Hill, Trey Hendrickson (photo ci-dessus), et Sam Hubbard, sur la première ligne; sans oublier les secondeurs Germaine Pratt et Logan Wilson, la défensive des Bengals devrait être O.K..  Mais elle n'est pas dans le top 10 de la NFL.  Heureusement, elle est dirigée par le très compétent Lou Anarumo, qui a le don d'élaborer et d'implanter des schémas de jeux qui embêtent beaucoup les attaquants ennemis.

Le succès n'est pas garanti pour les Bengals cette saison.  Ils ont affaire à des rivaux de section encore plus forts que l'an passé.  Ils donneront du fil à retorde à la bande de Zac Taylor.  Comme l'ont déjà démontré les Browns de Cleveland, dans le match d'ouverture, dimanche passé.  Burrow et ses «avions» de chasse (WRs) devront se surpasser si les Bengals veulent s'envoler avec le titre de la division Nord de l'AFC.  De plus, les embuscades et les barricades seront nombreuses sur le chemin périlleux des séries éliminatoires de la Conférence.

Bref, rien n'est donné, rien n'est gagné d'avance, pour les Bengals.  Les compétiteurs sont nombreux, et ils se sont rapprochés d'eux, dans la course au Super Bowl LVIII.  Les Tigres ne peuvent pas se permettre trop de faux pas, ou de «no show»...comme celui de la semaine dernière à Cleveland.

CALENDRIER 2023-24 DES BENGALS DE CINCINNATI


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mardi 7 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : LES CHIEFS DE KANSAS CITY, TOUJOURS LES CHEFS DE FILE DANS L'OUEST DE LA AFC.



Dans l'Ouest de la Conférence Américaine, les Chiefs de Kansas City sont nettement les favoris.  Non seulement pour dominer leur division, mais pour aller jusqu'au bout et remporter le prochain Super Bowl.  Ils devront cependant faire face à plus de compétition dans leur section et prier pour que leurs joueurs-clés demeurent en santé, car ils manquent de profondeur en défensive...

Finalistes au dernier Super Bowl et très (trop ?) confiants de le gagner, les Chiefs ont été ramenés brutalement sur terre en subissant une cuisante défaite (31-9) aux mains des champions, les Buccaneers de Tampa Bay de Tom Brady.  Cette humiliation sera une source de motivation en 2021 car ils voudront venger cet affront.

Ils en ont d'ailleurs tiré des leçons, notamment dans l'urgence de remodeler leur ligne à l'attaque qui a lamentablement perdu sa guerre des tranchées face à leurs rivaux des Bucs.  Il est vrai que si cette ligne a si mal parue à cette occasion, c'est que leur quart-arrière Patrick Mahomes était blessé à un pied et que le manque de mobilité qui en résultait ne lui permettait plus aussi facilement d'échapper à la pression exercée par le front 7 adverse.


Mahomes a mangé la volée de sa vie en étant plaqué et harcelé pendant tout le match, mais il ne faut pas trop s'en étonner car son style de jeu agressif l'expose à jouer dangereusement.  À seulement 25 ans, il a déjà été ennuyé fréquemment par des blessures aux chevilles, au pied, et à un genou, en plus d'avoir subi au moins une commotion cérébrale.  On sait qu'il sort souvent de sa pochette protectrice, qu'il court fréquemment avec le ballon, en plus de lancer celui-ci en déséquilibre, de toutes les façons possibles.  Toutes ces actions prélèvent un lourd tribut physique et le prédisposent aux «accidents».

D'où l'importance de le protéger davantage, comme Brady l'est, à Tampa Bay.  Ce fut donc la priorité l'été dernier à K.C..  Et il semble que les dirigeants de l'équipe aient bien travaillé en ce sens en allant chercher des joueurs capables de combler les lacunes de cette ligne offensive.

Un échange a amené Orlando Brown (ex-Ravens).  On a pigé chez les agents libres en signant Joe Thuney (ex-Patriots).  À la position de centre, en plus de signer Austin Blythe (ex-Rams), les Chiefs ont repêché Creed Humphrey (2e ronde, 63e choix au total, de Oklaoma).  Le garde Kyle Long (ex-Bears) a été tiré de sa retraite et rejoindra Laurent Duvernay-Tardif quand tous deux seront remis de leurs blessures.

