dimanche 20 juillet 2025

PRÉVISIONS NFL 2025-26 : LA FAIBLE DÉFENSIVE DES BENGALS DE CINCINNATI DOIT MIEUX APPUYER LEUR FORMIDABLE OFFENSIVE.


DES  BLESSURES  À  DES  JOUEURS-CLÉS,  DES  DISPUTES  SALARIALES  ET  UNE  DÉFENSIVE  TROP  GÉNÉREUSE  ONT  DÉTRUIT  LES  CHANCES  DES  BENGALS  DE  RETOURNER  AU  SUPER  BOWL  DEPUIS  TROIS  ANS.


Lorsque les Bengals de Cincinnati ont atteint le Super Bowl en 2021 en tant que champions de la Conférence Américaine, beaucoup pensaient qu'ils deviendraient des favoris pour réitérer cet exploit à plusieurs reprises dans les années à venir, à partir de ce moment marquant.


Comment ne pas être impressionné par la puissance de Joe Burrow au poste de quart arrière, accompagné par des receveurs de classe mondiale comme Ja'Marr Chase et Tee Higgins ?  En outre, le botteur de précision Evan McPherson paraissait infaillible, inscrivant des points chaque fois que ses talentueux coéquipiers de l'attaque s'aventuraient assez loin en territoire adverse sans parvenir à la zone des buts.

Les trois saisons après cette défaite serrée de 23 à 20 contre les Rams de Los Angeles au Super Bowl LVI ont été marquées par des frustrations et des déceptions.  En 2022, les Bengals ont subi une défaite déchirante lors du match de championnat de l'AFC, s'inclinant 23 à 20 contre les Chiefs de Kansas City, après avoir remporté 14 de leurs 18 matchs jusqu'alors.



Les deux saisons suivantes (bilan de 9 victoires et 8 défaites en 2023 et 2024, avec des séries éliminatoires manquées) ont été encore plus frustrantes, marquées par de mauvais débuts de saison qu'ils n'ont pas pu compenser malgré de belles remontées en fin de calendrier.

À chaque fois, des conflits de salaire avec des joueurs clés, des blessures sérieuses touchant des éléments essentiels (comme Joe Burrow), et un effondrement de la défense venaient saboter leurs ambitions.

Au fil des années, les dirigeants du club de Cincinnati se sont forgé une réputation de radins, refusant de rémunérer correctement leurs meilleurs joueurs.  C'était l'un des handicaps souvent pointés du doigt pour expliquer leur incapacité à aller au bout de leur quête du trophée Vince Lombardi.
  


Cette année, les Eagles de Philadelphie, récents vainqueurs du match ultime, étaient donnés en exemple pour avoir déboursé sans compter afin d’atteindre leur objectif majeur.  Joe Burrow l’a également mentionné à ses patrons afin de les inciter à adopter cet exemple.

Ce qu'ils ont accompli en partie en accordant de grosses prolongations de contrat aux receveurs Ja'Marr Chase (40¼ millions par saison) et Tee Higgins (28¾ millions par an).  Pour l'ensemble des deux contrats, les Bengals auront déboursé 276 millions de dollars pour ces deux athlètes, sans compter les 55 millions de dollars que Joe Burrow touche chaque année.

Il va sans dire qu'il y a moins d'argent disponible pour les autres joueurs de l'équipe.  Cela pourrait expliquer pourquoi, actuellement, les négociations stagnent concernant la signature de nouveaux contrats pour leur meilleur joueur défensif, Trey Hendrickson (photo ci-dessous), ainsi que son coéquipier du front-7, la super recrue Shemar Stewart.



Pas besoin de préciser que si ces deux joueurs venaient à manquer des matchs en raison d'une grève, ou s'ils étaient échangés, la défense des Bengals, déjà classée sixième pire de la NFL l'année dernière, aurait bien du mal à s'en remettre, compromettant encore plus les chances de l'équipe d'accéder aux séries éliminatoires.

