vendredi 23 août 2024



DANIEL JONES DOIT REBONDIR CETTE SAISON POUR QUE LES GIANTS DE NEW YORK AIENT UNE CHANCE DE CONNAÎTRE LE MOINDRE SUCCÈS EN 2024-25.


Après Washington (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2024/08/saison-2024-25-des-commanders-de.htmlnous nous arrêtons à New York sur le chemin de notre exploration des équipes de la division Est de la Conférence Nationale, alors que le début de la saison de la NFL pointe à l'horizon.

Après une surprenante campagne en 2022 (9-7-1), et même une victoire contre Minnesota au premier tour éliminatoire), les Giants de New York se sont écroulés l'an dernier (6-11).

Même avant de se blesser au cou et à un genou le 5 novembre, (mettant ainsi fin à sa saison, à son 7e match), le quart arrière Daniel Jones connaissait des débuts atroces : deux passes de touché contre six interceptions, avec une affreuse moyenne de 5,7 verges par passes complétées.  Il n'avait jamais été un as du long jeu, même lors de sa meilleure campagne en 2022 (27e QB de la Ligue avec seulement 27 passes de plus de 20 verges), mais là, c'était terriblement mauvais.



Encore davantage quand on sait que la direction du club venait de lui faire signer un contrat de quatre ans, d'une valeur de 160 millions de dollars !  Les malheurs de Jones ont fait réfléchir la direction du club.  On raconte qu'elle a même songé à sélectionner un jeune quart arrière au repêchage du printemps dernier, histoire de trouver un remplaçant à Jones.

D'ailleurs, on ne sait même pas si le vétéran passeur des Giants sera assez remis de sa blessure de l'an passé pour commencer la prochaine saison.  Lui, il affirme que oui.  À moins que son substitut, Drew Lock, passe devant lui et prenne les commandes de la faible attaque des "Bleus" ! 

En relève, Tyrod Taylor, et surtout Tommy DeVito (le chouchou de la communauté italienne de New York !), ont été moins pires que Jones, mais ce ne fut pas suffisant pour le "Big Blue", qui montrait une fiche pitoyable de 2-8 après dix rencontres.  Fait troublant, l'an dernier, les pivots des "G men" ont subi l'astronomique total de 85 sacks ! 
 


Vous avez bien lu, 85 sacks, le 2e plus grand nombre pour une équipe, dans la longue histoire de la Ligue Nationale de Football.  Et 20 sacks de plus que la deuxième pire équipe du circuit Goodell, à ce chapitre, en 2023-24 !  Allo les gars de la ligne à l'attaque !  Où étiez-vous ?  Que faisiez-vous ?

À cause des succès inespérés des Giants en 2022,  les responsables du calendrier de la NFL avaient choisi de les mettre en vedettes, dans le premier match du dimanche soir de la saison.   Erreur !  Les hommes de l'entraîneur Brian Daboll se sont fait humilier 40 à 0 par les Cowboys de Dallas !!!  C'était un avant-goût de ce que serait la suite de la saison du club de New York...

Pour vous donnez une idée des ennuis énormes de cette attaque calamiteuse l'an passé : elle a fini 30e de la Ligue pour la moyenne de verges gagnées par jeu (4,5); 30e pour les 1ers jeux réussis (267); 31e pour le pourcentage de séries de jeux terminées avec des points marqués (23,6 %), 28e pour les verges par passe complétée (9,9), et 30e pour les points marqués (266).



Ça ne regarde pas mieux pour la prochaine campagne...  Cet été, les Giants ont perdu le coeur de leur offensive quand le demi Saquon Barkley a été embauché par les Eagles de Philadelphie, leurs rivaux de la division Est de la NFC.  

Les Giants l'ont remplacé en faisait signer un contrat à Devin Singletary (photo ci-dessu), mais si ce dernier est un bon porteur de ballon, il est bien moins capable que Barkley pour attraper des passes, au sortir du champ arrière.  Une différence non négligeable, si on considère que Barkley servait de principal dépanneur, quand Jones ne parvenait pas à repérer ses receveurs.  Et cela arrivait très souvent !