Résultat de tout ces chambardements sur la ligne offensive : Eric Fisher a dû faire ses valises pour aller jouer avec les Colts d'Indianapolis et Mitchell Schwartz a été libéré et se remet encore d'une grave blessure au dos subie en octobre 2020. 

Tout en apprenant à jouer ensemble avec cohésion, les nouveaux membres de cette ligne à l'attaque améliorée devraient ouvrir davantage de bons couloirs de course et profiter ainsi au porteur de ballon Clyde Edwards-Helaire, qui a bien fait à sa saison recrue l'an passé.  Ses coéquipiers, les demis offensifs Darrell Williams et Jerick McKinnon, pourront en bénéficier aussi de cette meilleure tenue de l'O.L..




Chez les receveurs, exit Sammy Watkins, qui en sera déjà à sa quatrième équipe avec Baltimore.  Ça libère le poste de receveur éloigné no 2 aux côtés du lièvre Tyreek Hill.  Les Chiefs croient qu'à sa troisième saison dans la Ligue, le rapide Mecole Hardman (photo ci-dessus) est prêt à prendre du galon.  Byron Pringle et Demarcus Robinson sont d'autres prétendants.  Travis Kelce vieillit (32 ans) mais il demeure l'un des meilleurs de la Ligue à son poste d'ailier rapproché.

De médiocre la saison dernière, la défensive des Chiefs devrait se classer dans la moyenne cette année.  En 2020, des blessures à des joueurs importants ont miné ses ressources et exposé le manque de profondeur de ce côté du ballon.  Quelques changements ont été effectués avant le camp d'entraînement, mais la tertiaire demeure «so-so» et le nouveau venu, le plaqueur Jarran Reed devra donner un sérieux coup de main pour aider cette unité défensive à faire davantage pression sur les QB adverses, une faiblesse, durant la dernière campagne.

Champions incontestés du Super Bowl en 2019, les Chiefs ont perdu de leur superbe l'an passé.  Certes, ils continuaient de gagner presque tous leurs matchs, mais avec des pointages plus serrés.  Mahomes dit viser une fiche de 20-0 (en incluant les séries éliminatoires) cette saison, mais son club devra d'abord se méfier de rivaux plus redoutables dans sa division.




À chaque début de saison, lorsqu'on évalue les forces en présence dans la Ligue Nationale de Football, on constate que la très grande majorité des clubs vont demeurer les mêmes. C'est-à-dire que, malgré les modifications apportées à leur alignement à cause du respect du plafond salarial, du repêchage et du marché des agents libres, les plus fortes formations vont encore dominer et les plus faibles vont toujours en arracher, du moins, à court terme, dans un avenir prévisible.

Il y a bien quelques exceptions, mais elles sont plutôt rares.  Une bonne organisation sait se maintenir longtemps près des sommets, tandis qu'il faut souvent plusieurs années pour reconstruire solidement une franchise qui est tombée dans les bas fonds du classement.

Reste les autres, de force moyenne, qui se seront peut-être améliorées dans l'entre-saisons grâce à de nouveaux entraîneurs, un bon repêchage, l'ajout judicieux d'agents libres de fort calibre pour combler des faiblesses (sans, d'un autre côté, avoir perdu trop de bons joueurs sur ce même marché des agents libres), de bons échanges et la progression bien prévue des jeunes joueurs de l'organisation.

Ainsi, grâce à ce bon travail durant la saison morte, certains clubs pourront causer des surprises durant la saison régulière.  Plusieurs experts pensent que les Chargers de Los Angeles pourraient être une de ces bonnes surprises en 2021.  Et ça pourrait être attribuable en grande partie à leurs nouveaux entraîneurs.  Même si l'an passé, avec les anciens entraîneurs en place, l'équipe a fini la saison en force en alignant cinq victoires d'affilée, dont la dernière contre Kansas City, les éventuels champions de leur Conférence. 


Au poste d'entraîneur-chef, Brandon Staley (photo ci-dessus) arrive de pas très loin puisqu'il dirigeait l'an passé la défensive no 1 de la NFL chez les Rams, les voisins des Chargers, à Los Angeles.  D'ailleurs, c'est lui qui appellera les jeux en défensive pour son nouveau club.  Il s'est fait une réputation de champion pour varier les formations (looks) et les stratégies pour mêler ou dérouter les offensives adverses.

