lundi 6 janvier 2025

AVEC AARON RODGERS, LES JETS DE NEW YORK : LA PIRE DÉCEPTION DANS L'EST DE L'AMÉRICAINE EN 2024.



AVEC  LE  LÉGENDAIRE  AARON  RODGERS  ENFIN  EN  SANTÉ,  LES  JETS  DE  NEW  YORK  ÉTAIENT  SUPPOSÉS  ÊTRE  DES  PRÉTENDANTS  AU  SUPER  BOWL.

Beaucoup d'espoirs reposaient sur le quart arrière Aaron Rodgers et les Jets de New York pour la saison 2024-25.  Du moins, les supporters de l'équipe espéraient que leur club favori mettrait fin à treize années consécutives sans participation aux séries éliminatoires de la NFL.

Avec un bilan décevant de cinq victoires en dix-sept matchs, les Jets ont été loin d'atteindre leurs objectifs.

Et cet échec ne fut pas uniquement la faute de Rodgers, qui, à 41 ans, lors du dernier match de son équipe, dimanche dernier, a lancé la 500e passe de touché de sa brillante carrière.  C'est seulement le 5e QB à atteindre cette marque dans l'histoire de la Ligue Nationale de Football (après Tom Brady 649; Drew Brees 571; Peyton Manning 539; et Brett Favre 508).




Même si ses statistiques n'ont pas été si mauvaises, Rodgers a eu du mal à s'adapter à sa nouvelle équipe. Il ne semblait pas être sur la même longueur d'onde que ses receveurs, notamment lors des jeux critiques, des jeux qu'il avait l'habitude de réussir, et qui ont fait sa réputation enviable.

Les blessures graves subies au cours de sa carrière, notamment celle au tendon d'Achille, qui lui a fait manquer toute la saison précédente, ainsi que son âge avancé, semblent avoir affecté sa mobilité et son temps de réaction pour décider quelle stratégie adopter.

Lent, indécis, parfois même moins combatif, il a encaissé 40 sacs cette saison, et son ratio "passes de touché vs interceptions" de 28-11, ainsi que son coefficient d'efficacité de 90,5, ont été en dessous de ses standards habituels.



À New York, après la fin de sa saison, Rodgers a dit contempler la retraite, du moins, il y réfléchira.  Il pourrait aussi revenir au jeu en 2025, que ce soit avec les Jets, ou une autre équipe de la NFL.  Il paraît usé et démotivé.  Et mûr pour la retraite...

En 2024, Rodgers n'a pas bénéficié du soutien de son attaque au sol, celle-ci se classant à l'avant-dernier rang de la ligue avec une moyenne de seulement 91,8 verges par match. Cela a contraint le vétéran QB à lancer plus de passes qu'idéalement souhaité.

L'offensive des Jets n'a même pas produit 20 points par rencontre (19,9 → 24e de la NFL).  Pourtant elle pouvait compter sur de très bons éléments, avec les receveurs Garrett Wilson et Davante Adams (acquis des Raiders le 15 octobre), ainsi que le demi offensif Breece Hall.

Pendant ce temps, la défensive de "Gang Green" permettait 23,8 points par joute (20e rang du circuit Goodell), même si elle a fini en 3e position pour le moins de verges accordées (313,8 par match).  À l'image de Rodgers, qui a raté beaucoup trop de jeux clés, la brigade défensive a flanché trop fréquemment lors de situations critiques.



Les unités spéciales n'ont pas été à la hauteur, en particulier le botteur de précision Greg Zuerlein (photo ci-dessus) qui a raté sept placements en huit parties, avant d'être blessé et de s'absenter pour la seconde moitié de la saison.  Quatre de ses tentatives avortées ont coûté des victoires à son équipe.  Réussies, elles auraient permis aux Jets d'avoir une fiche de 4-1 en début de campagne, et de rester ainsi dans la course aux séries éliminatoires.

Ayant congédié l'entraîneur en chef Robert Saleh, après cinq parties, la direction de l'équipe est à nouveau à la recherche d'un coach, car elle a décidé de ne pas retenir les services de Jeff Ulbrich, qui agissait comme pilote par intérim.  Le gérant général Joe Douglas a aussi pris la porte, et on devra lui trouver un successeur.