On devait utiliser Barkley comme receveur, faute de pouvoir compter sur des ailiers éloignés de qualité.  Et par surcroît,  cette année, on a perdu l'excellent ailier rapproché Darren Waller, puisqu'il a pris sa retraite.  Il n'y a guère d'options valables pour lui succéder comme ailier rapproché principal.  On confiera son poste à Daniel Bellinger, mais c'est loin d'être une garantie de succès... 



Ça laissait donc seulement le très ordinaire Darius Slayton comme receveur no 1.  Jusqu'à ce que le "Big Blue" sélectionne le très prometteur Malik Nabers (photo ci-dessus) au premier tour (6e au total) du plus récent repêchage.  On dit qu'il pourrait devenir un receveur étoile très rapidement dans la NFL.

À part Slayton, il y a peu de receveurs dangereux dans le groupe de l'équipe.  Des marginaux, des inconnus comme : Wan'Dale Robinson (???!!!), Jalin Hyatt, Isaiah Hodgins, Isaiah McKenzie, Miles Boykin, ou le déclinant Allen Robinson II.  J'avoue que je n'en connais pas la moitié !

Même chose en ce qui concerne les demis offensifs après Singletary.  La recrue Tyron Tracy Jr (choix de 5e ronde) est-il capable de jouer dans la NFL dès cette saison ?  Et à sa propre campagne recrue l'an passé, Eric Gray n'a rien démontré d'excitant avec ses 48 verges de gains, en dix-sept portées, pour une moyenne de 2,8 verges par course...  Qu'arriverait-il si Singletary se blessait ?



Pour secourir la désolante ligne à l'attaque, les Giants ont engagé, cet été, le garde Jon Runyan (ex-Packers, / photo ci-dessus), Aaron Stinnie (ex-Titans), et Jermaine Eluemunor (ex-Raiders).  Cela devrait stabiliser cette unité, jusqu'à en faire la moins pire de toutes celles de l'attaque.  C'est dire comme cette offensive est pourrie !

En défensive les Giants ont mieux fait durant la saison morte pour rehausser son niveau de jeu.  Les "Bleus" ont fait un coup fumant en obtenant le chasseur de quart Brian Burns, des Panthers de la Caroline.  Il n'a coûté qu'un choix de deuxième ronde au repêchage.  Toute une aubaine quand on sait que Burns est un des meilleurs de sa profession et que les "G men" avaient bien besoin de renforts à sa position.

Le "front 7" sera d'ailleurs la principale (seule ?) force du club en 2024-25.  Avec Burns, Kayvon Thibodeau (11½ sacks l'an passé), Dexter Lawrence II et Jordan Phillips, les Giants sont bien équipés.  La défensive devrait être meilleure contre le jeu au sol cette saison.  L'an passé, ce fut pénible, elle a été enfoncée pour 2 251 verges (29e position dans la NFL).  Globalement, c'est 407 points qu'elle a encaissés (26e rang de la Ligue).



On ne peut en dire autant de la tertiaire, encore affaiblie, comme si c'était possible, par le départ de son seul élément valable, le demi de sûreté Xavier McKinney (maintenant avec les Packers de Green Bay) , qui avait été nommé au Pro Bowl, avec ses coéquipiers défenseurs Lawrence, de même que le secondeur Bobby Okereke (photo ci-dessus). 

La tertiaire pourrait donc être plus poreuse que la saison dernière, elle qui se situait au 19e rang du circuit Goodell, avec 3 898 verges accordées. 

Du bord des unités spéciales, on se demande si le botteur de précision Graham Gano sera bien remis de son opération au genou, de l'an dernier.  En 2023-24 il a connu une inhabituelle mauvaise campagne en étant 11 en 17 (64,7 %) sur ses tentatives de placements.  Jamie Gillan est une valeur sûre pour les bottés de dégagement.