Il a rebrassé les cartes dans les schémas défensifs en changeant certains joueurs de positions en vue de la prochaine campagne.  Autour du noyau des stars défensives des Chargers, il manque toutefois un demi de sûreté de qualité, un secondeur de ligne efficace et il y a encore trop peu de joueurs pour appliquer de la pression sur les quarts-arrières opposés.

En attaque, Staley veut aussi instaurer un mélange de systèmes offensifs, mais il prône surtout l'adoption de celui des Saints de la Nouvelle-Orléans.  Celui-ci est axé sur les longs jeux de passes et il met beaucoup l'accent sur les courtes passes aux demis sortant du champ arrière.  Le porteur de ballon Austin Ekeler doit donc s'attendre à être mis davantage à contribution au cours de la prochaine saison, comme l'est Alvin Kamara avec les Saints.  Ekeler n'est pas Kamara.  Il est moins costaud et moins durable.  Il pourrait ployer sous le fardeau de cette charge supplémentaire de travail.


La demande de Staley pour davantage de longs jeux aériens, genre «bombes», mettra aussi à l'épreuve la force du bras du jeune quart-arrière Justin Herbert (photo ci-dessus) recrue offensive de l'année 2020 dans la NFL.  Si on peut se fier sur la dernière campagne, il n'y a pas d'inquiétude au sujet des capacités de Herbert de propulser le ballon sur de grandes distances...  Du moment que ses receveurs Keenan Allen, Mike Williams, Jalen Guyton et Tyron Johnson soient suffisamment «bien en jambes» pour courir d'aussi longues routes !

Pour les passes courtes, Herbert sera moins bien servi puisque son excellent ailier rapproché Hunter Henry a quitté pour la Nouvelle-Angleterre et qu'il sera remplacé par le «vieux» Jared Cook, qui a beaucoup ralenti.  Herbert pourra toujours se rabattre sur ses demis offensifs pour jouer ce rôle sur les courtes distances.

Pour donner le temps à Herbert de passer aussi souvent le ballon, la ligne offensive devra être à la hauteur pour le protéger.  On a embauché le centre étoile Corey Lindsay (ex-Packers) et on a repêché le plaqueur offensif Rashawn Slater en première ronde, mais les gardes Matt Feiler et Oday Aboushi sont loins d'être très compétents...

Herbert subira-t-il la fameuse «guigne de la 2e année» ?  Il doit se familiariser avec un nouveau livre de jeux et une combinaison de systèmes offensifs pas mal compliquée.  Depuis fort longtemps, à chaque nouvelle saison, on croit que les Chargers ont beaucoup de talent et qu'ils vont se hisser parmi l'élite de la NFL.  Chaque fois, ils déçoivent.  Est-ce que ce sera encore le cas en 2021 ?  On verra bien !




Comme les Chargers, les Broncos de Denver donnent beaucoup d'espoir à leurs partisans au moment d'amorcer le calendrier 2021.  Plusieurs connaisseurs prétendent qu'ils lutteront avec les Chargers pour une des dernières places en séries éliminatoires dans la Conférence Américaine.

Il est vrai que leur excellente défensive force le respect.  Leur tertiaire et leurs joueurs capables de presser les QB adverses (dont Von Miller, photo ci-dessous) représentent des forces de premier ordre.  Mais en attaque, je ne partage pas les évaluations flatteuses de plusieurs analystes.

Les Broncos, dit-on, sont venus très près de mettre le grappin sur Aaron Rodgers cet été.  Mais ils ont manqué leur coup et ils se sont rabattus sur...Teddy Bridgewater qui, à part une bonne performance de cinq matchs en remplacement de Drew Brees, en 2019, n'a jamais rien cassé dans la NFL depuis ses débuts en 2014 au Minnesota.  L'an passé, avec les Panthers de la Caroline, en quinze parties, il a commis onze interceptions.