Après 14 ans de misère, les Jets continuent de porter l'étiquette de club d'incompétents.  Si Rodgers se retire, ou quitte l'équipe, on devra combler son poste, soit par un agent libre de qualité, ou un bon jeune quart, lors du repêchage.  

Trouver un directeur général et un entraîneur hautement compétents est la première priorité.  Parmi les candidats potentiels, on remarque Mike Vrabel, Rex Ryan, Brian Flores, et Mike McCarthy...

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Du côté des Dolphins de Miami (8-9), la saison s'est terminée en queue de poisson avec une défaite de 32-20 contre les Jets, dimanche passé.  Ils manquent les éliminatoires pour la première fois en trois ans.  Ce qui fait la manchette dans le Sunshine State après cette triste fin de campagne, c'est la déclaration tonitruante d'après match du receveur étoile Tyreek Hill (photo ci-dessus), qui a dit qu'il ne jouerait plus pour les Dolphins.

Un membre de la direction de l'équipe a mentionné, pour sa part, que Hill avait déjà jeté l'éponge bien avant de signifier son abandon du club de Miami.

C'est encore la même histoire pour les "phins" depuis quelques années.  C'est un club différent quand le quart arrière Tua Tagovailoa joue (fiche de 6-5 cette saison, avec un différentiel de + 17, entre les points marqués -moyenne de 24 par match-, et les points alloués) et lorsqu'il est blessé (fiche de 2-4, avec une moyenne de 12,3 points marqués par game; et en différentiel négatif de 36 points).



Les substituts de Tua (à droite sur la photo ci-dessus) ne font pas le travail, comme le prouve leur coefficient d'efficacité combiné de 77,8 -et surtout leur manque d'aplomb en situations cruciales-.  On remarque également que les receveurs espacés de l'équipe sont de petite taille, et sont peu "physiques".  Ils sont désavantagés pour les attrapés contestés.

Cette caractéristique s'applique aussi à la défensive, qui dans le dernier droit de la saison, a éprouvé des difficultés à réussir des plaqués, en particulier contre les demis offensifs adverses.  Des jeux au sol anodins se sont alors transformés en de gros gains coûteux.

Les membres de la tertiaire n'ont pas brillé non plus, en ratant des plaqués, en ratant des couvertures, et en ratant plusieurs interceptions.  Au total, les Dolphins ont raté 101 plaqués cette saison.



Le manque de discipline (114 pénalités), a également pesé dans la balance, en plus des nombreux ballons échappés (onze, 4e plus haut total dans la NFL).

Les blessures ont fait mal au club, mais faute de substituts de qualité, les Dolphins ont été incapables de compenser.  La ligne à l'attaque a failli à la tâche en permettant 43 sacs du QB, et en n'ouvrant pas suffisamment de brèches pour les demis offensifs (4,01 verges par portée, 28e rang dans la NFL).

Tagovailoa pose un problème en raison de ses fréquentes blessures. Il faudra déterminer s'il demeure une solution fiable au poste de QB.  La direction devra également renforcer la profondeur de l'alignement à toutes les positions. Sinon, cette formation est vouée à stagner.

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Sitôt le dernier match terminé, le propriétaire des Patriots de la Nouvelle Angleterre (4-13), Robert Kraft (photo ci-dessus) a congédié l'entraîneur en chef Jerod Mayo.  Kraft s'attendait à ce que Mayo, -une recrue comme head coach-, fasse mieux que son prédécesseur Bill Belichick, dès sa première saison à la barre de l'équipe.  Ce ne fut pas le cas.  Les résultats (4-13) ont été identiques, avec un alignement très semblable à celui que Belichick avait dirigé à sa dernière saison (2023).

Mais Kraft était probablement le seul qui s'attendait à de meilleurs résultats.  Avant le début de la campagne, les analystes et les experts prévoyaient un aussi mauvais bilan, et ils voyaient les Pats dans les dernières positions au classement général de la NFL.

