dimanche 18 août 2013

LE "LONG" REGARD DE HOWIE LONG SUR LA POITRINE DE BRITNEY SPEARS !


C'est ce qui s'appelle se faire prendre !  La photographie ci-dessus nous montre l'ex-footballeur Howie Long porter un regard visiblement très intéressé et fort insistant sur la poitrine et le ventre de la populaire chanteuse Britney Spears.  Ça se passait il y a deux ans lors d'une présentation qui, d'après l'arrière-scène, était reliée à une course automobile NASCAR.  Long, maintenant analyste de football au réseau de télévision FOX, subit peut-être encore les taquineries de son entourage -y compris celles de son bon ami Terry Bradshaw, toujours prêt à lui tirer la pipe !- au sujet de ce cliché quelque peu gênant pour lui, mais plutôt flatteur pour Britney !  Quoique, si je peux me fier à de récents commentaires d'animatrices de la station de radio CHOI-FM à Québec, la majorité des femmes trouveraient inconvenant et grossier que des hommes fixe leur poitrine.  Ces messieurs pourraient répliquer que lorsque ces dames découvrent trop leurs seins, comme pour les exhiber, et que vous les avez littéralement dans la face, il est bien difficile de ne pas les regarder !  Tout dépend, bien sûr, de quelle façon et combien de temps vous les observer !  Sur la dite photo, Long a pris soin d'attendre que Britney tourne la tête du bon bord avant de scruter ses "attraits", mais malheureusement pour lui, il a été surpris par le photographe !


Le pauvre Howie est myope et il semble avoir du mal à tout voir ce qu'il voulait découvrir.  Il aurait sans doute davantage satisfait sa curiosité ou son voyeurisme si la plantureuse chanteuse avait porté un décolleté comme celui que l'on peut apercevoir sur la photo ci-dessus !  L'histoire ne dit pas si Diane, l'épouse de Long, a apprécié cette oeillade hardie de son mari...  Ce comportement "macho" n'aurait rien d'étonnant étant donné la stature imposante de Howie, de même que son passé d'athlète qui affectionnait le jeu rude et son rôle de "mâle" dominant.  Dès le début de sa carrière professionnel avec les Raiders d'Oakland (choix de 2e ronde en 1981), Long s'était fixé des objectifs très élevés : être le meilleur à sa position et gagner au moins un championnat.  Il a atteint ces buts et plus encore puisqu'il s'est taillé une place au Temple de la Renommée.  Ce qu'il n'avait pas prévu, toutefois, c'est que deux de ses trois fils suivraient ses traces et feraient leur entrée à tour de rôle dans la National Football League, la plus grande Ligue de sports professionnels en Amérique.  Et c'est bien cela qui est le plus rare et le plus formidable, Howie n'aura pas seulement un successeur dans la grande Ligue, mais il en aura deux -son 3e fils, Howie junior, est à l'université Virginia mais il ne joue pas au football- !


Au printemps dernier, lorsque son rejeton Kyle Long (ci-dessus) a été repêché par les Bears de Chicago, Howie ne pouvait être plus heureux.  Chris Long, son aîné (ci-dessous), l'avait précédé de quelques années en signant un riche contrat de six ans d'une valeur de 56,5 millions de dollars avec les Rams de St-Louis (à son année recrue, Howie avait gagné $ 35 000 avec les Raiders !).  Mais Howie était sans doute soulagé parce qu'il aurait trouvé malheureux que Kyle ne réussisse pas, malgré tous ses efforts, à imiter son grand frère en parvenant à se hisser jusque dans les ligues majeures.  Si le paternel s'est beaucoup impliqué pour aider ses fils à parfaire leur formation lors de leur cheminement aux niveaux inférieurs, il se tient à l'écart maintenant qu'ils sont devenus des pros.  Il a montré sa joie et sa fierté quand ses deux gars ont gradué dans la NFL, et il ne manquera pas un de leurs jeux quand ils seront sur le terrain, mais c'est par le truchement du petit écran qu'il suivra leur évolution.  Vous ne le verrez pas assister en direct à leurs exploits et il ne parlera pas d'eux aux médias.  C'est un impératif pour lui de ne pas faire de l'ombre à ses garçons ou de se glorifier d'être leur papa.  Chris et Kyle apprécient sa discrétion car ça leur met moins de pression sur les épaules.  Il n'est pas facile d'être comparé à un joueur tout étoile comme leur père...