Lors des saisons 2023-24 et 2024-25, en raison de ces genres de problèmes, les Bengals ont connu de mauvais débuts avec un bilan de deux victoires pour sept défaites.  L'année dernière, sur leurs huit premiers matchs décidés par une marge d'un touché ou moins, ils en ont perdu sept. À quatre reprises, dans ces rencontres, ils ont inscrit 30 points ou plus, mais ont tout de même essuyé la défaite.

L'équipe revient sensiblement avec le même alignement cette saison.  En attaque, en plus de Burrow, Chase et Higgins, l'ailier rapproché Mike Gesicki restera fidèle à son poste, tandis que le porteur de ballon Chase Brown (photo ci-dessous) cherchera à reproduire sa saison d'éclosion de l'année dernière, où il a accumulé 990 verges au sol et 360 verges par la passe.



La ligne offensive reste un point faible majeur (classée 2e pire de la NFL selon Pro Football Focus), notamment aux postes de plaqueurs avec Orlando Brown Jr et Amarius Mims.  On peut toujours imaginer ce que la redoutable attaque des Bengals pourrait encore réaliser si cette unité défaillante parvenait à s'améliorer cette saison. 

En défensive, la situation demeure inquiétante.  Durant l'inter saison, les Bengals ont ajouté le plaqueur Tedarrell Slaton (ex Packers de Green Bay), mais il n'est pas une amélioration comparé à Sheldon Rankins qui a quitté comme agent libre avec les Texans de Houston.

Le départ des secondeurs Akeem Davis-Gaiter (Cardinals de l'Arizona) et Germaine Pratt (Raiders de Las Vegas) n'arrangeront pas les choses même si avec les titulaires actuels à cette position (Logan Wilson ⇾ photo ci-dessous, Demetrius Knight Jr et Oren Burks) les Bengals restent de force moyenne.



C'est moins encourageant du côté de la première ligne de défense, surtout si l'as de l'unité, Trey Hendrickson (17½ sacs à chacune des deux dernières saisons, un sommet dans la NFL) et la prometteuse recrue Shemar Stewart ne parviennent pas à s'entendre sur un contrat avec l'équipe.  La seule autre bonne valeur à cette position est B.J. Hill.

À Cincinnati, on espère que le nouveau coordonnateur défensif Al Golden pourra remettre d'aplomb la déficiente tertiaire de l'équipe qui a tant régressé la saison dernière.  On pense que, sous sa direction, le demi de coin Cam Taylor-Britt et le demi de sûreté Geno Stone pourraient retrouver un meilleur niveau de performance.

L'an dernier, cette défense fragile a concédé beaucoup trop de verges (en moyenne 348 par match) et trop de points (une moyenne de 25½ par rencontre).  Même si, en règle générale, les défenses des équipes de la NFL ne reproduisent pas forcément les mêmes performances d'une saison à l'autre, celle des Bengals ne paraît pas meilleure que celle de 2024-2025.



C'est probablement ce que pense le QB Joe Burrow (photo ci-dessus), qui a récemment déclaré que lui et son attaque devaient en faire davantage cette saison pour mener l'équipe aux séries éliminatoires.  Avec ses statistiques impressionnantes de l'année dernière (70,6 % de passes complétées, 4 918 verges de gains aériens, 43 passes de touché contre seulement neuf interceptions, et un coefficient d'efficacité de 108,6), il sera compliqué pour le talentueux joueur de 28 ans de surpasser ces performances.

Ce ne sera pas évident, d'autant plus que son club joue dans la redoutable division Nord de la Conférence Américaine, et que leur calendrier s'annonce assez corsé.

CALENDRIER 2025-26 DES BENGALS DE CINCINNATI












Autres Prévisions Récentes :





samedi 19 juillet 2025

PRÉVISIONS NFL 2025 : LES BROWNS DE CLEVELAND AURONT ENCORE UNE DES PIRES OFFENSIVES.



L'APRÈS  DESHAUN  WATSON  N'EST  PAS  PLUS  RELUISANT  À  L'ATTAQUE  AVEC  UN  MANQUE  DE  TALENT  À  TOUTES  LES  POSITIONS...


Il a fallu une éternité et une fortune pour que la direction des Browns de Cleveland réalise que recruter le quart-arrière Deshaun Watson a été probablement la pire erreur de toute l'histoire de la Ligue Nationale de Football.

