jeudi 22 janvier 2026

NFL 2025-2026, MATCH DE CHAMPIONNAT DE LA CONFÉRENCE NATIONALE : L.A. RAMS À SEATTLE ⇨ LA MEILLEURE OFFENSIVE (RAMS) CONTRE LA MEILLEURE DÉFENSIVE (SEAHAWKS).


Beaucoup d'observateurs pensent que le match de championnat de la Conférence Nationale opposant les Rams de Los Angeles aux Seahawks, à Seattle, dimanche, est digne d'un Super Bowl, puisqu'il met aux prises les deux meilleures équipes de la Ligue Nationale de Football.

On a eu un avant-goût de ce que sera le duel de dimanche prochain, lors de la semaine 16, quand les Hawks ont défait les Rams 38 à 37, en prolongation, dans la rencontre la plus enlevante de l'année dans la NFL, le 18 décembre dernier.

Lors de la semaine 11, un mois auparavant, le club de l'entraîneur Sean McVay (photo ci-dessous) a gagné de justesse 21 à 19.  Donc, deux parties qui se sont décidées par un total de trois points.  Ça promet des palpitations cardiaques pour dimanche !



C'est dire comment il y a très peu de différence dans le rapport de forces entre les deux formations.  Seattle est favori par 2½ points par les preneurs aux livres, mais les experts sont très divisés à savoir qui remportera cette bataille au sommet de la NFC.

Les Rams possèdent la meilleure attaque avec en tête le quart arrière Matthew Stafford, candidat de premier ordre au titre de joueur par excellence de la NFL (MVP) cette année.  Il peut compter sur le meilleur duo d'ailiers éloignés de la Ligue, avec Puka Nacua et Davante Adams.  Et Sean McVay est devenu un génie dans l'art, - ou la science -, d'utiliser ses ailiers rapprochés.

Du côté de l'attaque au sol, le duo Kyren Williams et Blake Corum se complète bien et il pourrait avoir l'avantage sur ses homologues des Seahawks, puisque le demi offensif Zach Charbonnet sera absent à cause d'une blessure à un genou.  Il était lui-même un très bon complément à son coéquipier Kenneth Walker.


Il faut préciser qu'il y a quelques doutes au sujet de la santé des deux quarts arrières en présence.  Stafford a été blessé à une main lors du premier match éliminatoire face aux Panthers de la Caroline, le 10 janvier, et il semble éprouver des problèmes de précision dans ses passes, depuis ce temps.  Dimanche dernier, le froid glacial et le vent de Chicago a pu jouer contre lui.  Mais s'il est en possession de tous ses moyens, il sera dur à arrêter avec la complicité de Nacua et Adams.

Son adversaire, Sam Darnold, joue lui aussi en dépit d'une blessure (oblique) et sa production a baissé depuis qu'il a subi quatre interceptions face aux Rams le 16 novembre 2025.  Les Rams sont un peu sa bête noire depuis le match éliminatoire du 13 janvier 2024, quand il a été malmené par leur défensive, dans un revers de 27 à 9, alors qu'il était avec les Vikings du Minnesota. 

À ses trois dernières parties contre les Rams, Darnold (photo ci-dessous) a été victime d'un échappé, de sept interceptions, et de neuf sacs.  Cette saison, son coefficient d'efficacité contre eux est seulement de 48,4.  C'est vraiment le facteur X de la confrontation de dimanche pour le championnat de l'Association Nationale.



La défensive des Seahawks est leur principal atout pour se rendre au Super Bowl du 8 février prochain.  Mais Stafford et ses coéquipiers de l'offensive ont eu du succès contre elle, dans leurs deux affrontements en saison régulière.  Si cette défense a une faiblesse, c'est contre le jeu aérien impliquant les demis offensifs et les ailiers rapprochés adverses.  

Or, récemment, Sean McVay a davantage utilisé son porteur de ballon Kyren Williams comme receveur de passes, et, comme je l'ai mentionné ci-haut, c'est un maître pour se servir brillamment de ses ailiers rapprochés Tyler Higbee et Colby Parkinson.

Pour enlever de la pression sur les épaules de Sam Darnold, le coach des Hawks, Mike MacDonald, met surtout l'accent sur le jeu au sol (50,6 % des jeux en saison régulière, 63,5 % contre les 49ers samedi dernier), mais en perdant Charbonnet, il devra surutiliser Walker, ce qui risque d'avoir un impact plus ou moins défavorable.  Durant la saison, quand Walker était moins productif, Charbonnet prenait la relève, et comblait souvent le manque à gagner.



Sur le plan de l'attaque aérienne, Darnold a eu du succès cette saison sur les longues passes à son meilleur receveur Jaxon Smith-Njigba.  Mais sa blessure à l'abdomen peut-elle lui nuire pour déclencher ce genre de "bombe", dimanche ?  Si la partie de dimanche devient une fusillade (shootout) avec Stafford, ce dernier devrait avoir le dessus sur Darnold.  

Dans la victoire des siens 41 à 6, contre les 49ers de San Francisco, samedi dernier, Darnold a été peu actif comme passeur.  Il n'a complété que douze passes pour 124 verges et un touché.  Était-ce à cause de sa blessure ?  On l'a vu grimacer de douleur quand il a subi deux sacs contre le "pass rush" des Niners.  À quel point est-il diminué par sa blessure ?  Ça sera à surveiller dimanche.

