dimanche 28 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 17 : L.A. RAMS À ATLANTA ➡ LES RAMS CHERCHENT À AMÉLIORER LEUR POSITION EN VUE DES SÉRIES ÉLIMINATOIRES.


Les Rams de Los Angeles (11-4) sont tombés de la première à la sixième place dans le tableau des prochaines séries éliminatoires de la NFL, à la suite de leur coûteuse défaite de 38 à 37 en surtemps, contre les Seahawks de Seattle, il y a dix jours.  Ils ont encore une petite chance de reprendre la tête du classement de la Conférence Nationale, mais il leur faudra d’abord battre les Falcons d’Atlanta (6-9) lundi soir, puis les Cardinals de l’Arizona la semaine prochaine, tout en espérant que les Seahawks et les 49ers de San Francisco vont subir des revers. 

Cette semaine, l'entraîneur chef des Rams, Sean McVay, a congédié son coordonnateur des unités spéciales, Chase Blackburn.  Selon certaines mesures statistiques, ces unités sont les pires de la NFL cette année.  Elles ont été directement responsables d'au moins trois des quatre défaites de l'équipe cette saison.  Bottés ratés ou bloqués, couvertures déficientes sur les retours de bottés, retours médiocres sur les bottés d'envoi, blocage manqué sur les retours de bottés, tout est à corriger dans ce domaine.

C'est vraiment la grande faiblesse des Rams à la veille d'entamer les séries de fin de saison, dans deux semaines.  Si l'attaque est la meilleure du circuit Goodell avec en tête la fabuleuse saison du quart arrière Matthew Stafford et celle de son as receveur Puka Nacua, la défensive, elle, est une source d'inquiétude depuis quelques matchs.  Elle est insatisfaisante surtout au niveau de la défense contre la passe, qui accorde beaucoup trop de jeux explosifs aux adversaires.  Au cours des dernières semaines, elle a chuté au 20e rang de la Ligue (221,3 verges concédées par rencontre).



Les blessures qui ont causé l'absence des demis défensifs Quentin Lake, Josh Wallace et Roger McCreary n'aident pas à trouver des solution aux problèmes de la tertiaire du coordonnateur défensif Chris Shula (photo ci-dessus).  Mais les adversaires des Rams, au Monday Night Football, les Falcons d'Atlanta sont encore plus malchanceux en ce qui regarde leur propre tertiaire, qui est véritablement décimée par les blessures à cinq de leurs joueurs, à ces postes.

Compte tenu de la faiblesse des deux défenses anti aériennes, on peut donc s'attendre à ce que les attaques des deux adversaires aient du succès, grâce aux jeux de passes.  Il y a dix jours contre la très forte défensive des Seahawks de Seattle, Matthew Stafford n'a pas été embêté par l'absence de son as receveur Davante Adams, blessé aux ischio-jambiers.  Il a complété 29 passes pour des gains incroyables de 457 verges, et trois touchés.  Puka Nacua a fait sa large part dans cette attaque massive en gagnant 225 verges, sur 12 réceptions, en plus de marquer deux touchés.

Mais de l'autre côté, l'offensive aérienne des Falcons connaît aussi des jours heureux depuis deux semaines, dans des victoires sur les Buccaneers de Tampa Bay et les Cardinals de l'Arizona.  Le quart arrière Kirk Cousins a réussi 51 passes pour des gains de 570 verges et cinq touchés.  Le demi offensif Bijan Robinson a été sensationnel, avec des gains combinés, passes et courses, de 343 verges et deux touchés.  Il mène d'ailleurs la NFL avec des gains totaux de 2 026 verges totales, cette saison.  L'ailier rapproché Kyle Pitts (ci-dessous) a capté 18 passes pour 223 verges et quatre touchés, dans ces deux rencontres.  



L'ailier éloigné Drake London est enfin revenu au jeu la semaine dernière, mais il est de nouveau un cas incertain pour lundi soir, car il est blessé à un genou.  La défensive des Rams devra trouver les moyens de limiter les dommages que ces menaçants joueurs offensifs peuvent causer.

De l'autre côté, la ligne à l'attaque des Rams en aura plein les bras avec le dangereux "pass rush" des Faucons, qui a déjà produit 50 sacs du quart cette saison, soit le 2e total le plus élevé de la NFL après les 64 des Broncos de Denver.  Comble de malheur, les Rams seront privés des services du garde Kevin Dotson, et du bloqueur Rob Havenstein, et peut-être aussi du bloqueur Alaric Jackson.  Tous les trois se sont blessés à une cheville.

Outre le positionnement pour les séries éliminatoires, les Rams ont aussi intérêt à gagner ce duel puisqu'ils détiennent le choix de première ronde des Falcons au prochain repêchage.  Plus Atlanta finira en bas du classement général de la NFL, en encaissant le plus de défaites possibles, plus ce choix sera parmi les premiers de l'encan amateur de 2026.  À l'heure actuelle, cette sélection serait possiblement dans le top-10, surtout advenant une victoire des Rams, lundi soir.



