mercredi 21 août 2024



SAISON 2024-25 DES DOLPHINS DE MIAMI : À LA RECHERCHE DE L'ÉQUILIBRE ET DE LA CONSTANCE.

Troisième étape de notre expédition dans la division Est de la Conférence Américaine : Miami.


On se souvient (comment l'oublier !) du départ canon des Dolphins de Miami, la saison dernière.  On se remémore surtout le match no 3, le 24 septembre, quand ils ont détruit les Broncos de Denver par l'écrasant pointage de 70 à 20 !  C'était ahurissant !  Le nouveau coach des Broncos, Sean Payton a dû souffrir le martyre pendant ce massacre !

Les demis offensifs des "phins", Raheem Mostert et De'Von Achane s'en étaient donnés à coeur joie en marquant chacun quatre touchés.  Achane avait vraiment fait la fête en gagnant 233 verges, dont 203 au sol.  Mostert s'était contenté de 142 verges de gains, dont 60 par la voie des airs.  En tout, l'attaque de Miami s'était payé un festin de pas moins de 726 verges.  Quelle journée !



D'autres explosions offensives ont suivi pour la formation piloté par Mike McDaniel (photo ci-dessus).  Dont des raclées de 42 à 21 contre la Caroline, le 15 octobre; et une autre de 45 à 15 contre Washington, le 3 décembre.

À cinq semaines de la fin de la saison régulière, les Dauphins avaient une avance de trois parties en tête de la division Est de l'AFC, en vertu d'une fiche de neuf gains contre trois revers.  Mais ils ont perdu quatre de leurs six derniers affrontements, et ils se sont fait dépasser au classement par les Bills de Buffalo, en subissant un échec coûteux contre ceux-ci, au tout dernier match de la campagne.

Précédemment, les Bills les avaient humiliés 48 à 20, le 1er octobre; et les Dolphins avaient également subi une dégelée de 56 à 19 au profit des Ravens de Baltimore, la veille du jour de l'an.

C'est dire combien le club de la Floride a manqué d'équilibre et de constance l'an dernier.



Et, preuve supplémentaire de ce constat : dix de leurs onze victoires ont été acquises contre des équipes faibles, -ou perdantes-, alors que contre les bonnes formations de la Ligue, ils ont failli à la tâche en s'inclinant six fois en sept occasions.

Le seul gain de ce triste bilan, contre de plus fortes oppositions, est survenu contre les Cowboys de Dallas, la veille de Noël, sur un placement de dernière seconde qui leur permettait d'arracher une victoire très serrée de 22 à 20.

Les Dolphins sont quand même parvenus à participer aux séries éliminatoires.  Mais en première ronde, ce club, habitué de jouer dans la chaleur torride de Miami, a dû se rendre à Kansas City pour rencontrer les Chiefs.  Les malheureux sudistes ont été paralysés par la quatrième température la plus froide dans l'histoire des matchs de la NFL (moins 4° F, moins 27° F avec le facteur éolien).



Les Chiefs l'ont emporté 26 à 7 dans cet autre "Ice Bowl", en route vers leur conquête du Super Bowl, quelques semaines plus tard.  La dernière victoire de Miami en séries de fin de saison remonte à l'an 2000 !  Fait cocasse, pour rappeler aux joueurs des Dolphins la longueur de cette disette (24 ans), les réunions d'équipe commence toujours 24 minutes après l'heure !

Après cette cruelle, douloureuse et abrupte fin de parcours en janvier dernier, est-ce que les Dolphins peuvent aller plus loin cette saison ?  Avec leur offensive si dominante, exécutant de gros jeux presqu'à volonté, ils peuvent répondre oui à cette question brûlante.

Ils disposent de deux chevaux de course pur sang en Mostert (1 187 verges combinées -passes et courses- en 2023, en plus de 21 touchés / photo ci-dessous), ainsi qu'en Achane (incroyable moyenne de 7,8 verges par portée, et onze touchés) pour enfoncer les défenses ennemies, et faire beaucoup de dégâts.  Et Achane n'a que 22 ans.  Il peut encore s'améliorer en masse.



