samedi 8 août 2026

SAISON 2026 DES JETS DE NEW YORK : BEAUCOUP DE JEUNE TALENT MAIS AUCUNE GARANTI DE SUCCÈS AVEC GENO SMITH AU POSTE DE QUART ARRIÈRE...



Les dirigeants des Jets de New York ont été très actifs pendant l’intersaison de la Ligue Nationale de Football.  Après la saison catastrophique de l’an dernier (trois victoires en dix-sept matchs), des changements étaient nécessaires, et ils été nombreux depuis quelques mois.

Dans le onze partant en défense, on comptera huit nouveaux joueurs, dont deux recrues.  En attaque, au moins trois nouveaux titulaires devraient occuper des rôles clés dès le coup d’envoi du calendrier, le 13 septembre à Nashville, face aux Titans du Tennessee.

Il y a donc pas mal de boulot au camp d’entraînement des Jets, où l’entraîneur chef Aaron Glenn (photo ci-dessous) a changé pas moins de douze de ses vingt-deux entraîneurs adjoints après le fiasco de la saison passée.  Il va falloir intégrer tout ce nouveau monde et les amener à travailler efficacement ensemble, avec cohésion et coordination.  Un sacré défi !



Les Jets reviennent de loin après avoir vécu l’une des pires saisons de l’histoire de la NFL en 2025-26.  C’était leur dixième saison consécutive perdante, et leur 15e d'affilée sans atteindre les séries éliminatoires (depuis 2010), la plus longue période de “sécheresse” parmi tous les clubs des quatre grands sports professionnels en Amérique du Nord.

Ils ont entamé cette saison désastreuse en enchaînant sept défaites d’affilée, souvent sur des scores serrés.  Les choses se sont encore dégradées en seconde moitié de saison, lorsque les joueurs ont complètement lâché prise.  Ils ont perdu sept de leurs huit derniers matchs avec un écart d’au moins 13 points, affichant un différentiel de points de -157 sur cette période de débâcle.

Durant cette saison cauchemardesque, leur défense n’a réussi aucune interception, une première dans la Ligue Nationale depuis 1933.  Plutôt embarrassant pour Aaron Glenn, un spécialiste de la défense qui a passé 15 saisons dans la NFL en tant que demi de coin.  Cela explique également pourquoi la défense des Jets a alloué un énorme coefficient d'efficacité de 110,9 aux quarts arrières adverses. 



L'équipe newyorkaise est devenue la première de l’histoire de la Ligue à terminer dernière à la fois pour le différentiel de points (-203), le différentiel de revirements (-19), et celui des verges gagnées contre celles accordées (-1 564).  Ça montre à quel point les Jets ont été nuls !

On dirait que l’équipe est constamment en reconstruction d’une saison à l’autre, et après la déconfiture de l’an dernier, l’accent a été mis sur le renforcement de la défense.  Les Jets ont ainsi engagé un nouveau coordonnateur défensif, Brian Duker, mais c’est Aaron Glenn qui sera désormais chargé d’appeler les jeux défensifs depuis la ligne de touche.

Après avoir échangé l'ailier défensif Jermaine Johnson, et perdu le secondeur de ligne Quincy Williams sur le marché des agents libres (signé par les Browns de Cleveland), les Jets ont acquis plusieurs remplaçants dont les agents libres Joseph Ossai et Kingsley Enagbare (ailiers défensifs); le demi de coin Nahshon Wright, de mêne que le demi de sûreté Dane Belton.  De ce groupe, seul Wright, 27 ans, est âgé de plus de 26 ans. 



Les Jets ont aussi acquis le plaqueur défensif T'Vondre Sweat, et le demi de sûreté vedette Minkah Fitzpatrick (photo ci-dessus) via des échanges, et ils ont signé les agents libres David Onyemata, 33 ans, et Demario Davis, 37 ans.  

Deux recrues, David Bailey, - deuxième choix au total du dernier repêchage et formidable chasseur de QB dans les rangs amateurs → 14½ sacs à Texas Tech la saison dernière -, ainsi que le demi de coin D'Angelo Ponds (2e ronde, 50e choix), devraient rejoindre la formation partante.  

Ce dernier est de petite taille (5' 8", 182 lbs), mais il compense ce handicap par sa vitesse et son instinct sûr.  L'an passé à Indiana, les passeurs adverses n'ont compilé qu'un très faible coefficient d'efficacité de 42 quand ils ont lancé le ballon en sa direction.



Fitzpatrick a beaucoup d'expérience à 29 ans, et il sera un bon mentor pour cette talentueuse recrue (photo ci-dessus).  Il a réussi vingt-et-une interceptions en carrière et peut-être que grâce à lui, la tertiaire des Jets réussira enfin un vol de ballon !

Si tous ces nouveaux venus s’adaptent vite et apprennent à bien jouer ensemble, la défense des "Green Gang" devrait être meilleure que l’an dernier.  Il faut dire que le pas à franchir n’est pas vraiment élevé pour une telle amélioration.  



Le point fort de cette unité sera les secondeurs de ligne extérieurs avec les compétents Demario Davis, qui demeure un bon leader, et Jamien Sherwood (photo ci-dessus), qui a réussi 308 plaquages au cours des deux dernières saisons, le 2e total le plus élevé dans la NFL.

