samedi 15 janvier 2022

NFL WILD CARD 2022 : LES STEELERS À KANSAS CITY, LE TEMPS D'UN DERNIER ADIEU POUR BIG BEN.













Comme ses coéquipiers des Steelers de Pittsburgh, le vétéran quart-arrière Ben Roethlisberger a fait preuve de beaucoup de courage ces dernières semaines, face à une situation qui semblait désespérée.    


Pour réussir à se faufiler  dans  les  séries éliminatoires, ils devaient absolument gagner leurs dernières parties et espérer que les Colts d'Indianapolis (9-8) perdent leur dernier match contre les Jaguars de Jacksonville (3-14), le pire club de la NFL.  L'inexplicable défaite des Colts s'est bel et bien produite à Jacksonville, et les Steelers (9-7-1) ont gagné leur dernière rencontre , en prolongation, à Baltimore, contre les Ravens, pour ainsi respecter leur part du gros contrat qu'ils avaient sur les bras.


Roethlisberger aura donc la chance de jouer au moins un autre match, lui qui devrait annoncer sa retraite après la fin de la saison.  Il est temps qu'il se retire.  Son corps est usé et il a dû combattre bien des blessures ces dernières années.  Sur le terrain, ses performances ont décliné.  Il manque de force dans le bras avec lequel il lance le ballon...de moins en moins loin, et avec de moins en moins de précision.  Sa faible ligne à l'attaque ne l'aide pas non plus.  Et le chasseur de QB des Chiefs, Chris Jones (Pro Bowl, photo ci-dessous) pourrait s'en donner à coeur joie en harcelant Big Ben toute la soirée...



C'est pourquoi on se demande bien comment il pourrait conduire les siens à la victoire dimanche soir quand les Steelers rendront visite aux Chiefs de Kansas City, les champions défendants de la Conférence Américaine.  Les hommes du coach Andy Reid sont favoris par 12½ points pour gagner ce match de première ronde éliminatoire.


Il y a trois semaines, au même endroit, Pittsburgh s'était fait écraser 36-10, même si les Chiefs étaient privés de leur as ailier rapproché Travis Kelce (COVID-19) et que leur meilleur receveur, Tyreek  Hill , était affaibli après avoir combattu le même virus (il a peu joué et il a été ciblé seulement deux fois dans cette rencontre contre Pittsburgh).


Les Steelers n'ont pas connu une bonne saison mais ils n'ont pas abandonné.  Ils se sont accrochés et ont persévéré.  Ils ont honoré leur tradition de fierté.


Leur très compétent entraîneur en chef, Mike Tomlin a su bien conduire sa troupe à travers beaucoup d'adversité pour ainsi s'assurer d'une 15e fiche gagnante en autant d'années à la tête de son équipe.  Au point de vue des statistiques, ses unités offensive et défensive n'ont pas terminé plus haut qu'au 20e rang de la Ligue dans presque toutes les catégories.  Ils ont accordés 55 points de plus qu'ils en ont eux-mêmes marqués.










Il est certain que les Steelers veulent gagner à K.C., et pas seulement pour prolonger leur saison, mais pour continuer d'espérer se rendre au Super Bowl et offrir ainsi une fin de carrière glorieuse à  Big Ben, leur leader et leur grande source d'inspiration.


Pittsburgh n'est pas dépourvu de talent.  Roethlisberger peut encore  faire de bons jeux en lançant le ballon à ses meilleurs receveurs,   Diontae Johnson (107 réceptions pour 1 161 verges et 8 touchés) et Chase Claypool (59 catchs pour 860 verges).  


Mais pour vaincre les Chiefs il faudrait que l'attaque  au sol fonctionne à plein régime afin que les Steelers gardent longtemps le ballon et laissent la redoutable offensive de K.C. le plus longtemps possible sur les   lignes de côté, hors d'état de nuire.  Parce qu'il est clair que l'offensive des Steelers ne peut rivaliser avec celle du club local.

La recrue Najee Harris n'est pas un mauvais porteur de ballon.  Il a accumulé 1200 verges de gains en saison régulière, mais sa moyenne de 3,9 verges par portée n'est guère impressionnante.  Cela prendra plus que ça pour battre la défensive des Chiefs, même si celle-ci  a été parfois vulnérable cette saison.