Ce n'est pas seulement l'attaque au sol qui peut fonctionner à plein régime.  L'offensive aérienne est encore plus dangereuse avec, peut-être la meilleure paire de receveurs éloignés de la Ligue.  Ce dynamique duo est composé de l'électrisant Tyreek Hill (no 1 de la NFL l'an passé, avec 1 799 verges de gains aériens), et du sous-estimé Jaylen Waddle.

Ce sont des marchands de vitesse, spécialistes du long jeu, pour capter les bombes lancées par leur quart arrière Tua Tagovailoa.  Ils peuvent aussi transformer de courtes passes en longs gains, après l'attrapé.

Pas surprenant que cette offensive dévastatrice ait fini la campagne 2023-24 avec le plus grand total de verges gagnées, et le deuxième plus important nombre de points marqués par un club, dans la Ligue Nationale.



Comme si le groupe de receveurs des "phins" n'était pas déjà assez fort, ils ont embauché Odell Beckham durant l'entre saison.  Beckham est certes sur la pente descendante depuis quelques années, mais, utilisé occasionnellement, dans certaines circonstances, il peut encore faire de gros jeux.

Avec sa contribution, et celle du nouvel ailier rapproché, Jonnu Smith (photo ci-dessus), l'attaque de Miami sera encore explosive et excitante à voir jouer en 2024-25.

Le seul écueil qui pourrait enrayer cette puissante machine, ce sont les blessures.  Il y a quelques joueurs fragiles dans cette unité offensive.  À commencer par le QB Tagovailoa (photo ci-dessous).  Il a enfin disputé sa première campagne complète l'an dernier.



Après la saison 2022, il avait songé à prendre sa retraite en raison des nombreuses commotions cérébrales qu'il a subies depuis le début de sa carrière.  Il a choisi de continuer de jouer en 2023, et ce fut une bonne décision car il a connu sa saison la plus fructueuse : première place chez les passeurs du circuit Goodell avec des gains aériens de 4 624 verges, 29 passes de touché, et un coefficient d'efficacité de 101,1.

Des problèmes de durabilité physique, il y en a aussi du côté de la ligne à l'attaque.  Le plaqueur Terron Armstead a lui également pensé à prendre sa retraite cet été.  Il a décidé de revenir pour une autre saison.  Le gros no 72 a raté vingt parties à cause de blessures au cours des trois dernières campagnes.

Le garde Isaiah Wynn n'a joué que seize des trente-quatre dernières rencontres de son club.  D'ailleurs, il n'est pas encore remis de sa blessure aux quadriceps subie en octobre dernier.



Le nouveau joueur de centre, Aaron Brewer, est présentement ennuyé par une blessure à la main.  Et les Dolphins déplorent la perte du garde Robert Hunt, parti rejoindre les Panthers de la Caroline.

Heureusement, le plaqueur du côté droit, Austin Jackson (no 73, photo ci-dessus), sera toujours à son poste cette année pour protéger le côté aveugle de Tua, lui qui en a bien besoin, vu sa fragilité.

Si l'attaque de Miami est redoutable et qu'elle devrait faire encore bien des ravages en 2024-25, la défensive est moins sûre.  Bonne contre la course et la passe l'an passé, elle a néanmoins donné beaucoup de points (391), au 22e rang de la NFL.  Elle en a arraché en fin de campagne, affaiblie qu'elle était par des blessures à des réguliers comme Bradley Chubb et Jaelen Phillips.

Durant la saison morte, des problèmes de respect du cap salarial ont fait en sorte que les Dolphins ont dû se départir, ou laisser aller, plusieurs membres de cette efficace brigade défensive.  Cela pourrait avoir des conséquences négatives pour la suite des choses cette saison.



Sur le premier front défensif, Christian Wilkins (Las Vegas) et Raekwon Davis (Indianapolis) ont dû faire leurs bagages.  Ils seront remplacés par le vieux Calais Campbell (38 ans, un globe trotteur qui en sera à sa cinquième équipe dans la NFL / photo ci-dessus), et Benito Jones, qui revient à Miami après deux ans avec les Lions de Détroit.  Hum...je crois que les Dolphins y perdent au change...

Au niveau des secondeurs de ligne, le doute s'installe aussi avec les adieux de Jerome Baker, Andrew Van Ginkel et de Melvin Ingram.  Jordyn Brooks (ex-Seahawks) et Anthony Walker (ex-Browns) ont été appelés à la rescousse, mais cette unité de second rideau sera le talon d'Achille de cette brigade défensive.

