samedi 17 août 2024



LES  PANTHERS  DE  LA  CAROLINE  VEULENT  SE  SORTIR  DU  TROU  EN  2024  EN  ENTOURANT  MIEUX  LEUR  JEUNE  QUART-ARRIÈRE  BRYCE  YOUNG.


Nous revoici enfin à l'aube d'une nouvelle saison excitante de la Ligue Nationale de Football (NFL).  Ça commence le jeudi 4 septembre alors que les champions Chiefs de Kansas City recevront la visite des Ravens de Baltimore.  Un affrontement qui promet !  À noter que dès le lendemain soir, un vendredi, -c'est nouveau-, la seconde partie du calendrier de la NFL aura lieu à Philadelphie alors que les Eagles de l'endroit accueilleront les Packers de Green Bay.

Le printemps dernier, et cet été, c'est-à-dire dans l'entre saisons du football professionnel américain, ou ce que l'on nomme parfois la saison morte, il y a eu pourtant encore beaucoup d'action.  Repêchage amateur, course aux agents libres, importantes signatures de nouveaux contrats, chaque club de la grande ligue a procédé à des changements, obligatoires ou non, afin d'améliorer, ou de maintenir, le niveau de leur formation.

Une mise à jour de ces changements est donc de mise pour mieux appréhender le début de la prochaine campagne de la NFL dont l'ouverture s'avance à grands pas.



Commençons notre tour d'horizon des équipes du circuit Goodell, par le...bas !  C'est-à-dire, dans la plus faible division de la Ligue, la section Sud de la Conférence Nationale.  L'an passé, on s'attendait à une lutte serrée entre les quatre formations assez médiocres de cette division.  On prévoyait encore, comme cela avait été le cas, la saison précédente, que le champion de cette division chancelante n'aurait besoin que d'une fiche de .500, ou légèrement supérieure à la moyenne, pour s'emparer du titre divisionnel.

C'est ce qui est arrivé avec deux clubs (Tampa Bay et la Nouvelle-Orléans) se bâtissant de peine et de misère une fiche de 9-7, avec les Bucs sacrés champions en ayant le meilleur au bris d'égalité.  Les Falcons d'Atlanta ont suivi avec un bilan de 7-10, et la mauvaise surprise a été les affreux Panthers de la Caroline, qui ont fini dans la cave du classement général de la NFL avec un misérable dossier de 2-15.

Et leur deux seuls petits gains ont été arrachés par la peau des dents (par un total combiné de quatre points), sur les derniers jeux de ces rencontres, grâce à des bottés de placements victorieux "in extremis".  En fait, les horribles Panthers n'ont jamais détenu une avance au pointage au 4e quart, au cours de leurs 17 matchs !



Ce manque de compétition de la part de ce club dirigé par un nouveau coach en chef, l'expérimenté Frank Reich (congédié après onze matchs), dans une section que l'on croyait formée d'équipes d'assez semblable calibre, a quand même été surprenant.

On a surtout jeté le blâme sur les frêles épaules du quart arrière recrue Bryce Young, premier choix de repêchage en 2023, à qui on prévoyait mers et monde, étant donnée sa mirobolante carrière universitaire qui lui avait valu, entre autres, le fameux trophée Heisman.  Young avait été pratiquement invincible depuis l'école secondaire ainsi qu'au niveau collégial.  Imaginez !  Il avait amassé une fiche combinée de 83 victoires contre seulement huit défaites dans ses plus jeunes années de football organisé !  Un gagnant !  Assurément !

Quel désenchantement à ses premiers pas chez les professionnels !  Déjà, la première fois que je l'ai vu sur le terrain, lors du match inaugural de 2023 (une lourde défaite de 24-10 contre Atlanta, au cours de laquelle Young a commis deux interceptions et "mérité" un rating de 48,8 !) j'ai été sidéré par sa petite taille !  À peine un mètre 78 (cinq pieds dix pouces)...  Sur la surface de jeu, parmi les géants des lignes offensive et défensive, il ressemblait à un ado lancé dans la fosse aux lions !