Du reste, Howie est trop nerveux quand il assiste aux parties impliquant sa progéniture.  Ça contraste avec son assurance et son attitude défiante lorsqu'il était lui-même joueur et qu'il aimait malmener ses adversaires.  Mais en tant que père c'est normal qu'il ait une certaine peur pour ses fils.  Durant sa carrière, Howie a dû se faire opérer à pas moins de douze reprises pour soigner des blessures qu'il avait subies dans le feu de l'action ou en s'entraînant.  Le football est un métier rude et dangereux.  Ça frappe fort, le jeu est rapide et exigeant.  Les carrières sont généralement assez courtes.  Selon Howie, le plus important c'est de savoir se défendre afin de sauver sa peau et éviter le plus possible les coups durs.  Évidemment, on ne peut pas tout contrôler quand tout va si vite sur le terrain.  Les parents de footballeurs savent qu'ils doivent s'en remettre souvent à la prière en souhaitant qu'il n'arrive rien de grave à leur enfant.  Ils doivent en même temps avoir la foi et croire que tout ira bien pour eux.  Avant chaque match de ses fils, Howie leur envoie des textos leur rappelant qu'ils doivent garder la tête haute et regarder ce qu'ils frappent.  "Garder la tête haute", Howie le fait sans difficulté, mais pour une autre raison.  Il est tellement fier de ses gars.  Même si, pour leur bien, il s'impose de ne pas trop le montrer...              

samedi 17 novembre 2012

LES DOLPHINS DE 1972 CÉLÈBRENT LE 40e ANNIVERSAIRE DE LEUR SAISON PARFAITE.


À leurs plus beaux jours, ils étaient athlétiques, forts et fringants.  Maintenant ils entrent dans la vieillesse et leurs anciennes blessures reviennent parfois les hanter et les faire souffrir à nouveau.  Le poids des années a alourdi leur corps, buriné leur peau, voûté leurs épaules et courbé leur dos.  Autrefois, ils volaient sur le terrain, aujourd'hui la plupart d'entre eux sont bedonnants et leur démarche est lente et mal assurée.  Leur chevelure est clairsemée et grisonnante.  Leur ardeur a beaucoup diminué.  Et les anciens joueurs de ligne ne sont plus forts comme des boeufs.  Oui leur apparence a pris un coup de vieux, mais dans leur coeur, dans leur tête et dans leurs yeux, leur immense fierté, elle, est intacte, 40 ans après leur exploit exceptionnel.  En effet, sur la scène sportive américaine, ces hommes sont les seuls à avoir fait mentir l'adage selon lequel "la perfection n'est pas de ce monde".  Ces champions parmi les champions, ce sont les joueurs de football de la légendaire formation 1972 des Dolphins de Miami.  Le 14 janvier 1973, à Los Angeles, en gagnant le Super Bowl VII au compte de 14 à 7 contre les Redskins de Washington, les membres de cette équipe de rêve inscrivaient à jamais leurs noms dans le grand livre de l'histoire.  Non seulement étaient-ils sacrés champions du monde du football professionnel, ce qui est en soi une réussite formidable, mais ils devenaient les premiers, et jusqu'à maintenant les seuls, à ne pas perdre au moins un match régulier ou éliminatoire dans une saison complète (17 victoires, 0 défaite).


