mardi 8 janvier 2019
DEMI-FINALES DE LA NFL : D'AUTRES SURPRISES EN RÉSERVE ?
Plusieurs des clubs qui étaient favoris des experts pour gagner en première ronde des éliminatoires de la NFL sont maintenant...en vacances. Les quatre équipes qui avaient obtenu un «bye» la semaine passée, en raison de l'excellence de leur classement en saison régulière, entrent en action en fin de semaine contre les gagnants de la première ronde. Et si on se fie aux résultats des cinq dernières années, ces formations plus reposées auront l'avantage pour ces demi-finales. Depuis 2013, aucune des équipes qui ont franchi la première ronde ne s'est rendue plus loin. Elles ont toutes perdu en demi-finales.
Mais je crois que l'on pourrait voir d'autres surprises en cette seconde ronde. Samedi, à Kansas City, les Chiefs, et Patrick Mahomes (photo ci-dessus) leur jeune sensation au poste de quart-arrière, accueillent les Colts d'Indianapolis, qui ont facilement disposé des Texans de Houston, en première ronde. Même s'il est toujours très difficile pour le club visiteur de gagner sur le terrain des Chiefs, je crois que les Colts ont de bonnes chances de réussir l'exploit.
S'ils jouent aussi bien ou sinon mieux que lors de leur triomphe de la semaine passée, tous les espoirs sont permis pour eux. Ils sont pratiquement imbattable depuis le mois d'octobre après avoir commencé la saison en perdant cinq de leur six premiers matchs. Contrairement à eux, les Chiefs ont faibli en fin de calendrier régulier alors qu'ils étaient invincibles durant les trois premiers quarts de la dernière campagne.
Certes, Mahomes est extrêmement dangereux (50 passes de touché en 2018) avec ses esquives contre la pression des plaqueurs adverses, et avec ses passes décochées de toutes les positions et de toutes les façons possibles, mais il reste qu'il n'a aucune expérience en séries de fin de saison. Et on sait ce qui est arrivé à ses semblables en première ronde : ils en ont tous arraché... Le jeune pivot des Chiefs a une confiance absolu en ses moyens. Une confiance qui frôle l'insolence. Il pourrait revenir sur terre contre la coriace défensive des Colts, qui excelle justement en couverture contre le jeu aérien.
Les Colts voudront contrôler le ballon le plus longtemps possible grâce au jeu au sol et à leur efficace demi offensif Marlon Mack, qui a été formidable, la semaine dernière. S'ils réussissent, Mahomes devra patienter énormément sur les lignes de côté, en admirant son magistral vis-à-vis Andrew Luck écouler beaucoup de minutes de jeu tout en conduisant souvent les siens dans la zone des buts de Kansas City . Les Chiefs n'ont pas de défensive. Ils sont particulièrement vulnérables contre les jeux de passe. Ils ont fini avant-derniers dans ce domaine en 2018. Il est vrai qu'en Eric Berry (photo ci-dessus), ils ont manqué leur meilleur demi défensif pendant presque toute la saison à cause d'une blessure. Son retour en forme ne peut que les aider.
Même si Damien Williams a bien fait en remplacement de Kareem Hunt (libéré par l'équipe en cours de saison après des allégations de violence de Hunt contre une jeune femme) au poste de porteur de ballon numéro un, je ne pense pas qu'il soit un «game changer» comme son ex-coéquipier déchu. Cela enlève une arme offensive importante à Mahomes et aux Chiefs. Il reste toutefois les gros canons que sont le receveur éloigné Tyreek Hill et l'imposant ailier rapproché Travis Kelce. Ils sont pratiquement impossible à arrêter mais si la défensive des Colts arrivent à les ralentir, les chances de gagner d'Indianapolis s'en trouveront très améliorées...
Le pointage sera élevé, et les Colts feront un jeu important de plus que les Chiefs pour l'emporter...
lundi 7 janvier 2019
PREMIÈRE RONDE ÉLIMINATOIRE : L'EXPÉRIENCE A PAYÉ POUR LES GAGNANTS.
On ne le répétera jamais assez, les séries éliminatoires sont une autre saison. Une saison où la pression s'élève à un niveau supérieur. Une saison où l'expérience s'avère précieuse en permettant de mieux réagir aux situations périlleuses demandant davantage de sang froid.
Les matchs éliminatoires de première ronde de la NFL, le weekend dernier, ont encore permis de vérifier ces assertions. Au poste-clé de quart-arrière, les vétérans ont eu le dessus sur leurs plus jeunes homologues beaucoup moins expérimentés. La confrontation Russell Wilson (Seattle) vs Dak Prescott (Dallas) étant la seule exception puisque le plus jeune a eu raison du plus expérimenté (Cowboys 24, Seahawks 22).