La véritable surprise est que Kraft n'ait pas accordé au moins une autre chance à Mayo (photo ci-dessous). Ce dernier n'était pas prêt à diriger une équipe. Il n'avait pas d'expérience, même pas en tant que coordonnateur.



Il n'avait pas les outils pour réussir.  À commencer par une bonne ligne à l'attaque.  Comme leur coach, les membres de cette unité était inexpérimentés.  Pas moins de douze joueurs ont tenté de la constituer, en s'échangeant les positions.  Sans succès...

Envoyé peut-être trop tôt dans la mêlée, le quart arrière recrue Drake Maye n'a pas si mal paru, mais il n'avait aucun receveur dangereux à qui passer le ballon.

Peu importe qui remplacera Jerod Mayo comme entraîneur des Pats, il héritera des mêmes problèmes que lui. Les dirigeants de l'équipe ont beaucoup de travail à accomplir pour améliorer leur formation. La première chose à faire serait d'arrêter de commettre des erreurs de recrutement, et arrêter de conclure de mauvais échanges.

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Les Bills de Buffalo (13-4) ont encore remporté le championnat de la division Est de l'AFC, cette fois, sans forcer.  S'ils ont gagné aussi facilement, c'est surtout à cause du brio époustouflant de leur quart arrière Josh Allen (photo ci-dessus), un sérieux candidat au titre de joueur de l'année dans la NFL (MVP).

Il a lancé 28 passes de touché, seulement six interceptions, en plus de marquer douze touchés au sol !  Il n'a été plaqué derrière la ligne de mêlée que quatorze fois !  Allen a dirigé la seconde meilleure attaque de la Ligue (30,9 points par match).

La défensive a tenu son bout en n'accordant que 21,6 points par partie (11e plus basse moyenne dans la NFL), mais elle a parfois connu quelques ennuis en étant incapable d'arrêter personne, dans certains affrontements : exemples, contre Baltimore (35 points, 427 verges allouées; 44 points, 457 verges contre les Rams; 42 points, 521 verges contre Détroit).



Allen (531 verges, 12 TD) et James Cook (1 009 verges, 16 touchés, photo ci-dessus) se sont chargés de l'attaque au sol (131,2 verges par match, 9e rang dans la NFL).  L'attaque aérienne s'est également classée 9e dans la ligue avec des gains de 227,9 verges par rencontre.

Elle aurait été meilleure si le receveur Amari Cooper n'avait pas été absent pendant la moitié de la saison à cause de blessures.  Khalil Shakir (76 attrapés, pour 821 verges et quatre touchés; et Keon Coleman (29 réceptions pour 556 verges et quatre touchés, en 13 matchs joués) ont aidé à compenser pour le manque de productivité de Cooper.  Allen a aussi reçu l'aide d'une foule d'autres receveurs marginaux en étant en mesure de bien distribuer le ballon.

En première ronde des séries éliminatoires (Wild Card), les Bills recevront les Broncos de Denver, dimanche prochain (13 heures).  On en reparlera...

samedi 4 janvier 2025

AVEC LE FORMIDABLE QB JAYDEN DANIELS : LES COMMANDERS DE WASHINGTON LE "DARK HORSE" DES SÉRIES ÉLIMINATOIRES DE LA NFL ?



À la veille des séries de fin de saison, les puissances de la Conférence Nationale redoutent d'affronter les Commanders de Washington et leur jeune quart arrière prodige.


Chaque année, il y a toujours un club que personne ne veut affronter dans les séries éliminatoires de la Ligue Nationale de Football.  Un genre d'équipe cendrillon.  De "dark horse".  Une nouvelle équipe en séries de fin de saison, qui est excitante et audacieuse, qui n'a rien à perdre, et ne souffre d'aucun complexe.  Un club jeune et dynamique, prêt à surprendre l'adversaire même s'il est négligé des parieurs.


Ce club, ce pourrait bien être les Commanders de Washington.  Guidés et enthousiasmés par le jeu sensationnel de leur quart arrière recrue Jayden Daniels (photo ci-dessus), les hommes de l'entraîneur Dan Quinn se sont qualifiés pour les playoffs en se façonnant une fiche de 11-5, bonne pour le deuxième rang de la Division Est de la Conférence Nationale.