La saison des Chiefs n'a pas été non plus un long chemin tranquille en 2021.  Après sept parties, ils étaient 3-4.  On se demandait bien ce qui n'allait pas avec eux.  Leur quart-arrière étoile Patrick Mahomes était erratique au point d'être le pire QB de la NFL au chapitre des revirements commis (12 dans ses 8 premières parties).  Il a réduit ce nombre à 5 dans les 9 matchs suivants, et les Chiefs ont compilé un reluisant dossier de 8 victoires, une défaite.


Dimanche, le meilleur porteur de ballon des Chiefs, Clyde Edwards-Helaire, ne sera pas de la partie.  Il est blessé à une épaule.  Son coéquipier de champ arrière, Darrel Williams, soigne une blessure à un orteil mais il sera en uniforme pour le match.  Mais on sait que c'est surtout par l'attaque aérienne que l'offensive de Kansas City cause des dommages.  Ils ont tellement d'armes pour détruire les défensives ennemies : Mahomes, et les receveurs Kelce, Hill, Mecole Hardman et même Byron Pringle, qui  a offert une bonne performance contre ces mêmes Steelers, il y a trois semaines (6 passes captées pour 75 verges et deux touchés).



Les Steelers ont dominé la Ligue pour le nombre de sacks réalisés par leur unité défensive (55).  T.J. Watt a réussi 22½ de ceux-ci (un record).   Lui et son coéquipier chasseur de QB Cam Heyward pourront bien essayer de presser Mahomes pour l'empêcher de faire de gros jeux, mais le pivot des Chiefs est très élusif et il n'a été plaqué que 28 fois derrière la ligne de mêlée (le 3e plus petit nombre dans la NFL cette saison).  Il est probable que les Chiefs mettent deux hommes sur Watt pour mieux le bloquer et ainsi protéger leur QB.


On veut bien essayer de croire à un dénouement heureux pour Big Ben et ses coéquipiers dans ce match éliminatoire.  Ce serait une belle histoire.  Mais les chances que cela arrive sont extrêmement minces.  Dimanche soir, Roethlisberger devra faire  définitivement un dernier adieu à sa carrière active, tout en se consolant avant d'entrer au Temple de la Renommée, où une place lui est déjà réservé.

vendredi 14 janvier 2022

NFL WILD CARD 2022 : CHOC 49ers-COWBOYS, SHOW TIME À DALLAS !



C'est probablement le meilleur match de la première ronde éliminatoire de la NFL.  En fin d'après-midi, dimanche, les 49ers de San Francisco (10-7) visitent les Cowboys (12-5) à Dallas.  Ce sera un choc et un spectacle titanesque entre deux puissants clubs comtant dans leurs rangs plusieurs joueurs étoiles.

Il faut se méfier des statistiques impressionnantes des deux formations.  Certes, les Cowboys ont fini la saison régulière avec la meilleure production offensive de la NFL (31,2 points par match), supérieure à celle des Niners (7e de la NFL avec 25,1 points par partie).  Mais ils évoluaient dans une division (Est de la NFC) moins forte que celle de leurs prochains rivaux (section Ouest de la NFC).

En effet, trois des quatre clubs de l'Ouest ont réussi à se classer en séries éliminatoires.  La fiche combinée des formations de cette forte section a été de 40 victoires, 27 défaites.  Dans leur division, les Cowboys n'ont jamais été inquiétés par la compétition, leurs plus proches rivaux étant les Eagles de Philadelphie (9-8).  Washington (7-10) et les Giants de New York (4-13) n'ont jamais été dans le coup.





Malgré leurs vifs succès en attaque, plusieurs joueurs importants de cette unité n'ont pas été constants.  Par moments, on se demandait si le quart-arrière Dak Prescott (no 4, photo ci-dessus) était complètement remis de sa grave blessure à la jambe subie la saison précédente.  Le rapide receveur Amari Cooper a sous-performé (57,7 verges de gains par match).  Son coéquipier Michael Gallup n'a disputé que neuf parties avant de subir une blessure à un genou qui a signifié la fin de sa saison.  CeeDee Lamb a pris la relève, mais après une première moitié de saison fantastique, il a été discret en seconde moitié (aucun touché depuis la semaine 10, aucun match de plus de 100 verges de gains depuis la semaine 8).

