mardi 6 janvier 2026

NFL RONDE DES "WILD CARD" 2026 : L.A. RAMS @ CAROLINA ⇨ LES RAMS ONT UN COMPTE À RÉGLER AVEC LES PANTHERS...



Le tournoi pour décrocher le prestigieux trophée Lombardi, symbole ultime du championnat de la Ligue Nationale de Football, démarre samedi en fin d’après-midi. Les Rams de Los Angeles (12-5) se déplacent à Charlotte pour affronter les Panthers de la Caroline (8-9), champions de la division Sud de la Conférence Nationale.

Le club californien, mené par l’entraîneur chef Sean McVay, est largement favori, avec une avance de 10 points, pour remporter ce duel éliminatoire qui paraît déséquilibré.  

Tandis que les Rams sont une des principales puissances de la NFL, avec le quart arrière Matthew Stafford aux commandes de la meilleure offensive du circuit Goodell (no 1 pour les points ⇨ 30,5 par match, les verges totales ⇨ 394,6 et les verges par la passe ⇨ 268,1), les Panthers se présentent avec un dossier négatif de huit victoires, neuf défaites, et la 6e pire attaque de la Ligue, avec une production de 18,3 points par rencontre, ainsi que 295,6 verges d'attaque en moyenne par joute (27e).



Mais quand les deux formations se sont rencontrées le 30 novembre dernier, c'est le club du coach Dave Canales qui a eu le meilleur en surprenant les Rams 31 à 28.  À partir de ce revers difficile à encaisser, les protégés de Sean McVay (photo ci-dessus) ont connu beaucoup de problèmes, surtout en défensive, et ils ont déçu en fin de saison, avec une fiche de trois gains et trois échecs.

Ce fut donc cette déconvenue à Charlotte, à la fin de novembre, qui a commencé une période de ralentissement qui leur a fait perdre le premier rang au classement de la Conférence Nationale et, ultérieurement, le championnat de leur division (Ouest de la NFC).  Les Rams ont donc une revanche à prendre contre les Panthers, pour effacer cette défaite qui a malheureusement bouleversé une saison jusque-là très réussie.  En même temps, c’est un sérieux rappel de respecter l’adversaire et de ne pas le sous-estimer. 

Lors de ce match de fin novembre, joué sous une pluie battante, Matthew Stafford a commis trois revirements : deux interceptions et un échappé, qui ont transformé une victoire en défaite à des moments clés.  Sinon, Stafford avait mené une attaque qui a rapporté quatre touchés et accumulé un total de 379 verges.  Malgré les revirements, cela aurait dû suffire pour assurer une victoire.



C'est plutôt la défensive des Rams qui a été responsable du revers.  Contre la faible attaque des Panthers, elle a permis trois passes de touché de 35, 33 et 43 verges au modeste quart arrière des Panthers, Bryce Young (photo ci-dessus).  La défense contre la course a également été médiocre, laissant filer 164 verges aux porteurs de ballon adverses.

À part le centre de la première ligne de défense, Poona Ford, presque tous les autres joueurs de l’unité ont mal performé, notamment le demi défensif Emmanuel Forbes, qui a accordé cinq passes pour un total de 110 verges, et deux touchés, aux receveurs de la Caroline.  La ligne défensive n’a pas su exercer suffisamment de pression sur Bryce Young pour l’empêcher de faire des dégâts dans les zones intermédiaires et profondes.

Dans les matchs suivants, cette brigade défensive a continué de concéder beaucoup trop de gros jeux de dix, vingt verges et plus aux adversaires.  Les Rams doivent apporter des changements pour combler ces lacunes s’ils veulent continuer leur parcours plus loin, en séries éliminatoires.



La tertiaire ayant été malmenée au cours des dernières semaines, elle pourra au moins récupérer le demi de sûreté Quentin Lake (photo ci-dessus), qui a beaucoup manqué à l'équipe en ratant les sept derniers matchs, à cause d'une grave blessures à un coude.  Au cours de cette période, la défensive a accordé 31 points et plus, en trois occasions.  

