mercredi 8 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : RIEN D'ASSURÉ DANS LA DIVISION EST DE LA CONFÉRENCE NATIONALE...



Si vous êtes un amateur de football américain, que vous aimez le jeu offensif, et que vous étiez un partisan d'un des clubs de la division Est de la Conférence Nationale, vous devez être resté sur votre appétit, la saison dernière.  Les quatre équipes de cette section ont toutes compilé une fiche négative et elles ont souvent présenté un triste spectacle avec des attaques fréquemment en panne.  De quoi bâiller aux corneilles !

On attendait les Cowboys de Dallas comme champions de section, mais c'est plutôt le club de football de Washington qui a causé toute une surprise en terminant en tête, avec un peu reluisant palmarès de sept victoires contre neuf défaites.  En 2021, sauf les dépourvus Eagles de Philadelphie, que la cave de la division attend, les trois autres formations ont autant de chances de finir premiers que troisièmes.  Avec seuls les champions de section participant aux séries éliminatoires...


Il ne fallait pas avoir le coeur trop sensible pour voir ce qui est arrivé au quart-arrière Dak Prescott lors du cinquième match des Cowboys l'an passé.  Lors d'un jeu contre les Giants de New York, il s'est cassé la cheville de la jambe droite (photo ci-dessus).  Sur le terrain, son pied était tout de travers pendant que le malheureux souffrait le martyre.  Ce n'était pas beau à voir.  Comme l'a été d'ailleurs la performance des quatre clubs de l'Est de la NFC en 2020 !

Même avant que Prescott subisse cette grave blessure qui mettait fin à sa saison, les Cowboys connaissaient un début de campagne atroce.  La seule victoire qu'ils avaient obtenue, en quatre parties, était survenue durant la deuxième semaine du calendrier, quand leurs adversaires, les Falcons d'Atlanta, ont laissé filer une forte avance à la mi-temps (29-10), pour s'écrouler ensuite et s'incliner 40-39 sur un placement de 46 verges de Greg Zuerlein, alors que les dernières secondes s'égrenaient au cadran.

Ce n'est pas tant l'offensive qui faisait problème, mais la défensive qui était absolument nulle, la pire, en fait, de l'histoire de la franchise (fondée en 1960).  Puis ce fut au tour de la ligne à l'attaque d'être décimée par les blessures.  Tyron Smith a raté quatorze rencontres, Zack Martin six, La'el Collins seize.  Ce qui explique peut-être la piètre saison du porteur de ballon étoile Ezekiel Elliott (photo ci-dessous), qui n'avait plus le meilleur personnel devant lui, pour bloquer adéquatement, et pour lui ouvrir le chemin...  D'une moyenne habituelle de 4,6 verges par portée, Elliott est descendu à 4 verges.



Mais si tous ces joueurs, mis au rancart l'an passé, reviennent au jeu en assez bonne forme, l'attaque des Boys sera puissante.  Cependant, la marque de commerce de Prescott était sa mobilité.  L'a-t-il perdue avec cette vilaine fracture à la cheville ?  En tout cas, la direction de l'équipe a toujours confiance en lui puisqu'elle vient de lui consentir un fabuleux contrat de quatre ans, d'une valeur incroyable de 160 millions de dollars !

De son côté, Elliott commence-t-il à être usé ?  Il a été sur-utilisé depuis le début de sa carrière.  Il s'est toutefois présenté au camp d'entraînement dans une excellente forme physique, se disant prêt à rebondir, au cours de la prochaine saison. 

Pour ce qui est des receveurs, il n'y a pas de soucis.  Amari Cooper, CeeDee Lamb et Michael Gallup composent un trio du tonnerre.

Mais, malgré quelques agents libres signés, et plusieurs choix de repêchage, pour remonter la défensive, il n'y a, parmi tout ce nouveau monde, aucun joueur d'impact.  Les entraîneurs croient qu'ils ont quand même remédier à certaines faiblesses criantes et que plusieurs partants peuvent hausser leur niveau de jeu.  Cette unité renouvelée peut difficilement être aussi pire que celle de 2020.

Mais elle va encore plomber l'équipe et l'empêcher de participer aux séries éliminatoires...



On dit toujours que, pour une équipe, ce sont seulement les joueurs qui sont sur le terrain qui peuvent vraiment faire la différence entre la médiocrité et le succès.  Mais, en vérité, sur les lignes de côté, de bons entraîneurs peuvent aussi influencer favorablement le déroulement des matchs.  Ce fut le cas à Washington en 2020.  L'expérimenté et très respecté coach en chef Ron Rivera (photo ci-dessus), ainsi que le très futé Jack Del Rio, son coordonnateur en défensive, sont arrivés avec le club l'an passé, et ils ont accompli de l'excellent boulot.

Sous leur bonne gouverne, la fiche de Washington est passée de 3-13 en 2019, à 7-9 la saison dernière.  Cette belle remontée est uniquement dûe à la défensive, qui a été une des meilleures de la Ligue, après avoir été parmi les pires, l'année précédente.  C'est surtout par le repêchage qu'on a reconstruit cette unité, à partir de 2017.