Les Rams auraient avantage à gagner la bataille du temps de possession du ballon pour garder le plus longtemps possible le dangereux Bijan Robinson (photo ci-dessus) hors du terrain.  Ils peuvent réussir en utilisant davantage l'attaque au sol avec les porteurs de ballon Kyren Williams et Blake Corum.  La défense des Falcons est vulnérable contre le jeu au sol.  Elle accorde 4,58 verges par course, au 25e rang de la NFL.

Les Rams sont favoris par 7½ points pour l'emporter, mais ce sera au terme d'un match qui pourrait être plus serré au pointage.  Matthew Stafford devra encore exceller et conduire son attaque à une bonne production de points pour contre balancer les largesses de sa défensive, en faveur de l'offensive des Falcons.

Rams   28,      Falcons   24.        

samedi 27 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 17 : CHICAGO À SAN FRANCISCO ⇨ LA DÉFENSIVE DES BEARS AURA DU MAL À STOPPER LE FEU ROULANT DE L'ATTAQUE DES 49ers...



Comme un bon nombre d'analystes des matchs de la Ligue Nationale de Football, j'ai souvent prédit que la modeste défensive des Bears de Chicago (11-4) ne pouvait pas en faire un club de champions.  Leur attaque a fait d'immense progrès cette année, sous la direction de l'entraîneur chef Ben Johnson.  Elle se situe dans le top-10 de la NFL grâce à la puissance de l'attaque au sol (2e de la Ligue avec des gains de 151,7 verges en moyenne par match).

Mais est-elle assez performante et dominante comme celles qui conduisent leur équipe aux grands honneurs, dans la Ligue Nationale ?  Peut-être pas encore...

Nous voilà toutefois à quelques jours de la fin du calendrier régulier 2025-26 de la NFL, et les Bears sont très près de décrocher le titre de champions de leur division (Nord de la NFC), et ils pourraient même finir premiers de leur Association.  Tout ça après n'avoir remporté que cinq victoires la saison dernière.

Ils auront cependant une grosse commande dimanche soir quand ils croiseront le fer avec les 49ers à San Francisco (11-4).  Comme les "Ours", les Niners sont vulnérables en défensive, surtout contre les jeux de passes.  Mais leur puissante attaque, menée par le quart arrière Brock Purdy, et le demi offensif Christian McCaffrey (photo ci-dessous), est presqu'impossible à arrêter depuis quelques semaines.  Sa production au-delà des 30 points par match, permet de surmonter les faiblesses de la défense.



En remportant ses deux dernières parties de la saison, contre Chicago et Seattle, les 49ers pourraient non seulement remporter le championnat de leur division (Ouest), mais ils seraient semés équipe no 1 de la Conférence Nationale en prévision des séries éliminatoires.  Le chemin serait ouvert vers le Super Bowl, qui sera joué chez eux, dans leur stade, à San Francisco, le 8 février prochain.

L'offensive des Niners est tellement dominante ces derniers temps, que le botteur de dégagement Thomas Morstead n'a pas eu à effectuer le moindre botté depuis le 30 novembre, soit en 21 séries de jeux offensifs consécutives.  San Francisco vient de remporter cinq victoires d'affilée, et ce, par des écarts de dix points et plus, à chaque fois.

Les Bears ne sont pas en reste, ayant gagné sept de leur huit dernières rencontres.  Après avoir perdu les deux premiers matchs de la saison, ils ont une fiche de 11-2, depuis.  Leur quart arrière Caleb Williams (photo ci-dessous) joue maintenant à la hauteur du premier choix de repêchage qu'il a été en 2024.



Six des onze gains des Bears cette année sont le résultat de poussées offensives victorieuses dans les deux dernières minutes de jeu de ces joutes.  Si leur défensive est loin d'être la meilleure de la NFL, elle compense en étant celle qui a provoqué le plus de revirements, avec 31.  Des changements de possession qui ont souvent tourné les matchs à leur avantage, à des moments opportuns.  Quand elle réussit au moins deux revirements dans une rencontre, les Bears sont invaincus en neuf parties. 

Elle aura de la chance si elle n'a pas à affronter le dangereux ailier rapproché George Kittle, dont la présence au match de dimanche soir est incertaine, puisqu'il soigne une blessure à une cheville.  Mais d'un autre côté, les Bears seront aussi privé de leur meilleur receveur, Rome Odunze, blessé à un pied.

À première vue, l'offensive aérienne de San Francisco (5e meilleure de la NFL) devrait avoir beau jeu contre la défense des Bears, classée au 18e rang du circuit Goodell.  Celle-ci s'est cependant raffermie depuis les six dernières joutes.  



Mais, pour sa part, le quart arrière des Bears, Caleb Williams, pourrait répliquer à l'offensive aérienne de ses adversaires, puisqu'il devrait être à son aise pour lancer ses passes, étant donné que le "pass rush" des 49ers est quasi inexistant.  

Au risque de me tromper encore en disant que cette fois, Williams et son coach Ben Johnson seront à court de miracle pour arracher la victoire, dimanche soir, je pense que les Niners sont trop forts pour les Bears, et qu'ils vont les vaincre.  San Francisco est également le choix des parieurs pour l'emporter par trois points à domicile, devant leurs partisans déchaînés.  