Et, comme les apparences le démontraient de prime abord, Young fut un cuisant échec tout au cours de la campagne 2023.  Plus souvent qu'autrement, il courait pour sa vie, derrière la ligne de mêlée.  Il ne pouvait exécuter les jeux prévus, il était plaqué dans l'arrière champ (62 fois, un sinistre record d'équipe !), ou il se défaisait du ballon en le lançant à son dépanneur, la plupart du temps son receveur Adam Thielen.

Bref, Young était perdu sur le terrain...  Et ce n'était pas seulement de sa faute, ou à cause de sa petite taille et de son inexpérience.  Sa ligne à l'attaque ne le protégeait pas, et son groupe de receveurs était possiblement le pire de la NFL.  De plus, il a eu à composer avec au moins trois entraîneurs qui tentaient de le diriger, en ne lui donnant pas les mêmes consignes !  Le pauvre garçon était complètement mêlé !

Résultats ?  Seulement onze passes de touchés,  dix interceptions, onze échappés perdus, rating de 73,7.  Évaluation ?  Avant dernier chez les 32 quarts arrières réguliers de la Ligue.



Pendant ce temps, son ami C.J. Stroud (photo ci-dessus), sélectionné tout juste derrière lui au repêchage de 2023, faisait fureur avec les Texans de Houston, en connaissant l'une des meilleures saisons recrues de l'histoire de la Grande Ligue.  Stroud est vu comme étant possiblement un futur MVP, alors qu'on redoute que Young devienne un des plus grands "flops" de la NFL...

Il faut se rappeler de tout ce que les Panthers ont donné pour mettre la main sur lui l'an dernier.  
  • Ils ont donné un choix de première ronde aux Eagles de Philadelphie, 9e au total, qui est devenu le plaqueur défensif Jalen Carter, qui est passé près d'être élu recrue défensive de l'année dans la NFL, en 2023.  
  • Ils ont échangé leur meilleur receveur, D.J. Moore, qui, avec les Bears de Chicago, a été le 6e plus productif de la Ligue à sa position, avec des gains de 1 364 verges.  
  • Ils ont aussi cédé leur choix de 2e ronde de 2023 aux Bears de Chicago.  Ceux-ci ont sélectionné le demi de coin Tyrique Stevenson, qui a été tout de suite un régulier dans leur alignement.  
  • Les Bears ont également obtenu le choix de première ronde des Panthers, qui s'est avéré le tout premier choix de l'encan amateur.  Chicago en a profité pour mettre le grappin sur le quart arrière Caleb Williams, dont on dit qu'il sera bien supérieur à Bryce Young.  
  • Enfin, dans cette transaction qui s'annonce catastrophique pour la Caroline, les Cats ont aussi laissé aller leur choix de seconde ronde en 2025.  Ayoye !!!


Quand une organisation connaît une telle débâcle, elle panique et elle multiplie les changements afin de se sortir de l'abysse.  C'est ce que les Panthers ont fait cet été, avec un succès discutable, mettons...  Le controversé, impatient et gaffeur propriétaire de l'équipe, David Tepper (photo ci-dessus), probablement le pire proprio dans la NFL, a procédé encore à de nombreux (malheureux ?) chambardements dans l'espoir fou de voir son club participer aux séries éliminatoires pour la première fois depuis 2017.

Un nouveau gérant général, Dan Morgan.  De nouveaux coachs à l'attaque.  Dont l'entraîneur en chef Dave Canales.  Celui-ci, qui en sera à sa saison recrue dans cet emploi, est vu comme un brillant spécialiste de l'attaque, lui qui était le coordonnateur offensif chez les Buccaneers de Tampa Bay l'an passé.  Il a fait des merveilles avec le quart arrière plutôt ordinaire Baker Mayfield, la saison dernière.  Chez les Panthers, on espère que Canales fera de même avec Bryce Young cette année.