En 2020, les recruteurs de Washington ont frappé tout un coup de circuit en choisissant le jeune Chase Young (photo ci-dessus).  Il s'est affirmé tout de suite en devenant la recrue défensive de l'année dans la NFL.  On dit de lui qu'il est le phénomène de sa génération et qu'il succèdera pendant longtemps au «monstre» Aaron Donald (Rams) comme joueur défensif par excellence de la Ligue.

Chez la WFT, on pense aussi avoir renforcé la seconde ligne défensive en repêchant un autre gros prospect en la personne de Jamin Davis, au 19e rang de la première ronde.

La défensive devrait donc se maintenir parmi la crème de la Ligue et tenir son bout afin que l'équipe aspire réellement au championnat de sa division.  

L'offensive devra cependant faire sa part, elle, qui a croulé en dernière place du circuit Goodell en 2020.  Aussi héroïque et courageux qu'a été le quart-arrière Alex Smith en revenant au jeu même s'il était diminué par d'anciennes blessures majeures, il n'a pas pu accomplir grand chose pour animer l'offensive anémique de son équipe.  Il a pris sa retraite à la fin de la saison.



Au lieu d'investir massivement sur un QB d'avenir par le biais du marché des agents libres, par le repêchage, ou en tentant d'un obtenir un par le moyen d'un échange, Washington a choisi une solution à court terme en embauchant le vieux Ryan Fitzpatrick (photo ci-dessus), 38 ans, qui en sera à sa neuvième équipe !  Ses statistiques sont plutôt de l'ordre de celles d'un quart substitut, mais il a connu de bonnes périodes au cours de sa longue carrière.

Si la qualité du jeu du sympathique «Fitzmagic» est au moins passable, et qu'il s'avère un assez bon «game manager» (ce qui est bien possible), il pourra compter sur de bons coéquipiers à qui remettre ou passer le ballon.  Après une solide saison recrue, le porteur de ballon Antonio Gibson pourrait poursuivre sur sa lançée.  L'excellent ailier éloigné Terry McLaurin sera mieux appuyé cette année puisqu'on a signé l'agent libre Curtis Samuel (ex-Panthers) et le serviable Adam Humphries, qui, de 2016 à 2018, avait tout de même démontré son efficacité lorsqu'il était employé régulièrement par les Buccaneers de Tampa Bay.

Si Fitzpatrick échoue, Washington a Taylor Heinicke et Kyle Allen comme substituts au pose de QB.  Rien de rassurant.  Mais si le vieux rouquin à la grosse barbe est O.K., il ne serait pas surprenant -à la différence de l'an passé- que la WFT s'empare du premier rang de la NFC Est.



À New York, chez les Giants, si seulement le quart-arrière Daniel Jones (photo ci-dessus) pouvait «débloquer» et jouer à la hauteur du potentiel pour lequel on l'a repêché au 6e rang de la première ronde en 2019, l'équipe pourrait espérer de meilleurs jours.  Jones a connu de gros ennuis l'an passé (onze passes de touché, dix interceptions, rating de 80), de sorte que l'attaque du «Big Blue» est descendue en 31e position de la Ligue Nationale.  À sa décharge, il a joué, alors qu'il était blessé, pendant la dernière moitié du calendrier.

Les New Yorkais ont encaissé dix défaites ou plus dans six des sept dernières saisons.  Leur fiche combinée des trois plus récentes campagnes montre un bilan désastreux de 15 gains et 33 revers.  Chez les Giants, on pense que les changements effectués cet été vont mettre fin à ces déboires.  Déjà, en deuxième moitié de calendrier 2020, le club avait mieux joué en gagnant cinq de leurs huit derniers affrontements.

La défensive n'est pas vilaine, malgré la perte du plaqueur Dalvin Tomlinson, devenu agent libre et faisant maintenant partie des Vikings du Minnesota.  Elle bénéficiera de l'ajout du demi de coin Adoree' Jackson (ex-Titans), pris sur le marché des agents libres, et qui rejoindra James Bradberry, le demi de coin étoile de l'équipe.  Malgré un manque de profondeur dans le front 7, cette unité est forte quand vient le temps de stopper les jeux de course, et elle est capable de mettre beaucoup de pression sur les QB ennemis.



Si Jones ne produit pas assez en attaque, ce ne sera pas parce qu'il est mal entouré, sauf en ce qui concerne sa ligne offensive, dont les composantes sont très inexpérimentées.  Il faut dire que la coûteuse blessure au genou de son porteur de ballon Saquon Barkley (photo ci-dessus), dès la semaine no 2, l'an passé, n'a pas aidé.  Ce dernier devrait être de retour au jeu sous peu, tout en espérant que ce genou atrophié ne diminuera pas trop ses capacités, à l'avenir.