Après une deuxième rupture de son tendon d'Achille droit, Watson (photo ci-dessous) risque de manquer toute la prochaine saison et d'avoir joué son dernier match avec l'équipe de l'État de l'Ohio.

Même après la restructuration de son contrat colossal, il restera un énorme fardeau financier qui limite le budget de l'équipe. Et qui l'empêche d'avoir la liberté nécessaire pour recruter de bons joueurs, que ce soit par le marché des agents libres ou par des transactions.
  


Ceux qu'on parvient à faire signer ne sont que des locations à court terme, généralement d'une année.  Et plusieurs joueurs actuels écoulent la dernière année de leur contrat.

Au poste le plus crucial de l'alignement, celui de quart arrière, la situation est vraiment préoccupante.  Quatre nouveaux joueurs sont en lice pour le poste de titulaire. Le vétéran Joe Flacco, âgé de 40 ans, et le médiocre substitut Kenny Pickett devraient se disputer la place de numéro un. Cependant, si l'équipe ne performe pas, les recrues Dillon Gabriel et Shedeur Sanders pourraient avoir leur chance.

Peu importe qui prendra place derrière le centre pour lancer le ballon, cela ne représentera pas un atout majeur pour l'équipe...



Chez les porteurs de ballon, Nick Chubb n'est plus présent. Devenu agent libre, il a rejoint les Texans de Houston.  C'est donc son adjoint de l'an dernier, Jerome Ford (photo ci-dessus), qui prendra sa place.  Il a montré de belles aptitudes dans un rôle limité (5,43 verges de gains par portée), mais reste à savoir s'il peut aussi bien performer sur une base régulière.

Derrière lui, la recrue Quinshon Judkins aurait pu représenter une option intéressante, mais il doit faire face à la justice pour avoir agressé sa copine. Il reste sans contrat et risque d'être suspendu par la Ligue.

Cela ne laisse que la recrue Dylan Sampson et le remplaçant Pierre Strong comme options pour épauler Ford.



Chez les receveurs, ce n'est pas non plus l'Eldorado.  Jerry Jeudy (photo ci-dessus) a réalisé une belle saison l'année dernière, et l'ailier rapproché David Njoku pourrait bien rebondir cette saison après avoir rencontré des difficultés dues à une blessure qui l'a contraint à manquer six matchs lors de la campagne 2024-2025.

L'autre poste de titulaire à l'aile éloignée devrait être repris par Cedric Tillman, qui a également manqué six matchs la saison dernière en raison d'une blessure.

À l'image du reste de l'offensive, la ligne d'attaque manque de qualité, ce qui laisse penser que, comme l'année dernière, les Browns risquent de terminer parmi les derniers en termes de points marqués.



Du côté défensif, on ne comprend toujours pas pourquoi les Browns ont autant peiné en 2024-2025.  Sur papier, ils possèdent de bons joueurs, notamment sur la première ligne.  On dirait bien que les mauvaises performances de l'attaque ont fini par affecter le rendement des joueurs de l'autre côté du ballon.

Après avoir demandé un échange, estimant que l'équipe n'avait pas un avenir prometteur en tant que formation gagnante, la star défensive de Cleveland, Myles Garrett (photo ci-dessus), a été convaincue de rester grâce à une prolongation de contrat de quatre ans pour la somme astronomique de 160 millions de dollars.

Ses coéquipiers et lui devraient retrouver leur forme en 2025-2026 après la mauvaise campagne de l'année dernière. La défense des Browns dispose de trop de talent dans ses rangs pour ne pas se redresser cette saison.



Les Browns ont sélectionné le plaqueur défensif Mason Graham au premier tour du plus récent repêchage (5e choix au total, en provenance de Michigan) pour renforcer une première ligne défensive qui était déjà très solide.

Avec Jordan Hicks au centre, la seconde ligne défensive ne posera aucun problème non plus.

En ce qui concerne la tertiaire, Denzel Ward et Greg Newsome (photo ci-dessous) devraient revenir en pleine force.