Les Jets disposaient de trois choix de première ronde après avoir conclu plusieurs échanges depuis l'an passé.  En plus de Bailey (photo ci-dessous), ils ont repêché deux receveurs prometteurs : le rapide ailier éloigné Omar Cooper Jr (30e), et le robuste ailier rapproché Kenyon Sadiq (16e), qui pourraient tous deux décrocher un poste de titulaire dans l’unité offensive.



Les Jets ont choisi de ne pas sélectionner de quart arrière en première ronde, jugeant la cuvée de prospects peu impressionnante cette année.  Ça s’annonce bien mieux de ce côté-là l’an prochain.  Ils ont tout de même misé sur le QB Cade Klubnik au 4e tour (110e), un choix que plusieurs experts considèrent comme gaspillé.

Klubnik sera le substitut de Geno Smith, le quart arrière no 1 des Jets, obtenu dans un échange avec les Raiders de Las Vegas, après que le club d'Aaron Glenn ait échangé leur QB régulier de l'an passé, Justin Fields, aux Chiefs de Kansas City, le 18 mars 2026.

Smith a connu une saison de misère l’année dernière avec les Raiders.  En 2025-26, mis à part Cam Ward, - la recrue des Titans du Tennessee -, Smith, un vétéran de 35 ans, repêché en 2013 par les Jets et ayant passé quatre saisons avec eux, a été le moins performant des quarts réguliers de la NFL.  Il a dominé la Ligue la saison passée en subissant 17 interceptions et 55 sacs.



Frustré tout au long de la saison, il en est même venu à invectiver des partisans qui le huaient, à Las Vegas (photo ci-dessus faisant deux doigts d'honneur), un comportement inacceptable révélant un net manque de professionnalisme.  En plus, il fait l’objet d’une enquête policière pour une altercation qu'il aurait eu avec son ex petite amie, ce qui pourrait lui valoir une suspension de la NFL.

Il avait pourtant brillé auparavant durant trois excellentes saisons avec les Seahawks de Seattle, mais beaucoup d’analystes estiment qu’à son âge, il pourrait bien être un joueur fini.  Il n’a qu’un contrat d’un an pour la prochaine campagne.  À ce stade de sa carrière, le mieux pour lui serait de servir seulement de quart substitut.

En attaque, les Jets peuvent compter sur un solide atout au champ arrière avec le porteur de ballon Breece Hall.  L’an dernier, il a franchi pour la première fois de sa carrière la barre des 1 000 verges au sol (1 065), tout en captant 36 passes pour un total de 350 verges.  Il est très polyvalent, brise de nombreux plaquages, et assure une bonne protection en blocage lors des situations de passe.



On ne peut pas en dire autant du groupe de receveurs. Seul Garrett Wilson (photo ci-dessus) est une valeur sûre, mais il n’a joué que sept matchs la saison dernière en raison de blessures.  Les Jets comptent sur la recrue Omar Cooper Jr pour s’imposer dès ses débuts dans la Ligue, et sur Adonai Mitchell pour progresser suffisamment afin de devenir un ailier espacé fiable.  Ça reste à prouver...

Au poste d'ailier rapproché, la recrue Kenyon Sadiq devra aussi s’illustrer, car les Jets n’ont pas beaucoup d’options valables à cette position.  On entend beaucoup d'éloges à son sujet : il a beaucoup de talent, est très fort pour briser les plaquages, bloque efficacement, et possède une belle accélération après avoir attrapé le ballon.  Il a connu une carrière collégiale impressionnante à Oregon.  

Si Cooper et Sadiq jouent bien et représentent de vraies menaces pour les défenses adverses, cela permettra à Garrett Wilson d’être moins étroitement surveillé et de se démarquer plus facilement.  Le talentueux retourneur de bottés Isaiah Williams (photo ci-dessous) pourrait aussi être sollicité en renfort, si les receveurs réguliers de l’équipe ne sont pas assez performants. 



La ligne offensive reste de bonne qualité malgré les pertes des gardes Alijah Vera-Tucker, parti rejoindre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, et John Simpson, qui a signé un contrat de trois ans pour 30 millions de $ avec les Ravens de Baltimore.  

Pour maintenir la solidité de leur ligne à l'attaque, le nouveau coordonnateur offensif Frank Reich mise sur la progression des plaqueurs Olu Fashanu et Armand Membou, sélectionnés au premier tour en 2024 et 2025.  Leur point fort reste leur efficacité à protéger le quart arrière dans les situations de passe.

Si Geno Smith peut être compétitif et assez compétent pour bien remplir ses tâches, et que ses receveurs recrues répondent aux attentes, l'attaque des Jets pourrait réserver d'agréables surprises.  Mais rien n'est moins certain.  La plus grande faiblesse de l’équipe se trouve au poste clé de quart arrière, car si Smith échoue, ce n’est pas la jeune recrue Cade Klubnik (photo ci-dessous) qui pourra sortir les Jets du pétrin.



Pour offrir plus d'occasions à cette offensive remaniée de se mettre en marche et de progresser sur le terrain, la nouvelle défense des Jets devra multiplier les arrêts et réduire les gains des attaques adverses pour lui redonner le ballon plus souvent.  