L'an dernier, on croyait que le QB C.J. Stroud avait connu une des meilleures saisons pour une recrue dans l'histoire de la NFL.  Eh bien cette année, Daniels a fait aussi bien, sinon mieux que lui.  On le compare déjà à Lamar Jackson, deux fois nommé le joueur le plus utile à son équipe (MVP), avec les Ravens de Baltimore.


Le vieux Dan Quinn en a vu des joueurs de football dans sa vie, mais il continue d'être étonné par le talent prodigieux et le sang froid de son jeune quart.  C'est aussi le cas pour tous les observateurs, et les autres formations de la NFL.  Les Commanders ont opéré tout un revirement de situation cette saison.  Avec de nouveaux coachs, un alignement reconstruit, et une recrue au poste le plus important, celui de quart arrière, ils ont effacé leur abominable dossier de 4-13 de l'an passé.



Avec Daniels et son imitation de Lamar Jackson (photo ci-dessus), Washington est devenu la 4e meilleure attaque du circuit Goodell en gagnant 376 verges et en marquant près de 29 points par match (5e rang de la NFL).  Grâce au talent de coureur de Daniels (864 verges au sol), les Commanders sont 3e dans la ligue, avec une moyenne de 157 verges de gains au sol par rencontre.  C'est un club bien balancé.


Car si l'offensive a fait du bruit, la défensive a aussi fait sa part, en se classant dans le top 10 pour les verges accordées par joute (324).  La défense anti-aérienne a été particulièrement étanche en n'allouant que 187 verges par partie (3e dans la Ligue).



Mais c'est surtout Jayden Daniels qui a laissé tout le monde bouche bée en étant un "play maker" exceptionnel; par certaines de ses passes de précision chirurgicale; par sa façon d'improviser des jeux avec succès; par sa facilité à éviter la pression, et d'esquiver les chasseurs de quart ennemis.  Il performe bien dans les situations critiques, en vertu d'un talent naturel et d'un instinct sûr, des atouts qui ne s'enseignent pas.


Il opère une magie qui laisse les défensives adverses dans l'inconnu, dans le mystère, en déséquilibre, perplexe.  C'est pourquoi Daniels fait des Commanders un club difficile à affronter et à vaincre...

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Ailleurs dans la section Est de la NFC, les Eagles de Philadelphie sont champions avec 13 gains et 3 revers.  Après leur catastrophique et mystérieuse fin de campagne, l'an dernier, on se demandait s'ils allaient retrouver le chemin de la victoire cette saison.  Ils l'ont fait, grâce, surtout, à leur extraordinaire nouveau demi offensif Saquon Barkley (ex-Giants), qui a pratiquement gagné plusieurs matchs à lui seul.


Avec ses 2005 verges de gains au sol et ses quinze touchés, Barkley (photo ci-dessus) aurait probablement battu le vieux record d'Eric Dickerson (2 105 verges, avec les Rams, en 1984) s'il avait joué en fin de semaine contre les pauvres Giants de New York.  Son coach, Nick Sirianni, a plutôt jugé préférable de lui donner congé en vue des séries éliminatoires, pour lesquelles les Eagles sont déjà assurés d'être semés no 2 dans la NFC.


Avec Barkley, et le quart Jalen Hurts, deuxième meilleur porteur de ballon de l'équipe, les Eagles sont les meilleurs de la NFL pour les gains au sol (187,3 verges par match) cette année.  Il ne manque que trois verges et un touché aux Eagles pour devenir seulement la deuxième équipe de l'histoire de la Ligue Nationale à courir pour plus de 3 000 verges et 30 touchés en une saison (l'autre club a été les Patriots, en 1978).




Hurts (photo ci-dessus) a toutefois subi une commotion cérébrale, il y a deux semaines, et on ignore s'il sera à son poste pour le début des playoffs, la semaine prochaine.  Il est également blessé à un doigt de la main gauche.  S'il devait rater les séries, les chances de gagner des Eagles seraient sérieusement limitées.