Il apparaît sur la liste des blessés de Seattle cette semaine, en compagnie de Charbonnet, des bloqueurs Charles Cross (pied) et Amari Kight; des gardes Bryce Cabeldue et Josh Jones; des ailiers espacés Tory Horton (menton) et Cody White (aine); des secondeurs de ligne Uchenna Nwosu (ischio-jambiers) et Chazz Surratt (cheville); ainsi que de l'ailier rapproché Elijah Arroyo et des demis offensifs Robbie Outzts et George Holani (ischio-jambiers).



Chez les Rams, on déplore l'absence importante du bloqueur Rob Havenstein (cheville) puisque son remplaçant Warren McClendon est un point faible du front offensif, notamment en blocage, sur les jeux de passes.  Le demi de coin Ahkello Whiterspoon (épaule) manque également à l'appel.  Le secondeur de ligne Byron Young (genou ⇨ photo ci-dessus) et les demi défensifs Emmanuel Forbes (épaule) et Quentin Lake (malade) représentent des cas incertains pour la joute de dimanche.

Certains de ces blessés sont des joueurs clés, et leur absence pourrait influencer le résultat de la bataille pour l'obtention du laisser passer vers le Super Bowl.

Le front-7 des Rams devra jouer son meilleur match pour faire pression sur Darnold et la ligne offensive de Seattle.  Sinon, leur tertiaire serait menacée, elle qui en arrache depuis la mi-saison.  C'est un point faible, tout comme les unités spéciales des Rams.  McVay prétend que ces dernières jouent mieux depuis qu'il a remplacé leur coach Chase Blackburn par Ben Kotwica, il y a un mois.  Mais cette assertion reste discutable...



Dans le formidable duel du 18 décembre dernier, c'est un retour de botté, bon pour un touché, de Rashid Shaheed (photo ci-dessus), qui a sonné le réveil des Seahawks, qui ont comblé un déficit de 30 à 14 pour finalement l'emporter en surtemps.  Et contre les Bears, dimanche dernier, un mauvais botté de dégagement de Ethan Evans a failli coûté cher aux Rams.  Il s'était fait également bloquer un botté contre les Panthers, il y a deux semaines.   

Dans un match serré comme celui prévu dimanche entre ces deux rivaux de la division Ouest de la NFC, les unités spéciales peuvent faire la différence.

Comme l'ont démontré les deux affrontements précédents entre les deux formations, la victoire peut aller d'un côté comme de l'autre, tellement ces deux belligérants sont d'égales forces.  Ça va se jouer sur quelques gros jeux : un revirement crucial, une blessure à un joueur clé, une performance individuelle extraordinaire, etc.
  


Prédire le résultat de ce match c'est comme tirer à pile ou face.  Il ne faut pas oublier non plus que les Seahawks ont l'avantage de jouer à domicile, devant la foule la plus bruyante de la NFL.  

Je suis un partisan des Rams depuis très longtemps.  Il n'y a rien que j'espère plus que de les voir accéder au match ultime du Super Bowl, comme en 2021.  Cooper Kupp avait été le joueur par excellence (MVP) de cette importante victoire, mais il joue maintenant pour les Seahawks, de sa ville natale...  Viendra-t-il hanter ses anciens coéquipiers dimanche ?  

Il fera froid à Seattle.  Mais ce sera moins pire qu'à Chicago dimanche passé.  On prévoit une température un peu en bas de 40° F., soit au-dessus du point de congélation.  Matthew Stafford devrait être plus à l'aise de bien faire fonctionner la redoutable offensive aérienne des Rams, une nouvelle version de l'ancien "greatest show on turf" des années 1999 à 2001...

Rams  28,    Seahawks  27.     

NFL 2025-2026, FINALE DE LA CONFÉRENCE AMÉRICAINE : NEW ENGLAND À DENVER ⇨ L'ABSENCE DE BO NIX RISQUE DE COÛTER LA VICTOIRE AUX BRONCOS.


Les finales de Conférence seront jouées dimanche dans la Ligue Nationale de Football.  À 15 heures, à Denver, les Broncos recevront les Patriots de la Nouvelle Angleterre, mais ils seront privés de leur quart arrière Bo Nix, victime d'une fracture à une cheville, tard dans le match qu'ils ont remporté en prolongation, 33 à 30, contre les Bills de Buffalo, samedi dernier.

C'est donc son substitut Jarrett Stidham, qui n'a pas lancé une passe dans un match régulier depuis le 7 janvier 2024 (749 jours !) qui le remplacera derrière le joueur de centre des Broncos, pour cette partie de championnat de l'AFC.

De ce fait, il n'y a presqu'aucun analyste ou parieur qui mise sur le club local pour avoir le dessus dans cet affrontement crucial.  Tous pointe en direction de Stidham (photo ci-dessous) comme choix de bouc émissaire pour prédire la défaite de la troupe de l'entraîneur chef Sean Payton.



Ils prétendent que si l'ancien choix de 4e ronde des Patriots au repêchage de 2019 possède un bon bras et peut faire avancer le ballon sur le terrain, il a, en revanche très peu joué en six saisons dans la NFL, et il risque donc d'être "rouillé" après tant de mois d'inactivité.  En fait il n'a joué que dans 20 matchs, dont seulement quatre comme quart partant, et son coefficient d'efficacité n'a été que de 78,3 avec huit passes de touché et autant d'interceptions.