Pour atteindre cet objectif, les chasseurs de quart David Bailey et Will McDonald IV (photo ci-dessous) devront faire un excellent travail et provoquer des pertes de terrain pour les attaques adverses.  Cependant, avec un gabarit modeste d’environ 250 lbs, des doutes subsistent quant à leur capacité à freiner efficacement l'attaque au sol des opposants.



Côté unités spéciales, les Jets rencontrent quelques soucis après avoir perdu leur vétéran botteur de précision Nick Folk, parti en tant qu’agent libre pour rejoindre les Falcons d’Atlanta.  Son successeur, Cade York, 25 ans, manque encore d’expérience, avec seulement 45 tentatives de placement à son actif.

Avec Folk et les redoutables retourneurs de bottés Isaiah Williams et Kene Nwangwu (photo ci-dessous), les Jets comptaient l’an dernier parmi les trois meilleures unités spéciales de la NFL.



Après avoir terminé au dernier rang de leur division la saison passée, les Jets évoluent toujours dans cette section relevée où figurent deux prétendants au Super Bowl : les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et les Bills de Buffalo.  

Leur seule chance de ne pas finir une fois de plus au bas du classement, c’est que leurs autres rivaux de division, les Dolphins de Miami, soient encore moins performants qu’eux.  

Les parieurs ne prédisent que deux victoires à ces derniers en 2026-27, tandis qu’ils estiment que les Jets pourraient en décrocher entre cinq et sept, à condition que Geno Smith joue correctement, et que les nouveaux joueurs en défense apportent un vrai plus.
      


Mais ça fait beaucoup de conditions pour que tout se passe bien pour les Jets. Ce n’est jamais très bon signe… Et nombreux sont ceux qui doutent des compétences d’Aaron Glenn en tant qu’entraîneur chef. 

C’est pareil pour le propriétaire de l’équipe, Woody Johnson, qui gère la franchise avec son jeune frère Christopher.  Après tout, ne dit-on pas qu’une entreprise reflète la manière dont elle est dirigée ? 

De plus, si les Jets remportent trop de matchs, ils reculeront au prochain repêchage et risqueraient de perdre leur objectif principal pour 2027 : sélectionner à l'encan amateur le meilleur quart arrière disponible pour l'avenir pour leur formation.  Sur papier, il semble toutefois qu’ils aient enfin jeté de bonnes bases ce printemps pour la reconstruction de l’équipe.  On verra ce que ça donnera sur le terrain...       

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vendredi 7 août 2026

SAISON 2026 DES BILLS DE BUFFALO : JOSH ALLEN A-T-IL REÇU L'AIDE POUR ENFIN ATTEINDRE LE SUPER BOWL ?


C’était vraiment déchirant : voir le meilleur quart arrière de la NFL, Josh Allen, en larmes, en point de presse devant les journalistes, près du vestiaire de son équipe, après une nouvelle défaite en séries éliminatoires, à Denver, le 17 janvier dernier.  Même s’il s’était donné corps et âme et avait encore joué comme le Superman qu’on connaît, Allen a assumé la responsabilité de cette défaite crève-cœur de 33 à 30 contre les Broncos.

Certains de ses coéquipiers des Bills de Buffalo avaient aussi les larmes aux yeux après cet autre échec amer.  Était ce en voyant leur leader exceptionnel pleurer ?  Ou parce qu’ils se sentaient coupables de ne pas l’avoir suffisamment soutenu pour enfin le voir triompher dans cette inlassable quête d’un Super Bowl qui lui échappe depuis huit longues années  ?

Depuis 2017, seuls les Chiefs de Kansas City ont remporté plus de matchs que les Bills de Buffalo, - avec trois victoires en cinq participations au Super Bowl -.  Durant cette période, l’équipe menée au front par Josh Allen est la seule en NFL à s’être qualifiée sept saisons consécutives pour les séries éliminatoires.  Sans toutefois arriver à la terre promise...



Même s’ils ont souvent aligné de bonnes équipes depuis une trentaine d’années, les Bills n’ont jamais retrouvé le Super Bowl depuis la période 1991-1994, lorsqu’ils avaient encaissé quatre défaites consécutives dans ce match de championnat de la NFL.

Ces dernières années, Josh Allen a souvent croisé de grands quarts arrières qui lui ont barré la route vers le match ultime : Patrick Mahomes des Chiefs, Joe Burrow des Bengals de Cincinnati, ou encore Tom Brady des Patriots de la Nouvelle-Angleterre.  Cette saison, aucun d’eux n’était là pour l’arrêter.  

L’occasion était donc idéale pour Allen et son équipe de réaliser leur rêve : atteindre le Super Bowl tant convoité depuis longtemps par eux et leurs nombreux partisans.

C’est aussi pour ça que plusieurs joueurs des Bills avaient les larmes aux yeux après cette défaite amère à Denver : l’impression d’avoir encore une fois déçu leurs centaines de milliers de fans.  De ne pas avoir tenu une vieille promesse de championnat, alors même qu’ils peuvent compter sur l’un des meilleurs quarts arrières de sa génération.



Allen a maintenant 30 ans, et la possibilité de gagner le trophée Vince Lombardi est encore là.  Mais pour combien de temps ?  Même s'il transporte son club sur ses épaules, il ne peut pas tout faire seul, il a besoin de plus de soutien.