Avec un effectif limité en attaque et l'un des calendriers les plus exigeants de la saison en NFL, les Browns ne peuvent guère espérer faire mieux que leurs trois modestes victoires de l'année dernière.  Leurs probabilités de succès ne sont bonnes que pour quatre rencontres.

Comme cela a été le cas au cours des 25 dernières années, les supporters de l'équipe devront probablement prendre leur mal en patience encore cette saison.

CALENDRIER DES BROWNS DE CLEVELAND



samedi 14 juin 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-26 : LES STEELERS DE PITTSBURGH ET LEUR COACH MIKE TOMLIN MISENT GROS SUR AARON RODGERS.



LES  EXPERTS  SONT  SCEPTIQUES  À  PROPOS  DU  "MÉNAGE  TOMLIN/RODGERS"  ET  DES  ASPIRATIONS  AU  SUPER  BOWL  DES  STEELERS...


Les camps d'entraînement des clubs de la Ligue Nationale de Football débutent actuellement, en préparation du coup d'envoi de la saison régulière prévu le jeudi 4 septembre prochain, avec les champions en titre, les Eagles de Philadelphie, qui affronteront leurs rivaux de la division Est de la Conférence Nationale, les Cowboys de Dallas.

C'est déjà le moment de passer en revue toutes les équipes du circuit Goodell afin d'évaluer les forces en présence pour la prochaine saison de football professionnel américain.  Nous avions déjà entamé cette analyse chez les Steelers de Pittsburgh lors de l'annonce tant attendue de la signature du quart-arrière vedette Aaron Rodgers.

La situation a continué d'évoluer au sein du club de la ville de l'acier. Avant-hier, il a été annoncé que le secondeur vedette T.J. Watt (photo ci-dessous) avait "cassé" la banque en obtenant une extension de contrat de trois ans pour la somme de 123 millions de dollars.  Cet accord met fin aux rumeurs de transfert concernant le pilier du formidable front défensif des Steelers, désormais le joueur le mieux rémunéré de la NFL, à l'exception des quarts-arrières.



Le 30 juin, dans un échange inattendu, l'équipe dirigée par l'entraîneur Mike Tomlin a obtenu le célèbre demi de coin Jalen Ramsey, l'ailier rapproché Jonnu Smith, ainsi qu'un choix de 7e ronde au repêchage de 2027 des Dolphins de Miami, en échange du demi de sûreté Minkah Fitzpatrick et d'un choix de 5e ronde du même repêchage.

Les opinions divergent sur cette transaction, mais les Steelers semblent en sortir gagnants. Avec Smith et son coéquipier, l'ailier rapproché Pat Freiermuth, le QB Aaron Rodgers pourra s'appuyer sur l'un des meilleurs duos à cette position dans la NFL. Mais cela ne lui fournira pas l'ailier éloigné numéro 2 tant convoité, qui fait cruellement défaut dans l'attaque du coordonnateur offensif Arthur Smith.

Rodgers devra donc composer avec des receveurs qu'il ne connaît pas, à l'inverse de la saison dernière où les Jets de New York, son équipe à l'époque, avaient recruté plusieurs receveurs avec lesquels le vétéran de 41 ans avait joué durant sa longue carrière chez les Packers de Green Bay.



Rodgers devra vite établir une bonne connexion avec la nouveau ailier espacé no 1 des Steelers, DK Metcalf, ainsi qu'avec un groupe de receveurs plus ou moins constants, en espérant que l'un d'eux se démarque et apporte une belle surprise.

Bien que les Steelers possèdent l'un des effectifs les plus expérimentés de la NFL, leur ligne offensive fait exception, étant composée principalement de joueurs relativement jeunes, à l'exception d'Isaac Seumalo, âgé de 31 ans (photo ci-dessous). On estime que cette unité se classe parmi les moins performantes, figurant dans le dernier quart des unités comparables de la grande Ligue.

C'est crucial, car les Steelers ont toujours été connus pour leur priorité au jeu au sol. La ligne offensive doit réussir à créer des ouvertures pour les porteurs de ballon.