En ce qui regarde la tertiaire, toutefois, l'échange de joueurs entre les exilés et les nouveaux arrivés ne semble pas désavantageuse.  Les exclus sont : DeShon Elliott, Xavier Howard, Brandon Jones, Eli Apple et Justin Bethel.  Les nouveaux arrivants sont : Jordan Poyer, Kendall Fuller, Marcus Maye et Siran Neal.  Ils vont rejoindre des demis défensifs renommés, soit l'excellent Jalen Ramsey, ainsi que Jevon Holland (photo ci-dessous).



Tous ces bouleversements dans l'alignement sont accompagnés par la venue d'un nouveau coordonnateur de la défense, Anthony Weaver, qui aura de bien grands souliers à chausser en remplacement de Vic Fangio, passé aux Eagles de Philadelphie.  

Changements de personnel, et changements de méthodes ou de philosophie de direction, comment cette défensive réagira-t-elle ?  Est-ce qu'elle prendra beaucoup de temps à s'ajuster et à trouver cohésion et efficacité ?

L'attaque est fixée et prête à charrier l'équipe, comme l'an passé.  Mais c'est la solidité, ou bien, au contraire, la faiblesse de la défensive qui va déterminer jusqu'où iront les Dolphins.  À commencer par leur propre division, où les Bills seront encore l'équipe à surpasser.  Et les Jets de New York, renforcés par le légendaire quart arrière Aaron Rodgers (photo ci-dessous) ne s'en laisseront pas imposer non plus.



Beaucoup de monde croient que les Dolphins n'auront pas le dessus sur ces deux adversaires coriaces.

Un mot sur les unités spéciales.  Le botteur de précision, Jason Sanders, s'est classé au milieu du peloton des botteurs de la Ligue l'an dernier, avec un pourcentage de réussite de 85,7 % de ses tentatives de placements.  Le botteur de dégagement, Jake Bailey, n'a pas aussi bien fait.  Sa moyenne de 45,7 verges par botté l'a descendu dans le dernier tiers des spécialistes de son genre dans la grande ligue.

Détail intéressant, les nouvelles règles concernant les retours de bottés, -qui diminueront les risques de blessures chez les retourneurs- pourraient inciter les entraîneurs des unités spéciales à utiliser à ce poste des joueurs réguliers de l'attaque, ou des joueurs étoiles.  Généralement, on emploie des substituts de l'offensive pour assumer ces responsabilités.

Chez les Dolphins, c'est habituellement le receveur substitut Braxton Berrios (photo ci-contre) qui se charge de ce travail.  Mais avec les nouvelles règles plus favorables à la créativité, on pourrait, par exemple, utiliser un Tyreek Hill ou un De'Von Achane dans ce rôle.

Ce serait plus excitant que l'ancienne formule des retours de bottés -ou des non retours-, surtout les bottés d'envoi.  Ils se retrouvaient invariablement dans la zone des buts, et même au-delà.  Ou bien les retourneurs demandaient simplement l'immunité.  Pas très divertissant...

Pour les spectateurs ou les téléspectateurs regardant la partie, autant en profiter, dans ce temps-là, pour faire une pause afin d'aller se chercher à manger, ou se rendre aux toilettes !

🏈🏈🏈🏈🏈

AUTRES  ANALYSES  ET  PRÉVISIONS :
  
➢ Panthers  de  la  Caroline :


 Falcons  d'Atlanta :


 Saints  de  la  Nouvelle-Orléans  :


 Buccaneers  de  Tampa  Bay :






AARON  RODGERS  POURRA-T-IL  FAIRE  ENFIN  LA  DIFFÉRENCE  POUR  LES  JETS  DE  NEW YORK  EN  2024-25 ?

Après un premier saut en Nouvelle-Angleterre pour "scanner" les Patriots (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2024/08/saison-2024-25-des-patriots-de-la.html), nous débarquons dans le "Big Apple" pour scruter les Jets de New York, seconde escale dans notre exploration des clubs de la division Est de la Conférence Américaine.