Le propriétaire des Bills, Terry Pegula (photo ci-dessus), était présent lors du point de presse d’Allen à Denver, le 17 janvier.  Il a vu toute la douleur de "l'agonie de la défaite" dans les yeux larmoyants de son quart arrière vedette.  Il en a déduit que des changements étaient nécessaires pour que son équipe franchisse enfin la dernière étape vers le Super Bowl, car il y a plus que jamais urgence en la demeure...

Deux jours plus tard, il remerciait l’entraîneur chef Sean McDermott, malgré son impressionnant bilan gagnant avec les Bills depuis 2017 (98 victoires et 50 défaites en saison régulière, ainsi que huit gains et huit revers en séries éliminatoires).



Plusieurs candidats ont été interviewés pour pourvoir le poste vacant, mais les Bills ont choisi de promouvoir Joe Brady (photo ci-dessus), qui continuera également à assumer les fonctions de coordonnateur offensif, poste qu’il occupe depuis novembre 2023.  

Il partagera ces dernières responsabilités avec Pete Carmichael Jr, un coach expérimenté avec qui il a déjà collaboré lorsqu’ils étaient ensemble chez les Saints de La Nouvelle Orléans en 2017 et 2018.

Les Bills ont également nommé un nouveau coordonnateur défensif, Jim Leonhard, qui a déjà annoncé qu’il passerait au système 3-4 au lieu du 4-2-5 qui est utilisé depuis neuf ans par McDermott. 
 


Les vétérans de la défense ne sont pas familiers avec cette approche.  Le joueur de ligne défensive Ed Oliver (photo ci-dessus) a même affirmé que tout ce qu’il avait appris à son poste, en première ligne, semblait maintenant perdu, et qu’il devrait réapprendre à jouer dans ce nouveau système.  

C’est d’ailleurs une préoccupation pour les supporters de l’équipe.  Combien de temps faudra-t-il avant que les ajustements liés à cette nouvelle défensive portent leurs fruits ?  En attendant, est-ce que ça va nuire aux performances de cette défense, grande responsable des insuccès du club en séries éliminatoires depuis huit ans  ?

Le plus grand changement en passant du 4-2-5 au 3-4, c’est que Greg Rousseau (photo ci-dessous) et Michael Hoecht devront s’adapter.  Depuis leurs positions habituelles à l’intérieur de la première ligne, ils devront dorénavant s’aligner davantage vers l’extérieur, et parfois assumer de nouvelles responsabilités en couverture de passes. 



Sous la houlette des nouveaux entraîneurs, on a procédé à un grand ménage, surtout en défense.  Ont été libérés ou échangés : les demis de coin Taron Johnson, Dane Jackson, Dorion Strong, MJ Devonshire et Daryl Porter Jr.; ainsi que les demis de sûreté Taylor Rapp et Wande Owens.  Ils ont été remplacés par le demi de coin Dee Alford (ex-Falcons d’Atlanta), et les demis de sûreté Geno Stone (ex-Bengals de Cincinnati) et C.J. Gardner-Johnson (ex-Texans et ex-Bears).

Les secondeurs de ligne restent la principale faiblesse de l’équipe, avec le fragile Terrel Bernard, souvent blessé, et Dorian Williams, un joueur qui pourrait être amené à jouer un rôle plus important cette saison, lui qui n’a été qu’un joueur à temps partiel lors de ses trois premières années avec l’équipe.

Les chasseurs de quart des Bills n’ont réussi que 36 sacs en 2025-2026, mais avec le système 3-4, Jim Leonhard pense qu’ils pourraient faire mieux cette saison grâce à des permutations de joueurs et des blitz.
 


Les Bills manquent aussi de profondeur au poste de demi de coin.  Mis à part Christian Benford (photo ci-dessus), l’un des meilleurs de la NFL à sa position, il y a peu de coéquipiers de qualité pour l’épauler.  Les Bills sont mieux pourvus aux postes de demis de sûreté grâce à la signature de Gardner-Johnson, et à l’apport de Cole Bishop, qui devrait continuer à progresser cette saison.  

Depuis 2020, lors des défaites qui ont conduit à leur élimination en séries éliminatoires, la défense des Bills a accordé en moyenne 33,2 points par match.  Josh Allen n’a donc pas à porter seul la responsabilité de ces éliminations... loin de là !

En attaque, Allen aurait bien besoin de plus de soutien aussi, surtout au niveau des receveurs éloignés.  Pour le jeu au sol, il peut compter sur James Cook, le porteur de ballon le plus productif de la NFL la saison dernière avec 1 621 verges de gains.  Cook (photo ci-dessous) est bien secondé dans le champ arrière par Ray Davis, qui affiche d’excellentes moyennes de 4,7 verges par course, et de 8,6 verges par réception de passe. 
 


La ligne offensive fait aussi partie du top 5 de l'élite du circuit Goodell, mais elle pourrait être affaiblie après le départ du garde à gauche David Edwards, maintenant un membre des Saints de la Nouvelle Orléans, et qui n'a pas vraiment de remplaçant de son niveau chez les Bills.

Quand les fans, les analystes, et les journalistes ont fait remarquer à l’entraîneur Sean McDermott qu’il manquait au moins un bon receveur espacé dans son équipe, l'an passé, il a nié ce qui paraissait pourtant évident, vu les stats plutôt médiocres des principales cibles de Josh Allen. 