Depuis cette année mémorable, ces gagnants immortels, auréolés de leur fantastique mythe d'invincibilité, fêtent régulièrement leur record incomparable, qui résiste opiniâtrement au passage des décennies.  Le mois prochain, ils se rassembleront encore pour célébrer cette fois le 40e anniversaire de leur singulier triomphe.  Ils espèrent aussi être reçus à la Maison Blanche par le président Obama, car en 1973, cette coutume d'inviter au Capitole les champions des sports professionnels majeurs, n'existait pas encore.  Le temps commence à presser.  Ils aimeraient avoir ce privilège et cet honneur avant d'être trop âgés ou malades.  Si ces heureuses réunions et ces fêtes sont des sources de joie et de fierté pour les Dolphins, leurs partisans et toute la communauté de Miami, elles agacent un peu certains amateurs de football d'autres villes.  Ceux-ci pensent que l'on a assez vu et revu la "dream team" de 1972, que ce soit lors de commémorations de toutes sortes, de tournois de golf spéciaux ou de conférences de presse suivant le premier échec de la saison des quelques équipes qui, au fil des années, se sont "dangereusement" approchées de leur record de perfection.


Parmi les détracteurs des champions invaincus de 1972-73, il y a sans doute des fans des Patriots de la Nouvelle-Angleterre.  Vers la toute fin de la campagne 2007-2008, leur club favori était toujours invaincu avant de perdre le match ultime du Super Bowl, contre les Giants de New York.  On raconte que durant les dernières minutes de cette partie chaudement disputée, les vieux routiers des Dolphins de 1972 ont poussé un grand soupir de soulagement quand ils ont vu les Giants renverser la vapeur et défaire les Pats, qui étaient pourtant largement favoris pour l'emporter et ainsi compléter une saison parfaite.  Ils ont vu une "intervention divine" dans le fameux catch, ballon contre casque (photo ci-dessus), du receveur David Tyree, des Giants.  Ce jeu clé a été un point tournant et il a permis au club New Yorkais de poursuivre sa poussée victorieuse et de revenir de l'arrière de façon spectaculaire.


Plus tôt, au cours de cette saison 2007, à mesure que l'équipe de la Nouvelle-Angleterre, menée par l'as quart-arrière Tom Brady, accumulait les gains, les experts et les observateurs envisageait déjà la possibilité qu'elle ne subirait aucun revers.  C'est alors que quelques-uns des Dolphins "parfaits" de 72 ont soulevé une polémique en affirmant que si les Pats rééditaient leur vieux record d'invincibilité, un astérisque devrait être placé à côté de leur fiche, dans le livre des records de la NFL.  Un peu comme l'astérisque accroché au nom du tricheur Barry Bonds, pour son record de coups de circuit, au baseball.  Il faut se rappeler que cette année-là, le coach Bill Belichik et son club ont été mis à l'amende ($ 500 000 pour Belichik et $ 250 000 pour l'organisation des Patriots, en plus de la perte d'un premier choix de repêchage) à cause d'une affaire d'espionnage par caméra (surnommée le scandale du "Spygate").  L'équipe de la Nouvelle-Angleterre et son entraîneur-chef ont été reconnus coupables d'avoir filmé les stratèges des clubs adverses afin de voler leurs signaux et leurs secrets"...  Il n'en fallait pas plus pour que Don Shula, le célèbre coach des Dolphins de 1972, s'en mêle et déclare que ce scandale diminuait ce que les Patriots avaient accompli (trois victoires au Super Bowl au début des années 2000, plus une fiche de 9-0 en 2007, au moment de l'intervention de Shula).