En outre, Aaron Rodgers n'est plus vraiment mobile derrière la ligne de mêlée et doit donc bénéficier d'une protection efficace sur les jeux de passes. Une ligne offensive défaillante peut casser le rythme de l'attaque et compromettre les plans de jeu de l'entraîneur Arthur Smith.

Avoir beaucoup de vétérans dans l'équipe, c'est super. Ces joueurs expérimentés savent gérer les situations et éviter les erreurs. Mais ils sont aussi plus susceptibles de se blesser ou de voir leurs capacités physiques diminuer. Les Steelers manquent de profondeur à plusieurs postes, ce qui pourrait poser problème en cas de blessures ou de baisse de performance de certains titulaires clés.

C'est particulièrement vrai en défensive, où l'on retrouve plusieurs vétérans âgés ou qui commencent à montrer des signes d'usure. Parmi eux : le plaqueur Cameron Heyward, 36 ans; le nouveau venu Darius Slay, demi de coin de 34 ans; ainsi que les secondeurs T.J. Watt et Jalen Ramsey, qui approchent tous deux de leurs 31 ans.



Les Steelers ont aussi recruté le secondeur Malik Harrison des Ravens de Baltimore pendant l'intersaison. De plus, la recrue Derrick Harmon contribuera à freiner les jeux de course adverses, une faiblesse inhabituelle l'année dernière.

Le coordonnateur défensif Teryl Austin pourra compter sur une brigade défensive qui, sur papier, du moins, semble capable de figurer parmi les cinq meilleures de la NFL. Cette solidité garantit que Pittsburgh restera compétitif dans la plupart des matchs de la prochaine saison, même face à un calendrier assez exigeant.

Pour réussir une campagne fructueuse, l'offensive devra jouer un rôle clé. C'est ici qu'intervient l'acquisition d'Aaron Rodgers. Pittsburgh était la seule option logique, tant pour Rodgers, qui en sera probablement à sa dernière saison en carrière, que pour les Steelers, qui étaient possiblement la seule équipe de la NFL sans un quart arrière numéro 1.



Si les Steelers ont réussi à obtenir une fiche de 10-7 l'an dernier avec Russell Wilson (photo ci-dessus) comme quart arrière, pendant la majeure partie de la saison, pourquoi ne pourraient-ils pas faire pareil avec Rodgers à la tête de l'attaque ?

Il faut noter toutefois qu'un seul quart arrière aussi âgé a connu du succès dans l'histoire de la NFL : un certain Tom Brady.  À 40 ans, Brett Favre avait également brillé lors de la saison 2009-2010, passant tout près de mener les Vikings du Minnesota à la grande finale du Super Bowl. Les Vikings s'étaient inclinés en prolongation contre les Saints de la Nouvelle Orléans lors de la finale de la Conférence Nationale.

Pour être d'un niveau au moins moyen et permettre à la défense de ne pas s'épuiser inutilement, l'attaque de Pittsburgh devra s'appuyer sur un Rodgers à la hauteur de sa réputation, sans forcément retrouver sa domination d'autrefois ; et la ligne offensive devra également tenir bon.



Quelques bonnes surprises devront également venir compléter les efforts de cette unité, comme des performances accrues d'un receveur secondaire tel que Calvin Austin III (photo ci-dessus) ou une émergence rapide de la recrue Ke'Shawn Williams. Dans le champ arrière, la recrue Kaleb Johnson devra surpasser le demi offensif numéro un, Jaylen Warren, afin de rendre l'attaque au sol plus percutante.

Les Steelers sont bien encadrés, et il sera crucial que les nombreux vétérans de l'équipe restent en bonne santé pour que la prochaine saison soit une réussite. La balance peut basculer d'un côté ou de l'autre, entre une fiche gagnante offrant encore une chance de participer aux séries éliminatoires, ou un parcours plus ardu faisant échouer cet objectif de justesse.

🏈🏈🏈

On avait entendu cela quand le quart arrière vedette Aaron Rodgers s'était joint aux Jets de New York il y a deux ans.  Le statut et l’excellence du vétéran pivot, élu à quatre reprises joueur le plus utile (MVP) dans la Ligue Nationale de Football, étaient censés mener sa nouvelle équipe jusqu’au grand championnat.  Ou, à tout le moins, transformer les Jets en de sérieux prétendants au trophée Vince Lombardi.