Dans le champ arrière, le principal titulaire chez les demis offensifs, Ezekiel Elliot, a aussi connu une saison sous son niveau de performance habituel (moyenne de 4,23 verges par course, aucun match de plus de 100 verges depuis la semaine 5).  Il jouait, a-t-on dit, avec une blessure au genou.



Oui l'attaque a brillé, mais c'est la très grande amélioration de la défensive qui a vraiment fait la différence pour America's team.  Après une saison atroce en 2020, les Cowboys ont engagé un nouveau coordonnateur défensif, Dan Quinn.  D'une des pires unités en 2020, Quinn en a fait une de première force en la faisant grimper au 7e rang de la Ligue.  Ses hommes ont provoqué pas moins de 34 revirements et ils ont réussi 26 interceptions : renversant !  Le «front 7» a été étincelant avec en vedettes la merveilleuse recrue Micah Parsons (13 sacks), DeMarcus Lawrence et Randy Gregory.  Parsons pourrait devenir le premier joueur depuis Lawrence Taylor, avec les Giants en 1981, a remporter à la fois les titres de recrue défensive de l'année, et de joueur défensif de l'année.

Dans la tertiaire, Trevon Diggs ( no 7, photo en tête de l'article) a réalisé de gros jeux et il a dominé la Ligue avec onze interceptions.  Il aura fort à faire contre les 49ers qui alignent des receveurs dangereux et physiques : l'électrisant Deebo Samuel (photo ci-dessus) une double menace autant comme receveur - 1 405 verges de gains et une moyenne de 18¼ verges par réception - que comme porteur de ballon - 365 verges de gains avec une moyenne de 6,19 verges par portée, (des chiffres qui sont des premières et des records dans l'histoire de la NFL); Brandon Aiyuk (826 verges de gains avec une excellente moyenne de 14¾ par attrapé); et l'ailier rapproché George Kittle (910 verges de gains en 14 matchs joués pour une moyenne de presque 13 verges par catch).  La marque de commerce de ce redoutable trio est le nombre élevé de verges gagnées après avoir saisi le ballon.



Le gros point d'interrogation chez les 49ers c'est le quart-arrière Jimmy Garoppolo (photo ci-dessus).  Blessé au pouce de la main avec laquelle il lance le ballon, on se demande s'il pourra donner sa pleine mesure dimanche.  Il n'a pas semblé handicapé par cette blessure dimanche passé, quand il a mené les siens à une importante victoire de 27-24, en prolongation, contre les Rams, à Los Angeles.  Ce gain assurait une place en séries aux Niners.

Il faut se rappeler que Jimmy G. a conduit son équipe au Super Bowl, il y a deux ans.  La plupart des joueurs de ces champions de la Conférence Nationale en 2019-20, sont encore avec l'équipe qui affrontera Dallas.  Garoppolo est conscient que c'est possiblement sa dernière chance d'accéder au match ultime du Super Bowl car il ne sera peut-être plus avec les Niners la saison prochaine.  La prometteuse recrue Trey Lance pourrait prendre sa place.



Les deux clubs entrent en séries éliminatoires sur des poussées formidables.  San Francisco a gagné sept de ses neuf dernières parties, et les Boys, cinq de leur six dernières.  Les deux attaques au sol se valent, mais l'unité défensive des 49ers est meilleure que celle de ses adversaires pour stopper la course.  De même, l'offensive aérienne de Dallas est plus productive (282 verges par match) que celle de S.F. (248 verges par partie) mais la défense contre la passe des 49ers (206½ verges par rencontre) est meilleure que celle des Cowboys (238 verges allouées par joute).

Un autre facteur, c'est un peu comme le cas des Raiders de Las Vegas.  En retard dans le dernier droit de la saison, ils ont tout donné afin de se rattraper, et parvenir à se qualifier in extremis pour le tournoi éliminatoire.  Ou bien, comme les Raiders, les 49ers sont sur l'adrénaline et sont gonflés à bloc en entrant en séries, ou bien ils sont vidés par leurs immenses efforts et risquent de manquer d'énergie.

