Évidemment, l'équipe qui profite de cette semaine supplémentaire de "congé" bénéficie d'un repos salutaire pour guérir plusieurs blessures après une saison éprouvante. On peut aussi peaufiner le plan de match, afin d'être prêt pour affronter les prochains adversaires.
Les 49ers sont super motivés pour ce duel déterminant. Ils veulent gagner pour avoir une chance additionnelle d'atteindre le Super Bowl, qui sera joué chez eux, à San Francisco, le 8 février prochain.
On s'attend à un choc du type "force contre force", entre la puissante offensive de San Francisco, et la solide défensive de Seattle. Dans leurs conférences de presse respectives, les entraîneurs des deux formations, Mike MacDonald des Hawks, et Kyle Shanahan (photo ci-dessus), des Niners, ont parlé d'approches similaires soit : prendre soin de protéger le ballon pour éviter les revirements, jouer prudemment en privilégiant la patience et le conservatisme, au lieu de tenter des jeux explosifs, plus risqués.
Les Seahawks se sont bâtis une formidable équipe grâce à l'excellent travail de leur directeur général John Schneider cette année. La décision de remplacer le quart arrière Geno Smith par Sam Darnold a été payante, même financièrement parlant. Darnold a si bien joué, qu'il a été nommé au Pro Bowl, tout comme son coéquipier, le secondeur de ligne DeMarcus Lawrence, une judicieuse acquisition de Schneider sur le marché des agents libres, le printemps dernier.
Deux choix de repêchage, le garde gauche Greg Zabel et le demi défensif Nick Emmanwori, ont vraiment fait une belle différence dans leurs unités respectives. L'acquisition du rapide receveur et retourneur de bottés Rashid Shaheed, obtenu des Saints de la Nouvelle Orléans le 4 novembre dernier, a également été bénéfique.
Je suis porté à favoriser les 49ers surtout à cause de la différence entre les deux quarts arrières qui joueront cette partie. Sam Darnold (no 14, sur la photo ci-dessus) a souvent flanché et commis des erreurs lorsqu’il évolue sous pression, surtout dans les matchs importants. Il n'a jamais gagné un match éliminatoire, et il a lancé 14 interceptions cette saison, le 3e nombre le plus élevé dans la NFL, derrière les 15 de Tua Tagovailoa, et les 17 de Geno Smith.
Quant au pivot des 49ers, Brock Purdy, il est en feu depuis quelques semaines et il est habitué à ces rencontres stressantes. Il a aidé son équipe à remporter ses six derniers matchs, et, en décembre, dans les trois gains des siens, il a propulsé l'attaque des Niners à une impressionnante production offensive de 127 points, soit une moyenne de 42,3 points par match !
Durant cette période faste, Purdy (ci-dessus) a produit 893 verges d'attaque, onze passes de touché, deux touchés au sol, pour un coefficient d'efficacité prodigieux de 131,5. Sous sa conduite, l'offensive de San Francisco est devenue irrésistible.
Même si les Seahawks sont également invaincus au cours de leurs six dernières parties, le momentum semble plutôt du côté de San Francisco, en vue de la confrontation de samedi. Les 49ers ont aussi l'avantage de jouer à domicile, même si Seattle a une fiche extraordinaire d'une seule défaite en huit joutes, à l'étranger. Mais dans une semaine écourtée, ils en seront à un deuxième long voyage d'affilée, à travers le continent, après avoir joué dimanche dernier en Caroline, contre les Panthers.
À noter également que les Niners ont défait les Hawks 17 à 13, à Seattle, en match d'ouverture, cette saison, le 7 septembre dernier.
Après avoir tardé à se mettre en marche, avec une faible moyenne de 3,5 verges de gains par la course au cours de leurs dix premiers matchs, l'attaque au sol des 49ers a explosé en décembre, avec 161 verges de gains par rencontre, soit 4,69 verges par portée. Le demi offensif étoile Christian McCaffrey (photo ci-dessus) a été évidemment le catalyseur de la résurgence de cette offensive terrestre.
Il demeure aussi une double menace par sa capacité à exceller sur les jeux de passes. Si la défensive des Seahawks a une faiblesse, cette saison, c'est d'ailleurs face aux demis offensifs qui sortent du champ arrière pour cueillir des passes.