L'offensive des Rams s'est également ressentie de l'absence du receveur étoile Davante Adams, ainsi que des joueurs de ligne Alaric Jackson, Kevin Dotson et Rob Havenstein.  Adams et Jackson seront de retour au jeu samedi, tandis que Dotson est encore un cas incertain, et que Havenstein est toujours sur la liste de réserve des blessés à long terme.

Les Rams misent sur ces joueurs pour permettre à l’attaque de compenser les lacunes de la défense en boostant la production offensive.  Et, samedi, en Caroline, il faudra bien sûr, éviter de commettre des revirements coûteux.  Quand Stafford (photo ci-dessous) a lancé au moins une interception, cette année, les Rams ont perdu trois matchs sur cinq.
     


Chez les Panthers, on va espérer que Bryce Young sera dans un bon jour, samedi.  Il a excellé dans la victoire de 31 à 28 des siens, le 30 novembre contre les Rams (coefficient d'efficacité de 147,1), mais plus souvent qu'autrement, il a offert des performances décevantes cette saison. 

Lorsqu'il a été sous pression par le "pass rush" adverse, de la semaine 9 à la semaine 18, il n'a complété que 48,1 % de ses passes, pour un touché, et une moyenne de 5,6 verges de gains par tentative.  Samedi, ce sera donc important pour le front défensif des Rams de ne pas lui laisser beaucoup de temps pour décocher ses passes.  

Le 30 novembre, lorsqu'il n'a pas été pressé par les joueurs défensifs des Rams, Young a complété 82,4 % de ses passes pour 198 verges et trois touchés (11,6 verges par tentative).  Pourtant, la ligne offensive de la Caroline est une des pires de la NFL pour bloquer lors des situations de passes, et la défensive des Rams est 7e dans la Ligue pour générer de la pression sur les quarts ennemis.  Il n'y a donc pas de raison pour qu'elle laisse Young travailler à sa guise, derrière la ligne de mêlée.



Young a profité du retour au jeu de son ailier éloigné Jalen Coker (photo ci-dessus), qui a raté les six premiers matchs de son équipe en raison d'une blessure.  Coker a capté 19 passes, pour 244 verges et trois touchés au cours de ses cinq dernières rencontres.  Il est devenu une menace complémentaire au meilleur receveur de son club, Tetairoa McMillan.  Les défenseurs des Rams devront le surveiller de près.

Les joueurs des Rams sont généralement plus talentueux, et ont plus d'expérience en séries de fin de saison, que leurs rivaux des Panthers.  Leur supériorité se voit surtout en attaque, avec le quart arrière Matthew Stafford, les demis offensifs Kyren Williams et Blake Corum, ainsi qu’un groupe de receveurs composé de Puka Nacua, Davante Adams, et des ailiers rapprochés Tyler Higbee et Colby Parkinson.



Il reste à s'assurer d'une bonne exécution des jeux offensifs, et à minimiser les jeux explosifs de l'attaque adverse, pour gagner cet affrontement de samedi, en Caroline.  Il est aussi essentiel de gagner la guerre des tranchées.  Les Rams avaient été dominés physiquement par les Panthers, lors de la défaite de 31 à 28, le 30 novembre dernier, à Charlotte.

Rams  26,     Panthers   20.                 

samedi 3 janvier 2026

NFL 2025, SEMAINE 18 : BALTIMORE À PITTSBURGH ⇨ AARON RODGERS ET DERRICK HENRY SERONT LES POINTS DE MIRE DANS CE MATCH DE CHAMPIONNAT.



Pour clore la saison 2025-26, la Ligue Nationale de Football a programmé un match de championnat très attendu, dimanche soir, entre les Ravens de Baltimore (8-8) et les Steelers de Pittsburgh (9-7), dans la ville de l'acier.  Le vainqueur de cet affrontement intra division continuera son parcours en séries éliminatoires, tandis que le perdant sera éliminé et devra rentrer chez lui.