De plus, à cause des blessures aux receveurs Troy Franklin (ischio-jambiers) et Pat Bryant (commotion cérébrale), Stidham aura moins d'option pour les jeux de passes.

À part l'avantage du terrain (y compris la froide température) et de la bruyante foule, au Mile High de Denver, les Broncos sont nettement défavorisés même s'ils ont été quasi imbattable à domicile, depuis deux ans.



Avec Stidham aux commandes de l'attaque, Sean Payton (photo ci-dessus) n'aura guère le choix que de concocter un plan de match conservateur, axé sur le jeu au sol et des schémas de jeux aériens peu compliqués.  Contre la solide défensive des Patriots, ces stratégies ont peu de chances de mener les Broncos très loin, bien que l'entraîneur chef des Pats, Mike Vrabel, s'attend à des jeux offensifs nouveaux, à cause de la présence de Stidham.  Il peut y avoir un certain effet de surprise en raison de ces jeux imprévus, que la défense de la Nouvelle Angleterre n'a jamais vus, cette saison.

Compte tenu de ces circonstances intangibles, c'est l'agressive défensive du coordonnateur Vance Joseph qui risque d'être la meilleure attaque de l'"Orange Crush".  Elle devra être à son mieux pour exercer une forte pression sur le quart arrière Drake Maye, des Patriots, et essayer de provoquer des revirements afin de marquer des points sur des retours d'échappés ou d'interceptions.  Ou du moins, donner des terrains courts à l'offensive pour qu'elle inscrive des points au tableau indicateur.



Je ne m'attends pas à un pointage élevé pour cette confrontation, les défensives étant difficiles à percer, surtout si les conditions climatiques sont mauvaises, dimanche après-midi, dans les montagnes du Colorado.  Et en ce qui concerne la possibilité des revirements en faveur des Broncos, elle est réelle puisque Drake Maye (photo ci-dessus) en a commis beaucoup dans les deux matchs éliminatoires précédents contre Houston et les Chargers de Los Angeles.

Au final, cependant, Maye, qui est pressenti pour décrocher le titre de joueur par excellence de la NFL (MVP) cette année, devrait avoir le dessus sur l'incompétent Stidham, et conduire son équipe au Super LX, qui sera disputé le 8 février prochain, à Santa Clara.

Patriots  16,   Broncos   13.         

vendredi 16 janvier 2026

NFL 2025-26, DEMI-FINALES DE CONFÉRENCE : L.A. RAMS À CHICAGO ⇨ BEAUCOUP DE POINTS À PRÉVOIR SI LA TEMPÉRATURE GLACIALE N'EST PAS UN OBSTACLE...



Dimanche soir à Chicago, on prévoit une température sous les 20° F. avec un ressenti de 5° F. quand les Bears de l'endroit (12-6) recevront les Rams de Los Angeles (13-5) lors de la dernière demi-finale de Conférence de la semaine, dans la Ligue Nationale de Football.

À quel point ce froid sibérien affectera le jeu offensif des deux équipes ?  Plusieurs observateurs pensent que ce sont les Rams qui seront handicapés par ces conditions climatiques rigoureuses, puisqu'ils viennent de la chaude Californie, et ne sont donc pas habitués à jouer en pareilles situations.

C'est aussi un second match éliminatoire d'affilée sur la route, pour l'entraîneur chef Sean McVay et sa troupe, après leur victoire serrée de 34 à 31, à Charlotte, contre les Panthers de la Caroline, samedi dernier.



Pour leur part, les Bears se sont sauver avec un gain de 31 à 27 contre les Packers de Green Bay, en revenant de l'arrière tard au dernier quart pour la 7e fois de la saison.

Sur papier, les Rams sont supérieurs aux Bears dans la plupart des départements.  Ils sont les favoris des preneurs aux livres par la marge victorieuse de 4½ points. Mais leur entraîneur chef Ben Johnson et ses joueurs se moquent de ces prédictions pessimistes.  Ils les ont défiées et renversées tellement souvent cette saison.  Ils n'ont peur de personne, et jouent sans complexe.



🏈 Comment les Bears peuvent gagner dimanche soir.

À prime abord, avec leur défense, qui est une des pires de la NFL, les Bears devraient craindre la redoutable attaque des Rams, la meilleure, au pays de l'Oncle Sam, avec le quart arrière Matthew Stafford en tête. Il connaît la meilleure saison de sa longue carrière, et il est en lice pour le titre de joueur par excellence (MVP) de la NFL cette année.

Mais cette défensive très agressive des Bears a compensé ses faiblesses, cette saison, en attaquant sans cesse le ballon, ses porteurs, et les adversaires qui tentaient de l'attraper.  Il en a résulté 33 revirements, dont 23 interceptions, un sommet dans le circuit Goodell.

Si le match est serré dimanche, ça favorise aussi les "Ours", en raison de leur capacité à gagner ce genre de partie, comme ils l'ont prouvé maintes fois cette saison.


De plus, ils profitent de l'avantage du terrain, et de la foule déchaînée du Soldier Field.

