jeudi 8 janvier 2026

NFL, RONDE DES "WILD CARD" 2026 : BUFFALO À JACKSONVILLE ⇨ TREVOR LAWRENCE FERA-T-IL ENCORE SON IMITATION DE JOSH ALLEN ?


C'est plutôt étrange...  Depuis que l'entraîneur chef Liam Coen, des Jaguars de Jacksonville (13-4) a entrepris la "rééducation" de son quart arrière Trevor Lawrence, il ressemble de plus en plus à Josh Allen, son homologue des Bills de Buffalo (12-5).  

Coen a affiné sa mécanique de passe, amélioré son jeu de pied, et son positionnement, et Lawrence tire parti de son gabarit impressionnant (6 pieds 6 pouces, 220 livres) pour s’imposer physiquement, en courant avec le ballon.  C'est ainsi qu'il a marqué neuf touchés au sol, en 82 courses, pour des gains de 359 verges, cette saison. 

Entendons-nous bien, Lawrence n'est pas encore au niveau de Josh "Superman" Allen (photo ci-dessous), mais il connaît la meilleure saison de sa carrière et montre une nette amélioration dans son jeu, et ce, à tous points de vue.   Il va rencontrer son modèle des Bills, dimanche après-midi, quand les Jaguars recevront l'équipe de Buffalo, à Jacksonville, dans un match de "Wild Card", des séries éliminatoires 2026 de la Ligue Nationale de Football.



Les parieurs de Las Vegas ne croient pas que l'élève va supplanter le maître, car ils prévoient une victoire des Bills par 1½ point.  Bien que les Jaguars soient supérieurs aux Bills dans plusieurs domaines, notamment au niveau des unités spéciales, les pronostiqueurs pensent que Josh Allen a déjà démontré à de multiples reprises qu'il peut jouer un rôle déterminant dans n'importe quel match.  Il possède également une solide expérience en séries éliminatoires, les Bills y ayant pris part au cours des sept dernières années.

Parmi les quarts arrières qui ont joué assez souvent en playoffs, Allen possède le meilleur ratio "passes de touché / interceptions" avec 25-4, ainsi que le plus haut total de verges totales par match (311).  S'il n'a jamais pu se rendre au Super Bowl, c'est que Patrick Mahomes, le quart des Chiefs de Kansas City, lui a barré le chemin quatre fois au cours des cinq dernières années, et que la défensive des Bills a donné beaucoup trop de points à ses adversaires, dans ce genre de rencontres sans lendemain pour le club perdant.

Allen peut faire la différence autant avec ses jambes, en portant le ballon en moments opportuns, qu'avec son bras, avec ses passes précises.  On dit qu'il manque de receveurs fiables, mais il n'a pas tant besoin de passer souvent le ballon puisqu'il peut compter sur la meilleure attaque au sol de la NFL, avec les porteurs de ballon James Cook (no 4, photo ci-dessous), Ray Davis, Ty Johnson, et lui-même, unissant leurs efforts pour des gains au sol de 159,6 verges, en moyenne, par match.



Il est vrai que cette dangereuse offensive terrestre aura affaire à une forte opposition, dimanche.  La défensive des Jaguars n'accordent que 3,94 verges  par course (5e) et 85,6 verges par partie (1er).  Mais elle est plus permissive contre les jeux de passes (21e, avec 218,1 verges accordées par rencontre).  Pour s'affirmer, elle mise surtout sur sa propension à provoquer des revirements.  Elle en a réussi 31 cette saison  ( dont 22 interceptions), se plaçant 2e de la Ligue, derrière les 33 des Bears de Chicago.

Jacksonville a terminé en tête de la division Sud de l'Association Américaine, avec une séquence de huit victoires consécutives. Au passage, le 21 décembre dernier, ils ont vraiment impressionné, en allant battre les Broncos (14-3, semés no 1 dans l'AFC) à Denver, avec une victoire décisive de 34 à 20.

Leur nouveau coach Liam Coen (photo ci-dessous) a pris un club qui n'avait remporté que quatre victoires l'an dernier, pour en faire une formation championne de section avec treize gains, cette saison.  Il mérite certes d'être considéré pour le titre d'entraîneur de l'année dans la NFL.