C'est surtout le groupe de receveurs qui est une source d'optimisme pour les Giants cette saison.  L'imposant agent libre Kenny Golladay (ex-Lions) a été mis sous contrat, tout comme le rapide John Ross III (ex-Bengals) et le vétéran ailier rapproché Kyle Rudolph (ex-Vikings), qui secondera Evan Engram pour saisir les passes courtes.  Sterling Shepard et Darius Slayton complètent ce groupe de receveurs qui pourrait en faire voir de toutes les couleurs aux défensives adverses.

Les Giants ne peuvent demander mieux que leur botteur de précision Graham Gano, qui a réussi 31 des 32 placements qu'il a tentés l'an dernier.

Tout dépendra de Daniel Jones en 2021 pour les Giants.  Ou bien il excelle, et l'équipe peut s'emparer du premier rang de la NFC Est.  Ou bien il échoue encore, et les partisans des Bleus doivent endurer une autre saison perdante...



Dire que les Eagles de Philadelphie sont une mauvaise équipe est un euphémisme.  On se demande comment ils ont pu tomber si bas, à peine trois ans après avoir triomphé au Super Bowl de 2018.  Depuis, ils ont perdu beaucoup de plumes, entre autres les vétérans : Carson Wentz, Malik Jackson, Alshon Jeffery, Jalen Mills, Jason Peters, DeSean Jackson.  Ils ont congédié leur entraîneur Doug Pederson.  De plus, les limites du plafond salarial les ont empêchés de regarnir leur alignement avec de bons agents libres, cet été.

Il est vrai qu'ils ont été probablement le club qui a été le plus éprouvé par les blessures en 2020.  L'équipe est encore mal en point.  En défensive, leurs deux dernières lignes sont horribles et la première ligne n'a guère fait mieux en accordant beaucoup de verges (moyenne de 126 verges par match) contre la course.

En attaque, ils n'ont aucun receveur d'expérience qui pourrait être menaçant pour l'opposition.  La ligne offensive est peu talentueuse et elle a aussi été affaiblie par une épidémie de blessures l'an dernier.  On ne peut pas s'attendre à ce qu'elle soit bien meilleure cette saison.  La seule chose qui pourrait avantager les oiseaux, c'est leur calendrier 2021.  Ils n'affronteront que trois adversaires qui ont réussi à se bâtir une fiche gagnante en 2020.














Le jeune pivot Jalen Hurts (photo ci-dessus) dirigera l'attaque.  Il a bien paru dans les quatre rencontres qu'il a disputées l'an passé, mais il a complété seulement 52 % de ses passes.  Il doit prier pour que la recrue DeVonta Smith, vainqueur du trophée Heisman avec Alabama l'an dernier, devienne tout de suite une bonne cible au poste d'ailier éloigné.  Heureusement, l'ailier rapproché Dallas Goedert est super.  Joe Flacco a été engagé comme auxiliaire et, ce qui est assez intringant, on a récemment obtenu les services de Gardner Minshew II (ex-Jaguars), au cas où Hurts flancherait.

Au moins, si Hurts est limité par une ligne à l'attaque déficiente et des receveurs de passes peu qualifiés, il pourra au moins compter sur un bon porteur de ballon en Miles Sanders (moyenne de 5,3 verges de gains par portée en 2020).  Boston Scott le seconde en étant également un bon receveur de passes en sortant du champ arrière.

Par dessus le marché, leur botteur de placement, Jake Elliott, est erratique, ayant enregistré seulement quatorze succès en dix-neuf tentatives (dont deux, ratées sur des distances de moins de 30 verges).

Inutile d'en rajouter, les Eagles (4-11-1 en 2020) vont possiblement gagner une couple de rencontres de plus, mais ils vont encore croupir en dernière place de la NFC Est...     

mardi 7 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : LES CHIEFS DE KANSAS CITY, TOUJOURS LES CHEFS DE FILE DANS L'OUEST DE LA AFC.



Dans l'Ouest de la Conférence Américaine, les Chiefs de Kansas City sont nettement les favoris.  Non seulement pour dominer leur division, mais pour aller jusqu'au bout et remporter le prochain Super Bowl.  Ils devront cependant faire face à plus de compétition dans leur section et prier pour que leurs joueurs-clés demeurent en santé, car ils manquent de profondeur en défensive...

Finalistes au dernier Super Bowl et très (trop ?) confiants de le gagner, les Chiefs ont été ramenés brutalement sur terre en subissant une cuisante défaite (31-9) aux mains des champions, les Buccaneers de Tampa Bay de Tom Brady.  Cette humiliation sera une source de motivation en 2021 car ils voudront venger cet affront.

Ils en ont d'ailleurs tiré des leçons, notamment dans l'urgence de remodeler leur ligne à l'attaque qui a lamentablement perdu sa guerre des tranchées face à leurs rivaux des Bucs.  Il est vrai que si cette ligne a si mal parue à cette occasion, c'est que leur quart-arrière Patrick Mahomes était blessé à un pied et que le manque de mobilité qui en résultait ne lui permettait plus aussi facilement d'échapper à la pression exercée par le front 7 adverse.