Sans aucun doute, la priorité de la défense des Steelers sera de freiner autant que possible les dégâts que pourrait infliger le "bulldozer" des Ravens, Derrick Henry.  Ce dernier a permis à son équipe d'éviter l'élimination, la semaine dernière, en courant 36 fois avec le "cuir" pour d'énormes gains de 216 verges, avec en prime, quatre touchés, dans une victoire importante de 41 à 24 des Ravens contre les Packers, à Green Bay.

Dans le camp adverse, les Steelers comptent sur le vétéran quart arrière Aaron Rodgers (photo ci-dessous) pour leur procurer cet ultime triomphe qui leur permettrait de remporter le championnat de la division Nord de la Conférence Américaine, et la position numéro quatre, pour les séries de fin de saison.



Il y a un mois, Pittsburgh avait vaincu les Ravens, à Baltimore, par la marque de 27 à 22.  Le receveur des Steelers, D.K. Metcalf, avait amassé près de la moitié des verges d'attaque de son équipe en captant sept passes pour 148 verges.  Mais il ne sera pas là dimanche soir, puisqu'il a été suspendu par les autorités de la NFL, pour s'en être pris à un spectateur qui l'invectivait, à Détroit, il y a deux semaines.

Sans lui dans l'alignement, la semaine passée, à Cleveland, Aaron Rodgers et ses coéquipiers de l'offensive, ont été impuissants en ne produisant que six petits points dans un revers de 13 à 6 contre les médiocres Browns, et leur quart arrière recrue Shedeur Sanders.  Une victoire des Steelers aurait été suffisante pour éliminer les Ravens, et remporter le titre de la section Nord de l'AFC.

Les défensives des deux adversaires de dimanche soir ont beaucoup déçu cette saison.  Elles présentent des statistiques presque identiques.  Elles sont très vulnérables contre les jeux de passe, mais assez efficaces contre les jeux au sol .  


C'est donc aux performances des attaques, qu'il faut s'attarder pour trouver des différences entre ces grands rivaux de division.  Évidemment, avec "King" Henry (photo ci-dessus), les "Corbeaux" ont l'avantage en offensive terrestre.  Les Ravens sont les meilleurs de la Ligue Nationale, dans cette phase de jeu, avec une production de 157,8 verges, en moyenne, par match, soit 5,26 verges par course.

Avec Metcalf, Pittsburgh était supérieur à Baltimore dans le domaine de l'attaque aérienne.  Sans lui, ils tombent en déficit. Son absence incite donc les preneurs aux livres à favoriser les Ravens par 3½ points pour avoir le dessus contre les Steelers, dans cette rencontre de la plus haute importance.

L'entraîneur chef Mike Tomlin pense que son club peut compenser la perte de Metcalf car Aaron Rodgers est un expert pour distribuer le ballon à plusieurs receveurs différents, que ce soit aux demis offensifs Kenneth Gainwell et Jaylen Warren; aux ailiers rapprochés Pat Freiermuth (photo ci-dessous) et Jonnu Smith (Darnell Washington est malheureusement blessé à un avant-bras et sera absent); ou aux ailiers espacés Calvin Austin III, Adam Thielen et Marquez Valdes-Scantling.


Rodgers pourrait tenter quelques "bombes" contre la tertiaire poreuse des Ravens.  Elle est la pire du circuit Goodell pour accorder de longues passes.  Elle en a allouées 61 de 20 verges et plus, et neuf de 40 verges et plus.

L'entraîneur chef des Ravens, John Harbaugh, croit que le point le plus important sera de gagner la bataille des revirements.  À ce chapitre, les Steelers ont toutefois mieux fait que son club, cette saison.  Pittsburgh a un bilan positif de plus 11, avec 26 revirements provoqués (3e dans la NFL), alors que Baltimore affiche un dossier négatif de moins 2, avec 22 revirements commis (5e plus haut total dans la Ligue).  À noter que depuis 2008, depuis que John Harbaugh dirige les Ravens, sa formation a une horrible fiche de quatre victoires, onze défaites, quand elle perd la bataille des revirements.