Dimanche, le plan de match des Jaguars sera assez simple : exploiter la faiblesse de la défense de Bills contre le jeu au sol (30e de la NFL avec 5,14 verges concédées par course), contrôler ainsi le tempo du match en limitant le plus possible le temps de possession du ballon par Allen et son attaque.  

Et, en défensive, exercer de la pression sur lui pour l'empêcher de travailler à l'aise, et de réaliser de gros jeux.   Allen a été blessé à un pied au cours des dernières semaines.  On verra s’il s’est remis de ce handicap et si cela influencera sa mobilité.

Pour gagner dimanche à Jacksonville, les Bills miseront, bien entendu,  sur Allen, le joueur le plus utile à son équipe (MVP) l'an passé, dans la NFL,   de même que sur James Cook, le champion de la Ligue Nationale pour les verges gagnées au sol avec 1 621, et sur leur solide ligne à l'attaque.  Leur défense contre la passe a aussi dominé le circuit Goodell avec le moins de verges accordées par match (156,9), et elle devra garder Lawrence sous contrôle.  



Trevor Lawrence joue de l'excellent football depuis deux mois, mais il est encore susceptible d'avoir une crampe au cerveau, à l'occasion.  Ce sera à la défense de Buffalo d'en profiter si ça se produit.

On s'attend à un duel à pointage élevé, les deux équipes ayant produit 28 points, en moyenne, par rencontre,  cette saison.  Les revirements seront à éviter de part et d'autre, spécialement du côté des Bills, car la défense des Jags excelle à en provoquer.

Les Jaguars ont le momentum de leur bord avec leur actuelle série victorieuse de  huit parties.  Mais les séries éliminatoires sont une autre saison, et ils ne peuvent pas trop se fier sur leurs récents succès.  Après tout, ils n'ont pas joué contre Buffalo, cette année.  Chaque affrontement est unique, et comporte ses propres défis, contre des adversaires que vous ne connaissez pas très bien.



On pointe du doigt le manque de bons receveurs chez les Bills, mais ils ont tout de même deux excellents ailiers rapprochés en Dalton Kincaid et Dawson Knox.  Or, c'est contre ce genre de receveurs que la défensive des Jaguars est la 2e plus vulnérable, dans la Ligue Nationale.  Elle leur a accordés 104 réceptions pour 1 004 verges et huit touchés, durant la campagne 2025-26.  

Kincaid est le receveur le plus fiable d'Allen.  Il a maintenu une moyenne de 14,6 verges par attrapés, cette saison.  En 12 parties jouées, il a réussi 13 gros jeux de 20 verges et plus, et il a marqué cinq touchés.

De l'autre côté, si Trevor Lawrence a pu améliorer ses performances de passeur, il le doit à l'échange qui a amené Jakobi Meyers avec l'équipe, à la mi-saison.  Meyers a des mains sûres, contrairement aux autres ailiers éloignés des Jags, qui ont échappé beaucoup de passes.










 Sans les Chiefs, les Ravens et les Bengals en séries, cet hiver, les Bills ont une belle occasion de filer vers le championnat de la NFL sans croiser ces adversaires qui leur ont barré la route les saisons précédentes.  Ils n'ont guère eu de succès lors de leurs cinq précédents matchs éliminatoires disputés à l'étranger (aucune victoire, cinq revers), mais Josh Allen peut  les aider à mettre fin à cette malheureuse série de déboires, en gagnant à Jacksonville, dimanche prochain.

Si cet affrontement est très serré, un facteur intrigant pourrait décider de l'issue de la rencontre : la puissance de la jambe du botteur de précision Cam Little, des Jaguars.    Little a réussi des placements de 67 et de 68 verges (photo ci-dessus), cette saison.    Des faits d'armes tout à fait ahurissants !

Bills    28,     Jaguars   27.

mercredi 7 janvier 2026

NFL RONDE DES "WILD CARD" 2026 : GREEN BAY À CHICAGO ⇨ IMPORTANTE PARTIE D'ÉCHECS ENTRE MATT LAFLEUR ET BEN JOHNSON !