Canales (43 ans, photo ci-dessous), est le 6e entraîneur en chef en sept ans, sous le règne du propriétaire David Tepper.  Et Young est le 6e quart arrière partant durant la même période.  Peut-on parler d'instabilité et de confusion dans cette organisation tourmentée et mal dirigée ?



Pour trouver une recette gagnante, un club désespéré comme les Panthers a souvent tendance à surpayer des agents libres pour boucher les trous béants de leur alignement.  Ainsi, pour essayer de colmater leur mauvaise ligne offensive, les dirigeants de l'équipe ont consenti de fabuleux contrats aux agents libres, les gardes Robert Hunt (ex- Dolphins, entente de cinq ans, 100 millions de $) et Damien Lewis (ex-Seahawks, contrat de 53 millions de $ sur quatre ans).

Le meilleur joueur de l'équipe, le chasseur de quarts arrières et ailier défensif Brian Burns, était mécontent de son sort en Caroline.  On l'a échangé aux Giants de New York contre seulement un choix de deuxième ronde au repêchage.  On aurait pu obtenir beaucoup plus !  Burns sera regretté.  D'autant plus que, malgré son brio, on ne réussissait déjà pas à mettre assez de pression sur les QB ennemis (seulement 27 sacs l'an passé, au dernier rang de la NFL).  Les Panthers ont également perdu Frankie Luvu (maintenant avec Washington), un bon vétéran sur la deuxième ligne défensive.

Pour combler ces pertes, les Panthers sont allés chercher Josey Jewell (ex-Broncos), Jadeveon Clowney (avec les Ravens l'an passé), et D.J. Wonnum (ex-Vikings).  On croit que ça va suffire.



Sur la première ligne défensive, notons les départs de Chris Wormley, Henry Anderson et DeShawn Williams.  Le seul remplaçant de valeur est A'Shawn Robinson (ex-Giants et ex-Rams, photo ci-dessus).  Sa venue devrait solidifier la défense anti course des Panthers, qui compte déjà l'extraordinaire Derrick Brown, dans ce département.

Sur la tertiaire, exit le demi de coin Donte Jackson, passé aux Steelers de Pittsburgh, dans l'échange pour le receveur Diontae Johnson.  Sont aussi partis sous d'autres cieux : les demis défensifs Vonn Bell, Jeremy Chinn, Shaquill Griffin et C.J. Henderson.  À leur place, les Panthers ont qcquis Jordan Fuller (ex-Rams), Dane Jackson (ex-Bills) et Nick Scott (ex-Bengals et ex-Rams).

Pour augmenter le niveau de cette défensive classée dans la basse moyenne, on espère la contribution de deux joueurs importants revenant de blessures sérieuses :  le talentueux demi de coin Jayce Horn (souvent blessé depuis le début de sa carrière) et le secondeur de ligne Shaq Thompson (genou, photo ci-dessous).



Si la défensive pourra vraisemblablement tenir l'équipe dans chacun des matchs cette saison, elle doit absolument réussir à provoquer plus de revirements.  En 2023 elle n'en a réussi que onze (huit interceptions et trois échappés recouvrés, dernier rang de la NFL).  En ce qui concerne le différentiel de points marqués versus points accordés, les Panthers ont été avant derniers dans la NFL, en 2023, avec un déficit de 180 points.

Du côté de l'offensive, on croit que l'arrivée de Diontae Johnson apportera un vrai receveur no 1 capable d'améliorer l'attaque, qui est tombée au dernier rang de la Ligue l'an dernier.  Bien que Johnson ne soit pas un ailier éloigné d'élite, il a connu tout de même d'assez beaux jours avec les Steelers de Pittsburgh.  Les Panthers espèrent aussi que leur haut choix de repêchage de cette année, le receveur Xavier Legette, pourra contribuer à l'attaque aérienne dès cette saison.