D'autre part, le receveur réserviste Gunner Olszewski s'acquitte bien de ses responsabilités de retourneur de bottés.



Au sommaire, la défensive est améliorée, et elle devrait mieux tenir le coup cette saison.  Mais c'est une autre histoire du côté de l'attaque.  Je pense qu'elle pourrait réussir l'impossible : être encore pire que l'année passée !  À moins que Daniel Jones rebondisse, et qu'il trouve en Malik Nabers un complice irrésistible et foudroyant, dès sa saison recrue.

Sinon, les Giants auront un mal fou à faire les playoffs malgré un calendrier relativement facile.  Seulement six de leurs adversaires ont participé aux séries éliminatoires l'an dernier.  Mais dans leur conférence, les Giants auront plus de compétition de la part des Commanders de Washington et des Falcons d'Atlanta.

Les preneurs aux livres ne sont pas optimistes : ils prédisent le dernier rang de leur division aux "Bleus", avec six victoires au compteur.

 









AUTRES  ARTICLES  ET  PRÉVISIONS :










SAISON 2024-25 DES COMMANDERS DE WASHINGTON : LES PARTISANS SE PRENNENT À RÊVER D'UNE RÉPÉTITION DE LA SAISON DE CHAMPIONNAT DE 2012.

Après les formations de la division Sud de la Conférence Nationale, et celles de la division Est de la Conférence Américaine, nous portons maintenant notre attention sur les équipes de la division Est de la NFC, à l'aube d'une nouvelle saison de la Ligue Nationale de Football.

Après presque deux décennies de misère et de désespoir du côté des anciens Redskins, à Washington, l'espoir renaît cette année chez les partisans de l'équipe.

L'arrivée d'une nouvelle direction des opérations football, -du gérant général (Adam Peters) aux assistants entraîneurs (Kliff Kingsbury à l'offensive, et Joe Whitt à la défensive), en passant par un nouveau coach en chef, Dan Quinn-, insuffle une dose de confiance supplémentaire pour faire croire à un retournement de la fâcheuse situation qui perdure depuis sept saisons perdantes d'affilée.

La dernière campagne a été particulièrement éprouvante quand les Commanders ont perdu 13 de leurs 17 matchs.  En faisant une "radiographie" de cette autre saison désastreuse, on découvre des statistiques accablantes.



Pour perdre autant de rencontres, on se doute bien que l'attaque a commis beaucoup d'erreurs.  Cela est avéré par les 32 revirements (29e position dans la NFL), dont elle s'est rendue coupable.  Le quart arrière Sam Howell (échangé aux Seahawks, depuis) a été victime de 21 interceptions et le pauvre homme a subi pas moins de 65 sacks !  L'offensive de Washington n'a marqué que 19,4 points par joute tandis que la défensive en a permis 30,5 (pire dossier de la Ligue).

Cette dernière unité a aussi fini dans la cave du classement en ce qui a trait aux verges totales accordés (6 612) et aux verges données par la passe (4 457).  Des chiffres dignes de la dernière position au classement de la division Est de la NFC.  Les fans du club ont trouvé la saison longue, les Commanders ne gagnant qu'une de leurs huit parties à domicile.

Inutile de dire que la nouvelle direction a du pain sur la planche.  Ça prenait des changements, et elle en a fait une tonne depuis ce printemps.  À commencer par le repêchage, qui, de l'avis des experts, a été une belle réussite.  Puis, on s'est reviré de bord pour embaucher vingt agents libres afin de boucher les nombreux trous de l'alignement.  Et on a fait attention de trop dépenser, même si on avait beaucoup de marge de manoeuvre, sous les plafond salarial.



Treize de ces vingt agents libres n'ont obtenu que des contrats d'un an.  C'est donc dire que s'ils ne font pas l'affaire, ils sont sur des sièges éjectables.  On appelle ça de la bonne gestion ou de la prudence.  Une bonne administration qui contraste avec l'incompétence du passé.