On connaît la suite : Rodgers a manqué l'intégralité de la saison 2023-2024 en raison d'une grave blessure au tendon d'Achille. L'année dernière, il a conduit les Jets à une fiche désastreuse de cinq victoires pour douze défaites, la pire de toute sa carrière. Fin de son passage à New York...

Cette année, Rodgers a longuement hésité entre rejoindre les Steelers de Pittsburgh ou prendre sa retraite. Le QB de 41 ans a finalement choisi la première option (contrat d'un an pour 13,65 M de $$$).  Cependant, à Pittsburgh, les attentes sont identiques à celles qui avaient précédé son arrivée chez les Jets il y a deux ans.



Cependant, certains experts estiment qu'il y a un fossé entre les aspirations et la réalité quant aux chances de Rodgers de mener ses nouveaux coéquipiers aux plus grands honneurs.  Son âge et ses blessures l'ont diminué depuis trois ans.  Et il ne bénéficiera pas d'un soutien optimal sur le terrain, chez les Steelers. 

Certains prédisent même que les représentants de la ville de l'acier manqueront les séries éliminatoires cette saison et que Rodgers ne s'entendra pas bien avec l'entraîneur en chef Mike Tomlin.  En 2024-2025, ce dernier a porté à 18 le nombre de saisons consécutives sans enregistrer de bilan négatif à la tête des Steelers (fiche à vie de 183-107-2).  Au cours des huit dernières campagnes, sa formation a participé cinq fois aux séries éliminatoires, mais a perdu chaque fois dès la première ronde.

Cette année, les Steelers aspirent à progresser davantage en playoffs et estiment qu'Aaron Rodgers pourrait les aider à atteindre leur objectif.  Rater les séries serait une immense déception et signifierait possiblement la fin de l'association entre les Steelers et Mike Tomlin.



Sous la direction avisée de son entraîneur expérimenté, l'équipe a souvent su éviter le pire au fil des années. Lors de sa deuxième saison, en 2008, elle a remporté le Super Bowl. Cependant, l'attente s'est prolongée depuis cette victoire. À Pittsburgh, on exige désormais des résultats à la hauteur des attentes.

Est-il raisonnable d'espérer de tels résultats en fondant tous les espoirs sur un quart arrière de 41 ans, disposant de peu de soutien offensif avec des demis offensifs aux performances incertaines, et ne comptant qu'un seul receveur de qualité, en l'occurrence l'ailier éloigné D.K. Metcalf, acquis ce printemps auprès des Seahawks de Seattle ? 

Les Steelers disposaient d'un autre receveur talentueux en George Pickens, mais, anticipant la fin de son contrat et en raison des fréquents écarts de conduite de leur joueur portant le numéro 14, la direction du club de Pennsylvanie a décidé de l'échanger aux Cowboys de Dallas le 7 mai dernier.  Dans la transaction, les Steelers ont aussi cédé un choix de 6e ronde au repêchage de 2027 pour obtenir le choix de 3e ronde de 2026 et le choix de 5e ronde de 2027 de Dallas.



En conséquence, Rodgers ne disposera que de peu d'armes offensives, à l'exception de Metcalf (no 4 photo ci-dessus), pour revitaliser l'attaque aérienne des Steelers lors de la saison 2025-2026.  L'année dernière, sous la direction des quarts-arrières Russell Wilson et Justin Fields (tous deux partis après avoir obtenu le statut d'agent libre), l'offensive des Steelers s'est classée 16e dans la Ligue pour les points marqués et 23e pour les verges gagnées.

L'attaque se concentrait principalement sur le jeu au sol, avec un total de 2 166 verges gagnées, ce qui a représenté le 11e meilleur total de la NFL.  Cependant, le principal porteur de ballon de l'équipe, Najee Harris (1 043 verges de gains au sol) est également devenu agent libre et il s'aligne maintenant avec les Chargers de Los Angeles.