Mahomes a mangé la volée de sa vie en étant plaqué et harcelé pendant tout le match, mais il ne faut pas trop s'en étonner car son style de jeu agressif l'expose à jouer dangereusement.  À seulement 25 ans, il a déjà été ennuyé fréquemment par des blessures aux chevilles, au pied, et à un genou, en plus d'avoir subi au moins une commotion cérébrale.  On sait qu'il sort souvent de sa pochette protectrice, qu'il court fréquemment avec le ballon, en plus de lancer celui-ci en déséquilibre, de toutes les façons possibles.  Toutes ces actions prélèvent un lourd tribut physique et le prédisposent aux «accidents».

D'où l'importance de le protéger davantage, comme Brady l'est, à Tampa Bay.  Ce fut donc la priorité l'été dernier à K.C..  Et il semble que les dirigeants de l'équipe aient bien travaillé en ce sens en allant chercher des joueurs capables de combler les lacunes de cette ligne offensive.

Un échange a amené Orlando Brown (ex-Ravens).  On a pigé chez les agents libres en signant Joe Thuney (ex-Patriots).  À la position de centre, en plus de signer Austin Blythe (ex-Rams), les Chiefs ont repêché Creed Humphrey (2e ronde, 63e choix au total, de Oklaoma).  Le garde Kyle Long (ex-Bears) a été tiré de sa retraite et rejoindra Laurent Duvernay-Tardif quand tous deux seront remis de leurs blessures.

Résultat de tout ces chambardements sur la ligne offensive : Eric Fisher a dû faire ses valises pour aller jouer avec les Colts d'Indianapolis et Mitchell Schwartz a été libéré et se remet encore d'une grave blessure au dos subie en octobre 2020. 

Tout en apprenant à jouer ensemble avec cohésion, les nouveaux membres de cette ligne à l'attaque améliorée devraient ouvrir davantage de bons couloirs de course et profiter ainsi au porteur de ballon Clyde Edwards-Helaire, qui a bien fait à sa saison recrue l'an passé.  Ses coéquipiers, les demis offensifs Darrell Williams et Jerick McKinnon, pourront en bénéficier aussi de cette meilleure tenue de l'O.L..




Chez les receveurs, exit Sammy Watkins, qui en sera déjà à sa quatrième équipe avec Baltimore.  Ça libère le poste de receveur éloigné no 2 aux côtés du lièvre Tyreek Hill.  Les Chiefs croient qu'à sa troisième saison dans la Ligue, le rapide Mecole Hardman (photo ci-dessus) est prêt à prendre du galon.  Byron Pringle et Demarcus Robinson sont d'autres prétendants.  Travis Kelce vieillit (32 ans) mais il demeure l'un des meilleurs de la Ligue à son poste d'ailier rapproché.

De médiocre la saison dernière, la défensive des Chiefs devrait se classer dans la moyenne cette année.  En 2020, des blessures à des joueurs importants ont miné ses ressources et exposé le manque de profondeur de ce côté du ballon.  Quelques changements ont été effectués avant le camp d'entraînement, mais la tertiaire demeure «so-so» et le nouveau venu, le plaqueur Jarran Reed devra donner un sérieux coup de main pour aider cette unité défensive à faire davantage pression sur les QB adverses, une faiblesse, durant la dernière campagne.

Champions incontestés du Super Bowl en 2019, les Chiefs ont perdu de leur superbe l'an passé.  Certes, ils continuaient de gagner presque tous leurs matchs, mais avec des pointages plus serrés.  Mahomes dit viser une fiche de 20-0 (en incluant les séries éliminatoires) cette saison, mais son club devra d'abord se méfier de rivaux plus redoutables dans sa division.




À chaque début de saison, lorsqu'on évalue les forces en présence dans la Ligue Nationale de Football, on constate que la très grande majorité des clubs vont demeurer les mêmes. C'est-à-dire que, malgré les modifications apportées à leur alignement à cause du respect du plafond salarial, du repêchage et du marché des agents libres, les plus fortes formations vont encore dominer et les plus faibles vont toujours en arracher, du moins, à court terme, dans un avenir prévisible.

Il y a bien quelques exceptions, mais elles sont plutôt rares.  Une bonne organisation sait se maintenir longtemps près des sommets, tandis qu'il faut souvent plusieurs années pour reconstruire solidement une franchise qui est tombée dans les bas fonds du classement.

Reste les autres, de force moyenne, qui se seront peut-être améliorées dans l'entre-saisons grâce à de nouveaux entraîneurs, un bon repêchage, l'ajout judicieux d'agents libres de fort calibre pour combler des faiblesses (sans, d'un autre côté, avoir perdu trop de bons joueurs sur ce même marché des agents libres), de bons échanges et la progression bien prévue des jeunes joueurs de l'organisation.

Ainsi, grâce à ce bon travail durant la saison morte, certains clubs pourront causer des surprises durant la saison régulière.  Plusieurs experts pensent que les Chargers de Los Angeles pourraient être une de ces bonnes surprises en 2021.  Et ça pourrait être attribuable en grande partie à leurs nouveaux entraîneurs.  Même si l'an passé, avec les anciens entraîneurs en place, l'équipe a fini la saison en force en alignant cinq victoires d'affilée, dont la dernière contre Kansas City, les éventuels champions de leur Conférence. 