Les Commanders et leurs partisans fondent beaucoup d'espoir sur le nouveau quart arrière de l'équipe, la recrue Jayden Daniels (photo ci-dessus), sélectionné au 2e rang (1ère ronde) du dernier repêchage.  Le jeune homme de 23 ans (6' 4", 210 livres) a gagné le trophée Heisman l'an passé, en dominant complètement le football collégial (NCAA) avec LSU.

Il fait rêver les fans de Washington, car il a plusieurs similitudes avec l'ancien QB des Skins, Robert Griffin III, qui, en 2012, après avoir lui aussi été repêché au 2e rang, a conduit le club, -qui, avant sa venue, n'allait nulle part-, à un improbable championnat de division, avec dix victoires.

Comme Griffin, Daniels est un très bon coureur qui peut gagner beaucoup de verges, aussi bien au sol que par la passe.  Pour l'aider, la direction se voyait dans l'obligation d'améliorer la ligue offensive.  Elle a été horrible l'an passé.  On a donc pigé chez les joueurs autonomes pour ramasser le centre Tyler Biadasz, et le garde Nick Allegretti.  Il appert que la recrue Brandon Coleman a mérité le poste de plaqueur à gauche partant, pour amorcer la saison.  Ces changements ne règleront pas tous les problèmes de cette unité déficiente, mais ça va aider pas mal.



Puis, derrière Daniels, dans le champ arrière, on a engagé l'excellent Austin Ekeler (photo ci-dessus), l'ancienne vedette des Chargers de Los Angeles.  Il est le seul demi offensif dans l'histoire de la NFL à avoir marqué au moins 30 touchés par la passe, et au moins 30 autres au sol, à ses sept premières saisons dans la Ligue.  À Washington, il devrait surtout être employé comme receveur puisqu'on manque de personnel dans ce département.  Il se trouve à remplacer Antonio Gibson, maintenant avec les Patriots de la Nouvelle-Angleterre.

C'est toujours Brian Robinson qui restera le porteur de ballon numéro un de l'équipe

Le seul receveur éloigné bien établi, dont disposera Daniels, est Terry McLaurin, qui a fait pas moins de 77 catchs, et a amassé plus de 1 000 verges de gains, à ses quatre dernières campagnes.

Parce qu'il a amèrement déçu l'an passé, l'ailier espacé Johan Dotson vient d'être échangé aux Eagles de Philadelphie.  Cela signifie que de l'autre côté de McLaurin on retrouvera le jeune receveur de 24 ans, Dyami Brown, très peu utilisé lors de ses trois premières saisons avec l'équipe; ou/et on confiera le poste de receveur no 2 à la recrue Luke McCaffrey (photo ci-dessous), sélectionné en 3e ronde (100e) le printemps dernier.  Oui, si le nom vous dit quelque chose, c'est le frère du meilleur demi offensif de la NFL, Christian McCaffrey, et il est le fils de l'ancien receveur étoile Ed McCaffrey.



Les Commanders ont également amélioré la situation des ailiers rapprochés en allant chercher le vétéran Zach Ertz (bientôt 34 ans), qui a passé les trois dernières années avec les Cardinals de l'Arizona.  Il est possible que Ertz joue les seconds violons derrière la recrue Ben Sinnott, dont on dit beaucoup de bien.

Le gros du travail à faire demeure au niveau de la défensive qui, nous l'avons mentionné déjà, en a arraché pas à peu près l'an passé.  Les coachs ont fait beaucoup d'efforts pour amener des renforts via le marché des agents libres, et cela a donné de bons résultats.  On a recruté le chasseur de quart Dante Fowler (deux dernières saisons avec Dallas); les secondeurs Bobby Wagner (ex-Seahawks) et Frankie Luvu (ex-Panthers); le demi de sûreté Jeremy Chinn (ex-Panthers), et un autre ancien des Cowboys, le joueur de ligne Dorance Armstrong.