Au final, les deux équipes semblent pas mal d'égale force.  Le match sera serré et seulement quelques gros jeux vont déterminer quel club sortira gagnant.  Les gros «play makers» offensifs sont du côté des 49ers, mais la défensive la plus solide appartient aux Cowboys.

Ça pourrait aussi se décider dans les tranchées.  San Francisco a peut-être l'équipe la plus physique du football professionnel.  Le brio de leurs deux premières lignes (offensive et défensive) leur a permis de venir à bout des Rams, dimanche passé.

Et on dit souvent que le club qui commet le moins d'erreurs (revirements) a plus de chances de l'emporter.  Durant la saison régulière Dallas a fini premier dans la NFL au chapitre du ratio des revirements (+14), tandis que San Francisco prenait le 23e rang avec un dossier négatif de -4.  On le sait, les séries éliminatoires sont une autre saison, mais cette statistique donne à penser...

NFL WILD CARD 2022 : DES CHOSES IMPRÉVUES POUR UN MIRACLE DES EAGLES À TAMPA BAY...



En apparence, dimanche après-midi, les Eagles de Philadelphie (9-8) devraient jouer le rôle de négligés en affrontant les champions défendants du Super Bowl à Tampa Bay.  Les Buccaneers (13-4) de l'endroit sont les grands favoris pour écarter de leur chemin les visiteurs, en route vers leur second Super Bowl d'affilée.

Mais les Eagles pourraient donner du fil à retordre au club local.  Lorsque les deux équipes se sont rencontrées cette saison, le 14 octobre, à Philadelphie, les Bucs ont gagné seulement par une possession, au compte de 28 à 22.  C'était 21-7 à la mi-temps pour la bande de Tom Brady.

Avant le début de la campagne, pratiquement tous les observateurs (moi aussi) prévoyaient une autre année de misère aux Eagles.  Et, à la mi-saison, les résultats de l'équipe leur donnaient raison : Philadelphie avait une fiche de deux victoires, cinq défaites.  On estimait à moins de 7% la probabilité qu'ils participent aux séries éliminatoires.

Pour le nouvel entraîneur des Aigles, Nick Sirianni, c'était clair qu'il fallait changer les plans de matchs.  À ce moment-là, le pilote a décidé de miser sur les forces qu'il voyait tout de même en analysant son unité offensive.  Il allait privilégier l'attaque au sol.  D'autant plus que la course est le point fort de son jeune quart-arrière Jalen Hurts (meilleur QB de la Ligue pour les gains au sol avec 784 verges et 10 touchés).

Il faut croire que Sirianni a pris la bonne décision puisque sa troupe a terminé la saison en gagnant six de ses huit derniers matchs.  Et la défaite de dimanche passé contre Dallas n'était pas significative puisque les Eagles étaient assurés de leur place en éliminatoires et qu'ils avaient mis au repos Jalen Hurts (montage photos en tête de l'article), ennuyé par une blessure à une cheville.

Hurts et ses demis offensifs ont tellement bien couru avec le ballon (moyenne de 160 verges par partie) qu'ils ont fini en tête de la NFL dans ce département.  Le demi offensif Miles Sanders a fait sa part pour réussir cette performance exceptionnelle.  Il reviendra au jeu après avoir raté les deux derniers matchs de la saison à cause d'une blessure à une main.  Il portera une protection à cette main mais il a dit que cela ne lui nuira pas pour porter le ballon ou pour capter des passes.  Dimanche, à Tampa Bay, on prévoit des orages électriques et des vents violents à l'heure de la rencontre (13 heures).  Le jeu aérien pourrait être difficile à réussir.  Le jeu au sol devrait être le meilleur moyen d'avancer sur le terrain.

Si Philadelphie est no 1 pour le jeu au sol, les Buccaneers sont toutefois parmi les meilleurs clubs de la Ligue pour stopper l'attaque terrestre.  La force de l'offensive de Tampa Bay est évidemment le jeu aérien (1er dans la NFL, moyenne de 308 verges de gains par match) avec l'as QB Tom Brady (photo ci-dessus) et son remarquable groupe de receveurs, qui sera cependant privé de son meilleur élément puisque Chris Godwin a vu sa saison se terminer à cause d'une blessure à un genou le 18 décembre dernier.