Au poste d'entraîneur-chef, Brandon Staley (photo ci-dessus) arrive de pas très loin puisqu'il dirigeait l'an passé la défensive no 1 de la NFL chez les Rams, les voisins des Chargers, à Los Angeles.  D'ailleurs, c'est lui qui appellera les jeux en défensive pour son nouveau club.  Il s'est fait une réputation de champion pour varier les formations (looks) et les stratégies pour mêler ou dérouter les offensives adverses.

Il a rebrassé les cartes dans les schémas défensifs en changeant certains joueurs de positions en vue de la prochaine campagne.  Autour du noyau des stars défensives des Chargers, il manque toutefois un demi de sûreté de qualité, un secondeur de ligne efficace et il y a encore trop peu de joueurs pour appliquer de la pression sur les quarts-arrières opposés.

En attaque, Staley veut aussi instaurer un mélange de systèmes offensifs, mais il prône surtout l'adoption de celui des Saints de la Nouvelle-Orléans.  Celui-ci est axé sur les longs jeux de passes et il met beaucoup l'accent sur les courtes passes aux demis sortant du champ arrière.  Le porteur de ballon Austin Ekeler doit donc s'attendre à être mis davantage à contribution au cours de la prochaine saison, comme l'est Alvin Kamara avec les Saints.  Ekeler n'est pas Kamara.  Il est moins costaud et moins durable.  Il pourrait ployer sous le fardeau de cette charge supplémentaire de travail.


La demande de Staley pour davantage de longs jeux aériens, genre «bombes», mettra aussi à l'épreuve la force du bras du jeune quart-arrière Justin Herbert (photo ci-dessus) recrue offensive de l'année 2020 dans la NFL.  Si on peut se fier sur la dernière campagne, il n'y a pas d'inquiétude au sujet des capacités de Herbert de propulser le ballon sur de grandes distances...  Du moment que ses receveurs Keenan Allen, Mike Williams, Jalen Guyton et Tyron Johnson soient suffisamment «bien en jambes» pour courir d'aussi longues routes !

Pour les passes courtes, Herbert sera moins bien servi puisque son excellent ailier rapproché Hunter Henry a quitté pour la Nouvelle-Angleterre et qu'il sera remplacé par le «vieux» Jared Cook, qui a beaucoup ralenti.  Herbert pourra toujours se rabattre sur ses demis offensifs pour jouer ce rôle sur les courtes distances.

Pour donner le temps à Herbert de passer aussi souvent le ballon, la ligne offensive devra être à la hauteur pour le protéger.  On a embauché le centre étoile Corey Lindsay (ex-Packers) et on a repêché le plaqueur offensif Rashawn Slater en première ronde, mais les gardes Matt Feiler et Oday Aboushi sont loins d'être très compétents...

Herbert subira-t-il la fameuse «guigne de la 2e année» ?  Il doit se familiariser avec un nouveau livre de jeux et une combinaison de systèmes offensifs pas mal compliquée.  Depuis fort longtemps, à chaque nouvelle saison, on croit que les Chargers ont beaucoup de talent et qu'ils vont se hisser parmi l'élite de la NFL.  Chaque fois, ils déçoivent.  Est-ce que ce sera encore le cas en 2021 ?  On verra bien !




Comme les Chargers, les Broncos de Denver donnent beaucoup d'espoir à leurs partisans au moment d'amorcer le calendrier 2021.  Plusieurs connaisseurs prétendent qu'ils lutteront avec les Chargers pour une des dernières places en séries éliminatoires dans la Conférence Américaine.

Il est vrai que leur excellente défensive force le respect.  Leur tertiaire et leurs joueurs capables de presser les QB adverses (dont Von Miller, photo ci-dessous) représentent des forces de premier ordre.  Mais en attaque, je ne partage pas les évaluations flatteuses de plusieurs analystes.

Les Broncos, dit-on, sont venus très près de mettre le grappin sur Aaron Rodgers cet été.  Mais ils ont manqué leur coup et ils se sont rabattus sur...Teddy Bridgewater qui, à part une bonne performance de cinq matchs en remplacement de Drew Brees, en 2019, n'a jamais rien cassé dans la NFL depuis ses débuts en 2014 au Minnesota.  L'an passé, avec les Panthers de la Caroline, en quinze parties, il a commis onze interceptions.

C'est lui qui sera le quart partant, dimanche prochain, à la place de Drew Lock, qui a connu une saison atroce en 2020 comme QB no 1 des Broncos (seulement 57 % de passes complétées, dont seize pour des touchés, quinze interceptions, faible efficacité de 75).  On reproche aux Broncos de ne pas avoir plutôt repêché un jeune quart-arrière, alors qu'il y en avait encore de très bons qui étaient disponibles quand les recruteurs de Denver ont fait leur choix de première ronde.

Depuis la retraite de Payton Manning, en 2015, les Broncos n'ont jamais pu trouver un quart-arrière valable.  Si vous ne savez pas si votre quart-arrière, au poste le plus important de l'équipe, est en mesure de bien accomplir ses tâches, vous risquez gros en ce qui concerne vos chances de succès.