De la façon que l'attaque des 49ers domine depuis quelques semaines, et que les Bears s'en tirent trop à bon compte dernièrement, je crois en un gain plus décisif de la part du club local.

Bears   20,    49ers   27.

NFL 2025, SEMAINE 17 : SEATTLE À CAROLINA ⇨ LES SEAHAWKS VEULENT DEMEURER EN TÊTE DE LA NFC ET LES PANTHERS AU 1er RANG DE LA DIVISION SUD.


Dimanche après-midi, après les matchs du samedi, il se pourrait qu’il ne reste plus qu’une seule place à attribuer pour compléter le tableau des séries éliminatoires de la Ligue nationale de football.  Et cette place sera disputée entre les Buccaneers de Tampa Bay (7-8) et les Panthers de la Caroline (8-7), deux clubs de la division Sud de la Conférence Nationale.

Les Panthers ont remporté une importante victoire contre les Bucs, dimanche dernier, pour prendre le devants dans la course au championnat de cette section.  S'ils gagnent à nouveau dimanche, contre les Seahawks de Seattle (12-3), et que Tampa Bay perd à Miami contre les Dolphins (6-9), ils seront sacrés champions de leur division, et les Buccaneers seront éliminés.

Les Panthers n'auront pas la tâche facile contre les Seahawks.  Ceux-ci voudront gagner le duel de dimanche pour conserver la position de tête dans la Conférence Nationale.  Ils l'ont acquise jeudi de la semaine passée, grâce à une victoire spectaculaire, en prolongation, au compte de 38 à 37, contre les Rams de Los Angeles.  Ils tiraient pourtant de l'arrière 30 à 14 vers le milieu du 4e quart, avant d'effectuer un retour, du genre qu'on avait jamais vu depuis la fusion qui a donné naissance à la NFL, en 1970.



Seattle possède l'équipe qui est probablement la plus complète et la plus équilibrée du circuit Goodell.  Troisième de la Ligue en offensive avec 29,5 points marqués en moyenne par match, et seconde en défensive en n'allouant que 18,6 points par rencontre, elle peut également compter sur d'excellentes unités spéciales, avec le botteur de précision Jason Myers, et le dangereux retourneur de bottés Rashid Shaheed (no 22, photo ci-dessus).  C'est ce dernier qui a amorcé le dramatique retour dans le match, pour son club, contre les Rams, en marquant un touché sur un retour de botté de 58 verges.

Les Hawks ont gagné leurs cinq dernières parties, et neuf de leurs dix dernières.  Il est possible que le championnat de la division Ouest de la NFC se décide seulement la semaine prochaine, quand Seattle se rendra à San Francisco pour disputer la victoire aux 49ers, au dernier match de la saison.  Les Rams pourraient aussi se glisser entre ces deux rivaux, pour finir au sommet de cette section, probablement la plus forte de toute la NFL.

Le fait que l'affrontement de dimanche opposant les Seahawks et les Panthers ait lieu en Caroline, ne devrait pas gêner le club de la côte ouest américaine, dirigé par l'entraîneur Mike MacDonald.  Il n'a perdu qu'une rencontre sur sept à l'étranger, cette année.  Mais, c'est toujours difficile pour une formation de la NFL de traverser le continent pour aller jouer à l'extérieur de son domicile.  Les Hawks sont favoris par sept points pour vaincre les Panthers, mais le match pourrait être plus serré qu'on peut l'imaginer.



L'équipe de Dave Canales alterne les victoires et les défaites depuis le début de la campagne 2025-26, mais elle a réussi à battre quelques équipes pourtant mieux classées qu’elle (Green Bay, les Rams, Tampa Bay).  Six de leur huit gains ont été acquis par la marge d'un placement (trois points).  Chaque fois, le quart arrière Bryce Young (photo ci-dessus) s'est surpassé pour conduire des séquences offensives victorieuses, après le troisième quart.  C'est un sommet cette saison dans la NFL.

Avec un différentiel de points marqués vs points accordés de - 50, les Panthers ne devraient pas avoir une fiche gagnante.  C'est très rare que ce phénomène se produit.  De l'autre côté, le différentiel des Seahawks est de + 164.  C'est le meilleur de la Ligue.  Est-ce que cette marque confirme Seattle comme le club favori pour remporter le prochain Super Bowl ?  

Beaucoup de monde en doute, surtout à cause de la machine à revirements qu'est le quart arrière Sam Darnold.  En plus de ses 13 interceptions, il a aussi cinq échappés perdus à son dossier.  Seul J.J. McCarthy, des Vikings du Minnesota, a un taux de "gaffes" pire que Darnold (photo ci-dessous).  Mais ce dernier voudra faire bonne figure contre son ancienne équipe, dimanche (saisons 2021 et 2022).