Quelques anciens joueurs du club invaincu de Shula en avaient rajouté.  Le botteur Garo Yepremian avait fait ce commentaire sarcastique : «Si les Patriots finissent avec une fiche de 19-0, ils devraient amener leur caméra avec eux, au Temple de la Renommée.»  Si Shula et sa bande ont voulu mettre en doute la valeur des Patriots de 2007 (fiche de 18-1), les journalistes des médias de Boston ne se sont pas gênés pour répliquer et critiquer le parcours sans faute des Dolphins de 1972.  Ils n'ont pas manqué de faire remarquer que, l'année où il a établi son record, le club de Shula a bénéficié d'un calendrier extrêmement favorable.  Un des plus faciles dans l'histoire de la NFL.  La fiche combinée des équipes que les Dolphins ont battues en 72 a été de 70 victoires, 122 défaites, pour un pourcentage victorieux de seulement 36,7 %.  Les scribes bostonnais ajoutaient que, contrairement aux Patriots de 2007, les "Fins" de 72 n'avaient pas à négocier avec des complications comme le système des agents libres, le plafond salarial et le calendrier balancé.  Ce dernier impose aux meilleurs clubs des affrontements contre des adversaires qui ont terminé aux premier rang de leur division, la saison précédente.


On a parfois attaqué la réputation des vieux recordmen des Dolphins en les accusant d'être arrogants et sarcastiques.  Ces qualificatifs peu flatteurs ne peuvent pas s'appliquer à Karl Noonan, un receveur de passes qui faisait lui aussi partie de l'équipe magique de 1972.  Il se souvient très bien de cette année-là mais il est toujours étonné que le record d'invincibilité de son ancien club tienne encore après quatre décennies.  À l'époque, lui et ses coéquipiers croyaient qu'il serait égalé dans les trois ou quatre années suivantes.  Le fait que cette marque historique résiste toujours, après 40 ans, la place parmi les plus grandes réalisations sportives de tous les temps, selon Noonan, maintenant âgé de 68 ans et habitant Charlotte, en Caroline du Nord.  «Dans ce temps-là, raconte-t-il, il n'y avait pas d'agents libres.  Si vous étiez bons et que le coach vous aimait comme joueur, ils vous gardaient.  Il y avait très peu de changements de joueurs.  Alors c'était pratiquement la même équipe d'une année à l'autre.»  À cause de cette régularité, les joueurs se connaissaient bien et ils étaient vraiment unis et dédiés à la cause commune.  Cette force du "tous pour un et un pour tous" a aidé l'équipe à quelques reprises en 1972, quand sa fameuse série victorieuse a été sérieusement mise en péril.


Qu'est-ce qui motivait autant ce groupe spécial en 1972 ?  C'était un désir absolu de venger une...défaite douloureuse.  Celle que ces prétendants au trophée Lombardi avaient encaissée au Super Bowl précédent, contre les Cowboys de Dallas.  Déterminés à surmonter ce revers cuisant pour retourner au Super Bowl et le gagner, les joueurs étaient en mission et ils concentraient tous leurs efforts et leur attention sur cet objectif ultime.  Noonan se rappelle qu'après la fin de la saison régulière, forts de leurs 14 gains consécutifs, les joueurs étaient très confiants.  Dans le vestiaire, il régnait une atmosphère du tonnerre.  Les gars souriaient et ils étaient animés d'une énergie incroyable.  Ils savaient que leur tour était venu de triompher.  Ils savaient que, cette fois, personne ne pourrait les arrêter dans leur marche vers la conquête du titre de champions du monde.  C'était leur année...et quelle année ce fut !


Même s'il n'est pas aussi volubile ou orgueilleux que les Griese, Morrall, Csonka, Morris, Buoniconti, Little ou Warfield, qui font la fête à chaque fois qu'une équipe vient près d'égaler leur record mais finit par perdre un match, Noonan admet qu'il est heureux lui aussi en ces occasions.  Cependant, il reconnaît qu'aujourd'hui c'est plus dur de gagner dans la NFL, non seulement parce que le contexte diffère de celui du début des années 1970, mais à cause de l'importance des enjeux monétaires, de l'attention des médias, du phénomène de l'internet, et de la forte compétition.  Tous des facteurs qui exercent une forte pression sur les joueurs.