Son substitut, Kenny Pickett est également au rencart (côtes) et, pour le dernier match de la saison régulière, demain, on devra s'en remettre à Tanner McKee, qui n'a que quelques minutes d'expérience dans la NFL.  Les Eagles espèrent récupérer bientôt l'excellent ailier rapproché Dallas Goedert, blessé à un genou depuis plusieurs semaines.


Pour donner une idée de la très bonne saison des représentants de Philadelphie, douze leurs porte couleurs ont été élus au Pro Bowl cette année.

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On ne s'attendait pas à grand chose de la saison 2024 des Giants de New York.  Mais de là à ne les voir gagner que trois parties, il y avait une marge, après leur campagne de 6-11, l'année précédente.


On se demandait surtout si le quart arrière Daniel Jones allait rebondir (enfin).  Ce ne fut pas le cas, et il a à nouveau perdu son poste de QB no 1 durant la saison.  Il a alors demandé à être libéré.  Ce que les Giants ont été enchanté de lui accorder, après lui avoir fait signer une très lucrative extension de contrat en septembre 2023 (4 ans, 160 millions de $$$).


Les Giants ont aussi amèrement regretté d'avoir laissé partir le demi offensif Saquon Barkley à Philadelphie.  Sans lui, et avec le jeu erratique de Jones, l'offensive des G-men a périclité à l'avant dernier rang de la NFL en ne marquant que 16,2 points par match.




La défensive n'a pas fait mieux, notamment contre le jeu au sol (avant dernier de la Ligue en accordant une moyenne par rencontre de 141,6 verges).


Les déboires des Giants ne sont rien de nouveau.  Depuis la fin de l'ère du gérant Tom Coughlin, après la saison 2015, ils ont un peu reluisant bilan de 51-95-1.  Depuis ce temps, trois entraîneurs en chef ont été congédiés, et Brian Daboll (photo ci-dessous) pourrait être le prochain à prendre la porte après cette saison affreuse.




Les amateurs new yorkais veulent aussi avoir la tête du directeur général Joe Schoen.  Après trois ans à la direction de l'équipe, lui et Daboll ont un dossier déficitaire de 18-31-1.  Au cours des onze dernières années, les Giants ont perdu dix parties et plus, en neuf occasions...


Pour redresser leur pénible situation, les recruteurs du club devront dénicher un très bon jeune quart arrière, et un porteur de ballon d'élite, lors du prochain repêchage.  Mais il y a d'autres gros trous à boucher dans leur alignement, y compris en défensive.  La Xième reconstruction prendra du temps, surtout s'il n'y a pas bientôt de nouveaux constructeurs compétents...

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Si les malheurs des Giants de New York n'ont surpris personne, ceux des Cowboys de Dallas ont (7-9) quand même étonné en 2024.  C'est la première fois depuis la saison 2020 (6-10) que les boys connaîtront une campagne négative (plus de défaites que de victoires) et qu'ils rateront les séries éliminatoires.


L'entraîneur en chef Mike McCarthy est sur la sellette malgré un bilan respectable de 49-34 (mais 1-3 en playoffs) depuis ses débuts comme coach à Dallas.  Son contrat prend fin cette saison et il s'attend à ce qu'il ne soit pas renouvelé.


Le propriétaire de l'équipe, Jerry Jones, lui avait accordé une dernière chance d'amener le club loin en séries de fin de saison cette année, après que McCarthy ait échoué dans cette mission, les saisons précédentes, malgré de bonnes fiches en calendriers réguliers (deux fois 12-5, en 2022 et en 2023). 




Qu'est-ce qui explique la chute des Cowboys cette saison ?  Peut-être Jerry Jones lui-même !  Il a fait poiroter le quart arrière Dak Prescott en tardant à renouveler son contrat jusqu'à la dernière minute.  Prescott a par la suite joué de malchance en étant blessé, et en ratant la deuxième moitié de saison.  Même lorsqu'il a joué, il a connu beaucoup de difficultés, comme le démontre sa cote d'efficacité de 86, la pire de sa carrière.