Les Seahawks ont démontré que leur attaque pouvait être explosive, cette année.  Avec Darnold, qui s'est rapidement adapté à sa nouvelle équipe - après avoir excellé avec les Vikings du Minnesota, l'an dernier -, secondé par le demi offensif Kenneth Walker, et le formidable ailier éloigné Jaxon Smith-Njigba (no 1 dans la NFL pour les verges aériennes), le club de Seattle est équipé pour faire mal paraître n'importe quelle défensive adverse.  L'acquisition du receveur Rashid Shaheed, en provenance des Saints de la Nouvelle Orléans, n'a fait que renforcer cette attaque dévastatrice.

Pour illustrer la différence de talent entre les deux formations, mentionnons seulement que les Seahawks enverront six de leurs joueurs au Pro Bowl (match des étoiles), le 3 février prochain à San Francisco, tandis que les Panthers n'auront qu'un seul représentant à cette rencontre : le demi de coin Jaycee Horn.  Darnold, Smith-Njigba, Shaheed feront le voyage à San Francisco pour se joindre à l'élite de la NFL.  Ils seront accompagnés par leurs coéquipiers de la défensive : l'ailier DeMarcus Lawrence, le plaqueur Leonard Williams, et le demi de coin Devon Whitherspoon.



Comme le disait si bien le légendaire coach Bill Belichick, ce n'est pas la meilleure équipe qui gagne, c'est celle qui joue le mieux.  Malgré le déséquilibre des forces en présence à Charlotte, pour ce duel Hawks vs Panthers, les joueurs du coach Dave Canales (photo ci-dessus) peuvent encore causer une surprise comme ils l'ont fait plus tôt contre les Rams, les Packers, et les Buccaneers.  Bryce Young et ses coéquipiers sont imprévisibles d'une semaine à l'autre.

Mais les Seahawks ont bénéficié de jours supplémentaires pour se reposer et mieux se préparer à cette partie, puisqu'ils ont joué jeudi de la semaine précédente.  Leur défensive a peiné en jouant presque cinq quarts de jeu, et en accordant 581 verges aux Rams, le 18 décembre.  Mais l'attaque des Panthers ne peut pas se comparer généralement à celle des Rams, et la solide défense de Seattle n'a pas l'habitude de se faire malmener deux matchs de suite.

Seahawks  27,    Panthers    20.          

vendredi 26 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 17 : BALTIMORE À GREEN BAY ⇨ RAVENS ET PACKERS AFFAIBLIS PAR DES BLESSURES À DES JOUEURS CLÉS...



Les joueurs et les membres de la direction des Packers de Green Bay (9-5-1) ont dû pousser un soupir de soulagement, et se réjouir de la défaite surprenante des Lions de Détroit (8-8) au Minnesota, contre les Vikings, le jour de Noël.  Ce revers de ces rivaux de la division Nord de la Conférence Nationale leur a procuré instantanément un gros cadeau, soit une belle place en séries éliminatoires de janvier prochain.  

Les Packers pourraient même encore se hisser en première position de cette section, et en remporter le titre, s'ils gagnent leurs deux derniers matchs, et que les Bears de Chicago perdent leurs deux dernières rencontres, cette saison.

Mais pour ce faire, ils doivent d'abord disposer des Ravens de Baltimore (7-8) samedi soir, au Lambeau Field.  De son côté, le club du coach John Harbaugh (photo ci-dessous) doit triompher contre le "Pack" samedi soir, et espérer que les Steelers de Pittsburgh subissent la défaite contre les Browns de Cleveland, dimanche, pour rester en vie, dans la course au championnat de la section Nord de l'Association Américaine.



Baltimore et Green Bay devront se débrouiller sans plusieurs joueurs importants, qui sont blessés et/ou malades.  Le quart arrière des Packers, Jordan Love, sera absent, en raison d'une commotion cérébrale, subie dimanche dernier, dans la défaite de son club, en prolongation, contre les Bears de Chicago.  

Chez les Ravens, le quart Lamar Jackson est un cas très douteux pour samedi, puisqu'il a été blessé au dos, dans le revers de son équipe, contre les Patriots de la Nouvelle Angleterre, dimanche soir passé.

On verra donc vraisemblablement deux remplaçants aux postes de quart dans ce duel de samedi soir, soit Tyler Huntley pour les Ravens, et Malik Willis (photo ci-dessous) pour les Packers.  Ce dernier obtiendra le départ, malgré une blessure à l'épaule droite, et une maladie qui l'a affecté cette semaine.



Sur le terrain gelé du Lambeau Field, par une température polaire, le jeu au sol devrait être de mise, dans des conditions hivernales et venteuses, peu propices au jeu aérien.  Cela favorise plutôt Baltimore et son puissant porteur de ballon Derrick Henry, qui peut très bien s'accommoder de ce climat rigoureux.

Ce pourrait être plus difficile pour son homologue des Packers, Josh Jacobs, qui joue en dépit d'une blessure à un genou.  Plusieurs de ses coéquipiers représentent des cas incertains pour samedi soir, dont le receveur Christian Watson, blessé à une épaule, et qui a manqué l'entraînement de jeudi, à cause d'une maladie.