Ils misent aussi sur une attaque terrestre dévastatrice, la 3e plus efficace de la Ligue, avec des gains de 4,85 verges, en moyenne par course.  La défense contre le jeu au sol des Rams est vulnérable.  Elle accorde 4,32 verges par portée, aux porteurs de ballon adverses (19e).

La ligne offensive de Chicago fait du bon travail, autant pour ouvrir le chemin à ses demis offensifs, que pour protéger son quart arrière Caleb Williams (seulement 24 sacs accordés, 2e plus petit nombre dans la NFL).  Ce front offensif se donne ainsi la chance de gagner la guerre des tranchées.



Le quart Caleb Williams (ci-dessus) représente lui-même une clé pour la victoire, par son sang froid en situations critiques, sa capacité d'échapper au "pass rush" des adversaires, et grâce à la puissance de son bras pour décocher de longues passes en zones profondes.

Les Bears doivent être aux aguets en tentant d'exploiter la faiblesse des Rams sur les unités spéciales.  En effet, les botteurs du club de Los Angeles se sont fait bloquer plusieurs bottés cette saison, parce que leurs joueurs bloquent mal, - ou manque tout simplement des blocs -, sur ces jeux.  Que ce soit sur des tentatives de placement, ou des bottés de dégagement.



🏈 Pourquoi les Rams devraient gagner.

Ils possèdent beaucoup plus d'expérience en séries éliminatoires que les joueurs et les entraîneurs de Chicago.

Si Matthew Stafford est bien rétabli de sa blessure à l'index de sa main droite, et si les conditions météo ne sont pas si mauvaises, il peut tailler en pièces la poreuse défensive des Bears.  Il dispose du meilleur duo d'ailiers éloignés de la Ligue en Puka Nacua et Davante Adams; ainsi qu'un trio d'ailiers rapprochés format géant très efficace formé de Tyler Higbee, Colby Parkinson, et Davis Allen (en alternance avec la recrue Terrance Ferguson).

L'attaque au sol est également entre bonnes mains, avec le dynamique duo formé de Kyren Williams et de Blake Corum (6e meilleure production de la NFL avec 4,63 verges en moyenne par course).
  


De plus, le garde Kevin Dotson (ci-dessus) effectuera un retour au jeu, après avoir manqué un mois d'activités à cause d'une blessure.  Son absence a été remarquée au cours de cette période.

Si la défense des Bears excelle à créer des revirements, les Rams, par contre, protègent bien le ballon.  Ils n'ont commis que 15 revirements, le 4e plus petit nombre dans la Ligue Nationale.

Le "pass rush" des Rams est plus dangereux que celui des Bears.  Il a récolté 47 sacs contre 35 pour ses opposants de Chicago.  Si les chasseurs de quart des Bears n'arrivent pas à presser Stafford, celui-ci aura le temps de trouver facilement ses receveurs pour des gains considérables et des touchés.



En matchs éliminatoires, quelques gros jeux font souvent la différence entre la victoire et la défaite.  Là encore, les Rams possèdent l'ascendant sur les Bears, par leur plus grand potentiel à réussir de longs jeux en attaque, et à éviter d'en accorder en défensive.

En effet, cette saison, Stafford a complété 72 passes de 20 verges et plus, dont huit de 40 verges et plus.  Caleb Williams, pour sa part, en a lancé 60 de 20 verges et plus, dont sept de 40 verges et plus.

En défensive, les Rams ont été déjoués 53 fois par des passes de 20 verges et plus, dont cinq de 40 verges et plus.  Du côté de Chicago, c'est 61 passes de 20 verges et plus accordées, dont 9 de 40 verges et plus.



Pour ce qui est des longs jeux au sol, c'est sensiblement pareil en attaque pour les deux adversaires, mais en défensive ça diffère beaucoup.  Les Bears ont alloué deux fois plus de courses de 20 verges et plus (13 contre 7 par les Rams).

Autre avantage non négligeable, les Rams sont en meilleur santé que les Bears.  La défense de ces derniers, déjà pas si forte, est privée de plusieurs joueurs blessés, notamment au poste de secondeur de ligne.  Le dernier absent en ligne est T.J. Edwards, blessé au bas d'une jambe lors du plus récent match. Le demi de coin Nick McCloud (aine) va aussi manquer le rendez-vous de dimanche avec les Rams.  

Sur la ligne à l'attaque, le bloqueur Ozzy Trapilo représente une lourde perte après avoir été blessé à un genou contre les Packers, dimanche dernier.  L'ailier espacé Rome Odunze (pied) est également un cas incertain pour dimanche.

🏈🏈🏈

Même si les Rams sont favoris pour gagner cette demi-finale de la Conférence Nationale, il ne faut pas exclure une victoire surprise des porte couleurs de Chicago.  On devrait assister à une fusillade dans ce match qui promet d'être enlevant, si la température n'est pas trop limitative.

La tertiaire des Rams, et parfois même le front défensif au complet, ont mal performé, ces derniers mois.  Au cours des huit premières rencontres, cette saison, les Rams ont alloué une moyenne de 15,9 points par match.  Dans leurs neuf dernières joutes, ce fut 24,3 points par partie.  Et dans leurs quatre derniers matchs, cette moyenne est montée à 29 points par rencontre. 
 