Il y aura toujours le jeune Jonathan Mingo qui fera partie du groupe de receveurs.  Il a montré de belles choses la saison passée.  L'efficace ailier rapproché Tommy Tremble, et le vétéran Adam Thielen complètent la brigade aérienne.



Dans le champ arrière, le porteur de ballon canadien Chuba Hubbard (photo ci-dessus) a supplanté Miles Sanders l'an dernier.  On se fiait beaucoup sur Sanders, mais celui-ci a énormément déçu.  Les Panthers ont repêché le demi offensif Jonathon Brooks qui semble prometteur dans un avenir pas très éloigné.

Les unités spéciales comportent aussi leur lot d'incertitude, surtout en ce qui regarde les retourneurs de bottés.  Car les botteurs, eux, sont des valeurs sûres.  Le botteur de placements, Eddy Pineiro est très fiable, et le botteur de dégagement Johnny Hekker est toujours un des meilleurs de la Ligue.

Au final, les parieurs et les analystes pensent que les Panthers ne peuvent pas être aussi mauvais que l'an dernier.  Surtout si Bryce Young performe mieux grâce à une année d'expérience de plus, une ligne à l'attaque revampée, et les renforts obtenus chez son groupe de receveurs.



De deux victoires en 2023, la Caroline devrait pouvoir plus que doubler ce nombre en 2024 pour porter leur total à cinq ou six.  D'autant plus que les Panthers ont le 2e calendrier le plus facile des clubs de la Ligue.  Il n'en reste pas moins qu'ils ont encore beaucoup de trous et de faiblesses dans leur alignement, et qu'ils vont fort probablement finir en dernière position de leur faible division, encore cette année.

Date
Opponent
result
  • Sun
    Sept 8
    @
    Saints
    FOX
    1:00
    PM
  • Sun
    Sept 15
    vs
    Chargers
    CBS
    1:00
    PM
  • Sun
    Sept 22
    @
    Raiders
    CBS
    4:05
    PM
  • Sun
    Sept 29
    vs
    Bengals
    FOX
    1:00
    PM
  • Sun
    Oct 6
    @
    Bears
    FOX
    1:00
    PM
  • Sun
    Oct 13
    vs
    Falcons
    FOX
    4:25
    PM
  • Sun
    Oct 20
    @
    Commanders
    CBS
    4:05
    PM
  • Sun
    Oct 27
    @
    Broncos
    CBS
    4:25
    PM
  • Sun
    Nov 3
    vs
    Saints
    CBS
    1:00
    PM
  • Sun
    Nov 10
    vs
    Giants
    NFL Network
    9:30
    AM
  • Sun
    Nov 24
    vs
    Chiefs
    CBS
    1:00
    PM
  • Sun
    Dec 1
    vs
    Buccaneers
    FOX
    4:05
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  • Sun
    Dec 8
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    Eagles
    FOX
    1:00
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  • Sun
    Dec 15
    vs
    Cowboys
    FOX
    1:00
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  • Sun
    Dec 22
    vs
    Cardinals
    FOX
    1:00
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  • Sun
    Dec 29
    @
    Buccaneers
    CBS
    1:00
    PM
  • Sun
    Jan 5
    @
    Falcons
    1:00
    PM


lundi 12 février 2024



3e  CHAMPIONNAT  EN  5  ANS,  LES  CHIEFS  DE  KANSAS CITY  SONT  VRAIMENT  LA  NOUVELLE  DYNASTIE  DU  FOOTBALL  AMÉRICAIN.


Avec un troisième triomphe en cinq ans au Super Bowl, les Chiefs de Kansas City sont entrés dans l'histoire de la NFL comme une véritable dynastie du sport professionnel.  Ils sont revenus de l'arrière en prolongation pour l'emporter 25-22 contre les 49ers de San Francisco, hier, au Allegiant Stadium de Las Vegas.

Après un long hiatus durant lequel le formidable duo Patrick Mahomes/Travis Kelce n'a pas été un facteur dans ce match, les deux compères ont uni leurs efforts à partir de la deuxième moitiée de ce match pour conduire leur équipe à la victoire, pour décrocher un deuxième championnat consécutif.