Le demi de coin recrue Mike Sainristil s'est également taillé un poste sur la formation partante de cette défensive, qui devrait être assez fortement améliorée.  Le légendaire entraîneur Nick Saban a déclaré que, livre pour livre, toutes catégories, Sainristil a été le meilleur joueur sélectionné lors du plus récent repêchage.  Ça en dit long... 



Autre changement, cette fois dans les unités spéciales, les Commanders ont un nouveau botteur de précision, le vétéran et, ex-Broncos de Denver, Brandon McManus, qui a un taux de réussite en carrière de 81,4 % de ses tentatives de placement.  Pas de soucis au poste de botteur de dégagement avec l'excellent Tress Way (photo ci-dessus), deux fois élu au Pro Bowl.  Il est le plus ancien porte-couleurs des Commanders.  Il est avec eux depuis 2014.

Les dirigeants des Commanders ont aussi recherché un retourneur de bottés sur le marché des joueurs autonomes, mais ils n'en ont pas trouvé.  Tout indique que le receveur substitut Jamison Crowder se chargera des retours de bottés de dégagement, et que le demi offensif réserviste Chris Rodriguez Jr s'occupera des bottés d'envoi.

Au final, les observateurs ne s'accordent pas au sujet du sort qui attend les Commanders de Washington en 2024-25.  Certains pensent que le jeune prodige Jayden Daniels fera des miracles "à la CJ Stroud", et qu'il conduira sa bande vers le sommet de la division Est de la NFC.  D'autres prévoient des difficultés au nouveau QB des Commanders parce que sa ligne à l'attaque est encore "friable", et qu'il n'a pas sous la main des receveurs aussi bons que ceux qu'il avait durant ses années à LSU, (deux de ces receveurs sont partis en première ronde du repêchage ce printemps).



Par le passé, plusieurs quarts arrières recrues, choisis tôt au repêchage, n'ont jamais réussi à s'adapter au jeu supérieur chez les professionnels.  On dit aussi que Daniels court trop souvent avec le ballon et qu'il va se faire frapper durement s'il fait la même chose dans la NFL.  Pour le bien de sa santé, et s'il veut durer longtemps dans cette ligue, il devra modérer ses transports.

Il est plus réaliste de croire que les Commanders, tout en s'améliorant pas mal cette saison, seront encore passablement loin d'une place en séries éliminatoires.  Il reste des faiblesses, autant en attaque qu'en défense (surtout la tertiaire).

C'est le club qui a fait le plus de changements durant la saison morte dans la NFL.  Dans ces circonstances, ça prend toujours du temps à créer une unité et une cohésion entre les joueurs.  Le début de campagne pourrait être ardu avant que ça commence à aller mieux ensuite... Au final, si les choses ne tournent pas rond assez tôt, les Commanders pourraient devoir se contenter d'au plus six ou sept victoires en 2024-25.













AUTRES  ARTICLES  ET  PRÉVISIONS :








jeudi 22 août 2024



SAISON  2024-25  DES  BILLS  DE  BUFFALO  :  LA  FENÊTRE  OUVERTE  SUR  LE  SUPER  BOWL  VIENT-ELLE  DE  SE  FERMER  ?

Depuis cinq ans, les Bills de Buffalo, avec en tête leur super quart arrière Josh Allen, possède un alignement de joueurs capable d'accéder aux plus grands honneurs de la Ligue Nationale de Football, c'est-à-dire, le championnat du Super Bowl.  Avec cinq saisons consécutives de dix victoires et plus; ajoutées à quatre championnats de division d'affilée, ils cognent à la porte du site du grand rendez-vous donnant accès au trophée Lombardi.  

Trois fois en quatre ans, cependant, les Chiefs de Kansas ont barré le chemin aux Bills durant les séries éliminatoires de la conférence Américaine.  L'autre fois ce fut les Bengals de Cincinnati qui ont empêché Buffalo de progresser vers la terre promise...