Contre l'offensive modeste des Panthers, samedi passé, la défense des Rams a concédé 31 points.  Définitivement une mauvaise tendance qui est inquiétante pour dimanche soir contre Chicago. Quatre fois sur sept (4-3), Matthew Stafford et ses coéquipiers de l'attaque ont réussi à combler les faiblesses de cette défensive, en marquant plus de points que les opposants.  

Mais avec les nombreux succès qu'ont connus les Bears en fins de matchs cette saison, ils pourraient jouer un vilain tour aux Rams s'ils sont en possession du ballon dans les dernières minutes de jeu, dimanche soir...  Car ça pourrait être ce genre de rencontre : la dernière équipe à posséder le ballon effectue une poussée offensive pour remporter la partie...  

Les Bears ont souvent tiré de l'arrière au pointage cette saison, mais ils n'ont jamais abandonné.  Ils refusent tout simplement de perdre, et semblent bénis par le pape Léon XIV, qui, comme on le sait, est originaire de la région de Chicago...

Rams  27,   Bears  24.           

NFL 2025-26, DEMI-FINALES DE CONFÉRENCE : HOUSTON @ NEW ENGLANDLA PRESSION EST SUR DRAKE MAYE ET C.J. STROUD.



Les Texans de Houston (13-5) sont attendus de pied ferme à Foxborough, en fin d'après-midi, dimanche, par les Patriots de la Nouvelle Angleterre (15-3), pour la seconde demi-finale de la Conférence Américaine de la semaine.  Les défenses des deux équipes ont été les points forts, la semaine dernière, qui leur a permis d'atteindre ce match éliminatoire de deuxième ronde.

À Pittsburgh, la défense des Texans a été intraitable en étouffant l'attaque des Steelers et en marquant deux touchés défensifs dans un triomphe de 30 à 6.  Quant aux Patriots, leur unité défensive a également excellé en ne permettant que trois petits points aux Chargers de Los Angeles dans un gain de 16 à 3.

Ces fortes défenses devraient encore dominer dimanche dans un duel qui s'annonce corsé, entre les deux formations.



🏈 Comment les Texans peuvent gagner.

Je ne pense pas que l'attaque des Texans aura beaucoup de succès contre la solide défense des Patriots.  Équipe du sud des États-Unis, habituée de jouer à l'intérieur, dans un stade couvert, le club dirigé par DeMeco Ryans n'est pas à l'aise dans le genre de conditions climatiques hivernales qui séviront dimanche, au Gillette Stadium, un stade non couvert.  

À Pittsburgh, lundi soir dernier, par un temps froid, semblable à celui de la région de Boston, le quart arrière C.J. Stroud (photo ci-dessous) a paru ennuyé par ce climat glacial.  Il a échappé le ballon à cinq reprises, et il a lancé une interception.  Il va sans dire qu'il devra mieux protéger le "cuir" s'il veut donner une chance à son équipe de prolonger à 11 l'actuelle série de victoires consécutives de son équipe.



Par ailleurs, la défense du club texan a prouvé cette saison qu'elle pouvait neutraliser n'importe quel quart arrière en le pressant de toute part.  Je me souviens, entre autres, de cet affrontement contre les Bills de Buffalo et leur quart arrière étoile Josh Allen, le 20 novembre 2025, au cours duquel ce dernier avait subi huit sacs et lancé deux interceptions.  Le MVP en titre de la NFL avait été durement malmené.  Est-ce que ce sera au tour de Drake Maye, le pivot des Patriots, de subir le même sort, dimanche ?

C.J. Stroud sera privé de son meilleur receveur Nico Collins, victime d'une commotion cérébrale contre les Steelers, lundi.  Le quart des Texans perd ainsi son "frappeur de coups de circuit".  Est-ce que Christian Kirk pourra le remplacer dans ce rôle de receveur de longues passes, comme il l'a si bien fait à Pittsburgh lundi passé ?  Ça reste à voir...



Stroud devra plutôt avoir recours à de plus courtes passes à son demi offensif Woody Marks (photo ci-dessus), et à son ailier rapproché Dalton Schultz.  Au final, je pense que le sort du match pourrait se jouer sur quelques rares actions offensives majeures, qui passeront entre les mailles de la défense de l’une ou l’autre équipe.

Sans Nico Collins, ces actions spectaculaires pourraient venir de courses inattendues ou improvisées des quarts arrières.  Les porteurs de ballon Woody Marks, des Texans, et la recrue TreVeyon Henderson, des Pats, possèdent ce potentiel de réussir de longues échappées, grâce à leur talent. 



Chez les ailiers éloignés, cet avantage de pouvoir capter des "bombes", bascule du côté des protégés de l'entraîneur chef Mike Vrabel, (photo ci-dessus) à cause de l'absence de Nico Collins.  Ce sera à la défense de Houston de veiller au grain, pour empêcher ce genre de longs jeux aériens.

Ces gros jeux décisifs, c'est d'ailleurs cette redoutable défense qui devra les réaliser, comme elle l'a fait à Pittsburgh, lundi.  Que ce soit des revirements par interceptions, des échappés provoqués, des sacs opportuns, ou des 3e et 4e essais non convertis, cette brigade défensive devra "attaquer le ballon",  marquer des points, ou raccourcir le terrain, pour soutenir son offensive, trop souvent en panne ou inefficace.