Les 49ers étaient pourtant donnés favoris par deux points pour battre leurs rivaux.  Mais des revirements coûteux (échappé de McCaffrey près de la zone payante en début de rencontre -photo 个-, un botté de dégagement échappé -photo- ⇩, une tranformation bloquée), ont fait ultimement fait pencher la balance en faveur des Chiefs.



On peut aussi questionner la stratégie de l'entraîneur des Niners, Kyle Shanahan.  Pourquoi a-t-il abandonné le jeu au sol des siens alors qu'il avait connu beaucoup de succès en première demie ?  C'était d'ailleurs le plan de match qu'il fallait privilégier puisque la seule faiblesse de la défensive de Kansas City était justement contre l'attaque terrestre de leurs adversaires.



En même temps, c'était une grande force pour San Francisco, avec, possibement le meilleur joueur de la NFL en la personne du porteur de ballon tout étoile, Christian McCaffrey.  De plus, surtout au cours du premier quart, la ligne offensive des 49ers avait nettement le meilleur contre le «front 7» des Chiefs.

De cette façon, les Niners contrôlaient le temps de possession en laissant longtemps le quart Patrick Mahomes et l'attaque des Chiefs hors du terrain.  D'autant plus qu'en défensive, les 49ers étaient sortis très forts en ne donnant rien aux attaquants de l'entraîneur en chef Andy Reid.  Au grand dam de l'ailier rapproché Travis Kelce, furieux et frustré de ne pas être impliqué dans les choix de jeux de Reid, qu'on l'a même vu bousculer sur les lignes de côté, pour lui démontrer son mécontentement (photo ci-dessous). 



Les Chiefs se sont montrés opportunistes en profitant des erreurs des Niners, mais ce ne fut pas le cas pour ceux-ci quand leurs opposants ont gaffé.  Je pense entre autres, à cette rare interception (photo ci-dessous) commise par Mahomes, dans son territoire, au 44, au début du 3e quart. 
 


Comme en trop d'autres occasions ratées, le quart Brock Purdy et ses compagnons ont laissé beaucoup trop de points leur filer entre les doigts.  En première demie ils auraient dû mener par un plus grand écart que sept points (10-3).

Et même en prolongation, ils ont eu le ballon en premier et ils se sont contentés d'un placement alors qu'ils avaient la chance de marquer un touché, puisqu'ils étaient à la porte des buts des Chiefs (ligne de 9).



À noter aussi l'indiscipline de San Francisco sur quelques pénalités et le faible pourcentage de conversion sur les 3e essais (25%).  Au 2e quart, la blessure bizarre (tendon d'Achille) de Dre Greenlaw (49ers, photo ci-dessus), en sautant sur le terrain, a semblé coupé le souffle et l'intensité de ses coéquipiers du «front 7», qui n'ont plus été aussi efficaces par la suite.



Mais au final, c'est la magie du quart Patrick Mahomes (le joueur du match pour une 3e fois au SB), notamment par ses courses cruciales durant la dernière série de jeux, en surtemps, qui aura fait la différence.  Dans les moments critiques, Mahomes a toujours le tour de réussir les jeux clés.  C'est la marque d'un grand champion !



Les 49ers sont favoris pour se reprendre au Super Bowl de l'an prochain, mais il y a beaucoup d'eau qui va couler sous les ponts d'ici là !  En attendant, les joueurs des Niners (y compris Deebo Samuel, photo ci-dessus) devront se remettre encore de l'agonie de la défaite au match ultime, comme en 2019, contre ces mêmes Chiefs...

Pendant que Travis Kelce va pouvoir enfiler une autre bague du Super Bowl en compagnie de sa célèbre dulcinée Taylor Swift (photo ci-dessous)!