Son remplaçant en tant que demi offensif numéro un est son substitut de l'année dernière, Jaylen Warren, qui sera vraisemblablement devancé par la recrue Kaleb Johnson, sélectionnée en troisième ronde lors du dernier repêchage.  Johnson est solide (6' 1", 225 lbs) et performant dans les situations de courts gains, mais il manque de vitesse pour réussir de longues courses et distancer les défenseurs. 
 


Warren (photo ci-dessus) a une certaine valeur, surtout lorsqu'il sort du champ arrière pour capter des passes.  Pour ajouter de la profondeur au poste de porteur de ballon, les Steelers ont fait signer un contrat à l'agent libre Kenneth Gainwell (ex substitut avec les Eagles de Philadelphie).

Avec Rodgers, les Steelers devraient davantage lancer le ballon eux qui n'ont tenté que 499 passes l'an passé (29e rang dans la NFL) et qui n'ont enregistré que 21 passes de touché (5e pire total de la Ligue).  Mais à ce chapitre, Rodgers a à peine fait mieux avec 28 passes de touché (11 interceptions) avec les Jets la saison passée.  Et il n'a connu qu'un seul match de 300 verges de gains et plus par la voie des airs.  Des statistiques qui indiquent un déclin du vétéran ex MVP.

De plus, son manque de mobilité, à 40 ans, lui a valu d'encaisser 40 sacs l'an dernier.  Or, la ligne à l'attaque des Steelers n'est pas reconnue pour bien protéger ses quarts arrières.  Elle a permis 49 sacs en 2024-25.  Ça augure mal pour Aaron même si lors du mini camp d'entraînement cette semaine, il bougeait bien et semblait être remis de la blessure au tendon d'Achille qui l'a encore ennuyé la saison dernière.



Derrière Rodgers, au poste de quart, -s'il devait s'absenter ou décevoir Tomlin-, on retrouve la recrue Will Howard (choix de 6e ronde ⇾ no 18 photo ci-dessus) qui a besoin d'au moins une année d'apprentissage avant de pouvoir bien jouer dans la NFL, et Mason Rudolph qui n'a jamais réussi à s'établir comme quart partant dans la grande ligue.

Chez les receveurs de passes, les Steelers croient que Calvin Austin III est prêt à assumer un plus grand rôle à sa troisième saison dans la Ligue Nationale avec Pittsburgh.  Cependant, l'équipe dirigée par Mike Tomlin dispose encore d'une marge de 32 millions de dollars sous le plafond salarial, ce qui lui permettrait d'acquérir un ailier éloigné supplémentaire pour épauler Metcalf, soit par le biais du marché des agents libres, soit par le biais d'échanges.

Certains noms sont mentionnés : Keenan Allen, Amari Cooper, et Chris Olave.  L'an passé, les receveurs des Steelers n'ont capté que 321 passes (28e rang de la Ligue).  Les Steelers manquaient tellement de bons ailiers espacés que l'ailier rapproché Pat Freiermuth a été le deuxième meilleur receveur de l'équipe pour les verges gagnées (653) et le meilleur pour le nombre de réceptions (65).  Ça en dit long sur le manque de ressources à ces positions.



Des rumeurs d'échange visant l'acquisition d'un autre ailier rapproché, tel que Kyle Pitts des Falcons ou Jonnu Smith des Dolphins, continuent de circuler dans l'entourage des Steelers. À la suite de l'échange de Pickens, les Steelers, par précaution, ont recruté le joueur libre Robert Woods, âgé de 33 ans, qui a évolué de manière intermittente avec les Texans de Houston lors des deux dernières saisons.

En défensive, les Steelers n'ont pas trop de soucis.  Elle s'est classée 8e dans la NFL pour les points accordés l'an passé; 6e pour les verges allouées au sol; mais 24e pour les verges permises par la passe par rencontre.  La brigade défensive peut tenir le coup encore la saison prochaine.  C'est nettement l'offensive qui doit s'améliorer si les Steelers veulent se rendre plus loin en 2025-26.

CALENDRIER  2025-26  DES  STEELERS  DE  PITTSBURGH