jeudi 1 janvier 2026

NFL 2025, SEMAINE 18 : CAROLINE À TAMPA BAY ⇨ RENCONTRE DÉCISIVE POUR LE TITRE DE LA DIVISION SUD DE LA NATIONALE.



Nous en sommes rendus à la dernière semaine du calendrier régulier de la Ligue Nationale de Football.  Quatre des huit titres de championnat de division restent à déterminer, de même que deux places en séries éliminatoires.

L'une de ces dernières pourrait être conquise par les Panthers de la Caroline (8-8), samedi, s'ils l'emportent sur les Buccaneers de Tampa Bay (7-9), au Raymond James Stadium, en Floride.

Même s'il perd ce match, le club de l'entraîneur chef Dave Canales pourraient tout de même avoir l'avantage au bris d'égalité, si les Falcons d'Atlanta battent les Saints de la Nouvelle Orléans, dimanche, en début d'après-midi.  Ce serait un premier titre de championnat pour les Panthers depuis 2015, et une première participation aux matchs éliminatoires, depuis 2017.  Les Buccaneers ont fini en tête de cette section Sud de la Conférence Nationale au cours des quatre plus récentes campagnes.



Au cours des dernières années, cette division a souvent été la plus faible de la NFL.  Les Bucs ont même terminé la saison 2022 au sommet de cette section, avec une fiche perdante de huit gains contre neuf échecs.  Les trois autres formations avaient cumulé des dossiers de 7-10.

Cette année n'a pas fait exception.  Tampa Bay, et la Caroline, pourraient terminer avec un bilan de 8-9, et gagner néanmoins la course au championnat, dans le Sud de la NFC.

Même s'ils viennent de perdre sept de leurs huit derniers matchs, les Buccaneers sont le choix des parieurs pour gagner par 2½ points contre les Panthers, samedi, en fin d'après-midi.  Pourtant, les Panthers les ont vaincus 23 à 20, pas plus tard qu'il y a deux semaines, à Charlotte.



Il est vrai que tout peut arriver samedi à Tampa Bay.  Même si les Bucs ont été une des pires équipes du circuit Goodell à partir de la mi-saison, leurs effectifs en attaque sont potentiellement dangereux, avec le quart arrière Baker Mayfield disposant d'excellents receveurs comme Mike Evans (photo ci-dessus), Chris Godwin, Emeka Egbuka, Jalen McMillan, et l'ailier rapproché Cade Otton.

Mais le problème, c'est que le quart Baker Mayfield éprouve d'énormes difficultés depuis la semaine 10, soit après la semaine de congé (bye) de son équipe.  Tampa Bay présentait alors une impressionnante fiche de six victoires, deux revers, et semblait voguer facilement vers un cinquième championnat de suite dans la section Sud de la NFC.

Il est vrai que quatre de ces victoires avaient été acquises grâce à des poussées offensives victorieuses de fin de partie, orchestrées par un Baker Mayfield très opportuniste. Lors de ces victoires arrachées in extremis, l’écart total de points n’avait été que de neuf.  Mayfield jouait tellement bien qu'il était un candidat précoce au titre de joueur le plus utile à son club (MVP) dans la Ligue Nationale.



Ce fut exactement l'inverse dans quatre des plus récentes rencontres de l'équipe, perdues par quatre points ou moins.  Depuis un mois et demi, Mayfield (photo ci-dessus) a vu son rendement s'effondrer, et chuter parmi les pires de tous les quarts arrières de la Grande Ligue.  Son coefficient d'efficacité a dégringolé à 72,6 au cours des six dernières rencontres.

Mayfield semble affecté depuis quelques matchs par des blessures à l'épaule et à un genou.  Contre les Panthers, il y a deux semaines, il n'a complété que dix-huit passes pour 145 verges, un touché, et une interception.  Si on enlève les dix-huit verges perdues sur les deux sacs qu'il a subis, le total de verges aériennes de Mayfield tombe à 127.  Difficile de gagner, avec une telle performance.

Aucune des trois unités, ou phases de jeux, ne fonctionne vraiment bien depuis le début du mois de novembre.  En défensive, plusieurs joueurs sont blessés et vont peut-être jouer malgré tout, étant donné l'importance du match de samedi.  Mais vont-ils pouvoir offrir une performance suffisante ? 
 


La défense contre les jeux de passes est particulièrement affaiblie.  Elle se situe maintenant en 26e position dans la NFL, en accordant 236,4 verges en moyenne par rencontre, et, au total, cette brigade, qui joue mal depuis deux mois, a vu sa moyenne de points concédés par partie, gonfler à 24,8, pour péricliter en 24e place de la Ligue.

Chez leurs adversaires de la Caroline, la situation en défensive est plus enviable.  Elle occupe le milieu du peloton dans le circuit Goodell avec une moyenne de 22,8 points concédés par partie.  C'est plutôt l'offensive qui connaît des pannes trop fréquentes.  Elle ne produit que 18,6 points par joute, et se classe 27e dans la Ligue Nationale.

Le quart arrière Bryce Young est capable du meilleur et du pire.  Comme son équipe, il alterne les mauvaises et les bonnes performances.  Il est imprévisible.  Les Panthers doivent s'arranger pour gagner des matchs à bas pointage, en espérant que leur défense tienne le coup, et que leur offensive réussisse à établir d'abord le jeu au sol avec leurs porteurs de ballon, qui sont heureusement d'assez bonne qualité (Rico Dowdle et Chuba Hubbard).



Mais Bryce Young devra trouver le moyen d'exploiter la faiblesse de la défense anti aérienne des Bucs, pour permettre à son équipe de l'emporter samedi.  Son atout principal en tant que receveur demeure la recrue Tetairoa McMillan (photo ci-dessus), soutenu par les contributions modestes mais essentielles des autres ailiers espacés, Jalen Coker et Xavier Legette, ainsi que de ses demis défensifs, pour attraper les passes et faire avancer les chaîneurs avec constance.

Ce n'est pas le Pérou, mais ça peut suffire, contre des Buccaneers qui semblent continuer de s'enfoncer dans des sables mouvants depuis deux mois.  Ça va encore se régler sur le "fil du rasoir", samedi, à Tampa Bay, dans ce qui est un match éliminatoire, avant le temps...

Panthers  24,     Buccaneers  23.