Je vais vous revenir bientôt pour dresser le "post mortem" de toutes les formations de la NFL pour la saison qui vient de se terminer.  C'est à suivre !   

mercredi 7 février 2024



LE  SUPER  BOWL  TAYLOR  SWIFT  ?


Quel sera le point de mire du Super Bowl 58 dimanche prochain ?  S'il faut en croire tout le tapage autour de la présence au match de championnat de la Ligue Nationale de Football, de la super chanteuse américaine Taylor Swift, on dirait bien que c'est elle qui attirera tous les regards en encourageant son amoureux, l'ailier rapproché des Chiefs de Kansas City, Travis Kelce !

Les cotes d'écoute pour le plus grand événement sportif de la planète pourrait atteindre un record d'audience.  Car même les téléspectateurs ne connaissant pas, ou ne s'intéressant pas, au football américain, dans le monde, pourrait regarder la rencontre entre les Chiefs et les 49ers de San Francisco, rien que pour voir la dernière super star la plus acclamée à la récente cérémonie des Grammy Awards, dimanche passé.

On peut se demander si une telle attention monstre à l'endroit de mademoiselle Swift ne sera pas une distraction nuisible pour les Chiefs, les champions défendants du trophée Lombardi...



En tous cas, les joueurs de la superbe défensive du coordonnateur Steve Spagnuolo (photo ci-dessus), des Chiefs, auront intérêt à porter toute leur attention sur les vedettes offensives des Niners, plutôt que sur l'amie de coeur de leur coéquipier Travis Kelce !

Car c'est bien cette confrontation de choc qui devrait déterminer l'issue de cet ultime match.  Qui aura le meilleur ?  Entre le quart-arrière Brock Purdy, son redoutable demi offensif Christian McCaffrey, ses as receveurs Deebo Samuel, Brandon Aiyuk et George Kittle; face à la tertiaire des Chiefs mettant en vedette les demis de coin L'Jarius Sneed, Trent McDuffie et Joshua Williams.

San Francisco et Purdy auront avantage à attaquer surtout les demis de sûreté des Chiefs, (Justin Reid, Mike Edwards et Chamarri Conner) qui sont plus vulnérables, mais qui forment tout de même un bon groupe, étant donné l'appui qu'ils reçoivent de leurs talentueux coéquipiers demis de coin.



La clef de cet affrontement, entre l'offensive explosive des 49ers, et la solide défense de leurs rivaux, sera sans doute qui gagnera la guerre des tranchées.  Le bloquage de la ligne à l'attaque de San Francisco sera crucial pour permettre à McCaffrey (no 23, photo ci-dessus), et aux autres porteurs de ballon des Niners, de prendre le contrôle de l'horloge, sur de longues poussées offensives, qui laisseront le meilleur joueur des deux équipes, le quart-arrière Patrick Mahomes, le plus longtemps possible, hors du terrain.

Chose certaine, si San Francisco veut avoir des chances de l'emporter, en vengeant ainsi leur douloureux échec contre Kansas City, au Super Bowl 54, en 2019, la défense des Niners ne pourra pas répéter ses contre-peformances lors de leurs deux derniers matchs éliminatoires contre Green Bay et Détroit.

Cette brigade défensive, une des meilleures de la NFL au cours des cinq dernières saisons, a été méconnaissable dans ces rencontres contre les Packers et les Lions.  Ces derniers ont couru pour des gains incroyables de 182 verges (moyenne énorme de 6,3 verges par portée) lors du match de championnat de la Conférence Nationale, le 28 janvier dernier.



Ce que l'on a surtout remarqué, c'est le manque d'effort des joueurs défensifs étoiles des Niners, ratant des plaqués, ou ne donnant pas leur maximum dans leur pousuite des coureurs ennemis.  Le coordonnateur défensif de San Francisco, Steve Wilks (photo ci-dessus), a jugé ces comportements déficients tout à fait inacceptables et embarrassants.