Au chapitre des revirements créés, les Texans ont terminé au 3e rang de la NFL cette saison avec 29, dont 19 interceptions, comparés aux 19 réussis par le club de la Nouvelle Angleterre.  Les rares fois que Drake Maye a eu à affronter de bonnes défensives (quatre parties), il a commis quatre interceptions et trois échappés.  

Sa ligne offensive ne le protège pas bien, comme le démontre les 48 sacs qu'il a subis cette saison, sans compter les cinq autres réussis contre lui par les Chargers, dimanche dernier.  Maye est un des quarts arrières qui tient le ballon le plus longtemps avant de tenter ses passes.  Ça adonne mal, car le "pass rush" des Texans est un des plus rapides pour atteindre les quarts adverses.  Ce pourrait être aussi une clé de la victoire pour Houston.  




🏈 Comment les Patriots peuvent gagner.

D'abord, les Patriots ont l'avantage du terrain et de la foule pour cette demi-finale d'Association.  Contrairement aux Texans, ils sont accoutumés de jouer dans le froid, le vent, et même la neige.  

Ils sont en meilleure santé (moins de blessés) que leurs opposants, et leurs entraîneurs (Vrabel et le coordonnateur offensif Josh McDaniels) possèdent plus d'expérience des séries éliminatoires que leurs homologues des Texans.

Bien qu'il ait affronté moins d'adversaires dangereux cette saison, Drake Maye a mieux performé que C.J. Stroud en 2025-26.  Il est même en tête de liste pour le titre de joueur le plus utile à son équipe (MVP) de la Ligue Nationale de Football, cette année.



Maye peut également compter sur un meilleur champ arrière que C.J. Stroud, - avec Henderson, et Rhamondre Stevenson -; et sur un groupe de receveurs plus étoffé avec Stefon Diggs (photo ci-dessus), Kayshon Boutte, et l'ailier rapproché Hunter Henry.  L'écart grandit par rapport au groupe de receveurs des Texans, en raison de l'absence de Nico Collins.  De plus, les ailiers rapprochés ont eu du succès récemment contre la défensive des Texans.  Ce qui devrait favoriser Hunter Henry dans ce duel.

Sans être aussi dominante que celle de Houston, la défensive des Patriots est assez forte pour tenir en respect l'attaque des Texans.  Elle l'a prouvé dimanche dernier contre l'offensive supérieure des Chargers de Los Angeles. Durant la saison régulière, elle n'a accordé que 18,8 points en moyenne par match (4e rang NFL).

🏈🏈🏈

Je prévois une confrontation serrée dominée par les défensives.  Les Patriots sont favoris par trois points pour en sortir vainqueurs.  Je pense que Drake Maye est mieux entouré par davantage de joueurs talentueux en attaque que peut l'être C.J. Stroud.  Ce dernier a été inconstant dans ses performances durant la dernière campagne, et dans le match éliminatoire contre Pittsburgh.

Par contre, il faut être conscient que la défense de Houston peut être dominante au point de gagner n'importe quel match à elle seule.  Mais je préfère les chances de gagner des Patriots, dans le froid de leur domicile, et devant leurs farouches supporteurs.  Maye va réussir un gros jeu de plus que Stroud, pour procurer la victoire à son club, en toute fin de partie...

Texans  16,   Patriots  17.      

jeudi 15 janvier 2026

NFL 2025-26, DEMI-FINALES DE CONFÉRENCE : SAN FRANCISCO À SEATTLE ⇨ SAM DARNOLD LE GROS POINT D'INTERROGATION DANS CE MATCH CONTRE LES 49ers...



La première demi-finale de la Conférence Nationale opposera deux clubs qui se connaissent bien, samedi soir à Seattle.  En effet, ce sont deux grands rivaux de la division Ouest de la NFC qui croiseront le fer dans cet affrontement éliminatoire : les 49ers de San Francisco (13-5) et les Seahawks (14-3).  Ces derniers ont eu droit à un congé (bye) la semaine passée, en vertu de leur meilleure fiche dans l'Association, durant la campagne 2025-26.

De leur côté, les Niners ont créé la surprise dimanche dernier à Philadelphie en battant les champions en titre du Super Bowl, les Eagles, sur le score de 23 à 19.  Ils ont gagné cette rencontre mais ils ont perdu les services de leur as ailier rapproché George Kittle, blessé à un tendon d'Achille.

La moitié de leur défense est à l’infirmerie, mais le coordonnateur défensif Robert Saleh continue de faire des miracles pour maintenir sa brigade à flot.  Dimanche dernier contre les Eagles, Saleh a encore rapiécé son unité avec deux nouveaux joueurs surprenants : Eric Kendricks (no 43, photo ci-dessous) et Garret Wallow, qui ont contribué de belle façon à la victoire de leur équipe.



C'est la troisième partie entre ces deux belligérants cette saison.  Ils se sont partagés les honneurs des deux premiers matchs dans des affrontements défensifs.  Malgré ses malheurs en ce qui concerne les blessures, la défense de Saleh a tenu chaque fois la forte attaque des Hawks à seulement 13 points (victoire de 17 à 13 à Seattle lors de l'ouverture de la saison, défaite de 13 à 3 à San Francisco, le 3 janvier dernier).