Les Steelers sont supérieurs à leurs opposants en ce qui concerne la protection du quart arrière sur les jeux de passes.  Ils n'ont accordé que 29 sacs, comparés aux 42 permis par les Ravens.  Et, de l'autre côté du ballon, la défense de Pittsburgh a réussi 45 sacs, tandis que celle de Baltimore n'en a que 28 à son actif, cette année.  


De plus, le secondeur de ligne T.J. Watt (ci-dessus) effectuera un retour au jeu pour les Steelers, après avoir raté trois rencontres à cause d'un problème aux poumons.  Sa fiche montre sept sacs réussis, cette saison.

Le quart arrière des Ravens, Lamar Jackson va également redevenir actif après avoir dû s'absenter à cause de diverses blessures durant la campagne qui s'achève.  Reste à savoir s'il sera suffisamment en bonne forme physique pour donner une meilleure chance de gagner à son équipe que son substitut Tyler Huntley.

Si la défense des Steelers réussit à contenir passablement les courses de Derrick Henry, Jackson (photo ci-dessous) devra tenter plus de passes.  Henry n'a jamais fait fureur à Pittsburgh.  En trois rencontres en carrière, sa moyenne de 57,3 verges de gains au sol n'est guère impressionnante.  Lorsque l'attaque aérienne des Ravens a été sollicitée cette saison, elle a été négligeable, avec des gains de 172 verges par partie, au 28e rang de la NFL.


Pittsburgh a remporté neuf des douze derniers duels contre Baltimore.  Ce sont des matchs chaudement disputés étant donnée la grande rivalité entre les deux clubs.  Même s'ils sont les négligés des parieurs pour cette confrontation de dimanche soir, les Steelers ont des chances de gagner.  Dans une bataille "physique" et serrée, la grande expérience de Aaron Rodgers et la faiblesses de la tertiaire des Ravens, lui offrent plus de possibilités de réussir de gros jeux que son homologue Lamar Jackson.  

L'attaque au sol de Pittsburgh, sans être aussi explosive que celle de Baltimore, est quand même efficace, avec le duo Gainwell/Warren.  Elle peut permettre aux Steelers de conserver la possession du ballon pour garder Derrick Henry hors du terrain, le plus longtemps possible.

Mike Tomlin est renommé pour faire gagner son équipe quand ça compte vraiment.  Il vient de signer une 19e saison consécutive sans fiche négative.  Les Steelers sont souvent dominés en termes de verges gagnées, mais ils réussissent souvent à s'en tirer grâce à des revirements provoqués, par le positionnement sur le terrain, une poussée offensive victorieuse en fin de match, ou quelques gros jeux en défense, dans la zone payante ("red zone").


La rencontre a lieu dans le froid d'hiver, au Acrisure Stadium de Pittsburgh, où les "terrible towels" jaunes des partisans locaux vont se faire aller allègrement.  Ça pourrait suffire aux Steelers pour causer une surprise en gagnant contre des Ravens, qui ont déçu toute l'année, car ils étaient le choix de plusieurs experts pour remporter le Super Bowl du 8 février prochain.

Ravens   23,     Steelers   24.     

vendredi 2 janvier 2026

NFL 2025, SEMAINE 18 : SEATTLE À SAN FRANCISCO ⇨ LES SEAHAWKS ET LES 49ers SE DISPUTENT LE PREMIER RANG DE LA CONFÉRENCE NATIONALE.


L'enjeu est important pour l'affrontement de samedi soir entre les Seahawks de Seattle (13-3) et les 49ers de San Francisco (12-4).  Le club qui sortira gagnant de cette confrontation cruciale sera sacré champion de la division Ouest de la Conférence Nationale, et il sera semé numéro un de cette Association, en vue des séries éliminatoires.  Cela lui conférera le privilège de sauter la première ronde éliminatoire, et de jouer à domicile pour le reste du tournoi du Super Bowl de cette année.

Évidemment, l'équipe qui profite de cette semaine supplémentaire de "congé" bénéficie d'un repos salutaire pour guérir plusieurs blessures après une saison éprouvante.  On peut aussi peaufiner le plan de match, afin d'être prêt pour affronter les prochains adversaires.