Avant le début de la saison, les Ravens de Baltimore étaient des favoris pour accéder au Super Bowl de février prochain.  Mais leur pivot vedette, Lamar Jackson (photo ci-dessous), choisi le joueur le plus utile de la NFL (MVP) à deux reprises (saisons 2019 et 2023) a subi une série de blessures cette année, et la défensive a sous performé pendant une grande partie de la campagne 2025-26.  Cela a eu pour effet de conduire l'équipe dans la mauvaise situation où elle est présentement.
  


La troupe du pilote John Harbaugh a connu un faux départ en perdant cinq de ses six premiers matchs.  Malgré une bonne séquence après leur semaine de congé (bye de la semaine 7), les Ravens n'ont pas pu rattraper leur retard, et ils pourraient rater les playfoffs pour la première fois depuis 2021.  Harbaugh pourrait même perdre son emploi si son club ne gagne pas d'ici la fin du calendrier régulier, contre Green Bay et Pittsburgh.

Incapable de performer à la hauteur de son immense potentiel à cause des blessures, Lamar Jackson n'a lancé que huit passes de touché à ses huit dernières joutes, en plus de subir cinq interceptions.  D'ailleurs, il n'a pas été le seul qui a multiplié les revirements de son équipe.  

Les "Corbeaux" ont été coupables de 22 erreurs de ce genre (dix interceptions et douze échappés perdus).  C'est le double du nombre commis par les Packers.  C'est souvent ce qui fait la différence entre un club gagnant et un club perdant...



À Green Bay, on s'est vite ressenti de la perte de l'ailier défensif Micah Parson, victime d'une grave blessure à un genou, il y a deux semaines, à Denver.  Sans lui, la défensive des Packers n'a plus vraiment de "pass rush", ce qui inflige une pression sur la tertiaire qui tombe à la merci des quarts arrières ennemis, qui disposent de plus de temps pour repérer leurs receveurs, et déclencher leurs passes.

Green Bay a perdu ses deux dernières rencontres parce que l'attaque a également manqué d'opportunisme en zone payante, et à cause d'un manque d'exécution.  Comme de ne pas avoir récupéré le ballon après un botté court des Bears, samedi dernier.  Ce qui devait éventuellement leur coûter la victoire.

Malgré leurs problèmes récents, et en dépit de l'absence de plusieurs joueurs blessés, ils sont le choix des preneurs aux livres par trois points, pour l'emporter samedi soir contre les Ravens.  L'entraîneur chef des Packers, Matt LaFleur est quasiment imbattable en décembre (fiche de 21 gains, 4 défaites), surtout au Lambeau Field.



Les quart substituts, Tyler Huntley (ci-dessis) et Malik Willis ont bien joué en relève cette saison.  Willis, s'il n'est pas trop handicapé par sa blessure à l'épaule, possède plus d'options pour les jeux de passes que Huntley.  Par contre, si Derrick Henry est dominant sur les jeux au sol, il peut faire la différence en faveur de son équipe.

La défensive des Packers n'est plus la même sans Micah Parsons.  Elle a perdu l'avantage qu'elle avait sur celle des Ravens.

Dans un match au pointage serré comme ce sera probablement le cas samedi soir, les botteurs de précision joueront un rôle primordial.  Le botteur de placement des Ravens, Tyler Loop a réussi 27 de ses 30 tentatives pour un pourcentage de 90 % cette année.  



Son adversaire des Packers, Brandon McManus (ci-dessus) a été moins efficace en ratant six placements sur 28 tentatives.  Mais il a été plus précis sur les bottés de longue distance (50 verges et plus) en en réussissant trois sur cinq, alors que Loop échouait trois fois sur quatre en pareilles occasions.

Malgré leur saison décevante, les Ravens ont fait élire six joueurs en prévision du Pro Bowl : le demi offensif Patrick Ricard, l'ailier espacé Zay Flowers, le joueur de centre Tyler Linderbaum, le secondeur de ligne Roquan Smith, le demi de sûreté Kyle Hamilton, et le botteur de dégagements Jordan Stout.  Chez les Packers, seul Micah Parsons a été choisi pour cette rencontre de joueurs étoiles.

Ravens   17,    Packers   19.       

NFL 2025, SEMAINE 17 : HOUSTON À L.A. CHARGERS ⇨ GRANDE BATAILLE DÉFENSIVE EN PERSPECTIVE...



Samedi en fin d'après-midi, les amateurs de football américain auront droit à tout une bataille quand les Texans de Houston (10-5) affronteront les Chargers de Los Angeles (11-4), au SoFi Stadium d'Inglewood, en Californie.  

Les deux formations de la NFL ont connu beaucoup de succès récemment : les Texans ont gagné leur sept derniers matchs, et les Chargers sept de leurs huit derniers.  Les défensives des deux adversaires ont excellé au cours du dernier mois : celle des Bolts n'accordant qu'une moyenne de 15¾ points en quatre parties, et celle des Texans, 16,8 points par rencontre, durant la même période.

L'enjeu est grand pour les deux belligérants : si le club texan l'emporte, il se qualifie pour les séries éliminatoires, si les Chargers gagnent, ils conservent leurs chances de décrocher le titre de la division Ouest de l'Association Américaine, s'ils battent ensuite les Broncos de Denver, lors de la dernière semaine du calendrier régulier du circuit Goodell.