L'an passé, notre plus grande déception de la saison de la Ligue Nationale de Football fut d'être privé de la présence du formidable quart arrière Aaron Rodgers.  Dès son premier match avec les Jets, au 4e jeu de la partie, sa saison était terminée à la suite d'une blessure au tendon d'Achille.  Tous les observateurs avaient une grande hâte de voir s'il pouvait conduire sa nouvelle équipe à une première participation aux séries éliminatoires depuis 2010 et, pourquoi pas, à un premier Super Bowl depuis 1968.

En un rien de temps, toute cette excitation tombait à l'eau et...les Jets aussi (fiche de 7-10).  Ce n'est pas que les New Yorkais avaient une si mauvaise formation.  Mais sans Rodgers, leurs quarts arrières n'étaient pas assez compétents pour tirer le club vers le haut.  D'ailleurs, avec le retour au jeu de Rodgers, ils (Zach Wilson, Trevor Siemian, et Brett Rypien) ont tous été congédiés ou échangés.  Globalement, ces vauriens ont eu le pire ratio d'efficacité de la NFL en 2023: un horrible 70½ %.

  

C'est Tyrod Taylor (ex-Giants, photo ci-dessus) qui a été engagé pour servir de QB substitut cette saison.

Dans l'entre saison, les dirigeant des Jets ont tout fait pour améliorer les points faibles de l'équipe, afin d'aider Rodgers à propulser l'équipe le plus loin possible.  On a signé de bons agents libres, et on a fait un excellent repêchage, tout en se débarrassant du "bois mort".  Il n'y aura pas d'excuses si on échoue avec un tel alignement "paqueté"...

On sait que la défensive était déjà parmi les meilleures de la NFL.  Cette saison on croit (selon les experts de Football Focus) qu'elle sera LA meilleure.  On a perdu les services du chasseur de quart Bryce Huff aux mains des Eagles de Philadelphie, mais on a profité d'une dispute salariale, entre Haason Reddick et les Eagles, pour s'emparer de lui.  Reddick c'est 50½ sacks au cours des quatre dernières années.

Avec Quinnen Williams (70 pressions sur les QBs adverses l'an dernier) à l'intérieur, et avec Jermaine Johnson (56 pressions en 2023) à l'extérieur, Reddick va semer la terreur dans le champ arrière ennemi cette année.



Les Jets possèdent au moins quatre défenseurs d'élite : le secondeur de ligne Quincy Williams (photo ci-dessus), et le demi de coin Sauce Gardner ont été élus "All-Pros"; et les joueurs de ligne Jermaine Johnson II et Quinnen Williams ont été au Pro Bowl.

Le seul point négatif est peut-être la perte de Jordan Whitehead, retourné avec les Buccaneers de Tampa Bay, après deux saisons avec les Jets.  On le manquera à la position de demi de sûreté.

Cette brigade défensive est particulièrement forte contre les jeux de passes, le peu de verges accordées, et pour causer des revirements.  Ça cogne fort de ce côté du ballon !

Les unités spéciales ne causent pas de soucis non plus avec des botteurs fiables : Greg Zuerlein (placements et convertis / photo ci-dessous), et Thomas Morstead (dégagements).



C'est bien plus à l'offensive, (une des plus anémiques de la NFL l'an passé), qu'il fallait améliorer la situation.  En particulier la ligne à l'attaque.  Les dirigeants ont fait du bon boulot pendant la saison morte pour rafistoler cette unité.  La priorité était d'assurer une bonne protection  à Aaron Rodgers, le joueur clé qui peut faire la différence entre une campagne 2024-25 réussie, ou non.

Pour surtout protéger le côté aveugle de Rodgers, les Jets on a sorti de Dallas le plaqueur Tyron Smith.  Avec cet aguerri garde du corps, Aaron pourra dormir (ou performer) tranquille.

Les Jets comptent aussi sur le retour en santé du garde à droite, Alijah Vera-Tucker, qui a raté douze parties au cours des deux dernières saisons.  Le marché des agents libres a fourni le garde Morgan Moses (ex-Ravens); et le repêchage a apporté le plaqueur Olu Fashanu en première ronde (11e au total).

Ils viennent se greffer à d'autres bons éléments sur cette forte ligne : le centre Joe Tippmann, et le garde John Simpson.