Les 49ers sont super motivés pour ce duel déterminant.  Ils veulent gagner pour avoir une chance additionnelle  d'atteindre le Super Bowl, qui sera joué chez eux, à San Francisco, le 8 février prochain.



On s'attend à un choc du type "force contre force", entre la puissante offensive de San Francisco, et la solide défensive de Seattle.  Dans leurs conférences de presse respectives, les entraîneurs des deux formations, Mike MacDonald des Hawks, et Kyle Shanahan (photo ci-dessus), des Niners, ont parlé d'approches similaires soit : prendre soin de protéger le ballon pour éviter les revirements, jouer prudemment en privilégiant la patience et le conservatisme, au lieu de tenter des jeux explosifs, plus risqués.

Les Seahawks se sont bâtis une formidable équipe grâce à l'excellent travail de leur directeur général John Schneider cette année.  La décision de remplacer le quart arrière Geno Smith par Sam Darnold a été payante, même financièrement parlant.  Darnold a si bien joué, qu'il a été nommé au Pro Bowl, tout comme son coéquipier, le secondeur de ligne DeMarcus Lawrence, une judicieuse acquisition de Schneider sur le marché des agents libres, le printemps dernier.

Deux choix de repêchage, le garde gauche Greg Zabel et le demi défensif Nick Emmanwori, ont vraiment fait une belle différence dans leurs unités respectives. L'acquisition du rapide receveur et retourneur de bottés Rashid Shaheed, obtenu des Saints de la Nouvelle Orléans le 4 novembre dernier, a également été bénéfique.



Je suis porté à favoriser les 49ers surtout à cause de la différence entre les deux quarts arrières qui joueront cette partie.  Sam Darnold (no 14, sur la photo ci-dessus) a souvent flanché et commis des erreurs lorsqu’il évolue sous pression, surtout dans les matchs importants.  Il n'a jamais gagné un match éliminatoire, et il a lancé 14 interceptions cette saison, le 3e nombre le plus élevé dans la NFL, derrière les 15 de Tua Tagovailoa, et les 17 de Geno Smith.

Quant au pivot des 49ers, Brock Purdy, il est en feu depuis quelques semaines et il est habitué à ces rencontres stressantes.  Il a aidé son équipe à remporter ses six derniers matchs, et, en décembre, dans les trois gains des siens, il a propulsé l'attaque des Niners à une impressionnante production offensive de 127 points, soit une moyenne de 42,3 points par match !



Durant cette période faste, Purdy (ci-dessus) a produit 893 verges d'attaque, onze passes de touché, deux touchés au sol, pour un coefficient d'efficacité prodigieux de 131,5.  Sous sa conduite, l'offensive de San Francisco est devenue irrésistible.  

Même si les Seahawks sont également invaincus au cours de leurs six dernières parties, le momentum semble plutôt du côté de San Francisco, en vue de la confrontation de samedi.  Les 49ers ont aussi l'avantage de jouer à domicile, même si Seattle a une fiche extraordinaire d'une seule défaite en huit joutes, à l'étranger.  Mais dans une semaine écourtée, ils en seront à un deuxième long voyage d'affilée, à travers le continent, après avoir joué dimanche dernier en Caroline, contre les Panthers.



À noter également que les Niners ont défait les Hawks 17 à 13, à Seattle, en match d'ouverture, cette saison, le 7 septembre dernier.

Après avoir tardé à se mettre en marche, avec une faible moyenne de 3,5 verges de gains par la course au cours de leurs dix premiers matchs, l'attaque au sol des 49ers a explosé en décembre, avec 161 verges de gains par rencontre, soit 4,69 verges par portée.  Le demi offensif étoile Christian McCaffrey (photo ci-dessus) a été évidemment le catalyseur de la résurgence de cette offensive terrestre.

Il demeure aussi une double menace par sa capacité à exceller sur les jeux de passes.  Si la défensive des Seahawks a une faiblesse, cette saison, c'est d'ailleurs face aux demis offensifs qui sortent du champ arrière pour cueillir des passes.