Idem pour le meilleur joueur de l'équipe, le receveur CeeDee Lamb, qui a fait la grève durant le camp d'entraînement.  Il a quand même eu une bonne saison, mais il a été le seul receveur du club à connaître du succès.


Les Cowboys avaient laissé partir le demi offensif Tony Pollard (Titans) dans l'entre saison.  Son remplacement par le revenant Ezekiel Elliott a été un échec, et il vient d'ailleurs d'être libéré.  Le porteur de ballon Rico Dowdle (photo ci-dessous) n'a pas mal fait (1 007 verges, quatre touchés mais un seul au sol), cependant, il n'a pas été en mesure de compenser pour le manque de punch offensif des siens (21e de la NFL pour les points marqués avec 20,7 par match).




De l'autre côté du ballon, la défensive a été une véritable passoire en allouant près de 28 points par partie (31e rang dans la NFL).


Un renouveau s'impose à Dallas.  Pour remonter la pente, ça va prendre de gros noms recrutés sur le marché des joueurs autonomes, ainsi que de nouveaux entraîneurs, plus jeunes, capables d'implanter des systèmes de jeux stratégiquement à jour, et dynamiques.  Un changement de propriétaire aiderait grandement, mais il ne faut pas compter là-dessus !!!

jeudi 2 janvier 2025

C.J. STROUD INQUIÈTE : EST-CE LE TEMPS DE PANIQUER CHEZ LES TEXANS, AVANT LES ÉLIMINATOIRES ?



Les Texans de Houston ne sont pas en bonne position à la veille d'entamer les séries éliminatoires dans la NFL.


Après une humiliante défaite de 45 à 33 aux mains des pitoyables Giants de New York, dimanche passé, les Colts d'Indianapolis (7-9) sont maintenant éliminés de la course aux séries de fin de saison dans la Ligue Nationale de Football.

Dans la division Sud de la Conférence Américaine, seuls les champions, les Texans de Houston, participeront donc au tournoi pour la conquête du trophée Vince Lombardi, emblématique du gagnant du Super Bowl, en février prochain.

L'an dernier, les Texans avaient constitué l'une des plus agréables surprises dans la NFL.  Guidés par un nouvel entraîneur en chef, Demeco Ryans, et le superbe jeu du quart arrière C.J. Stroud, Houston avait mérité un premier titre de section depuis 2019, avec une fiche de dix victoires en dix-sept parties.

Au terme de la présente campagne, les Texans égaleront probablement leur dossier de l'an passé, mais après les changements apportés dans l'entre saison, on s'attendait à plus de cette formation, qui semblait encore améliorée.  Les dirigeants de l'équipe étaient "all in", et leurs efforts durant la saison morte 2024 les amenaient même à viser le Super Bowl dès cette année.



Entre autres améliorations, ils avaient ajouté les vétérans Danielle Hunter (ex-Vikings, excellent chasseur de quarts arrières), le porteur de ballon Joe Mixon (ex-Bengals, photo ci-dessus), et l'excellent receveur éloigné Stefon Diggs (ex-Bills). 

Certes, Houston a décroché facilement la première place de sa faible division, mais les récentes performances de l'équipe ont énormément déçu, surtout celle du jour de Noël, une affreuse déconfiture de 31 à 2 contre les Ravens de Baltimore.  C.J. Stroud a probablement joué le pire match de sa carrière, dans cet affrontement à sens unique.

Stroud a vécu la fameuse guigne de la deuxième année, cette saison.  Ses statistiques le démontrent.  Par rapport à sa fantastique saison recrue, son taux d'efficacité est passé de 100,8 à 86; son ratio passes de touché vs interceptions s'est détérioré de 23-5 à 19-12; son nombre de passes de 20 verges et plus a baissé de 66 à 42; et le nombre de sacs subis a monté de 38 à 52.



Cette saison, le jeune pivot des Texans a semblé perdre ce qui avait tant fait son succès en 2023-24, c'est-à-dire, sa très bonne lecture du jeu et des défensives adverses.  Un atout rare, pour un quart arrière si inexpérimenté.

Mais Stroud n'est pas le seul à blâmer pour la baisse de régime de son club.  L'offensive a été moins explosive qu'en 2023, et la défensive a également perdu des plumes, en ne se retrouvant maintenant que dans la moyenne de la NFL.