Ce printemps, avec une somme considérable de 40 millions de dollars au-dessus du plafond salarial, les Bills ont dû remanier leur formation en laissant partir, ou en libérant, plusieurs de leurs valeureux vétérans.  Ce faisant, est-ce qu'ils viennent d'affaiblir leur club au point de voir la fenêtre vers le SB se fermer ?

Voyons ça de plus près, alors que nous achevons notre examen des équipes de la division Est de l'AFC (voir les liens en fin d'article).



D'abord à l'attaque, les Bills ont perdu les services de leurs deux meilleurs receveurs : Stefon Diggs, échangé aux Texans de Houston contre un choix de deuxième ronde au prochain repêchage; de même que Gabe Davis, devenu agent libre et embauché ensuite par les Jaguars de Jacksonville.  Sur la ligne offensive, ils déplorent le départ du joueur de centre Mike Morse.

On ne remplace pas aisément des joueurs de cette qualité.  Les Bills ont tenté de le faire par la voie du marché des agents libres, et par le repêchage.  Par ce dernier moyen, les dépisteurs du club ont sélectionné le jeune receveur Keon Coleman (photo ci-dessus) en deuxième ronde.  Cet ancien joueur de basketball a pour principale qualité sa grandeur, qui lui donne la possibilité de sauter bien haut pour gagner ses batailles avec ses couvreurs, afin d'aller s'emparer du contrôle du ballon.

Ensuite, les Bills ont lancé leur filet un peu partout pour pêcher des receveurs disponibles durant l'encan des joueurs autonomes.  C'est ainsi que s'amèneront à Buffalo : Curtis Samuel (no 1, photo ci-dessous), qui a passé les trois dernières campagnes avec Washington; Marquez Valdes-Scantling (ex-Chiefs et ex-Packers), et Mack Hollins (avec les Falcons l'an passé).



Aucun de ces trois receveurs n'est susceptible de combler la perte de Davis et de Diggs.  Bien que ce dernier était tombé en disgrâce en deuxième moitié de saison à cause de sa mauvaise attitude.  De plus, il commandait un salaire énorme que les Bills ne pouvaient plus se permettre de payer.  Par conséquent, il était moins utilisé et ses statistiques ont périclité (636 verges de gains et trois touchés).  

Samuel, son éventuel remplaçant, a connu sa meilleure saison en 2020, avec les Panthers de la Caroline quand l'actuel coordonnateur offensif des Bills, Joe Brady, le dirigeait.  Les deux autres nouveaux venus, Valdes-Scantling et Hollins, sont plutôt des marginaux ou des substituts.  Parmi ces agents libres recrutés, il y avait aussi le receveur Chase Claypool, mais les Bills l'ont libéré durant le camp d'entraînement.

Semble-t-il que pour parer ce manque de qualité chez les receveurs espacés, les Bills emploieront davantage Khalil Shakir, qui a commencé à vraiment s'affirmer vers la fin du calendrier, l'an passé.  Ils auraient aussi recourir plus souvent au demi offensif James Cook comme receveur (445 verges de gains par la passe en 2023 + 1 122 verges au sol pour un total de 1 567 verges, en 6e place dans la NFL), ainsi qu'à l'ailier rapproché Dalton Kincaid (photo ci-dessous).  



Celui-ci a très bien fait à sa saison recrue l'an passé (il a même établi des records d'équipe dans ces circonstances, avec 73 attrapés pour 673 verges).  Si bien qu'il a progressivement devancé l'autre ailier rapproché de l'équipe, Dawson Knox.  Les Bills pensent qu'il peut devenir un genre de Travis Kelce, c'est-à-dire un pilier important et très occupé de l'attaque.

Au poste de centre, c'est l'ex-Cowboys Connor McGovern qui prendra la relève de Mike Morse, parti à Jacksonville, chez les Jaguars.