Chez les receveurs de passes, Rodgers pourra compter sur l'arrivée de l'excellent Mike Williams (photo ci-dessus), que les Chargers de Los Angeles ont laissé aller à cause de problèmes de plafond salarial, et, peut-être aussi, parce qu'il est trop souvent blessé...

S'il peut demeurer en santé, il formera un duo d'enfer avec Garrett Wilson, déjà un des meilleurs à sa position dans la Ligue, même s'il a toujours dû composer avec de mauvais quarts arrières pour lui lancer le ballon.  Imaginez ce qu'il pourra accomplir maintenant avec un QB de la trempe de Rodgers !

Ce dernier pourra aussi avoir à sa disposition son ami Allen Lazard, avec qui il s'entendait si bien quand ils jouaient tous les deux pour les Packers de Green Bay.  Par contre, son autre ancien "body" du "Pack", Randall Cobb, n'est plus avec les Jets.  Il est présentement agent libre.  La recrue Malachi Corley pourrait aussi jouer un rôle complémentaire dans l'attaque aérienne.



Il n'y a pas d'ailiers rapprochés très talentueux chez les Jets.  Tyler Conklin (photo ci-dessus) est tout de même assez bon, mais on sait que Rodgers peut rendre extraordinaire n'importe quel receveur ordinaire...

Aux postes de porteurs de ballon, Breece Hall est en haut de l'échelle dans son métier.  En 2023 il a gagné 1 585 verges combinées (passes et courses), avec neuf touchés.  Les recrues Braelon Allen (4e ronde) et Isaiah Davis (5e ronde); ainsi qu'Israel Abanikanda (5e ronde en 2023) lutteront pour le poste de demi offensif no 2.

Les succès des Jets en 2024-25 dépendront beaucoup de Aaron Rodgers.  À 40 ans, et après sa grave blessure de l'an dernier, sera-t-il assez mobile pour bien faire son travail ?  La pression de réussir maintenant ou jamais, et celle des médias de New York, vont-elles nuire à son rendement ?  C'est quand même un joueur usé par le temps, et les multiples coups qu'il a encaissés durant sa longue carrière, au cours de laquelle il a mérité quatre fois le titre de joueur le plus utile (MVP).



Plusieurs joueurs clés des Jets sont plutôt fragiles.  Les blessures pourraient faire dérailler la prochaine campagne des New Yorkais.  Mais si elles les épargnent, et malgré un calendrier très dur, les hommes de l'entraîneur en chef Robert Saleh (photo ci-dessus) devraient gagner au moins dix parties et mériter enfin une place en séries éliminatoires.  Ensuite, qui sait ?  Peut-être qu'ils pourront s'approcher du trophée Vince Lombardi !

New York Jets 2024 Schedule

Week

Date

Opponent

Kickoff (ET)

1

Sep 9

at San Francisco 49ers

8:15 PM

2

Sep 15

at Tennessee Titans

1:00 PM

3

Sep 19

New England Patriots

8:15 PM

4

Sep 29

Denver Broncos

1:00 PM

5

Oct 6

at Minnesota Vikings

9:30 AM

6

Oct 14

Buffalo Bills

8:15 PM

7

Oct 20

at Pittsburgh Steelers

8:20 PM

8

Oct 27

at New England Patriots

1:00 PM

9

Oct 31

Houston Texans

8:15 PM

10

Nov 10

at Arizona Cardinals

4:25 PM

11

Nov 17

Indianapolis Colts

8:20 PM

12

Bye

 

 

13

Dec 1

Seattle Seahawks

1:00 PM

14

Dec 8

at Miami Dolphins

1:00 PM

15

Dec 15

at Jacksonville Jaguars

1:00 PM

16

Dec 22

Los Angeles Rams

1:00 PM

17

Dec 29

at Buffalo Bills

1:00 PM

18

TBD

Miami Dolphins

TBD



 

mardi 20 août 2024



SAISON  2024-25  DES  PATRIOTS  DE  LA  NOUVELLE-ANGLETERRE  :  UN  VENT  DE  JEUNESSE  ET  DE  RENOUVEAU...


Une vague de jeunesse et d'innovation anime les Patriots de la Nouvelle-Angleterre à l'aube de la saison 2024-25 de la Ligue Nationale de Football.