Le « moins pire » receveur de longue distance des Bills, Khalil Shakir (photo ci-dessous), n’a totalisé que 719 verges de gains aériens la saison dernière.  Sa moyenne par passe captée était plutôt faible, à seulement dix verges par réception. 
 


Parce que ses receveurs de longue distance ne parvenaient pas à se démarquer suffisamment, Josh Allen a subi 40 sacs en 2025-26.  Il tenait le ballon trop longtemps en attendant que ses receveurs se libèrent.  Pas idéal, disons ! 

Pour combler leur manque de vitesse en attaque aérienne, les Bills ont acquis DJ Moore (photo ci-dessous) dans un échange avec les Bears de Chicago.  Toutefois, Moore, 29 ans, ne fait pas l’unanimité chez les experts.  Après une première saison prometteuse avec les Bears en 2023 (96 réceptions pour 1 364 verges), ses statistiques n’ont cessé de baisser par la suite (966 verges en 2024, puis seulement 682 l’an dernier).  



Son éthique de travail a chuté de la même manière après avoir signé son extension de contrat de 110 millions de dollars sur quatre ans en 2024.  Au point que les Bears voulaient s’en débarrasser.  Ce n'est pas le genre de "gazelle" qui peut étirer le terrain.  Il lui manque la robustesse et l’intensité nécessaires pour briser les plaquages.  Et ces dernières années, il semble souvent manquer de concentration.

Les Bills espèrent qu’il retrouvera son niveau de 2023 ainsi que celui de ses belles saisons passées avec les Panthers de la Caroline, où il avait brillé sous la supervision de Joe Brady en 2020 et 2021.  Au moins, il conserve des mains sûres, car il laisse rarement échapper des passes.  



Malgré ses récentes contre-performances, Moore peut encore s’imposer comme le meilleur receveur de sa nouvelle équipe, et offrir à Josh Allen une meilleure option que l’an dernier pour les longs gains aériens.    

Brady compte aussi sur des receveurs comme Josh Palmer et Keon Coleman pour en offrir davantage.  Avec Josh Allen, le meilleur quart arrière de la Ligue, l’attaque aérienne devrait pouvoir dépasser les 216,6 verges par match de l’an dernier (15e rang NFL).  

À ce niveau, les receveurs éloignés doivent contribuer beaucoup plus.  Il n’est pas normal que les receveurs les plus productifs soient les ailiers rapprochés Dalton Kincaid et Dawson Knox.


Avec leur puissante attaque au sol, à laquelle contribue grandement Josh Allen comme coureur, les Bills ont terminé la saison dernière au 4e rang de la NFL pour les verges totales par match avec 376,3.  Mais un peu plus de variété et de complémentarité avec le jeu aérien rendrait cette offensive encore plus redoutable.

À cause des points d'interrogations au sujet de la défensive, cette attaque devra produire encore davantage cette saison pour assurer le succès du club sur le terrain.  Les Bills devraient se battre jusqu'à la fin contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre pour le championnat de la division Est de la Conférence Américaine.

Et si tout se mettait en place, aussi bien en défense qu’en attaque, après les récents changements, qui sait si les Bills ne finiraient pas enfin par atteindre ce Super Bowl qui leur échappe depuis si longtemps ?

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mercredi 5 août 2026

SAISON NFL 2026 : LE SCANDALE IMPLIQUANT L'ENTRAÎNEUR-CHEF MIKE VRABEL AURA-T-IL UN IMPACT SUR LA SAISON DES PATRIOTS DE LA NOUVELLE-ANGLETERRE ?



Cette année, la saison de la Ligue Nationale de Football (NFL) démarre plus tôt.  Dès le 9 septembre, le match d’ouverture mettra aux prises les finalistes du dernier Super Bowl : les champions de la Conférence Américaine, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, se déplaceront à Seattle pour affronter les champions de la NFL, les Seahawks.

Chez les Pats, on voudra démontrer que les exploits inattendus de la saison 2025 (une fiche impressionnante de 17 victoires contre seulement quatre défaites) ne relevaient pas de la chance ni d’un calendrier particulièrement avantageux (le troisième plus facile de l'histoire moderne de la NFL, selon certaines sources).

L’an dernier, le nouveau coach des Patriots, Mike Vrabel, avait prédit une saison gagnante pour son équipe.  De nombreux analystes et parieurs étaient plutôt d’accord avec lui, même si la marche était haute après une campagne précédente catastrophique de quatre victoires en dix-sept matchs.  Mais de là à imaginer quatorze victoires en saison régulière, et une place au Super Bowl, personne ne l’avait vu venir.



Il faut reconnaître qu’avant la saison, la direction du club avait fait un excellent travail de reconstruction en recrutant, entre autres, de très bons agents libres.  Vrabel, de son côté, a eu un impact extrêmement positif, au point de remporter le titre d’entraîneur de l’année dans la NFL. 

L'autre grande raison de ce revirement spectaculaire de l'équipe a été le jeu du jeune quart arrière Drake Maye, qui a survolé presque toutes les catégories statistiques des quarts arrières de la NFL la saison dernière.  Il a terminé premier de la NFL, au taux d’efficacité des quarts arrières, avec un rating de 113,5.  En séries éliminatoires, il a toutefois été moins impressionnant, mais il faut dire qu’il a affronté quatre des meilleures défenses de la NFL : les Chargers, les Broncos, les Texans, et les Seahawks.  