Les rencontres de samedi ont été plus intéressantes que celle de dimanche. À Houston, les Colts d'Indianapolis ont facilement battu les Texans 21-7 alors que Andrew Luck, le général de l'attaque des Colts, a su mieux tirer son épingle du jeu par rapport à son jeune vis-à-vis Deshaun Watson. Hommage ici aux entraîneurs des Colts pour la maîtrise d'une multitude de schémas de jeux, de formations et de stratégies offensives diverses qui ont étourdi la défensive des Texans, dont les joueurs ne savaient plus où donner de la tête, tout au long de la partie.
En défensive, démonstration également impeccable des Colts qui ont étouffé l'attaque texane sauf la combinaison aérienne Watson-Keke Coutee (onze passes pour 110 verges). La grande différence s'est révélée sur le plan de l'attaque au sol alors que le porteur de ballon des Colts, Marlon Mack (no 25 ci-dessus) a gagné 148 verges pendant que les demis offensifs de Houston étaient tenus en échec (29 verges de gain).
Si les Colts jouent aussi bien dans la demi-finale de la fin de semaine prochaine contre les Chiefs à Kansas City, leurs chances de gagner sont bonnes. Si les Chiefs sont explosifs en attaque, leur défensive est faible.
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Dans l'autre joute disputée samedi, les Cowboys de Dallas sont parvenus à vaincre les Seahawks en grande partie aussi en raison de leur domination au niveau de l'attaque par la course. Pendant que les les défenseurs des Boys limitaient la meilleure offensive terrestre de la Ligue à une maigre récolte de 73 verges, les courses de Dak Prescott (no 4, le quart-arrière) et d'Ezekiel Elliott (no 21 ci-dessus) ont rapporté 166 verges (dont 137 par Elliott) et deux touchés (un chacun).
Cela a permis à Dallas de posséder le ballon pendant 35 des 60 minutes de jeu.
Ce qui m'a surpris dans ce match c'est que, justement, puisque l'attaque au sol de Seattle était tenue en respect, le coach Pete Carroll s'est entêté à la prioriser malgré tout. Évidemment, pendant toute la saison régulière cela a été la marque de commerce des Hawks. Celle qui leur a valu de connaître du succès. Mais quand ça ne marche pas, il vaut mieux changer de stratégie. D'autant plus que le jeu de passe fonctionnait lorsque le quart-arrière Russell Wilson lançait le ballon (18 passes complétées en 27 tentatives pour des gains de 226 verges).
Les Cowboys se rendront à Los Angeles pour se mesurer aux Rams, en demi-finale, le weekend prochain. Comme les Chiefs de Kansas City, les Rams ont une machine offensive redoutable, mais leur défensive est suspecte, surtout contre le jeu de passe.
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Les affrontements de dimanche ont été plutôt endormants sauf peut-être pour les amateurs de batailles défensives et de bottés de placement. Dans le match de 13 h., le même scénario de l'avantage de l'expérience vs la verdeur de la jeunesse a été mis en lumière. Le vétéran quart-arrière Philip Rivers, des Chargers de Los Angeles, a supplanté l'inexpérimenté Lamar Jackson qui, avant deux poussées tardives en fin de match, avait été lamentable jusque là... Et alors qu'il avait peut-être une dernière chance de faire gagner son club, dans les dernières secondes, Jackson a bêtement perdu le ballon quand on lui a fait échapper. Erreur d'inexpérience...
Les statistiques des deux offensives reflètent le manque de production des belligérants. Mais comme c'est souvent le cas en éliminatoires, les gagnants de la rencontre ont été ceux qui ont remporté la bataille des revirements (trois à un en faveur des Chargers). Mention honorable au botteur Michael Badgley (no 4, photo ci-dessus), qui a réussi cinq placements (un record d'équipe en séries éliminatoires).
Les Chargers ont rendez-vous avec les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, a Foxboro, dimanche prochain. Ça va prendre plus que des placements pour vaincre la troupe de Bill Belichick...