Les duels entre les Bears de Chicago (11-6) et les Packers de Green Bay (9-7-1) représentent la plus vieille rivalité au football professionnel américain.  Les deux adversaires jouent dans la même division (Nord de la Conférence Nationale), ce qui fait qu'ils s'affrontent rarement en séries éliminatoires.  

Ça sera cependant le cas samedi soir prochain, quand les hommes de l'entraîneur chef Matt LaFleur seront les visiteurs au Soldier Field de Chicago pour se mesurer aux Bears du coach Ben Johnson, en première ronde du tournoi éliminatoire menant au Super Bowl du 8 février 2026.

Les bookmakers penchent du côté des Packers pour gagner cette partie par 1½ point.  Mais les prévisionnistes sont vraiment partagés sur cette question.  Les deux clubs disposent d’attaques redoutables capables de marquer beaucoup de points, et il reste à voir comment les défenses parviendront à limiter au maximum leur production.



🏈 QUAND  LES  BEARS  ONT  LE  BALLON.

C'est un peu ironique de parler de l'attaque du club de Chicago.  En fait, on peut dire que les Bears ont deux attaques, de la façon que leur défensive "attaque" le ballon.  La troupe de Ben Johnson a dominé la NFL pour les revirements provoqués avec 33, dont 23 interceptions.  Ce fut une des clés du succès de leur saison extraordinaire, qui a été couronnée par le championnat de leur section.  Rappelons que l'an dernier, avant l'arrivée en poste de Ben Johnson, les Bears n'avaient gagné que cinq parties.

Johnson a fait bénéficier sa nouvelle équipe de sa vaste expertise en attaque lorsqu'il était le coordonnateur offensif des Lions de Détroit, au cours des années précédentes.  Il a transformé l'offensive des Bears en une puissance de la NFL.  S'appuyant sur une ligne à l'attaque dominante, le jeu au sol a explosé, devenant le 3e meilleur du circuit Goodell, avec des gains de 4,85 verges par course.

Johnson a également formé le jeune quart arrière Caleb Williams, qui s'est considérablement amélioré, grâce à ses enseignements.  Bien protégé par sa ligne offensive, Williams profite de beaucoup de temps (3,31 secondes en moyenne) pour lire les défenses ennemies, trouver ses receveurs, et lancer le ballon avec son bras canon.  L'attaque aérienne des "Ours" se situe dans le top-10 de la Ligue, avec une moyenne de gains de 225,1 verges par match.



De plus, samedi, les Bears devraient pouvoir compter à nouveau sur le rapide ailier éloigné Rome Odunze (photo ci-dessus), lui qui a raté les cinq dernières rencontres de son équipe en raison d'une blessure à un pied.

La défensive de Chicago est vulnérable, surtout contre le jeu au sol.  Mais les joueurs de la tertiaire ont souvent aussi du mal à assurer une bonne couverture sur les jeux de passes.  Ce sera donc primordial pour l'attaque terrestre des Bears de contrôler le temps de possession du ballon, pour éviter que la défense soit trop longtemps exposée, sur le terrain.

Cette mission, les porteurs de ballon D'Andre Swift, et la recrue Kyle Monangai, peuvent l’accomplir avec succès.  Le quart arrière Caleb Williams, et même parfois, les différents receveurs de l'équipe, peuvent aussi contribuer à cette menace offensive par la voie terrestre.  



Une fois cette attaque au sol bien établie, Caleb Williams peut recourir efficacement au "play action", afin de lancer le ballon à ses receveurs, dans les zones intermédiaires et profondes.  Outre Odunze, les ailiers rapprochés Colston Loveland (photo ci-dessus) et Cole Kmet; ainsi que les ailiers espacés DJ Moore, Luther Burden et Olamide Zaccheaus, sont disponibles pour capter ces passes pour de longs gains.