La seule raison pour laquelle il n’a été battu que par un vote de première place au scrutin du joueur le plus utile à son équipe (MVP) est ce sempiternel reproche concernant le calendrier facile de son équipe.  Matthew Stafford, des Rams de Los Angeles, a décroché le prestigieux titre de MVP par un vote serré de 366 à 361.  



Cette saison, Maye devra affronter des défenses plus redoutables que l’an passé en raison d’un calendrier plus exigeant pour son équipe.  Comment va-t-il s’en sortir ?

Avec un calendrier nettement plus relevé cette année, les pronostiqueurs prévoient pour les Patriots de Mike Vrabel une fiche plus modeste : autour d’une dizaine de victoires, mais tout de même une place en séries éliminatoires, dans une Conférence Américaine plus compétitive en 2026.  

On saura vite à quoi s’en tenir sur la force de cette équipe dès le premier mois, avec des matchs contre les Seahawks à Seattle, puis un duel face aux Steelers de Pittsburgh à Foxborough, et deux autres rencontres à l’extérieur, à Jacksonville et à Buffalo.  Ce sont tous des adversaires de haut niveau.


En fait, la moitié de leurs futurs adversaires en 2026-27 ont participé aux dernières séries éliminatoires, et des équipes absentes des playoffs comme les Chiefs de Kansas City ou les Lions de Détroit devraient rebondir cette année, et ne seront pas des proies faciles pour les Pats.

En plus d’un calendrier plus ardu, d’autres éléments pourraient jouer sur les performances du club du propriétaire Robert Kraft.  Au printemps dernier, le scandale autour de la liaison adultère du coach Mike Vrabel avec la journaliste Dianna Russini, femme mariée, et chargée de couvrir les activités de la NFL, a fait grand bruit, et pourrait continuer d’influencer l’équipe, voire la ligue entière.

Après avoir d’abord nié toute relation intime, les deux personnes concernées ont été démenties par de nouvelles photos du couple, confirmant que leur histoire d'amour remontait à 2020.  Russini a été contrainte de quitter son poste de journaliste pour The Athletic, tandis que Vrabel n’a pas été sanctionné mais reste visé par une enquête interne.


Pourquoi ce scandale est-il si important ? Ce n’est pas juste une affaire privée ou personnelle.  Russini couvrait la NFL et Vrabel était une source de confiance, ce qui crée un évident conflit d’intérêts.  Leurs premiers mensonges après les accusations de relation intime les ont discrédités et ont terni l’image qu’avaient d’eux le public et les fans des Patriots.  Les dirigeants du club doivent maintenant gérer une crise de confiance.

En interne, on peut se demander si ce scandale ne fragilise pas l’autorité de Vrabel auprès des joueurs et du staff des Pats.  Est-ce que cela pourrait devenir une distraction nuisible dans le vestiaire ?  L’image du club est-elle ternie ? Un coach qui ment publiquement et trompe sa femme peut-il encore prétendre au respect du public et des vétérans de l’équipe ? 

D’ailleurs, Vrabel pourrait bien devoir affronter un divorce coûteux et humiliant, ce qui augmenterait la pression sur lui et donnerait encore du grain à moudre à ses détracteurs.


En plus, la NFL ne supporte pas les scandales ni les écarts de conduite en dehors du terrain. L’affaire Vrabel-Russini touche à la fois la crédibilité de l’information sportive, l’éthique concernant les conflits d’intérêts, et la réputation de la ligue.

Les observateurs pensent que ce scandale n’affectera pas vraiment les performances des joueurs des Patriots sur le terrain cette saison. À moins que l’équipe ne commence à enchaîner trop de défaites.  Dans ce cas, cette affaire désolante pourrait refaire surface, et même mener à la démission ou au licenciement de Vrabel.

Comme c'est le cas pour toutes les équipes de la NFL, il y a eu plusieurs mouvements de personnel chez les Patriots dans l'entre saison. Parmi les joueurs qui ont été libérés, ont quitté via le marché des agents libres, ou qui ont été échangés, notons les suivants :



  • le receveur éloigné Stefon Diggs (photo ci-dessus), toujours agent libre mais qui intéresserait les Commanders de Washington;  
  • l'ailier défensif K'Lavon Chiasson, qui a signé avec les Commanders;
  • l'ailier défensif Anfernee Jennings, maintenant avec les Saints de la Nouvelle Orléans;
  • le joueur de ligne défensive Khyiris Tonga, embauché par les Chiefs de Kansas City;
  • le joueur de centre Garrett Bradbury, échangé aux Bears de Chicago;
  • le quart arrière substitut Joshua Dobbs, toujours agent libre mais qui pourrait intéresser les Dolphins de Miami ou les 49ers de San Francisco;
  • le porteur de ballon Antonio Gibson, possiblement un candidat intéressant pour les Raiders de Las Vegas;
  • l'ailier rapproché Austin Hooper, qui s'alignera maintenant avec les Falcons d'Atlanta;
  • le plaqueur offensif Vederian Lowe, qui portera les couleurs des 49ers;
  • et le demi de sûreté Jaylinn Hawkins, qui jouera maintenant pour les Ravens de Baltimore.
Pour combler ces départs, les Patriots ont recruté :