Après notre tournée des clubs de la division Sud de la Conférence Nationale (voir lien suivant : https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2024/08/les-buccaneers-de-tampa-bay.html), nous nous lançons dans l'exploration des formations de la division Est de la Conférence Américaine.  Premier arrêt : la Nouvelle-Angleterre.

Avec une direction entièrement renouvelée, les Patriots sont en reconstruction, tout en espérant stopper la spirale vertigineuse de leur déclin depuis le départ de Tom Brady en 2020.

Comme je l'avais prévu l'an dernier, dans mon analyse pré-saison des Pats, ça sentait la fin pour le légendaire coach Bill Belichick.  Avec un bilan désastreux de quatre victoires, treize défaites, la sortie de Belichick était devenue inévitable.



Elle s'est produite en janvier dernier et elle s'est faite de façon pas très chic...  Le propriétaire des Patriots, Robert Kraft, a essayé de sauver les apparences en remerciant Belichick, mais les mésententes entre les deux hommes, au cours des dernières saisons désastreuses du club, transparaissaient néanmoins.

C'est la fin d'un parcours inégalé dans l'histoire du football américain.  En 24 ans avec le club de la Nouvelle-Angleterre, Belichick s'est couvert d'honneur et de gloire.  Lorsqu'il  a pris les commandes en 2 000, l'équipe n'allait nulle part.  Sous sa direction, elle a remporté 17 titres de division, neuf championnats de Conférence, et six Super Bowls, tous des records.  Pas de doutes, Belichick est entré dans l'histoire en étant considéré comme le meilleur entraîneur de football de tous les temps.

Sera-t-il regretté par les joueurs actuels de l'édition 2024-25 ?  Probablement pas, du moins en ce qui concerne l'ambiance autour du club, et ses points de presse très brefs, durant lesquels il ne voulait rien révéler aux journalistes en répondant bêtement à leurs questions, ou en les envoyant promener !



Le taciturne et exigeant Belichick était un coach sévère, aux méthodes strictes, et aux commandements n'offrant aucune discussion ou réplique.  Véritable gourou de la défensive, c'est cette unité, la seule valable de l'équipe, et celle qui sauvait souvent les meubles, ces dernières années, qui pourrait souffrir de son départ et de la perte de sa grande expertise.

Robert Kraft a fait maison nette en mettant à la porte la quasi totalité des membres responsables des opérations football.  En tête de liste, il a nommé un nouveau gérant général (le jeune Eliot Wolf, 42 ans).  Jerod Mayo, 38 ans, succède à Belichick à titre d'entraîneur en chef.

La décision de Kraft, au sujet du nouveau titulaire, était tellement déjà prise, qu'il n'y a même pas eu d'interviews d'embauche pour le poste laissé vacant par la mise à la retraite (forcée ?) de Belichick.



Mayo n'a pourtant aucune expérience dans le coaching, à part le fait que cet ancien secondeur de ligne de l'équipe (de 2 008 à 2 015) a été instructeur des secondeurs intérieurs des Patriots pendant les cinq dernières campagnes.  Contrairement à son bourru prédécesseur, on dit qu'il sera près de ses joueurs ("players coach").  Ça va faire changement dans l'atmosphère, sur les lignes de côté !  Davantage de plaisir, disons...

S'amènent aussi sur le bord du terrain, un nouveau coordonnateur offensif, Alex Van Pelt, assisté de Ben McAdoo, deux anciens instructeurs des Packers de Green Bay, dont l'expérience est précieuse puisqu'ils ont travaillé avec l'extraordinaire quart arrière Aaron Rodgers.  Van Pelt a passé les trois récentes saisons dans le poste de coordonnateur de l'attaque des Browns de Cleveland.  Il succède à l'incompétent Bill O'Brien, congédié par le nouveau patron Mayo.

En défensive, autre nouveau venu : DeMarcus Covington.  Il était l'instructeur des joueurs de ligne défensive de l'équipe depuis 2020.

Tous ces nouveaux entraineurs sont porteurs d'idées fraîches et innovantes qui iront bien avec l'énergie et l'enthousiasme de la jeunesse qui caractérisera le club en 2024.



Est-ce que cela de bons résultats sur le terrain ?  Probablement pas, du moins, pas immédiatement.  Les preneurs aux livres et les experts prévoient la même fiche qu'en 2023 pour les nouveaux protégés de Jerod Mayo.  Ce qui les classera au dernier rang de la NFL...