La rencontre mettra aux prises les deux quarts-arrières avec le plus grand écart d'âge (21 ans) de l'histoire des matchs éliminatoires de la NFL.  Jalen Hurts (23 ans) n'a aucune expérience en séries éliminatoires, et il n'a pas le talent de passeur de Tom Brady [à 44 ans, celui-ci n'a pas ralenti, en dominant la Ligue pour les verges par la passe (5 316), les passes complétées (485) et le nombre de touchés par la passe (43), il en sera à sa 46e partie en séries éliminatoires], mais il peut tout de même compter sur deux bons receveurs en DeVonta Smith et l'ailier rapproché Dallas Goedert (photo ci-dessous).  Leurs homologues Mike Evans et Rob Gronkowski, des Bucs, leur sont supérieurs comme receveurs, mais Smith et Goedert ne sont pas des deux de pique...  De plus, ils ont été très bons récemment, dans la dernière portion du calendrier régulier.






Quand les Bucs choisissent le jeu au sol, ils ne sont pas en peine puisqu'ils ont le demi offensif Leonard Fournette (moyenne de 4½ verges par portée) pour porter le ballon.  Celui-ci soigne toutefois une blessure à une cuisse (hamstring) et sa participation au match sera déterminée juste avant la rencontre.  Par contre, le demi offensif no 2 des Bucs, Ronald Jones n'y sera pas.  Il est blessé à une cheville.  Ça laisse Ke'Shawn Vaughn et Le'Veon Bell comme possibles remplaçants pour Fournette (no 7, photo ci-dessous) et Jones.  Advenant l'absence des deux meilleurs demis offensifs des Bucs, ça faciliterait la tâche de la défensive des Eagles.  

Giovani Bernard effectuera également un retour au jeu après s'être absenté à cause d'une blessure à une hanche.  Bien qu'il soit surtout utilisé comme receveur de passes, il est aussi un porteur de ballon naturel.  Les Buccaneers sont aussi heureux de voir revenir au jeu le secondeur de ligne Lavonte David qui a raté presque toute la saison en raison de blessures à un pied et à une cheville.

Comme les Eagles, les Bucs ont fini la saison régulière en force, remportant la victoire dans sept de leur huit derniers matchs.  Ils sont bien préparés et résolus à s'emparer d'un second trophée Lombardi d'affilée.  Jusqu'à un certain point, les Eagles possèdent une offensive capable de les défier car ils connaissent maintenant leur identité et ils ont appris à gagner avec.
  



L'excellente défensive de Tampa Bay (5e rang de la NFL) est meilleure que celle de Philadelphie (18e), elle devra donc éviter de connaître un mauvais match afin que leurs adversaires ne gagnent pas en confiance et surprennent la planète football en arrachant la victoire aux champions du plus récent Super Bowl.

La clef pour la défensive des Eagles est de mettre beaucoup de pression sur Brady sur les jeux de passe.  Lors des rares défaites du vétéran QB, les défenses adverses ont réussi à le frapper et à le plaquer derrière la ligne de mêlée car il est peu mobile et reste dans sa pochette de protection.  Mais réussir cette mission est très difficile pour les défensives ennemies.  Brady n'a subi que 23 sacks cette saison, le plus petit nombre dans la Ligue.

Dans la pluie abondante et les forts vents, il peut arriver bien des choses sur un terrain de football.  Le ballon est glissant : on peut l'échapper plus facilement ou le faire dévier dans les mains des opposants.  Cette saison, les Bucs ont été meilleurs que les Eagles en ce qui concerne le ratio des revirements (+ 10 contre 0).  Mais avec une telle météo, qui sait si ce ne sont pas les visiteurs qui gagneront la bataille des revirements et des erreurs ?  C'est souvent ce qui départage les vainqueurs des vaincus...

Philadelphie peut aussi compter sur un meilleur botteur de placements (Jake Elliot) que leurs adversaires ( Ryan Succop).  Dans un match au pointage serré, ça peut aussi faire la différence.

Bref, Tampa Bay devrait logiquement gagner.  Ils ont la meilleure équipe.  Mais ça pourrait être plus difficile que prévu...