  • l'ailier éloigné A.J. Brown (photo ci-dessus), grâce à un échange avec les Eagles de Philadelphie;
  • le joueur de ligne offensive Alijah Vera-Tucker, contrat de trois ans, 42 millions de $;
  • l'ailier éloigné Romeo Doubs, ex-Packers, contrat de quatre ans, 68 millions de $;
  • le joueur de ligne défensive Dre'Mont Jones, contrat de trois ans, 39,5 millions de $;
  • le demi de sûreté Kevin Byard, contrat d'un an, 9 millions de $;
  • la recrue Caleb Lomu, joueur de ligne offensive, choix de première ronde;
  • l'ailier défensif Gabe Jacas, choix de deuxième ronde au repêchage de cette année;
  • l'ailier rapproché Eli Raridon, choix de troisième ronde cette année;
  • le full back Reggie Gilliam.
Ces changements devraient rendre les Patriots plus performants que l’an dernier.



Un autre facteur qui pourrait remettre en question cette évaluation, ce sont les blessures.  La saison dernière, les Patriots ont été l’équipe la moins affectée par les blessures dans la NFL.  Ils n'ont perdu que 43,5 parties à cause des éclopés (dont la blessure à l'as de la défensive, le secondeur de ligne Robert Spillane, photo ci-dessus).  Les champions, les Seahawks de Seattle, ont également été épargnés par ce problème (3e club avec le moins de blessures).  

Fait surprenant et révélateur, sept des dix clubs ayant pris part aux séries éliminatoires la saison dernière figuraient parmi les équipes les plus épargnées par les blessures.  Mais c’est le genre de phénomène qui se produit rarement deux années consécutives, et les Patriots pourraient en payer le prix cette saison en étant davantage éprouvés par les blessures à des joueurs importants.

On note déjà qu’A.J. Brown, receveur d’élite censé dynamiser l’attaque aérienne des Patriots cette saison, selon plusieurs experts, a déjà connu des soucis avec une blessure au genou.  Il pourrait être devenu un joueur fragile. 



Sans oublier que l’an dernier, il a joué en dessous de son potentiel, créant une distraction négative en se plaignant de la façon dont les Eagles l’utilisaient.  Sa grande force c'est de savoir éviter les plaqués, d'être rapide et élusif.  Mais va-t-il encore semer le trouble en manquant de discipline avec les Patriots ?  Vrabel a déjà commencé à lui crier dessus pendant le camp d’entraînement...  

Brown est sans doute le receveur no 1 que les Pats attendaient depuis longtemps, mais y a-t-il vraiment une grande différence avec celui qu’il remplace ?  Stefon Diggs a tout de même terminé 12e de la Ligue pour le nombre de passes captées avec 85 réceptions, accumulant 1 013 verges grâce à ces attrapés.

Pendant l’entre saison, la direction a cherché à corriger les principales faiblesses de l’équipe. La plus évidente, mise en lumière lors de la lourde défaite face à la redoutable défense des Seahawks au Super Bowl, était le manque de protection de Drake Maye par sa ligne offensive.



Maye a certes deux meilleurs receveurs en Romeo Doubs (photo ci-dessus) et A.J. Brown, mais s'il est toujours sous pression parce que sa ligne à l'attaque ne le protège pas suffisamment, il n'aura pas le temps ou les conditions idéales pour les rejoindre avec des passes précises.  

Maye a encaissé 47 sacs la saison dernière, le troisième plus haut total de la NFL.  Malgré les ajustements apportés à la ligne offensive cet été, on doute qu’elle parvienne à réduire ce chiffre cette saison.  Plus un quart arrière se fait frapper souvent et durement, plus il risque de se faire blesser.

Autre détail lié à cette situation : Maye a eu la chance de s’en sortir avec seulement huit interceptions l’an dernier.  Selon Pro Football Focus, il a été impliqué dans 26 jeux qui auraient pu mener à des revirements, ce qui représente le deuxième plus haut total dans la NFL.  Maye risque de manquer de chance cette saison s’il continue à jouer ainsi avec le feu.



Pour améliorer la faible protection du quart arrière, les Patriots ont recruté le garde Alijah Vera-Tucker (photo ci-dessus), souvent freiné par les blessures tout au long de sa carrière avec les Jets de New York.  Il a d'ailleurs raté toute la saison dernière en raison d'un triceps tordu.  Les Pats pourront-ils vraiment compter sur lui pendant toute la campagne 2026-27 ?

Toujours sur la ligne d’attaque, on ne sait pas non plus si le plaqueur à gauche, Will Campbell, saura faire oublier ses performances décevantes de la saison dernière, sa première en NFL.  Il faut dire qu’après un bon départ, son niveau de jeu a chuté, probablement parce qu’il jouait blessé.  Il a alloué neuf sacs à sa saison recrue, l'an passé, ce qui est beaucoup trop. 

Reste à voir si la recrue Caleb Lomu saura confirmer les promesses de sa brillante carrière amateur en intégrant le onze de départ de cette attaque.  On se demande aussi si le plaqueur Morgan Moses va continuer à décliner et rester fragile face aux blessures, tandis que le nouveau centre Jared Wilson (photo ci-dessous) pourrait ne pas encore être prêt à endosser convenablement ses nouvelles responsabilités.