Mayo hérite d'une formation en ruines, après un paquet de mauvais repêchages, d'agents libres ou de joueurs autonomes qui n'ont pas fait l'affaire, et de transactions qui n'ont pas fonctionné.

L'offensive devrait être encore la pire du circuit Goodell cette saison.  L'an passé, elle a produit l'anémique moyenne de 13,9 points par match.  À six reprises, les Patriots ont marqué sept points et moins dans des rencontres (dont deux blanchissages).



Des changements s'imposaient pour cette unité offensive improductive.  Pour vous donnez une idée de l'ampleur du problème chez les receveurs de passes des Pats, c'est la recrue Demario Douglas (photo ci-dessus) qui a été leur "moins pire" attrapeur, avec des gains peu impressionnants de 561 verges, et un grand total de...zéro touché !  Douglas sera encore dans le paysage cette année, bien qu'on estime qu'il est vulnérable aux blessures.

Par ailleurs, dans ce département aérien, les Patriots ont libéré le vétéran Juju Smith-Schuster, et Devante Parker a pris sa retraite.  Ça laisse en place le peu dangereux Kendrick Bourne (présentement blessé à un genou et douteux pour le début de la saison), les recrues Ja'Lynn Polk (choix de 2e ronde, 37e au total cette année) et Javon Baker (4e ronde, 110e).

K.J. Osborn (photo ci-dessous), un agent libre, a été ajouté après avoir joué quatre saisons comme substitut avec les Vikings du Minnesota.  Il procure cependant un peu d'expérience à ce groupe de receveurs qui demeurera quand même le plus inexpérimenté de la Ligue Nationale. 



Du côté des ailiers rapprochés, Hunter Henry est de retour.  Il sera secondé par Austin Hooper, que l'on a signé comme agent libre (il en sera à sa 5e équipe dans la NFL).  Mike Gesicki (Bengals) et Pharaoh Brown (Seahawks), ne sont plus dans le décor.

L'ère de Mac Jones est terminée comme quart arrière en Nouvelle-Angleterre.  Les Patriots l'ont expédié à Jacksonville contre un lointain choix de repêchage (6e ronde).

Son remplaçant sera probablement le "commis voyageur" Jacoby Brissett, un spécialiste des contrats d'un an, qui revient avec les Patriots.  Ceux-ci l'avaient repêché en 3e ronde (91e) en 2016.  Il n'a joué que trois matchs avec l'équipe, avant d'être échangé aux Colts d'Indianapolis le 2 septembre 2017.  Après quatre saisons avec les Colts, il a effectué de brefs passages d'un an avec les Dolphins, les Browns et les Commanders (la saison dernière).



On ignore s'il sera le quart partant pour les Patriots ou si ce sera la recrue Drake Maye (photo ci-dessus), choix de première ronde (3e au total cette année).  À moins que les dirigeants du club croient qu'il pourrait être un genre de C.J. Stroud, on pense qu'il pourrait devoir faire ses classes en première moitié de saison, avant de sauter ensuite dans la mêlée, surtout si le club n'arrête pas de perdre.

Il faut souligner que la jeune recrue ne serait pas dans un environnement favorable pour entreprendre sa carrière comme QB no 1, dès l'ouverture de la prochaine campagne.  Avec probablement le pire groupe de receveurs de la Ligue Nationale, et une ligne à l'attaque très vulnérable en protection sur les jeux de passes, ses chances de réussir sont d'autant plus amoindries.

Le substitut Bailey Zappe est encore disponible comme pivot dans l'alignement.  Pour le moment...

Dans cette situation peu propice pour l'efficacité du jeu aérien, les Patriots vont devoir s'en remettre au jeu au sol.  Pour seconder leur très capable porteur de ballon Rhamondre Stevenson (photo ci-dessous), ils sont allés chercher Antonio Gibson (ex-Commanders) sur le marché des agents libres.  Il a signé un contrat de trois ans.  L'expérience avec Ezekiel Elliott n'aura duré qu'une saison.  Il est retourné avec les Cowboys.