Pour enlever de la pression sur les épaules du quart arrière Josh Allen, qui doit maintenant composer avec des ressources aériennes amoindries, le coordonnateur offensif Joe Brady va changer les plans de match.  Il l'avait déjà fait après sa nomination, à la mi-novembre, la saison dernière.

Il continuera donc d'utiliser davantage les jeux au sol, surtout les courses sur les ailes, que ce soit à gauche ou à droite, au lieu d'y aller en plein centre.  Les coureurs des Bills ont eu du succès en deuxième demie de campagne, l'automne passé, grâce à cette stratégie.  Avant l'arrivée de Brady (photo ci-dessous), les Bills avaient compilé un dossier de 5-5.  Après sa venue, ils ont gagné six de leurs sept dernières parties, pour dépasser de justesse les Dolphins de Miami, en tête de la section Est de l'AFC.  Les Dolphins avaient pourtant trois matchs d'avance sur eux, cinq semaines avant la fin du calendrier régulier.



Lorsque le nouveau directeur de l'attaque a pris les commandes, 41 % des jeux offensifs des Bills étaient des jeux au sol (20e dans la NFL).  Brady a porté ce pourcentage à 52% (2e plus haut pourcentage dans la Ligue, derrière les Steelers).  Il faut s'attendre à encore plus de style "rouleau compresseur" cette saison.  Brady emploie souvent deux demis au champ arrière, et six joueurs de ligne pour bloquer.  Il ne faut pas oublier non plus que Josh Allen court souvent avec le ballon (525 verges de gains, et 15 touchés marqués de cette façon, -premier rang dans la NFL-).  Sa contribution à l'attaque terrestre devrait aussi augmenter.

Certains reprocheront à Allen son grand nombre de revirements (18 interceptions, quatre échappés perdus, en 2023-24).  Mais la grande majorité de ces erreurs se produisent dans des circonstances atténuantes (positions sur le terrain, longues passes interceptées mais servant en fait de longs dégagements lors de 3e essais ratés, etc), et elles sont peu, ou pas du tout, coûteuses les trois quarts du temps.

Comme c'est le cas depuis cinq ans, Allen a encore été l'un des meilleurs QB de la NFL la saison dernière, avec des gains aériens de 4 306 verges et 29 passes de touché.  Il dirige une des plus productives offensives de la Ligue depuis tout ce temps (l'an passé : 6e de la NFL pour les points marqués → 451; 4e pour les verges gagnées → 6 366; 7e pour les verges au sol →2 212; et 8e pour les verges par la passe → 4 154).



D'année en année, Allen a amélioré la précision et la longueur de ses passes.  La saison dernière, seuls Dak Prescott et Tua Tagovailoa ont lancé plus de passes de dix verges et + que lui.  Allen a été le meilleur QB de la ligue pour échapper à la pression des défensives adverses.  À ce chapitre, il a même devancé Patrick Mahomes, un maître dans ce domaine de l'esquive.  Il a aussi mené la Ligue pour les touchés combinés, passes et courses, avec 44 (en carrière c'est 220) !  Seul Jalen Hurts, des Eagles, a converti plus de 3e et de 4e essais que lui.  

Allen c'est une véritable machine à scorer !  Beaucoup de gens croient qu'il est tellement dominant et talentueux, qu'il pourra continuer à produire de telles statistiques peu importe le personnel moins qualifié qui l'entourera cette saison.  Avec en prime, toujours cette possibilité d'amener encore son équipe au Super Bowl.

Ça reste à voir.  Car sa défensive a aussi encaissé des coups durs durant la saison morte.  Beaucoup de bons vétérans de cette bonne brigade ont dû quitter via le marché des agents libres.  Parmi les joueurs perdus cet été par les Bills, neuf avaient déjà été au Pro Bowl, et sept avaient déjà été nommés des All-Pro (étoiles).  Et de ceux-ci, plusieurs jouaient en défensive.