Le facteur clé sera la performance de cette ligne offensive des Patriots.  Si elle ne parvient pas à protéger efficacement Drake Maye, l’attaque pourrait en pâtir sérieusement, et cela risquerait d’avoir de lourdes conséquences sur le succès de l’équipe. 

Le porteur de ballon TreVeyon Henderson faisait lui aussi partie du problème de protection du quart arrière lors des situations de passe.  Aura-t-il corrigé cette faiblesse pour sa deuxième saison dans le circuit Goodell ? Son temps de jeu en avait un peu écopé l’an dernier, alors qu’il est pourtant supérieur à son coéquipier Rhamondre Stevenson pour gagner des verges au sol, ou comme receveur de passes.

On pense aussi que l’arrivée du full back Reggie Gilliam, en provenance des Bills de Buffalo, va influencer la stratégie de jeu au sol du coordonnateur offensif Josh McDaniels, qui apprécie particulièrement utiliser ce type de joueur.  L'attaque au sol des Patriots a été productive en 2025-26 avec 2 191 verges de gains (6e rang de la NFL) et 22 touchés (4e), mais elle peut faire encore mieux la saison prochaine en étant plus solide et consistante.



En ce qui concerne les joueurs blessés, l’ailier défensif Harold Landry (no 2 photo ci-dessus) ne s’est toujours pas remis de sa blessure au genou survenue vers la fin de la saison dernière.  On ne sait pas encore s’il sera prêt pour le début de la prochaine saison.  C'est un élément important de la défensive de Vrabel.

Pour renforcer leur défense, les Patriots ont sélectionné l’ailier défensif Gabe Jacas en deuxième ronde, dans l’espoir de combler le manque de pression exercée sur les quarts arrières adverses.  Jacas a excellé dans ce rôle au niveau collégial avec Illinois.  Les chasseurs de quarts des Pats n’ont enregistré que 35 sacs l’an dernier, le 5e plus faible total de la NFL, et Landry a été leur meilleur atout à ce chapitre avec 8½.

La faiblesse des ailiers défensifs reste le principal point faible de l’équipe, et on doute que l’arrivée du vétéran Dre’Mont Jones puisse compenser le départ de K’Lavon Chaisson, auteur de 7½ sacs en 2025-26.



Heureusement, même si les premières lignes de défense leur apportent peu de soutien pour mettre la pression sur les quarts arrières adverses, les membres de la tertiaire des Patriots représentent la plus grande force de l’équipe.  

Les demis de sûreté Craig Woodson, Kevin Byard (meilleur intercepteur en 2025-26 avec sept interceptions lorsqu’il évoluait chez les Bears, et sélectionné dans la première équipe d’étoiles ⇨ no 31 photo ci-dessus), Dell Pettus, Mike Brown, et Brenden Schooler, constituent la meilleure unité de la Ligue nationale après celle des Ravens de Baltimore.

Les demis de coin Christian Gonzalez, Carlton Davis, Marcus Jones, Charles Woods, et Karon Prunty se classent eux aussi au deuxième échelon de la NFL en termes de performance.  



Gonzalez (photo ci-dessus) est toutefois en conflit au sujet de son contrat.  C’est un joueur d’élite et un compétiteur acharné.  Il a d’ailleurs défié A.J. Brown pendant le camp d’entraînement, au point que les deux ont failli en venir aux mains récemment.  

Brown a subi une luxation du pouce, mais Vrabel a assuré qu’il allait bien.  Le coach des Pats veut préserver la réputation de sa défense, connue pour son jeu physique et agressif.

La situation du groupe de receveurs des Patriots a changé avec l'arrivée de Brown et de Romeo Doubs.  Il y a une congestion à ce poste puisque pas moins de sept receveurs espacés sont sur les rangs.  On se demande qui sera le receveur éloigné no 3 entre Kayshon Boutte (qui a demandé à être échangé), DeMario Douglas, Marck Hollins, et Kyle Williams.  

Hunter Henry demeure l'ailier rapproché favori de Drake Maye, et la recrue Eli Raridon lui servira de substitut, après le départ d'Austin Hooper pour les Falcons d'Atlanta.

En somme, avec un calendrier plus exigeant, il est normal de s’attendre à une régression des Patriots cette saison, même s’ils présentent un meilleur alignement sur papier.  Les équipes qui perdent le Super Bowl rencontrent souvent quelques difficultés la saison suivante.
  


C’est pareil pour les coachs qui décrochent le titre d’entraîneur de l’année, comme Mike Vrabel la saison dernière, et en 2021, avec les Titans du Tennessee.  En moyenne, après avoir reçu cette distinction, les entraîneurs de l’année en NFL encaissent trois défaites supplémentaires la saison suivante.

La loi de la moyenne s'applique particulièrement aux clubs qui ont connu une grosse progression, comme les Patriots l'an passé.  L'année d'après ils reviennent à des résultats plus modestes.  Et cette saison encore, les protégés de Mike Vrabel devront composer avec la forte opposition des Bills de Buffalo dans leur division (Est de l'AFC).

Même si les Pats devront sans doute se contenter d’un bilan moins impressionnant qu’en 2025-26, ils resteront dans le top 5 de la NFL, et se battront encore pour décrocher le titre ultime du Super Bowl.