Je ne partage pas non plus les hommages rendus au groupe de receveurs des Broncos, par certains experts qui les classent très hauts parmi les meilleurs de la NFL.  Qu'est-ce que Courtland Sutton, Tim Patrick, Jerry Jeudy et Noah Fant ont de si excitant pour mériter une aussi bonne évaluation ?  Je me le demande...

Melvin Gordon III n'est pas un mauvais porteur de ballon, mais ce n'est pas ce que l'on peut appeler un «game changer»...

Peut-être neuf victoires pour les Broncos, grâce à leur bonne défensive.  Pas de qualification en séries de fin de saison.




Les Raiders de Las Vegas ont donné tout l'or de Fort Knox (100 millions de dollars sur un contrat de dix ans) pour embaucher le flamboyant entraîneur Jon Gruden.  Après trois ans, les résultats sont assez minces : 29 gains, 39 revers.  À venir jusqu'ici, on ne peut pas dire que Mark Davis, le propriétaire de l'équipe, est content de son énorme investissement...

Il faut dire que les Raiders sont partis de loin et que le dossier de Gruden s'est amélioré d'année en année, jusqu'à parvenir à une moyenne de .500 (8-8 en 2020).  Un fait troublant demeure : après trois bons débuts de saison, le club s'est effondré chaque fois en deuxième moitié de calendrier.

Pour expliquer ces revers de fortune, les observateurs pointent la mauvaise défensive, de mauvais repêchages et de mauvais choix d'agents libres.

Pour remédier aux ennuis de la défensive, qui a été pourrie en 2020, les Raiders ont remplacé quatre partants durant la saison morte.  La plus notable addition est celle de l'excellent agent libre Yannick Ngakoue (ex-Ravens et ex-Jaguars), un maître pour presser les quarts-arrières ennemis, réussir des sacks et faire échapper le ballon aux adversaires.  Sur la première ligne de défense, les ajouts de Solomon Thomas, Quinton Jefferson et Darius Philon sont les bienvenus.  Les Raiders espèrent que sur les deux autres lignes de défense, certains jeunes joueurs, y compris des recrues, pourront hausser leur niveau de jeu et contribuer à faire passer la défensive de médiocre à passable.




En attaque, à son arrivée en poste, Gruden (photo ci-dessus) avait laissé entendre qu'il remplacerait le quart-arrière Derek Carr par «son homme».  Il n'en a rien fait et c'est tant mieux puisque Carr vient de connaître trois saisons irréprochables (plus de 4 000 verges de gains par la passe à chaque année).  Il utilise à merveille son extraordinaire ailier rapproché Darren Waller.  

Mais les deux receveurs de deuxième année, Henry Ruggs III et Bryan Edwards devront en donner beaucoup plus, après des saisons recrues peu impressionnantes. Il y a des limites à toujours lancer le ballon à Waller.  Ça devient une tactique trop prévisible pour les défensives opposées. Par chance, les agents libres John Brown et Willie Snead IV vont ajouter de l'expérience complémentaire pour mieux nantir ce groupe de receveurs.  

La grande force des porteurs de ballon Josh Jacobs et Kenyan Drake va dispenser les Raiders de trop se fier sur leur attaque aérienne.

Malgré quelques changements récents, la ligne à l'attaque reste suspecte, et un point faible.

L'offensive des Raiders a de bonnes chances de bien fonctionner encore en 2021.  Si la défensive peut mieux tenir le coup, Gruden pourrait mieux justifier son salaire astronomique en conduisant les siens à plus de succès.  Mais les autres clubs de leur division sont eux aussi en progression et ils ne leur feront pas de cadeaux...            

lundi 6 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : LES TITANS DU TENNESSEE VISENT LE SUPER BOWL.









Très largement favoris pour rafler le titre dans la division Sud de la Conférence Américaine, les Titans du Tennessee ont de plus grandes ambitions cette saison.  Ils visent une participation au prochain Super Bowl, rien de moins.  Oui ils ont les outils nécessaires en attaque, mais leur défensive laisse à désirer, du moins pour un club qui aspire aux plus grands honneurs...

Si je faisais partie de l'unité défensive d'une équipe de la NFL, je n'aimerais pas affronter l'attaque des Titans du Tennessee.  Sur les jeux au sol, la locomotive Derrick Henry est presque impossible à arrêter.  Si vous vous massez à la ligne de mêlée pour espérer limiter les dégâts que le gros gaillard peut causer, le quart-arrière Ryan Tannehill peut changer le jeu et passer facilement le ballon à trois dangereux receveurs que sont A.J. Brown, et deux nouvelles acquisitions : Julio Jones -futur membre du Temple de la Renommée- et Josh Reynolds, qui a montré de très belles choses l'an passé avec les Rams de Los Angeles.