Notons les départs les plus importants : le secondeur Tyrel Dobson; les joueurs de ligne Leonard Floyd (meilleur de l'unité avec 10½ sacks en 2023-24),  Poona Ford, Shaq Lawson, ainsi que Jordan Phillips.  Mais surtout la tertiaire qui a payé le prix de ces séparations : les excellents demis Jordan Poyer, Tre'Davious White, Micah Hyde et Dane Jackson ont tous été sacrifiés.  On voit mal comment les Bills pourront se remettre de ces abandons.  Surtout du côté de la défense anti-aérienne, pour laquelle les Bills étaient classés 7e dans la NFL, lors de la plus récente campagne.

Au cours des dernières années, cette unité défensive a toujours été solide (l'an passé : 4e de la NFL pour le moins de points accordés -311-, 9e pour les verges -5 222-).  Elle risque de l'être moins cette saison.  On pointe deux éléments en particulier qui sème des doutes : Matt Milano, qui est trop souvent blessé; et Von Miller qui, à 35 ans, semble au bout du rouleau...

Les unités spéciales pourraient aussi avoir d'épineux problèmes.  Le botteur de précision Tyler Bass n'a pas eu une bonne campagne l'an dernier.  Il a raté huit placements en saison régulière, et trois en playoffs, dont un très coûteux, qui aurait égalisé le pointage tard en fin de partie, dans la fatidique défaite éliminatoire contre Kansas City (photo ci-dessous).  Le botteur de dégagement, Sam Martin n'a pas été brillant non plus en 2023-24.  Les retourneurs de bottés ne cassent rien eux non plus.  Ce sera probablement KJ Hamler qui sera désigné pour se charger de cette tâche cette année.



Bref, même si Josh Allen est un super man qui peut charrier toute son équipe, il aura du mal à l'amener en séries éliminatoires cette saison.  La compétition est très forte (Jets, Dolphins) dans leur division, et dans la Conférence Américaine (pour les "wild cards").  Dès le commencement du calendrier, les Bills devront affronter des formations puissantes comme les Dolphins, les Ravens, les Texans, les Jets, et les Jaguars, dont trois de celles-ci sur la route.  Ça ne sera pas de la tarte...

C'est à cette occasion, à partir de la semaine 2 du calendrier, que l'on pourra constater si les Bills ont fait un, ou plusieurs pas de recul, après toutes les pertes de bons joueurs qu'ils ont subies dans l'entre saison.

Buffalo Bills 2024 Schedule

Week

Date

Opponent

Kickoff (ET)

1

Sep 8

Arizona Cardinals

1:00 PM

2

Sep 12

at Miami Dolphins

8:15 PM

3

Sep 23

Jacksonville Jaguars

7:30 PM

4

Sep 29

at Baltimore Ravens

8:20 PM

5

Oct 6

at Houston Texans

1:00 PM

6

Oct 14

at New York Jets

8:15 PM

7

Oct 20

Tennessee Titans

1:00 PM

8

Oct 27

at Seattle Seahawks

4:05 PM

9

Nov 3

Miami Dolphins

1:00 PM

10

Nov 10

at Indianapolis Colts

1:00 PM

11

Nov 17

Kansas City Chiefs

4:25 PM

12

Bye

 

 

13

Dec 1

San Francisco 49ers

8:20 PM

14

Dec 8

at Los Angeles Rams

4:25 PM

15

Dec 15

at Detroit Lions

4:25 PM

16

Dec 22

New England Patriots

1:00 PM

17

Dec 29

New York Jets

1:00 PM

18

TBD

at New England Patriots

TBD



🏈🏈🏈🏈🏈


AUTRES  ANALYSES  ET  PRÉDICTIONS :


→ Patriots de la Nouvelle-Angleterre





→ Dolphins de Miami






→  Jets de New York


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24/08/aaron-rodgers-pourra-t-il-faire-enfin.html