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Est-ce un bon sort ? Est-ce de la magie ? Est-ce seulement de la chance ? Toujours est-il que le quart substitut Nick Foles et ses coéquipiers des Eagles de Philadelphie sont parvenus à confondre les experts qui, comme l'an dernier durant leur périple vers le championnat du Super Bowl, les avaient campés dans le rôle de négligés avant de les voir se sauver avec la victoire (16 à 15) dans les dernières secondes de leur combat acharné contre les Bears à Chicago, dimanche dernier. Et, encore une fois, comme la saison passée, c'est l'entraîneur des Eagles, Doug Pederson, qui a tenu la baguette magique. Avec dix secondes à écouler au match, alors que le botteur des Bears Cody Parkey s'apprêtait à botter le placement de 43 verges donnant la victoire à son équipe, Pederson a obtenu un temps d'arrêt. Employant ainsi la bonne vieille tactique visant à «geler le botteur». Parkey a tout de même botté le ballon, qui a passé entre les poteaux du but. Ensuite, pour la tentative qui allait cette fois compter, Parkey s'est exécuté et il a vu son botté effleurer peut-être la main d'un joueur adverse avant de rebondir sur le poteau gauche du but, puis sur la barre horizontale, pour finalement tomber par-devant. Placement raté ! Victoire des Eagles !
Il faut dire, que Parkey avait précédemment raté plusieurs placements cette saison (deuxième pire dans la Ligue, à ce chapitre) et, étrangement, en frappant souvent les poteaux... Dire que Parkey a déjà botté pour les Eagles, et que les Bears ont laissé aller le très fiable Robbie Gould qui botte maintenant pour les 49ers de San Francisco.
Ironiquement, sur YouTube, on peut voir une vidéo montrant Parkey s'entraîner alors qu'il était à l'université Auburn. Dans un gymnase, il vise un poteau sur un mur ! Et bien, disons que cet entraînement l'a bien préparé pour sa carrière professionnelle ! Il atteint régulièrement les poteaux !
Après le match, les partisans des Eagles ont envoyé de l'argent à Parkey par le remercier par le biais d'un site de socio-financement ! Alors qu'à Chicago, Parkey a quitté le state sous les huées des partisans, et il est devenu l'ennemi public numéro un...
Comme Luck et Rivers avant lui, Foles a disposé d'un jeune rival, Mitchell Trubisky, dans la confrontation : quart aguerri face à un quart qui n'avait pas fait ses preuves en matchs éliminatoires. Toutefois, on ne peut pas dire que Foles a mieux joué que Trubisky. Il a même commis deux interceptions...
Les Eagles se rendent en Nouvelle-Orléans dimanche pour tenter de prolonger encore leur saison face à des Saints largement favoris pour l'emporter. Mais, on le sait depuis longtemps maintenant, les hommes de Doug Pederson adorent leur statut de négligés ! Difficile de parier contre eux en pareille situation !
mercredi 2 janvier 2019
NFC WILD CARD : NICK FOLES ET LES EAGLES PEUVENT-ILS RÉPÉTER LEURS EXPLOITS DE L'AN PASSÉ ?
C'est fou comme le scénario actuel peut ressembler à celui de l'an passé pour les Eagles de Philadelphie alors qu'ils s'apprêtent à essayer de défendre leur titre de champions du Super Bowl en amorçant la première ronde des séries éliminatoires dimanche à Chicago contre les Bears.
Dans le tournoi éliminatoire de l'an dernier, l'entraîneur en chef des Eagles, Doug Pederson (à droite sur la photo ci-dessus, en discussion avec le quart-arrière Nick Foles, no 9) avait motivé sa troupe en exploitant à fond leur statut de négligés. Utilisant des stratégies audacieuses et agressives, témoignant de la confiance en ses hommes, faisant également mentir les nombreux experts qui, en début de saison, disaient qu'il n'était pas un bon coach, Pederson a soulevé les passions et il a conduit les siens jusqu'au trophée Vince Lombardi remis aux champions du monde.
En chemin, durant la campagne 2017, Pederson avait perdu, comme cette saison, les services de son as quart-arrière no 1 Carson Wentz, blessé sérieusement. Le substitut de Wentz, le vétéran Nick Foles avait pris la relève de brillante façon pour mener ses coéquipiers jusqu'au bout. Devinez ce qui s'est produit encore cette saison ? Wentz est de nouveau tombé au combat et Foles a joué un rôle déterminant en permettant aux Eagles de se classer in extremis en playoffs, à la toute dernière partie, dimanche dernier.
Les Eagles ont dû jouer du football désespéré pour en arriver là. Ils ont connu une saison difficile et, avant l'entrée en scène de Foles, peu d'observateurs accordaient des chances aux champions de pouvoir défendre leur titre.
Un peu comme tout le monde, j'étais un peu abasourdi, tout juste avant la levée du rideau d'ouverture de la présente saison, quand j'ai appris que les Raiders d'Oakland avait échangé Mack aux Bears. Ces derniers avaient déjà une bonne défensive avant son arrivée. On se doutait bien que ce ne serait pas du gâteau de jouer contre elle au cours de la campagne qui commençait.