Samedi, on devrait assister à une confrontation serrée alors que les deux équipes ont un rapport de forces et de faiblesses assez équivalent.  Les deux défensives sont fortes, et pourraient exploiter les faiblesses des deux lignes à l'attaque.  Le "pass rush" des deux unités défensives pourraient exercer une pression intense sur les deux quarts arrières, et ainsi limiter leurs actions offensives.

C'est surtout vrai dans le cas de Justin Herbert, le pivot des Chargers, qui doit, par surcroît, jouer avec une main fracturée (la gauche, pas celle avec laquelle il lance le ballon).  Avec une ligne offensive décimée par les blessures, et n'arrivant pas à bien le protéger en situation de passes, Herbert a été le quart qui a subi le plus de pression cette année, dans la Ligue Nationale.  Il a subi 49 sacs, le 3e plus haut total chez les quarts arrières réguliers de la NFL.

C'est simple, quand la brigade défensive des Texans est à son mieux, il n'y a rien à faire contre elle.  Des quarts arrières dominants comme Josh Allen, des Bills (huit sacs, deux interceptions contre les Texans, le 20 novembre) et Patrick Mahomes, des Chiefs (deux sacs, trois interceptions et le plus faible coefficient d'efficacité de sa carrière soit 19,8 le 7 décembre), l'ont appris à leurs dépens, cette saison.



Lors de leur dernier duel, en matchs éliminatoires, le 11 janvier 2025, Justin Herbert (no 10, photo ci-dessus) avait goûté à la médecine de la féroce défensive des Texans, en voyant quatre de ses passes être interceptées, et en subissant quatre sacs, dans un cuisant revers de 32 à 12, à Houston.  En point de presse, cette semaine, Herbert a dit se souvenir très bien de cette rencontre à sens unique, qui a mis fin abruptement aux espoirs de championnat de son équipe.

Les Chargers ont l'avantage du terrain pour le match de samedi, là où ils ont gagné six de leurs huit parties cette saison.  Quant à eux, les Texans ont éprouvé des ennuis en attaque, lors de leurs visites à l'étranger, même s'ils ont réussi à gagner quatre de leurs sept rencontres, loin de leur domicile.

Après avoir commencé la saison en perdant leurs trois matchs initiaux, et cinq de leurs huit premiers, les Texans ont enchaîné avec dix victoires lors de leurs douze rencontres suivantes, principalement grâce à leur défense, la meilleure de la Ligue.



Leur attaque s'est améliorée au fil du temps, même durant l'absence du quart C.J. Stroud, (photo ci-dessus) qui a manqué quatre joutes à cause d'une commotion cérébrale.  Mais cette offensive est inconstante, et elle n'occupe que le 19e rang de la NFL, pour les points marqués par match (23,1), et les verges gagnées (323,9).

En contre partie, l'attaque des Bolts est supérieure, surtout en raison d'un meilleur groupe de receveurs, et de porteurs de ballons plus efficaces, surtout la recrue Omarion Hampton, qui gagne en moyenne 4,7 verges par course, et fait aussi du bon travail pour capter des passes en sortant du champ arrière.  Herbert contribue également au jeu au sol à raison de gains de six verges par portée (461 au total), dont quatre pour 20 verges et plus, jusqu'ici, cette saison.

À cause de l'excellence des deux défensives, le club qui va mieux courir avec le ballon, et qui réussira le mieux sur les jeux aériens à courte portée, sera avantagé.  Herbert est un meilleur QB que son homologue C.J. Stroud, les Chargers sont meilleurs que leurs opposants en zone payante ("red zone"), et pour convertir leurs troisièmes essais.  De plus, ils vont jouer chez eux. 
 


Avantage aussi en faveur des Chargers en ce qui concerne le coaching, avec l'entraîneur chef Jim Harbaugh (photo ci-dessus).  C'est pourquoi les bookmakers les favorisent pour gagner par 1½ point samedi, au SoFi Stadium.

Dans un duel que l'on prévoit très serré, le club qui commettra le moins d'erreurs fera probablement pencher la balance de son côté.  À ce chapitre, les Texans sont supérieurs.  Ils doivent une partie de leurs succès à leur différentiel de + 15, le deuxième meilleur de la NFL.  Celui des Chargers est plus modeste à + 3, mais leur défense a réussi autant d'interceptions que celle de Houston, soit 17.  Mais les quarts arrières des Texans ont lancé moins d'interceptions que ceux des Bolts, c'est-à-dire, sept contre douze.



Par contre, si l'affrontement doit se décider par un long botté de placement, le botteur de précision des Bolts, Cameron Dicker, pourraient faire la différence.  Il a réussi cinq placements de 50 verges et plus, en six tentatives, cette saison, tandis que son vis-à-vis des Texans, Ka'imi Fairbairn, a manqué son coup quatre fois en douze essais, sur la même distance.

Dicker fait partie des cinq joueurs de son club qui ont été élus au Pro Bowl.  Les autres sont le quart arrière Justin Herbert, le bloqueur Joe Alt (absent présentement à cause d'une blessure à une cheville), le secondeur de ligne Tuli Tuipulotu, et le demi de sûreté Derwin James.  