Face à eux, la défense des Packers est affaiblie par l'absence de plusieurs joueurs blessés.  Le front-7 est amputé des plaqueurs Devonte Wyatt (cheville) et Jordon Riley (tendon d'Achille); de l'ailier défensif étoile Micah Parsons (genou); et des secondeurs de ligne Kristian Welch (cheville) et Nick Niemann (pectoraux).  Par surcroît, le plaqueur Warren Brinson, et le secondeur Edgerrin Cooper, sont des cas incertains pour samedi.

Dans la tertiaire, c'est également la catastrophe.  Plusieurs joueurs manquent à l'appel : les demis de coin Bo Melton (genou), Kamal Hadden (cheville), Nate Hobbs (genou), de même que les demis de sûreté Zayne Anderson (cheville) et Javon Bullard (cas incertain, blessé à un genou).



Depuis que Micah Parsons a été blessé pour le reste de la saison, lors du match à Denver, le 14 décembre dernier, les Packers ont accordé une moyenne de 198 verges au sol par match, soit 5,4 verges par course.  Une recette qui pourrait être désastreuse contre la dangereuse attaque terrestre des Bears.  Contre les Ravens de Baltimore, il y a deux semaines, la défense anti course de Green Bay a été "punie" pour 307 verges, dont 216 verges et quatre touchés par Derrick Henry (photo ci-dessus).  

De plus, en perdant les services de Parsons, le "pass rush" de Green Bay est devenu presque nul pour faire pression sur les quarts arrières opposés.  Ce qui devrait laisser encore plus de temps à Caleb Williams pour déjouer la défense du "Pack".  À noter également, que sans Parsons, les Packers ont perdu leurs quatre derniers matchs, cette saison.  



🏈 QUAND  LES  PACKERS  ONT  LE  BALLON.  

Avec leur défensive à court de plusieurs éléments importants, les Packers doivent s'attendre à ce que les Bears marquent beaucoup de points.  Leur offensive devra donc contre attaquer avec force pour scorer encore plus de points que Chicago.  Les porteurs de ballon Josh Jacobs (photo ci-dessus) et Emmanuel Wilson devront exploiter au maximum la faiblesse de la défense des Bears contre le jeu au sol (29e de la NFL avec cinq verges accordées par course).

Mais c'est surtout avec le jeu aérien que les joueurs offensifs du "Pack" devront être agressifs.  Le quart arrière Jordan Love reviendra enfin au jeu après avoir manqué 2¾ matchs à cause d'une commotion cérébrale.  Malgré l'absence importante de son ailier rapproché Tucker Kraft, blessé à un genou, Love dispose d'un bon arsenal de receveurs compétents avec Jayden Reed, Christian Watson (photo ci-dessous), Matthew Golden, et Romeo Doubs. 
 


Mais le problème, c'est que sa ligne offensive doit composer avec l'absence de trois de ses membres réguliers, tous blessés : le centre Elgton Jenkins (fracture au bas d'une jambe), et les gardes John Williams (dos) et Donovan Jennings (cou).  Love aura-t-il la protection et le temps nécessaires pour rejoindre ses receveurs sur une base régulière ?  

Le "pass rush" des Bears pourrait ainsi détenir une des clés de la victoire s'il parvient à gagner la guerre des tranchées contre cette ligne à l'attaque affaiblie des Packers, dans le froid de Chicago...

Si, justement, les conditions climatiques sont mauvaises (froid, neige, vent) au Soldier Field, samedi soir, cela avantagera le club local, car l'attaque aérienne de Green Bay sera défavorisée, tandis que ce sera l'inverse pour l'attaque au sol des Bears.



🏈🏈🏈

Le fait que les Bears soient les négligés des parieurs pour remporter ce match, est un manque de respect, et un élément supplémentaire pour les motiver.  Les deux adversaires se sont partagé les honneurs lors des deux matchs très serrés qu’ils ont disputés l'un contre l'autre pendant la saison régulière.  La rencontre de samedi pourrait aussi être décidée tard au dernier quart.  

Cette année, six des onze victoires des Bears ont été arrachées dans les deux dernières minutes des matchs, alors qu’ils effectuaient une remontée au score.  C'est un record de la NFL (depuis 1970).  Ça prouve qu'ils sont résilients, qu'ils n'abandonnent jamais, et...qu'ils sont également chanceux !