La perte de vitesse de l'offensive s'explique avant tout par la faiblesse de la ligne à l'attaque.  Dans la NFL, les rencontres se gagnent dans la bataille des tranchées.  Et le front offensif de Houston a failli à la tâche dans ce département.


Moins bien protégé par sa ligne à l'attaque, Stroud a eu moins de temps pour lire les défenses ennemies; ses receveurs n'ont pas pu se démarquer assez vite; et la pression constante des fronts défensifs adverses a poussé le jeune quart à commettre plus d'erreurs et de revirements.

Si cette ligne à l'attaque n'a pas bien fait son travail, c'est en partie parce qu'elle a été affaiblie par les blessures, notamment à Shaq Mason (photo ci-dessus) et à Juice Scruggs, deux de ses piliers.

Les blessures ont aussi décimé le groupe de receveurs de C.J. Stroud.  Nico Collins n'a joué que onze matchs, et Stefon Diggs huit.  Le jeune marchand de vitesse Tank Dell (photo ci-dessous) a raté deux parties et il va manquer toute la saison prochaine après s'être brisé le genou gauche, la semaine dernière.



Les manquements de la ligne à l'attaque ont aussi affecté le jeu au sol des Texans.  Joe Mixon n'a pas si mal fait, mais globalement, Houston n'a gagné que 106,4 verges au sol par joute (21e rang de la NFL).  Ce manque de punch de l'attaque terrestre a forcé Stroud à tenter plus de passes, ce qui l'a mis davantage sous pression, avec les conséquences... fâcheuses, que l'on connaît maintenant.

Une autre explication pour les déboires de l'offensive texane se trouve probablement dans les mauvais choix de jeux, ou les stratégies déficientes, du coordonnateur à l'attaque Bobby Slowik, dont plusieurs observateurs réclament le congédiement.

Étant donné la situation présente de l'équipe (assez chaotique), en particulier l'alarmante et importante liste des blessés, les analystes et les experts prédisent un mauvais sort aux Texans en vue des séries éliminatoires.



Leurs opposants en première ronde seront probablement les Steelers de Pittsburgh, et leur solide défensive, qui pourrait bien exploiter les faiblesses offensives des Texans.  Bref, le chemin de Houston en séries pourrait s'arrêter abruptement dès le tour initial, la semaine prochaine.  On n'est guère optimiste au Texas pour l'avenir immédiat du club de Demeco Ryans (photo ci-dessus)...

🏈🏈🏈

Un mot sur les autres formations de la division Sud de l'AFC.



Les Colts d'Indianapolis (7-9) ont connu une saison ordinaire et décevante par rapport à ce que leurs partisans espéraient d'eux.  Comme c'est leur habitude depuis huit ans, soit depuis qu'ils sont dirigés par leur gérant général Chris Ballard.

Son règne correspond à l'ère post Andrew Luck, durant laquelle il a compilé un médiocre bilan de 61 victoires, 69 défaites et un match nul.  Sous la gérance de Ballard, les Colts n'ont participé que deux fois aux playoffs, enregistrant seulement un gain.  À Indianapolis, les partisans veulent qu'il prenne la porte, tout comme le coach de la défensive Gus Bradley (photo ci-dessus).

Cette brigade défensive a été pourrie en 2024 : 26e de la Ligue pour les verges accordées au sol et par la passe; 29e pour les verges allouées au total par match; 27e pour les points encaissée par rencontre.  Quand vous permettez 45 points aux minables Giants de New York, vous êtes sérieusement dans le trouble...  Vous manquez beaucoup de talent et de profondeur...



En attaque, le prometteur quart arrière Anthony Richardson (photo ci-dessus, no 5) a complètement manqué son coup à sa deuxième saison dans la NFL.  Son rendement a été horrible : un anémique pourcentage de passes complétées de 47,7 % (!!!); huit passes de touché contre douze interceptions et neuf échappés; pour une efficacité de 61,6.  Il a encore raté plusieurs rencontres (5) à cause de blessures, comme à sa saison recrue, l'an dernier.