Les deux équipes défendent bien contre le jeu au sol, mais c’est surtout la qualité et l’exécution des passes qui devraient décider de l’issue de ce face-à-face crucial.  Dans ce contexte, les deux participants à cette demi-finale de conférence font face à des enjeux qu’ils doivent considérer et résoudre.

Malgré une saison couronnée de succès, le quart-arrière des Seahawks, Sam Darnold, a commis de nombreux revirements, avec quatorze passes interceptées et six échappés perdus en 2025-2026.  Il est vulnérable lorsqu'il est sous pression.  Cependant, le "pass rush" des 49ers a été le pire de la NFL cette saison, en ne réussissant que vingt sacs du quart.  Il doit trouver le moyen d'ennuyer Darnold et de le pousser à faire des erreurs.



De l'autre côté, le quart arrière des Niners, Brock Purdy (photo ci-dessus) a connu des difficultés quand George Kittle a été absent de l'alignement durant la dernière campagne.  Dans ces circonstances, il n'a lancé que huit passes de touché et il a commis huit interceptions.  À ses deux départs contre Seattle, il n'a gagné que 206 verges par la voie des airs, accompagnées d'un touché, et de deux interceptions.

Encore là, quand Kittle a dû quitter la partie à Philadelphie, dimanche dernier, l'entraîneur chef Kyle Shanahan a su trouver une solution en le remplaçant par le centre arrière Kyle Juszczyk, qui s'est transformé en ailier rapproché pour saisir quatre passes pour des gains de 49 verges.

Le rapide ailier éloigné Ricky Pearsall, un habitué de l'infirmerie, était encore absent pour la rencontre face aux Eagles.  Mais Demarcus Robinson a surpris en prenant brillamment la relève, dans son rôle de "lièvre", en complétant six longues passes pour des gains de 111 verges et un touché.



Le demi offensif Christian McCaffrey (ci-dessus) a été égal à lui-même en marquant deux touchés, et en ajoutant des gains combinés, passes et courses, de 114 verges.

Les bookmakers ont établi les Seahawks favoris par sept points pour vaincre les 49ers, samedi soir, et passer en finale de Conférence, la semaine prochaine.  On vient d'apprendre que Sam Darnold a subi des traitements médicaux ces jours-ci, parce qu'il a senti une douleur aux muscles obliques.  Ça ne devrait pas l'empêcher de jouer samedi, mais ce sera à suivre...

C'est certain que les Seahawks sont plus reposés et en meilleure santé que leurs opposants, pour cet important affrontement de demi-finale.  Ils jouent à domicile, avec le support de leur célèbre "12e joueur".  Darnold (photo ci-dessous) demeure leur talon d'Achille en représentant une incertitude quant à sa capacité de bien performer dans les situations stressantes des séries éliminatoires.



La défensive de Seattle a été celle qui a accordé le moins de points cette saison (moyenne de 17,2 points par match).  Elle a littéralement étouffé l'offensive des 49ers, le 3 janvier dernier, à San Francisco.  C'était la pire performance offensive de l'équipe californienne depuis que Kyle Shanahan la dirige (2017).  Cette redoutable brigade défensive peut-elle répéter cet exploit samedi soir ?  

Ce serait étonnant, mais elle peut certes être encore la clé de la victoire pour Seattle, à condition que Sam Darnold ne vienne pas tout gâcher avec une contre performance dont il est bien capable, comme il l'a démontré l'an dernier, en match éliminatoire contre les Rams de Los Angeles.  Il portait alors les couleurs des Vikings du Minnesota, et il avait lancé une interception, perdu un échappé, et subi neuf sacs, dans une défaite de 27 à 9 de son club.
  


Samedi soir, on lui demandera de protéger le ballon, de garder son sang froid et, surtout, de ne pas perdre le match à lui seul, en ayant trop de crampes au cerveau !  S'il vacille encore sous la pression, les joueurs de San Francisco vont sauter sur l'occasion pour remporter la victoire, et faire encore mentir les oiseaux de malheur qui leur prédisent, en vain, la fin de leur saison, depuis plusieurs semaines...

Les Niners sont comme un animal blessé qui se défend avec toute la force du désespoir pour sauver sa peau face à des prédateurs insatiables...  Ils ont la chance d'être protégés par deux sauveurs incroyables : leurs savants pilotes Kyle Shanahan et Robert Saleh (photo ci-dessus)...

49ers   17,    Seahawks   20.            

NFL 2025-26, DEMI-FINALES DE CONFÉRENCE : BUFFALO À DENVER ⇨ TOUT EST EN PLACE POUR UN DÉNOUEMENT DRAMATIQUE METTANT EN VEDETTE JOSH ALLEN ET BO NIX !



C'est le cas de le dire, il y aura un affrontement au "sommet", dans les hauteurs des montagnes du Colorado, quand les Broncos de Denver (14-3) recevront les Bills de Buffalo (13-5), samedi, dans la première demi-finale de Conférence de la Ligue Nationale de Football.

Les experts de la planète football s'attendent à un match "chaudement" disputé, même s'il fera froid à Denver.  Le club local est favori par seulement 1½ point pour gagner cette confrontation entre deux des meilleurs clubs de la NFL.

Les Broncos ne perdent pas souvent à domicile.  Au cours des deux dernières saisons, ils n'ont subi que trois revers, alors qu'ils ont remporté quatorze fois la victoire.  L'altitude des montagnes des Rocheuses y est sûrement pour quelque chose, de même que leur féroce défensive, qui épuise les joueurs des clubs visiteurs.