Les Texans auront quatre représentants à ce match d'étoiles du 3 février prochain : le rapide ailier éloigné Nico Collins, l'ailier défensif Will Anderson, le secondeur de ligne Azeez Al-Shaair, et le demi de coin Derek Stingley. 

Texans   17,     Chargers   20.         

jeudi 25 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 17 : DENVER À KANSAS CITY ⇨ FACE À DES RIVAUX DE DIVISION, LES CHIEFS NE S'ÉCRASERONT PAS DEVANT LEURS PARTISANS AU ARROWHEAD.



Étant éliminés des séries de fin de saison pour la première fois depuis une décennie, est-ce que les Chiefs de Kansas City (6-9) vont baisser les bras en se laissant battre à plates coutures par les Broncos de Denver (12-3), au soir de Noël, devant leurs fiers partisans, au Arrowhead Stadium ?  

Beaucoup d'observateurs le croient, mais je ne suis pas de cet avis.  Un club dirigé par l'entraîneur chef Andy Reid n'abandonne pas comme ça.  Surtout contre un adversaire de division qui ne demande qu'à les humilier sans pitié.

Les Chiefs doivent respecter leur clientèle de fans fidèles.  Ils ne reporteront probablement pas cette partie, car leur alignement est décimé par les blessures, y compris celles à leurs deux quarts arrières principaux : Patrick Mahomes et Gardner Minshew, blessés à un genou.



C'est un inconnu, Chris Oladokun (ci-dessus), qui sera le quart partant, mais hey !  le gars n'a rien à perdre, il sera audacieux, et il va donner tout ce qu'il a pour aider ses coéquipiers à se battre, pour éviter d'être embarrassés par les Broncos, devant les supporteurs de l'équipe.

Pour leur part, les Broncos voudront gagner pour conserver leurs chances de remporter le championnat de la division Ouest, et finir en première place de la Conférence Américaine.  Un gain contre les Chiefs, jumelé à un revers des Chargers de Los Angeles contre les Texans de Houston, samedi, leur assurerait le titre de section, et une solide option sur celui de l'AFC.

La semaine dernière, quand le substitut Gardner Minshew a été blessé à son tour, les Chiefs ont pratiquement abandonné la partie contre les misérables Titans du Tennessee (3-12), en se laissant vaincre 26 à 9, à Nashville.  



Oladokun (ci-dessus), un obscur choix de 7e ronde (241e) de Pittsburgh, en 2022, a pris la relève, et n'a pas si mal paru en complétant 11 passes en 16 tentatives, pour 111 verges de gains.  Il a toutefois subi quatre sacs.  Son ratio d'efficacité a été de 88,3.  Sa seule expérience précédente avait été une très brève présence dans un match avec les Chiefs, l'an passé (un sac).

C'est tout un défi qui l'attend jeudi contre la solide défensive de Denver, bien que celle-ci a connu une baisse de régime récemment.  Au cours du dernier mois, elle a concédé une moyenne de 25,8 points par rencontre, pour glisser au 5e rang de la NFL, tout juste derrière la défensive de Kansas City.  

La semaine dernière, elle a été malmenée par Trevor Lawrence et les Jaguars de Jacksonville, qui ont gagné 34 à 20, à Denver.  Cette défaite mettait fin à une impressionnante série de 11 victoires consécutives des Broncos.  Ils étaient invaincus depuis le 21 septembre !



Durant cette longue période victorieuse, les Broncos avaient été parfois chanceux de s'en tirer aussi bien.  C'est la défensive qui avait supporté et sauvé le club de la défaite, en quelques occasions, puisque l'attaque était inconstante.  Des blessures aux secondeurs de ligne Drew Sanders, Dre Greenlaw (photo ci-dessus), Karene Reid, et au demi de sûreté Brandon Jones, viennent compliquer la situation, en défense.

Le quart Bo Nix et ses coéquipiers à l'attaque doivent donc s'assurer de bien performer afin d'appuyer leur brigade défensive affaiblie.  En novembre, Denver avait eu le dessus sur Kansas City par la marque de 22 à 19.  

Cette fois-ci, avec seulement quelques jours de préparation, les Chiefs devront se débrouiller sans Mahomes, leur meilleur receveur (Rashee Rice, blessé), leurs deux meilleurs joueurs de ligne offensive, et leurs deux plus fiables demis de coin, tous sur la liste des blessés à long terme.  Vivement que la saison 2025-26 se termine pour les anciens champions !



Le légendaire ailier rapproché Travis Kelce (ci-dessus) pourrait en être à son dernier match en carrière devant ses partisans, car c'est possible qu'il prenne sa retraite, à la fin de la saison.  Il voudra finir ça en beauté, contre les Broncos.

Ces derniers sont favoris par 13½ points pour savourer la victoire au soir de Noël, contre les champions déchus de la division Ouest de l'AFC (neuf titres consécutifs des Chiefs).  Mais Andy Reid leur réserve sans doute quelques jeux surprises, pour gâcher le party qu'ils se promettent contre ses protégés...  Je ne pense pas que son équipe va s'écraser, et perdre par deux touchés...