C'est lui qui sera le quart partant, dimanche prochain, à la place de Drew Lock, qui a connu une saison atroce en 2020 comme QB no 1 des Broncos (seulement 57 % de passes complétées, dont seize pour des touchés, quinze interceptions, faible efficacité de 75).  On reproche aux Broncos de ne pas avoir plutôt repêché un jeune quart-arrière, alors qu'il y en avait encore de très bons qui étaient disponibles quand les recruteurs de Denver ont fait leur choix de première ronde.

Depuis la retraite de Payton Manning, en 2015, les Broncos n'ont jamais pu trouver un quart-arrière valable.  Si vous ne savez pas si votre quart-arrière, au poste le plus important de l'équipe, est en mesure de bien accomplir ses tâches, vous risquez gros en ce qui concerne vos chances de succès.

Je ne partage pas non plus les hommages rendus au groupe de receveurs des Broncos, par certains experts qui les classent très hauts parmi les meilleurs de la NFL.  Qu'est-ce que Courtland Sutton, Tim Patrick, Jerry Jeudy et Noah Fant ont de si excitant pour mériter une aussi bonne évaluation ?  Je me le demande...

Melvin Gordon III n'est pas un mauvais porteur de ballon, mais ce n'est pas ce que l'on peut appeler un «game changer»...

Peut-être neuf victoires pour les Broncos, grâce à leur bonne défensive.  Pas de qualification en séries de fin de saison.




Les Raiders de Las Vegas ont donné tout l'or de Fort Knox (100 millions de dollars sur un contrat de dix ans) pour embaucher le flamboyant entraîneur Jon Gruden.  Après trois ans, les résultats sont assez minces : 29 gains, 39 revers.  À venir jusqu'ici, on ne peut pas dire que Mark Davis, le propriétaire de l'équipe, est content de son énorme investissement...

Il faut dire que les Raiders sont partis de loin et que le dossier de Gruden s'est amélioré d'année en année, jusqu'à parvenir à une moyenne de .500 (8-8 en 2020).  Un fait troublant demeure : après trois bons débuts de saison, le club s'est effondré chaque fois en deuxième moitié de calendrier.

Pour expliquer ces revers de fortune, les observateurs pointent la mauvaise défensive, de mauvais repêchages et de mauvais choix d'agents libres.

Pour remédier aux ennuis de la défensive, qui a été pourrie en 2020, les Raiders ont remplacé quatre partants durant la saison morte.  La plus notable addition est celle de l'excellent agent libre Yannick Ngakoue (ex-Ravens et ex-Jaguars), un maître pour presser les quarts-arrières ennemis, réussir des sacks et faire échapper le ballon aux adversaires.  Sur la première ligne de défense, les ajouts de Solomon Thomas, Quinton Jefferson et Darius Philon sont les bienvenus.  Les Raiders espèrent que sur les deux autres lignes de défense, certains jeunes joueurs, y compris des recrues, pourront hausser leur niveau de jeu et contribuer à faire passer la défensive de médiocre à passable.




En attaque, à son arrivée en poste, Gruden (photo ci-dessus) avait laissé entendre qu'il remplacerait le quart-arrière Derek Carr par «son homme».  Il n'en a rien fait et c'est tant mieux puisque Carr vient de connaître trois saisons irréprochables (plus de 4 000 verges de gains par la passe à chaque année).  Il utilise à merveille son extraordinaire ailier rapproché Darren Waller.  

Mais les deux receveurs de deuxième année, Henry Ruggs III et Bryan Edwards devront en donner beaucoup plus, après des saisons recrues peu impressionnantes. Il y a des limites à toujours lancer le ballon à Waller.  Ça devient une tactique trop prévisible pour les défensives opposées. Par chance, les agents libres John Brown et Willie Snead IV vont ajouter de l'expérience complémentaire pour mieux nantir ce groupe de receveurs.  

La grande force des porteurs de ballon Josh Jacobs et Kenyan Drake va dispenser les Raiders de trop se fier sur leur attaque aérienne.

Malgré quelques changements récents, la ligne à l'attaque reste suspecte, et un point faible.

L'offensive des Raiders a de bonnes chances de bien fonctionner encore en 2021.  Si la défensive peut mieux tenir le coup, Gruden pourrait mieux justifier son salaire astronomique en conduisant les siens à plus de succès.  Mais les autres clubs de leur division sont eux aussi en progression et ils ne leur feront pas de cadeaux...