Les Niners ont encore des joueurs défensifs importants qui sont absents à cause de blessures, mais grâce à l'expertise de leur coordonnateur défensif Robert Saleh (photo ci-dessus), la défense peut compter sur de bons jeunes joueurs qui résistent tant bien que mal en situations critiques. Assez en tous cas, pour permettre à leurs vedettes offensives de surmonter les déficits au pointage, et gagner la grande majorité de leurs rencontres.
Les deux adversaires de samedi auront à composer avec les blessures au niveau de leur ligne à l'attaque. Du côté de San Francisco, le bloqueur étoile Trent Williams est un cas incertain puisqu'il souffre d'une blessure aux ischio-jambiers. Chez les Seahawks, le bloqueur à gauche Charles Cross (ischio-jambiers) va rater la partie, et son remplaçant, Josh Jones (cheville + genou) pourrait lui aussi devoir s'absenter. Ce qui pourrait forcer l'équipe à utiliser Amari Kight à ce poste, une recrue non repêchée.
Cette situation critique pour la protection des quarts arrières et l'efficacité du blocage sur les jeux au sol peut s'avérer moins grave pour le club de Seattle, car le "pass rush" de San Francisco est au dernier rang pour les sacs (18) et la pression exercée sur les quarts adverses (25 %). Tandis que celui des Hawks est 8e pour les sacs (44) et 5e pour les pressions (35 %).
Un autre facteur à considérer sera la présence de l'as ailier rapproché George Kittle (photo ci-dessus), des 49ers. Même s'il ne semble pas remis complètement de sa blessure à une cheville, il a déclaré, cette semaine, qu'il jouera samedi. Même s'il ne sera probablement pas en mesure de performer à 100 % de ses capacités, c'est mieux que rien.
En plus d'être un receveur dominant pour les attrapés contestés, c'est un bloqueur émérite sur les jeux au sol. Deux aspects importants pour ce match qui promet d'être particulièrement "physique".
Rashid Shaheed risque de ne pas être au meilleur de sa forme non plus, chez les Seahawks, même s'il a été capable de quitter le protocole des commotions cérébrales, cette semaine.
La possible absence du demi de sûreté Coby Bryant (photo ci-dessus), un cas douteux pour samedi, en raison d'une blessure au genou, pourrait faciliter la tâche de Brock Purdy, contre la tertiaire de ses adversaires.
Par ailleurs, Purdy espère que son receveur Ricky Pearsall sera disponible samedi. Il soigne des blessures au genou et à la cheville, et il représente un cas incertain.
Déjouer la défensive de Seattle ne sera pas une sinécure, mais Kyle Shanahan n'a pas son égal pour arriver à semer la confusion chez les joueurs défensifs opposés. Surtout avec le dominant Christian McCaffrey qui fait figure de caméléon en se transformant en coureur sur des jeux plus ou moins truqués ou dissimulés, ou en receveur sur des passes latérales, des passes pièges, des jeux d'attiré, ou même des passes en zones intermédiaires ou profondes. Il fait aussi rater des plaqués après ses attrapés.
Sam Darnold n'a pas autant d'options et d'armes offensives à sa disposition. Et il est vulnérable pour commettre des revirements aux pires moments. Jaxon Smith-Njigba (photo ci-dessus), son ailier éloigné de prédilection, est la seule véritable menace fiable pour les actions explosives, mais il sera sans doute étroitement surveillé par la défense des 49ers, quitte à lui imposer une double couverture.
Quant à l'attaque au sol de Seattle, elle est inconstante, tantôt satisfaisante, ou plutôt inefficace.
San Francisco est favori par 1½ point pour remporter cette bataille serrée, samedi soir, à domicile. C'est la prédominance de leur attaque et de leur coaching qui devrait faire la différence. On annonce une température douce en Californie, pour cet affrontement, ce qui devrait favoriser le jeu aérien, et le quart Brock Purdy. Purdy est moins susceptible de commettre des revirements coûteux que Sam Darnold. Cette facette pourrait être décisive.
Seahawks 23, 49ers 24.
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