Noonan sera lui aussi à Miami, le mois prochain, pour fêter en grand, encore une fois, ce record intact de la saison parfaite de 1972.  Semi-retraité, ce fier athlète qui, à force de travail et de détermination, a su se tailler un poste dans la NFL, sans avoir été repêché par aucun club, prononce maintenant des conférences lors d'événements organisés afin d'amasser des fonds au profit d'oeuvres de charité.  Ayant récemment vaincu le cancer, il appréciera encore plus ces joyeuses retrouvailles avec ses anciens coéquipiers.  Avec les géants de la "No Name Defense" qui pouvait si bien tenir en respect les offensives adverses.  Avec Larry Csonka et Mercury Morris, les deux porteurs de ballon qui, avec l'aide de leurs gros gardes et de leurs bloqueurs redoutables, alliaient puissance et finesse pour enfoncer les lignes de défenses ennemies.  Comme eux, il portera dignement sa bague de champion.  Un bijou unique...  Parfait !  À jamais !     

dimanche 14 octobre 2012

KAYLEE MUNSON SOULÈVE UN TOLLÉ APRÈS AVOIR AFFIRMÉ QUE L'ENTRAÎNEMENT DES CHEERLEADERS DE LA NFL EST PLUS DUR QUE CELUI DES MARINES AMÉRICAINS.


Il y a quelques jours, lors du premier débat télévisé en vue de l'élection présidentielle américaine qui se tiendra au début du mois prochain, on a demandé aux candidats républicain et démocrate quelle était leur priorité numéro un.  Les deux adversaires ont répondu que c'était la sécurité des États-Unis.  Ça se comprend, après l'attaque terroriste sur New York le 11 septembre 2001.  Et à titre de pays le plus puissant de la terre qui s'arroge le droit d'être le gendarme du monde, les Américains doivent compter sur des forces armées redoutables.  C'est non seulement une nécessité mais une question d'orgueil, de fierté et de patriotisme pour les citoyens du pays de l'Oncle Sam.  Dans cette optique, prétendre, comme l'a fait dernièrement Kaylee Munson, capitaine des meneuses de claques des Vikings du Minnesota (Ligue Nationale de Football), que l'entraînement des cheerleaders de la NFL est plus dur que celui des militaires u.s., c'est risquer de soulever une controverse de grande envergure.  Comme de fait, cette déclaration "choquante" a mis le feu aux poudres sur divers forums de discussion sur internet aux USA.  La plupart des commentaires émanaient de personnes qui ne s'exprimaient pas en connaissance de cause.  D'ailleurs, leurs propos souvent très vulgaires étaient fortement teintés de sexisme.



Ceux et celles qui émettaient une opinion basée sur l'expérience vécue, ou sur des témoignages crédibles, avaient tendance à donner raison à Munson (photo ci-dessus), tout en apportant des nuances et des précisons à ses arguments.  Les gens se sont fait une idée de l'entraînement militaire en voyant parfois en personne, ou à la télé, des exercices de drill ou des simulations de combats.  On songe à des durs de durs aux muscles saillants, faisant des push-ups, des redressements assis, de la course à obstacles, ou qui, suspendus dans les airs, avancent par la force de leurs bras en empoignant les barreaux d'une sorte d'échelle placée à l'horizontal.  De leur côté, les spectateurs qui observent les "pom-pom girls" sur les terrains de football américains, lors des matchs du dimanche après-midi, ont sans doute une vision complètement à l'opposé de l'image du rude militaire qui se traîne dans la boue des champs de bataille en détruisant tout et en tentant de mettre le camp ennemi à feu et à sang.  Aux yeux de ceux et celles qui les regardent, ces cheerleaders sexy donnent un spectacle qui s'apparente à celui de danseuses professionnelles.  Ce que ces gens remarquent c'est d'abord la beauté et la féminité de ces filles bien "roulées" dans leurs petits costumes mettant en valeur leurs courbes avantageuses.   Ils ne soupçonnent pas que pour en arriver à une telle présentation tout en souplesse et en grâce, ces demoiselles doivent se soumettre à un entraînement fort exigeant.