Les Packers sont plus expérimentés en séries éliminatoires, ayant participé à quatre des cinq dernières éditions, tandis que les Bears en sont à leur première présence depuis 2020.  La défense des Bears couvre ses faiblesses en étant agressive et en provoquant de nombreux revirements.  Pour espérer l'emporter, les Packers devront donc protéger le ballon, et enlever cet avantage à la brigade défensive de Chicago.          

Les Bears ont l'avantage du terrain et de la foule.  Sur le plan stratégique, la partie d'échecs entre Ben Johnson et Matt LaFleur risque de tourner en faveur du coach de l'équipe locale.  Trop de soldats sont blessés et absents dans le camp des Packers.  C’est pourquoi, si ce match tourne à la fusillade, Green Bay n’aura pas assez d'effectifs suffisants pour répondre coup pour coup aux assauts de l’attaque du club de la ville des vents.

Packers  23,    Bears   24.       

mardi 6 janvier 2026

NFL RONDE DES "WILD CARD" 2026 : L.A. RAMS @ CAROLINA ⇨ LES RAMS ONT UN COMPTE À RÉGLER AVEC LES PANTHERS...



Le tournoi pour décrocher le prestigieux trophée Lombardi, symbole ultime du championnat de la Ligue Nationale de Football, démarre samedi en fin d’après-midi. Les Rams de Los Angeles (12-5) se déplacent à Charlotte pour affronter les Panthers de la Caroline (8-9), champions de la division Sud de la Conférence Nationale.

Le club californien, mené par l’entraîneur chef Sean McVay, est largement favori, avec une avance de 10 points, pour remporter ce duel éliminatoire qui paraît déséquilibré.  

Tandis que les Rams sont une des principales puissances de la NFL, avec le quart arrière Matthew Stafford aux commandes de la meilleure offensive du circuit Goodell (no 1 pour les points ⇨ 30,5 par match, les verges totales ⇨ 394,6 et les verges par la passe ⇨ 268,1), les Panthers se présentent avec un dossier négatif de huit victoires, neuf défaites, et la 6e pire attaque de la Ligue, avec une production de 18,3 points par rencontre, ainsi que 295,6 verges d'attaque en moyenne par joute (27e).



Mais quand les deux formations se sont rencontrées le 30 novembre dernier, c'est le club du coach Dave Canales qui a eu le meilleur en surprenant les Rams 31 à 28.  À partir de ce revers difficile à encaisser, les protégés de Sean McVay (photo ci-dessus) ont connu beaucoup de problèmes, surtout en défensive, et ils ont déçu en fin de saison, avec une fiche de trois gains et trois échecs.

Ce fut donc cette déconvenue à Charlotte, à la fin de novembre, qui a commencé une période de ralentissement qui leur a fait perdre le premier rang au classement de la Conférence Nationale et, ultérieurement, le championnat de leur division (Ouest de la NFC).  Les Rams ont donc une revanche à prendre contre les Panthers, pour effacer cette défaite qui a malheureusement bouleversé une saison jusque-là très réussie.  En même temps, c’est un sérieux rappel de respecter l’adversaire et de ne pas le sous-estimer. 

Lors de ce match de fin novembre, joué sous une pluie battante, Matthew Stafford a commis trois revirements : deux interceptions et un échappé, qui ont transformé une victoire en défaite à des moments clés.  Sinon, Stafford avait mené une attaque qui a rapporté quatre touchés et accumulé un total de 379 verges.  Malgré les revirements, cela aurait dû suffire pour assurer une victoire.



C'est plutôt la défensive des Rams qui a été responsable du revers.  Contre la faible attaque des Panthers, elle a permis trois passes de touché de 35, 33 et 43 verges au modeste quart arrière des Panthers, Bryce Young (photo ci-dessus).  La défense contre la course a également été médiocre, laissant filer 164 verges aux porteurs de ballon adverses.

À part le centre de la première ligne de défense, Poona Ford, presque tous les autres joueurs de l’unité ont mal performé, notamment le demi défensif Emmanuel Forbes, qui a accordé cinq passes pour un total de 110 verges, et deux touchés, aux receveurs de la Caroline.  La ligne défensive n’a pas su exercer suffisamment de pression sur Bryce Young pour l’empêcher de faire des dégâts dans les zones intermédiaires et profondes.