Choisissez votre poison !  Jones (photo ci-dessus) a 32 ans, et ses meilleures saisons sont probablement derrière lui, mais sa seule présence imposera le respect aux demis défensifs et aux secondeurs de ligne adverses, et ça va libérer de l'espace pour Brown et Reynolds, en plus de rendre encore plus dangereux Henry quand le front défensif ennemi s'attendra à un jeu de passe mais que le ballon lui sera remis.

La défensive reste douteuse même si les Titans ont signé Bud Dupree et Denico Autry (une grosse perte pour les Colts, les seuls rivaux sérieux des Titans dans leur division) pour corriger la grande lacune qu'a été le manque de pression sur les quarts-arrières opposés l'an passé.  Le Tennessee pourrait avoir des ennuis en couverture de passe car pas moins de quatre de leurs spécialistes se retrouvent sous d'autres cieux après avoir quitté l'équipe.  Au moins la moitié d'entre eux ne seront probablement pas remplacés adéquatement.

Obtenu en 2019 des Dolphins de Miami, en échange de presque rien, le quart-arrière Ryan Tannehill a été un vrai vol pour les Titans.  Il est rare qu'un joueur de plus de 30 ans se révèle enfin, à un âge si tardif.  Mais cela a été le cas pour Tannehill qui s'est classé parmi les QB les plus efficaces depuis deux ans.  Il a métamorphosé l'offensive de l'équipe qui, avec ses quarts précédents, n'allait nulle part.

Le calendrier 2021 des Titans ne sera pas reposant et leur défensive chancelante risque d'accorder encore beaucoup de verges et de points aux adversaires.  Leur puissante attaque devra donc compenser et maintenir un long temps de possession du ballon afin de ménager cette défensive vulnérable.

L'opposition n'est pas très forte dans la division Sud, ce qui devrait permettre aux Titans de finir en tête sans coup férir.  Mais de là à se rendre en finale de Conférence, c'est loin d'être dans la poche...










Alors que l'offensive est la force des Titans du Tennessee, c'est la défensive qui est celle des Cots d'Indianapolis, leurs principaux rivaux dans la division Sud de la Conférence Américaine.  Même si cette unité a perdu les services de Denico Autry (rendu chez leurs pires ennemis, les Titans), de Justin Houston et de Malik Hooker, les Colts devraient pouvoir compter encore sur une défensive très capable de se classer dans le top-10 de la Ligue Nationale.

Mais c'est un tout autre portrait en offensive.  Le quart-arrière Philip Rivers a pris sa retraite et les Colts l'ont remplacé par Carson Wentz (photo ci-dessus), un choix extrêmement risqué.  D'abord, le nouveau titulaire a la réputation d'être un joueur fragile.  On a même établi à 87 % ses probabilités de blessures graves en 2021 !  Ensuite, son niveau de jeu n'a pas cessé de péricliter depuis 2017, sa seule bonne saison chez les pros.

L'an dernier il a été absolument affreux avec les Eagles de Philadelphie.  Mais il devait constamment courir pour sauver sa vie à cause de la pire ligne offensive de la Ligue dans le domaine de la protection du QB.

Les Colts croient que, mieux protégé, et mieux dirigé, Wentz fera du bon travail à Indianapolis.  Ça reste à prouver !  En cas d'absence à cause de blessure, Wentz n'a aucun remplaçant valable puisque le quart substitut, Jacoby Brissett, est maintenant avec les Dolphins de Miami.

En attaque, les Colts devront s'en remettre surtout à leur excellent porteur de ballon Jonathan Taylor (3e meilleur de la Ligue pour les gains au sol en 2020).  Le manque de bons  receveurs pose problème.  T.Y. Hilton (cou) est encore blessé (comme c'est trop souvent le cas) et il aura 32 ans en novembre.  Le seul autre bon prospect à cette position est le jeune Michael Pittman, de qui les Colts expèrent une vraie éclosion en 2021.

Seuls les Colts croient encore que Wentz va «ressusciter» cette année pour conduire à bon port leur attaque plutôt inoffensive sur les longs jeux de passe.  Si ils perdent leur pari sur lui, ils auront bien des bâtons dans les roues pour gagner suffisamment de parties pour accéder aux séries de fin de saison, au terme d'un calendrier très peu commode pour tous les clubs de leur division.









La seule chose que les pitoyables Jaguars de Jacksonville (1-15) ont réellement gagné l'an passé c'est le premier choix au repêchage de 2021.  Et ce choix n'était pas difficile à faire. Le quart-arrière Trevor Lawrence (photo ci-dessus) a été l'heureux élu, comme tout le monde le prévoyait.  Il a bien fait au camp d'entraînement et dans les matchs préparatoires, et les risques qu'il échoue (comme bien d'autres premiers choix dans l'hsitoire de la NFL) sont, semble-t-il, très minces.  Les fans des Jags sont très très excités à son sujet, mais leurs attentes semblent pas mal trop élevées !  Le jeune homme n'est probablement pas un messie ou un sauveur qui va transformer leurs favoris en champions, du moins, pas cette saison...