Ce conditionnement physique rigoureux peut varier d'une équipe à l'autre.  Certains "squads" de meneuses de claques sont plus acrobatiques que d'autres, mais déjà, pour se démener pendant trois heures de temps sur un terrain de football, par des températures parfois très chaudes ou trop froides, sous un soleil de plomb ou à la pluie battante, cela demande de l'endurance et une forme physique irréprochable.  Parmi les points communs entre l'entraînement militaire et celui des cheerleaders, il y a le synchronisme.  Le soldat doit marcher au pas et effectuer les manoeuvres des drills en même temps que ses compagnons.  De même, les filles qui animent les foules lors des parties de football doivent exécuter leurs routines ensemble, en parfaite harmonie.  L'aspect "cardio" est aussi important pour la mise en forme, que ce soit dans les forces armées ou dans le cheerleading.  La course à pieds ou le jogging, les exercices usuels comme les push-ups, et les redressements assis, les filles en font comme leurs confrères militaires.  Mais, bien sûr, pendant que les gars de la marine, de l'infanterie ou de l'aviation mettent l'accent sur le travail de musculation pour augmenter leur force brute; les "pom-pom girls", elles, s'entraînent surtout pour développer leur souplesse et leur flexibilité.



En dehors de leurs activités régulières, les cheerleaders de la NFL sont parfois appelées à offrir des performances pour soutenir le moral des troupes américaines, que ce soit au pays ou à l'étranger.  Lors de leurs séjours en compagnie des "boys", elles participent occasionnellement à leurs "work-outs".  Pour l'avoir déjà fait, Kaylee Munson, admet que ces entraînements sont certes difficiles, mais que, sans vouloir offenser les gars, ils sont moins éprouvants que ceux des cheerleaders !  Chez les Vikings du Minnesota, le conditionnement physique des meneuses de claques est quasiment une science.  Pour arriver à livrer des performances parfaites, sans grimacer et sans effort apparent, chaque fille doit avoir suivi un programme d'entraînement adapté à ses besoins spécifiques et à ses caractéristiques physiques personnelles.  Oui, les dirigeants, responsables du "squad", veulent des filles belles comme des "top" modèles, mais pas aussi maigres que ces "cover girls".  Pour composer leur équipe, ils désirent des candidates qui ressemblent à de "vraies" femmes, tout en étant fortes, énergiques et résistantes afin d'éviter les blessures.  C'est un point très important car, aux États-Unis, le cheerleading est le sport qui fait le plus de blessé(e)s.


Contrairement aux croyances populaires, les meneuses de claques professionnelles ne se privent pas de manger pour garder leur ligne.  Chacune d'elles pourrait avaler un cheval tellement elles dépensent beaucoup d'énergie durant les matchs et pendant les pratiques !  Pour les aider à soigner leur santé et à demeurer au sommet de leur forme, les filles ont à leur disposition une équipe de diététiciennes qui leur montrent comment cuisiner sainement et  comment respecter un régime bien équilibré, conçu en fonction des particularités de leur corps.  Des entraîneurs spécialisés évaluent chaque cheerleader avant le début de la saison.  Leur oeil averti repère chaque déséquilibre dans la musculature des filles.  Les défauts morphologiques ou les problèmes reliés à la démarche sont aussi pris en notes.  Des exercices spécifiques sont prescrits afin de corriger ce qui ne va pas.  Chaque pratique consiste en une heure de conditionnement suivie d'une heure et demie de danse ou de répétition des routines.  Le but, c'est que les membres du squad en arrivent à un degré de performance optimal en ne paraissant ni essoufflées, ni fatiguées quand elles s'exécutent sur le terrain, durant les parties de football.  À la différence des militaires, elles ne peuvent faire la grimace quand l'effort demandé est surtaxant.  Curieusement, et les soldats et les "pom-pom girls" doivent avoir une apparence exemplaire.  Dans les deux cas, l'uniforme doit être impeccable et bien ajusté !  Sauf que dans l'armée le maquillage est utilisé à des fins de camouflage, pas pour paraître plus beau !