Dans les matchs suivants, cette brigade défensive a continué de concéder beaucoup trop de gros jeux de dix, vingt verges et plus aux adversaires.  Les Rams doivent apporter des changements pour combler ces lacunes s’ils veulent continuer leur parcours plus loin, en séries éliminatoires.



La tertiaire ayant été malmenée au cours des dernières semaines, elle pourra au moins récupérer le demi de sûreté Quentin Lake (photo ci-dessus), qui a beaucoup manqué à l'équipe en ratant les sept derniers matchs, à cause d'une grave blessures à un coude.  Au cours de cette période, la défensive a accordé 31 points et plus, en trois occasions.  

L'offensive des Rams s'est également ressentie de l'absence du receveur étoile Davante Adams, ainsi que des joueurs de ligne Alaric Jackson, Kevin Dotson et Rob Havenstein.  Adams et Jackson seront de retour au jeu samedi, tandis que Dotson est encore un cas incertain, et que Havenstein est toujours sur la liste de réserve des blessés à long terme.

Les Rams misent sur ces joueurs pour permettre à l’attaque de compenser les lacunes de la défense en boostant la production offensive.  Et, samedi, en Caroline, il faudra bien sûr, éviter de commettre des revirements coûteux.  Quand Stafford (photo ci-dessous) a lancé au moins une interception, cette année, les Rams ont perdu trois matchs sur cinq.
     


Chez les Panthers, on va espérer que Bryce Young sera dans un bon jour, samedi.  Il a excellé dans la victoire de 31 à 28 des siens, le 30 novembre contre les Rams (coefficient d'efficacité de 147,1), mais plus souvent qu'autrement, il a offert des performances décevantes cette saison. 

Lorsqu'il a été sous pression par le "pass rush" adverse, de la semaine 9 à la semaine 18, il n'a complété que 48,1 % de ses passes, pour un touché, et une moyenne de 5,6 verges de gains par tentative.  Samedi, ce sera donc important pour le front défensif des Rams de ne pas lui laisser beaucoup de temps pour décocher ses passes.  

Le 30 novembre, lorsqu'il n'a pas été pressé par les joueurs défensifs des Rams, Young a complété 82,4 % de ses passes pour 198 verges et trois touchés (11,6 verges par tentative).  Pourtant, la ligne offensive de la Caroline est une des pires de la NFL pour bloquer lors des situations de passes, et la défensive des Rams est 7e dans la Ligue pour générer de la pression sur les quarts ennemis.  Il n'y a donc pas de raison pour qu'elle laisse Young travailler à sa guise, derrière la ligne de mêlée.



Young a profité du retour au jeu de son ailier éloigné Jalen Coker (photo ci-dessus), qui a raté les six premiers matchs de son équipe en raison d'une blessure.  Coker a capté 19 passes, pour 244 verges et trois touchés au cours de ses cinq dernières rencontres.  Il est devenu une menace complémentaire au meilleur receveur de son club, Tetairoa McMillan.  Les défenseurs des Rams devront le surveiller de près.

Les joueurs des Rams sont généralement plus talentueux, et ont plus d'expérience en séries de fin de saison, que leurs rivaux des Panthers.  Leur supériorité se voit surtout en attaque, avec le quart arrière Matthew Stafford, les demis offensifs Kyren Williams et Blake Corum, ainsi qu’un groupe de receveurs composé de Puka Nacua, Davante Adams, et des ailiers rapprochés Tyler Higbee et Colby Parkinson.



Il reste à s'assurer d'une bonne exécution des jeux offensifs, et à minimiser les jeux explosifs de l'attaque adverse, pour gagner cet affrontement de samedi, en Caroline.  Il est aussi essentiel de gagner la guerre des tranchées.  Les Rams avaient été dominés physiquement par les Panthers, lors de la défaite de 31 à 28, le 30 novembre dernier, à Charlotte.

Rams  26,     Panthers   20.