C'est hors de question qu'ils soient répétés lors du Super Bowl, sinon l'offensive des Niners, aussi puissante soit-elle, ne pourra surmonter un tel effondrement, comme elle a réussi à le faire de justesse lors de leurs victoires serrées de 24-21 contre Green Bay, et de 34-31 contre Détroit.  La défensive de ces adversaires, vaincus in extremis, était bien moins bonne que celle que les 49ers devront affronter dimanche prochain au Allegiant Stadium de Las Vegas.

Revenir d'un déficit de 24-7 à la mi-temps, comme ils l'ont fait contre Détroit, est tout simplement impensable contre la forte défensive de Kansas City, si jamais la défense des 49ers devait encore faillir à la tâche contre Mahomes et compagnie.



Car si la défensive des Chiefs a permis de combler l'inefficacité sporadique de leur unité offensive, aux performances minées parfois par les trop nombreuses passes échappées (pire dossier de la NFL cette saison) par les receveurs, on peut se fier sur la magie de Patrick Mahomes (photo ci-dessus) pour tirer les marrons du feu aux bons moments, surtout quand ça compte vraiment, lors des séries éliminatoires.

C'est bien là qu'est le dilemme...  Sur papier, les 49ers ont plus de talent que leurs opposants dans la plupart des postes, sauf à la position de quart-arrière et de botteur de précision.  Purdy souffre moins de la comparaison avec Mahomes car, même si certains lui reprochent de n'être qu'un bon gérant de partie, il a plus de munitions offensives que Mahomes et, comme celui-ci, il sait prendre soin du ballon.  Il commet très peu d'erreurs et de revirements.

Pour ce qui est des botteurs de placement, cependant, c'est une autre histoire.  Ce qui pourrait être majeur dans un match serré, pouvant être déterminé par les unités spéciales.  Le botteur de précision des Chiefs, Harrison Butker excelle sous pression.



Son homologue des 49ers, Jake Moody (no 4, photo ci-dessus), est tout le contraire.  Il rate toujours au moins un placement "faisable" par match important.  Même sur les bottés de convertis, il semble toujours manquer de confiance et de constance.  Ça pourrait faire la différence au Super Bowl.

C'est bien ce qui est si impressionnant chez les champions défendants.  Auparavant, ils gagnaient surtout grâce à leur formidable offensive.  Cette année, c'est surtout l'excellence de leur défensive qui leur permet de l'emporter.  Comme c'est arrivé lors de leur triomphe de 17 à 10 dans le match de championnat de la Conférence Américaine, le 28 janvier, contre les Ravens de Baltimore.

En effet, ces derniers ont eu l'avantage du point de vue des statistiques, mais la défensive des Chiefs a réussi deux jeux-clés qui ont fait la différence en faveur des vainqueurs.  L'Jarius Sneed a fait échapper le ballon à Zay Flowers à quelques centimètres de la ligne des buts des Chiefs, et, par ailleurs, Deon Bush a intercepté une passe de Lamar Jackson dans la zone des buts de Kansas City.  Deux critiques occasions de marquer ratées par les Ravens, qui ont été fatales pour eux.



On voit d'ici quel scénario romantique et formidable montrant Travis Kelce se faisant photographier avec sa dulcinée Taylor Swift.  Lui avec le trophée Vince Lombardi dans les mains; elle avec ses deux Grammys remportés dimanche passé.  Au grand plaisir des milliers de spectateurs au match du Super Bowl, et des millions de téléspectateurs en mal de vedettariat.  Et si Kelce poussait le couronnement en demandant Swift en mariage à cette occasion unique ?!  Aille ya yaille !

Les 49ers ont d'autres plans.  Ils ne veulent pas revivre l'agonie de leur cuisante défaite de 2019 contre ces mêmes Chiefs, lors du SB 54, alors qu'ils menaient par dix points au 4e quart.  Venir si près de décrocher le Lombardi, et le voir leur échapper aux derniers moments...  Les cicatrices de cet amer revers font encore mal.  Pas question d'en rajouter d'autres par-dessus !