Si le porteur de ballon Jonathan Taylor a connu une bonne campagne (1 254 verges de gains au sol, 4,66 verges par portée), il en va tout autrement pour les receveurs, en particulier pour les ailiers rapprochés qui n'ont capté que 37 passes à eux quatre.

Les dirigeants des Colts ont beaucoup de travail à faire durant la saison morte pour améliorer l'alignement, y compris repêcher un bon ailier rapproché, et ça presse !

                              🏈🏈🏈




La grande déception en 2024 parmi les clubs de la division Sud de l'AFC a certes été les Jaguars de Jacksonville (4-12).  Sans s'attendre à les voir compétitionner sérieusement pour ravir le titre de section aux Texans de Houston, on ne s'attendait cependant pas à ce qu'ils tombent si bas au classement.

Ce qui est plus prévisible, c'est le congédiement prochain du coach en chef Doug Pederson (photo ci-dessus), parce qu'il n'a pas livré la marchandise promise.  Avec un coussin de 50 millions de dollars sous le plafond salarial, il faut s'attendre à plusieurs changements, et à ce que les Jags soient très actifs sur le marché des joueurs autonomes l'été prochain.

Plusieurs vétérans ou joueurs plus âgés de la formation pourraient être sacrifiés ou abandonnés.  Entre autres : l'ailier défensif Arik Armstead, l'ailier rapproché Evan Engram, le receveur éloigné Christian Kirk, le secondeur de ligne Foye Oluokun, le joueur de centre Mitch Morse et le garde Brandon Scherff.



Les Jaguars se chercheront une nouvelle identité.  Et on se questionne de plus en plus sur celle de leur quart arrière partant Trevor Lawrence (photo ci-dessus, no 16), qui tarde à remplir les grandes promesses que l'on plaçait en lui.  On se demande si, après tout, ce n'est pas le pivot d'élite prévu, mais plutôt un QB très ordinaire, comme le démontre son décevant coefficient d'efficacité de 85, après quatre saisons comme partant à Jacksonville.

À la défense de Lawrence, il n'a pas été aidé par sa ligne à l'attaque.  Celle-ci n'a pas su le protéger comme le prouve les 112 sacks que Lawrence a subis depuis le début de sa carrière, en 36 départs.  Sans compter le nombre astronomique de fois qu'il s'est fait frapper en tentant de passer le ballon, ou lorsqu'il courait pour échapper à la poursuite des défenseurs ennemis.

L'inefficacité de la ligne à l'attaque se reflète aussi dans la faiblesse du jeu au sol des Jags (101 verges par match, 26e rang de la Ligue).



Et que dire de la défensive ?  Dernière de la NFL pour les verges consenties par la passe (moyenne de 257,7 verges par partie); 28e pour la moyenne de points accordés par rencontre (25,6).  Vous ne gagnerez pas beaucoup de games en étant aussi généreux en défense, surtout quand, en contre partie, l'offensive ne génère que 18,6 points par match.

🏈🏈🏈





On se demandait ce qui adviendrait des Titans du Tennessee, après le départ du super demi offensif Derrick Henry, pour Baltimore, l'été dernier.  Eh bien, ce fut catastrophique !  Les Titans on une fiche affreuse de 3-13, au dernier rang de leur section...et près du dernier rang au classement général.

C'est pire que la saison précédente (6-11).  Leur mauvaise campagne est due avant tout à leurs innombrables erreurs.  C'est le club qui a commis le plus de revirements dans la Ligue Nationale (33, dont 21 interceptions).  Et les Titans auraient avantage à se trouver un meilleur quart arrière no 1 que leurs actuels titulaires, Will Levis, et Mason Rudolph, qui présentent tous les deux un rating de performance autour de 79.

Les seuls points positifs de l'attaque du Tennessee ont été le porteur de ballon Tony Pollard (1 017 verges de gains au sol, cinq touchés, no 20 photo ci-dessus), et le receveur espacé Calvin Ridley (941 verges de gains, quatre touchés).

La défensive a complètement craqué en 27,3 points par match (30e position dans la NFL).