De là à choisir Chicago pour remporter le championnat de leur division en devançant Minnesota et Green Bay, il y avait toute une marge que personne n'osait franchir. Mais les Bears ont réussi ce tour de force, non seulement avec leur féroce défensive mais avec une offensive qui s'est révélée meilleure que prévue (9e dans toute la NFL).
On n'avait pas prévu l'émergence du jeune quart-arrière Mitchell Trubisky (photo ci-dessus) qui, sans faire partie de l'élite de sa profession, a offert des performances au-delà des attentes. Il a amélioré sensiblement sa faculté d'étirer ses jeux de passes en se sauvant de la pression des joueurs défensifs adverses. Par le fait même, il a également pu gagner plus de terrain (421 verges) quand il décidait de courir avec le ballon. Il a pu ajouter de nouvelles dimensions à ses capacités offensives. Rendant ainsi plus compliqué le travail des défensives lui faisant face.
Les Eagles en auront plein les bras pour essayer de le contrer. C'est étourdissant le nombre de blessures qui ont décimé la ligne tertiaire de Philadelphie. Au cours de l'année, les demis défensifs réguliers (McLeod, Darby, Mills, Jones) ont tous disparu de la circulation en raison de blessures graves qui ont mis fin à leur saison. Résultat : les Eagles sont devenus l'une des pires défenses de la Ligue contre l'attaque aérienne. Et la défensive a manqué de punch en ne provoquant que dix-sept revirements (3e plus faible total de la NFL).
Est-ce que Trubisky et ses coéquipiers de l'attaque pourront exploiter cette faiblesse ? L'arme favorite de Trubisky pourrait bien être le demi offensif Tarik Cohen (no 29 sur photo ci-dessus), employé autant comme porteur de ballon que comme receveur de passes. Cette saison, Jordan Howard, avec une modeste moyenne de 3,7 verges par course, le détenteur du poste de porteur de ballon no 1 a moins bien joué qu'en 2017, où il avait été dominant. Heureusement que Cohen était là pour compenser.
Chez les receveurs, la situation n'est pas très reluisante ou rassurante. Allen Robinson n'a rien cassé et il est un cas douteux pour dimanche puisqu'il est blessé. Même chose pour le petit Anthony Miller qui avait bien fait dernièrement mais qui a été blessé à l'épaule dimanche passé. Outre Cohen, il restera le rapide Taylor Gabriel et l'ailier rapproché Trey Burton à qui Trubisky pourra lancer le ballon. Étant donné la tertiaire rapiécée des Eagles, ce sera peut-être suffisant.
Même si la défensive de Chicago est plus que coriace, les Eagles sont loin d'être démunis en attaque et ils pourraient lui causer de graves problèmes. Encore là, les blessures n'ont pas épargné le club de Doug Pederson. Les porteurs de ballon Jay Ajayi et Corey Clement sont définitivement éclopés et indisponibles depuis longtemps. On ne les reverra pas en séries éliminatoires. Josh Adams, Wendell Smallwood et le vieux Darren Sproles sont venus en renfort, mais ce n'est pas le Pérou dans le champ arrière des Aigles.
Foles peut néanmoins faire des ravages avec son groupe de receveurs avec en tête l'ailier rapproché tout étoile Zach Ertz (photo ci-dessus), qui, avec 116 passes captées, a battu le record de la NFL du plus grand nombre d'attrapés pour un joueur à sa position. Alshon Jeffery, Nelson Agholor et Golden Tate sont d'autres cibles de choix pour le passeur des Eagles.
Pour espérer gagner l'affrontement, face aux solides cogneurs du front 7 des Bears et face aux voleurs de passes que sont, entre autres, les demis défensifs Kyle Fuller (sept interceptions) et Eddie Jackson (six interceptions), les Eagles devront mieux protéger le ballon, eux qui ont commis 23 revirements dont douze échappés perdus (le plus haut total de la Ligue) en 2018.
Bref, les statistiques et les probabilités ne sont pas en leur faveur, mais les Eagles ont déjoué les pronostics l'an dernier pour rafler les grands honneurs. À voir aller Foles et ses coéquipiers récemment, oui c'est possible qu'ils répètent le scénario victorieux de 2017. Mais avec tous les joueurs absents à cause de blessures, je ne gagerais pas là-dessus. Surtout en première étape, contre des Bears affamés et puissants, dans le froid glacial de Chicago...
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