Dépourvus à chaque position de leur alignement l'an dernier, les Jaguars ont dépensé des fortunes dans l'entre-saisons pour engager des agents libres.  Parmi ceux-ci notons des noms intéressants comme le receveur Marvin Jones (ex-Lions) qui, avec D.J. Chark, devrait former un duo dynamique comme ailiers éloignés.  Dans le champ arrière, Jacksonville a ajouté Carlos Hyde pour seconder le jeune James Robinson qui a été fantastique en 2020 (1 414 verges de gains au total).  Au poste de quart-arrière, on a acquis C.J. Beathard, au cas où le jeune Lawrence faillirait à la tâche.

En défensive, les nouveaux coachs de l'équipe vont passer davantage à un système 3-4 (trois joueurs en première ligne et quatre en seconde ligne) au lieu du 4-3 inefficace de l'an dernier.  Les Jaguars ont profité du marché des agents libres en sur-payant des gars comme Roy Robertson-Harris (ex-Bears) et Jihad Ward (ex-Ravens) pour améliorer leur capacité de presser les quarts adverses.  Une pression qui faisait gravement défaut en 2020.  Ils ont également misé sur Malcom Brown (ex-Saints) pour renforcer leur défense contre le jeu au sol.

Du côté de la couverture contre la passe, ils ont aussi marqué des points en allant chercher le demi de coin Shaquill Griffin (ex-Seahawks) et le demi de sûreté Rayshawn Jenkins (ex-Chargers).  Mais la valeur ajoutée de cette unité défensive, poreuse l'an dernier, va dépendre surtout de la progression des jeunes joueurs qui sont nombreux à plusieurs postes.

Bref, les Jaguars seront meilleurs cette année, surtout si la prometteuse recrue Trevor Lawrence réussit sa rentrée chez les pros.  Il reste trop de trous à boucher en défensive pour que l'équipe connaisse une saison gagnante.  Mais six ou sept victoires en 2021 devient un objectif à leur portée si tous les ajustements apportés à la formation, et aux plans de matchs, portent fruits, pour faire en sorte que tout se déroule assez bien...













En 2021, les joueurs des Texans de Houston auront la moyenne d'âge la plus élevée de la NFL.  Et...probablement la pire formation de la Ligue aussi !  Au cours de la dernière année, la franchise du Texas a été une véritable entreprise de destruction massive !  Tous leurs meilleurs éléments ont pris la porte de sortie.

Il restait le quart-arrière Deshaun Watson (photo ci-dessus), mais celui-ci sera probablement écarté de l'alignement car il doit faire face à pas moins de 22 plaintes d'inconduite ou d'agressions sexuelles.  À sa demande, l'équipe tente de l'échanger, mais ils n'ont pas trouvé preneur jusqu'à maintenant, et il semble qu'on le paiera pour qu'il demeure chez lui cette saison.

Comme si les choses n'allaient pas déjà très mal !  Les pronostics sont épouvantables en vue de la prochaine campagne.  Les moins pires prédisent quatre victoires (comme en 2020) aux Texans.  D'autres leur en accordent deux.  Les plus pessimistes : zéro !

Peut-être que ces sombres prédictions sont trop sévères.  L'entraîneur en chef  David Culley a confirmé que c'est Tyrod Taylor qui sera aux commandes de l'attaque lors du premier match régulier de l'équipe, dimanche prochain.  Par le passé, avec d'autres formations, Taylor a connu quelques bonnes séquences, mais ce n'est certainement pas un aussi bon QB que Watson.  De plus, il est sujet aux blessures.

Autour de lui, le personnel offensif ne fera pas de miracle.  Le seul bon receveur est Brandin Cooks qui, gageons-le, verra beaucoup de doubles couvertures sur lui.

Chez les porteurs de ballon, David Johnson devrait voir le plus d'action, mais il y a aussi Phillip Lindsay, Mark Ingram II et Rex Burkhead qui doivent tous se demander comment et dans quelle mesure ils seront utilisés au champ arrière.  Tous peuvent toutefois servir assez bien d'options sur des jeux de passe.  La ligne offensive comporte des faiblesses qui n'ont pas été corrigées dans l'entre-saisons.

La défensive aussi, a été presque complètement changée.  Ce sera étrange de ne plus voir J.J. Watt à son poste, lui dont la direction a eu pitié en l'envoyant poursuivre (et possiblement finir) sa glorieuse carrière en Arizona.  Il faut absolument que cette nouvelle unité, rebâtie avec 19 vétérans provenant du marché des agents libres, soit capable d'effacer la minable performance de leurs prédécesseurs de l'an dernier qui n'ont réussi à provoquer que neuf petits revirements.

Les Texans espèrent que tous ces nouveaux venus d'expérience pourront faire mieux dans tous les départements, que ce soit pour neutraliser les jeux au sol, appliquer de la pression sur les quarts-arrières, ou améliorer la couverture sur les jeux aériens.  Pratiquement derniers dans la Ligue dans tous ces domaines, les Texans peuvent difficilement être aussi pires que la saison passée.

En 2021, les Texans peuvent surprendre quelques adversaires pas très forts qui les prendront trop à la légère.  Quatre victoires, c'est pas mal tout ce qu'ils peuvent espérer...