La ligne à l'attaque des Patriots sera encore suspecte cette saison.  Et plus complexe aussi car,, en raison d'un manque de ressources adéquates, les plaqueurs Chukwuma Okorafor et Caedan Wallace vont devoir jouer sur le côté gauche, alors qu'ils n'ont jamais évolué que de l'autre côté de la ligne.  De plus, le garde Cole Strange va rater le début de la campagne car il soigne une blessure au genou.

Cette ligne peine à assurer une bonne protection à ses quarts arrières.  L'an dernier, elle s'est fait défoncée à 48 reprises en accordant des sacks (9e pire dans la NFL).  Autrement, les évaluateurs donne une cote moyenne à cette unité.

La défensive a tenu le coup en 2023 même si elle était éprouvée par l'inefficacité de l'attaque, qui ne contrôlait pas assez longtemps la possession du ballon, ne permettant pas ainsi à leurs coéquipiers défensifs de reprendre leur souffle entre les séries de jeu (fatigue).



Néanmoins, elle a limité les dégâts en terminant au 1er rang de la Ligue contre le jeu au sol, pour ce qui est de la moyenne de verges allouées par course (3,3).  Elle n'a permis que six courses de plus de 20 verges aux adversaires (3e rang de la Ligue) tout en faisait échapper le ballon onze fois aux coureurs adverses (3e échelon de la NFL).

Et contre les jeux de passe, elle s'est aussi bien comportée en se classant dans le top 10 du circuit Goodell.  Les demis de sûreté Kyle Dugger (photo ci-dessus) et Jabrill Peppers font partie de l'élite à leur position.

Peut-être que le niveau de rendement de cette brigade défensive baissera d'un cran puisque l'expertise de Belichick lui manquera, et qu'elle a perdu quelques-uns de ses membres dans l'entre saison.  En effet, l'excellent secondeur de ligne Matt Judon a été échangé récemment aux Falcons d'Atlanta.  Et une autre partie de la secondaire sera privée de Sione Takitaki, dont on ignore la durée de l'absence après son opération à un genou.

Dans la tertiaire, trois éléments ont quitté : les demis de coin Myles Bryant (Texans), Jalen Mills et J.C. Jackson.  Peut-être que leurs remplaçants seront de moins bonne valeur.

Le plaqueur défensif Christian Barmore manque à l'appel puisqu'on lui a découvert un problème de caillots de sang.  Il est "out" pour une période indéterminée.



La faiblesse principale de cette unité est son manque de punch pour mettre de la pression sur les QBs adverses.  Elle n'a réussi que 36 sacks en 2023 (27e position dans la NFL). Rien pour arranger les choses, le botteur de précision des Pats est le pire de la NFl. En vertu de son affreux taux de réussite de 64 %.

En résumé, les Patriots devraient en arracher encore cette saison.  Ils ont le 2e calendrier le plus difficile de la Ligue, et ils évoluent dans une division forte (Jets, Dolphins, Bills).  On estime même qu'ils ne seront favoris dans aucune de leurs rencontres.  L'inexpérience de leurs entraîneurs, et de plusieurs joueurs de leur attaque, ne sera pas un atout.

Les fiers partisans risquent de s'ennuyer encore longtemps de l'époque glorieuse de Bill Belichick.

New England Patriots 2024 Schedule

Week

Date

Opponent

Kickoff (ET)

1

Sep 8

at Cincinnati Bengals

1:00 PM

2

Sep 15

Seattle Seahawks

1:00 PM

3

Sep 19

at New York Jets

8:15 PM

4

Sep 29

at San Francisco 49ers

4:05 PM

5

Oct 6

Miami Dolphins

1:00 PM

6

Oct 13

Houston Texans

1:00 PM

7

Oct 20

at Jacksonville Jaguars

9:30 AM

8

Oct 27

New York Jets

1:00 PM

9

Nov 3

at Tennessee Titans

1:00 PM

10

Nov 10

at Chicago Bears

1:00 PM

11

Nov 17

Los Angeles Rams

1:00 PM

12

Nov 24

at Miami Dolphins

1:00 PM

13

Dec 1

Indianapolis Colts

1:00 PM

14

Bye

 

 

15

Dec 15

at Arizona Cardinals

4:25 PM

16

Dec 22

at Buffalo Bills

1:00 PM

17

TBD

Los Angeles Chargers

TBD

18

TBD

Buffalo Bills

TBD