Les Niners ont encore des joueurs défensifs importants qui sont absents à cause de blessures, mais grâce à l'expertise de leur coordonnateur défensif Robert Saleh (photo ci-dessus), la défense peut compter sur de bons jeunes joueurs qui résistent tant bien que mal en situations critiques.  Assez en tous cas, pour permettre à leurs vedettes offensives de surmonter les déficits au pointage, et gagner la grande majorité de leurs rencontres.

Les deux adversaires de samedi auront à composer avec les blessures au niveau de leur ligne à l'attaque.  Du côté de San Francisco, le bloqueur étoile Trent Williams est un cas incertain puisqu'il souffre d'une blessure aux ischio-jambiers.  Chez les Seahawks, le bloqueur à gauche Charles Cross (ischio-jambiers) va rater la partie, et son remplaçant, Josh Jones (cheville + genou) pourrait lui aussi devoir s'absenter.  Ce qui pourrait forcer l'équipe à utiliser Amari Kight à ce poste, une recrue non repêchée.

Cette situation critique pour la protection des quarts arrières et l'efficacité du blocage sur les jeux au sol peut s'avérer moins grave pour le club de Seattle, car le "pass rush" de San Francisco est au dernier rang pour les sacs (18) et la pression exercée sur les quarts adverses (25 %).  Tandis que celui des Hawks est 8e pour les sacs (44) et 5e pour les pressions (35 %).



Un autre facteur à considérer sera la présence de l'as ailier rapproché George Kittle (photo ci-dessus), des 49ers.  Même s'il ne semble pas remis complètement de sa blessure à une cheville, il a déclaré, cette semaine, qu'il jouera samedi.  Même s'il ne sera probablement pas en mesure de performer à 100 % de ses capacités, c'est mieux que rien.  

En plus d'être un receveur dominant pour les attrapés contestés, c'est un bloqueur émérite sur les jeux au sol.  Deux aspects importants pour ce match qui promet d'être particulièrement "physique".

Rashid Shaheed risque de ne pas être au meilleur de sa forme non plus, chez les Seahawks, même s'il a été capable de quitter le protocole des commotions cérébrales, cette semaine. 
 


La possible absence du demi de sûreté Coby Bryant (photo ci-dessus), un cas douteux pour samedi, en raison d'une blessure au genou, pourrait faciliter la tâche de Brock Purdy, contre la tertiaire de ses adversaires.  

Par ailleurs, Purdy espère que son receveur Ricky Pearsall sera disponible samedi.  Il soigne des blessures au genou et à la cheville, et il représente un cas incertain.

Déjouer la défensive de Seattle ne sera pas une sinécure, mais Kyle Shanahan n'a pas son égal pour arriver à semer la confusion chez les joueurs défensifs opposés.  Surtout avec le dominant Christian McCaffrey qui fait figure de caméléon en se transformant en coureur sur des jeux plus ou moins truqués ou dissimulés, ou en receveur sur des passes latérales, des passes pièges, des jeux d'attiré, ou même des passes en zones intermédiaires ou profondes.  Il fait aussi rater des plaqués après ses attrapés.



Sam Darnold n'a pas autant d'options et d'armes offensives à sa disposition.  Et il est vulnérable pour commettre des revirements aux pires moments.  Jaxon Smith-Njigba (photo ci-dessus), son ailier éloigné de prédilection, est la seule véritable menace fiable pour les actions explosives, mais il sera sans doute étroitement surveillé par la défense des 49ers, quitte à lui imposer une double couverture.



Quant à l'attaque au sol de Seattle, elle est inconstante, tantôt satisfaisante, ou plutôt inefficace.

San Francisco est favori par 1½ point pour remporter cette bataille serrée, samedi soir, à domicile.  C'est la prédominance de leur attaque et de leur coaching qui devrait faire la différence.  On annonce une température douce en Californie, pour cet affrontement, ce qui devrait favoriser le jeu aérien, et le quart Brock Purdy.  Purdy est moins susceptible de commettre des revirements coûteux que Sam Darnold.  Cette facette pourrait être décisive.

Seahawks  23,  49ers   24.