Semée formation numéro un pour les séries éliminatoires, les hommes de l'entraîneur Sean Payton (photo ci-dessus, avec son QB Bo Nix) ont eu droit à un congé (bye), et à une semaine de préparation supplémentaire, en prévision de leur rendez-vous avec les Bills, en fin d'après-midi, samedi.

Ce sont des avantages non négligeables face à une équipe dont plusieurs joueurs ont subi des blessures, dans leur match de "wild card" de dimanche dernier, contre les Jaguars, à Jacksonville (victoire in extremis des Bills, 27 à 24).

En offensive, les deux piliers de l'attaque de Buffalo, le porteur de ballon James Cook, et le quart arrière Josh Allen, ont continué de jouer malgré des blessures, mais ils ne sont pas au meilleur de leur forme physique.  Cependant, ils devraient pouvoir représenter des menaces pour la solide défense de Denver.



Les receveurs Tyrell Shavers (genou), Joshua Palmer (cheville), et Gabe Davis (genou) sont toutefois hors de combat; et l'ailier rapproché Dalton Kincaid devrait participer à l'affrontement de samedi, même s'il traîne encore des blessures à un genou et à un mollet.

Il ne reste que quatre receveurs en santé chez les Bills : les ailiers espacés Khalil Shakir, Brandin Cooks, et Keon Coleman; ainsi que l'ailier rapproché Dawson Knox.  Ça pourrait suffire à Josh Allen (no 17, photo ci-dessous), étant donné son immense talent.  

Ce n'est pas pour rien qu'il a été nommé le joueur par excellence (MVP) de la NFL, l'an passé.  Compétiteur exceptionnel, il peut battre n'importe quelle équipe, autant avec son bras puissant, qu'avec ses courses électrisantes.



Reste à savoir si sa défensive, affaiblie par plusieurs blessures à des joueurs clés, pourra contenir l'attaque des Broncos, menée par le quart arrière Bo Nix, spécialiste des retours victorieux, au dernier quart, quand son club tire de l'arrière au pointage.

Sur la plus récente liste des blessés des Bills, on retrouve les plaqueurs Jordan Phillips et Ed Oliver (biceps + genou); les secondeurs de ligne Shaq Thompson (cou), Matt Milano (cheville) et Terrel Bernard (mollet); les ailiers défensifs A.J. Epenesa (cou) et Greg Rousseau; et les demis défensifs Maxwell Hairston (cheville), Damar Hamlin (pectoraux) et Jordan Poyer (ischio-jambiers).  Plusieurs d'entre eux vont possiblement jouer samedi, mais ils seront diminués par leurs blessures.

La plupart des blessés des Broncos ont pu récupérer durant leur semaine supplémentaire de congé, sauf le joueur de centre Luke Wattenberg (épaule) et le demi de sûreté Brandon Jones (pectoraux).  Le coach Sean Payton a indiqué que l'excellent secondeur de ligne Dre Greenlaw (ischio-jambiers → photo ci-dessous) pourrait effectuer un retour au jeu contre Buffalo, samedi.


Outre ses nombreux blessés, la faiblesse de la défensive des Bills est sa défense contre le jeu au sol (30e de la NFL avec 5,14 verges allouées par course, cette saison).  Elle a été encore généreuse pour les porteurs de ballon des Jaguars, la semaine dernière, en leur concédant 154 verges.

Le jeu au sol sera donc un élément important de la stratégie de Sean Payton, samedi.  Les porteurs de ballon RJ Harvey et Jaleel McLaughlin seront donc sollicités pour "gruger" patiemment de bonnes parties de terrain, pour faire avancer méthodiquement les chaîneurs, afin de prolonger les séries de jeux offensifs, et tenir Josh Allen hors de la surface de jeu, le plus longtemps possible.

Le quart Bo Nix (photo ci-dessous), est aussi un bon coureur, qui peut aider l'attaque terrestre, quand c'est nécessaire.  Nix n'a pas toujours été constant cette année, et il a la mauvaise habitude de commencer les matchs trop lentement.  Mais il se rachète en fin de partie par des poussées offensives victorieuses.  Il en a réussit sept cette saison, un sommet dans la Ligue Nationale.  



Sa ligne à l'attaque le protège bien en situations de passes.  Il a subi seulement 23 sacs, le plus petit total dans le circuit Goodell, cette saison.  À l'autre bout du spectre, le "pass rush" des Broncos a dominé la Ligue pour les sacs avec 68.  Ce qui assure que Denver devrait normalement remporter la guerre des tranchées, samedi.

En meilleure santé, plus reposés, coachés par un ancien vainqueur du Super Bowl, les Broncos devraient franchir avec succès cette étape de la demi-finale de l'Association Américaine.



Ils ont une défensive qui peut prendre le contrôle de n'importe quelle rencontre, en mettant beaucoup de pression sur les joueurs offensifs adverses.  Elle risque cependant, d'en avoir plein les bras avec des joueurs d'élite comme Josh Allen et James Cook.  Mais à domicile, devant ses fidèles supporteurs, elle devrait être à la hauteur du défi qu'ils représentent.

Bills  23,    Broncos  24.