Broncos   24,      Chiefs     17.




Pro Bowl

Quatre joueurs des Chiefs ont été sélectionnés pour le match des étoiles du 3 février prochain à San Francisco : Travis Kelce, le garde Trey Smith, le joueur de centre Creed Humphrey, et le plaqueur défensif Chris Jones.

Chez les Broncos, les élus sont nombreux : l'ailier éloigné Courtland Sutton, le bloqueur Garett Bolles, le garde Quinn Meinerz, le plaqueur défensif Zach Allen, le secondeur de ligne Nik Bonitto, et le demi de coin Pat Surtain II.   

mercredi 24 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 17 : DETROIT @ MINNESOTA ⇨ DERNIÈRE CHANCE POUR LES LIONS DE FAIRE LES SÉRIES ÉLIMINATOIRES ?



Les Lions de Détroit (8-7) doivent absolument gagner jeudi, le jour de Noël, contre les Vikings (7-8), au Minnesota, sinon ils seront éliminés de la course aux séries éliminatoires de la Ligue Nationale de Football.  Ils doivent aussi gagner la semaine prochaine contre les Bears de Chicago, et espérer deux défaites des Packers de Green Bay contre les Ravens de Baltimore, samedi prochain, et les Vikings, lors du dernier match de la saison régulière.  On estime leurs chances de participer aux playoffs entre 3 et 8 %.

Quel contraste entre cette saison et celle de l'an passé pour ces deux équipes.  En 2024-25, les Lions et les Vikings avaient cumulé un total de 29 victoires.  Avec un dossier de 15-2, les Lions avaient mérité la première place de la Conférence Nationale.  L'année d'avant, ils avaient atteint la finale de cette Association.

Leur attaque a encore tourné à plein régime durant la présente campagne.  Elle a produit en moyenne 30,1 points par match, sous la direction du quart arrière Jared Goff (photo ci-dessous).  Mais de multiples blessures à des joueurs défensifs, notamment à ceux de la tertiaire, ont fait dérailler leur saison.  Les Lions ont perdu quatre de leurs six dernières rencontres.



La défense a accordé une affreuse moyenne de 458,6 verges par match, dont 145,4 au sol, ainsi que 158 points, au cours des cinq dernières parties (moyenne de 31,6 points par rencontre).  Outre les blessures, le mauvais coaching est pointé du doigt pour expliquer ces contre performances.

Du côté des Vikings, malgré trois victoires consécutives au cours des dernières semaines, le club est éliminé.  Des blessures aux deux principaux quarts arrières du club, J.J. McCarthy et Carson Wentz, ont affaibli l'offensive, qui est tombée au 26 rang de la NFL, avec une piètre production de 20,3 points marqués en moyenne par joute.  L'attaque aérienne est devenue anémique, en chutant en 28e position de la Ligue, avec une maigre production de 173,7 verges par match.

Contre les Lions, jeudi, les Vikings devront dépêcher leur quart arrière no 3, Max Brosmer, une recrue, qui en sera seulement à son deuxième départ dans la Grande Ligue.  Son premier a été catastrophique, il y a un mois, quand il a lancé quatre interceptions, face à la solide défensive des Seahawks de Seattle.  Ceux-ci avaient blanchi les Viks 26 à 0, un premier jeu blanc subi par Minnesota en 18 ans.



Brosmer (ci-dessus) doit encore remplacer J.J. McCarthy, le quart no 1, blessé à une main, lors du gain de 16 à 13 des Vikings, contre les faibles Giants de New York, dimanche dernier.  En deux saisons, McCarthy n'aura joué que huit parties comme quart partant.  Le reste du temps, son nom a été inscrit sur la liste des blessés.  Au Minnesota, on se demande s'il est trop vulnérable aux blessures, et s'il ne faudrait pas chercher un vétéran pour le remplacer l'an prochain.

Pour seulement la 3e fois dans leur histoire, les Vikings n'auront aucun représentant au Pro Bowl, ou, si vous voulez, le match des étoiles du 3 février prochain.  Ça résume un peu leur saison difficile de cette année.  Les Lions, eux, auront cinq participants à ce rendez-vous étoilé : le demi offensif Jahmyr Gibbs, le receveur Amon-Ra St.Brown, le secondeur de ligne Jack Campbell, le bloqueur Penei Sewell, et l'ailier défensif Aidan Hutchinson.

Les Lions ont beau avoir de gros problèmes en défense, leur attaque redoutable devrait pouvoir surpasser la faible production offensive des Vikings avec Max Brosmer aux commandes.  Détroit est le choix des parieurs par 7½ points pour l'emporter à Noël, au Minnesota.  L'urgence de leur situation commande un effort redoublé pour sauver leur saison en péril.

Lions   26,     Vikings   20.      

NFL 2025, SEMAINE 17 : DALLAS À WASHINGTON ⇨ QUELLE ÉQUIPE OFFRIRA UN CADEAU DE NOËL À SES PARTISANS ?



Les jeux ne sont pas tous faits dans la Ligue Nationale de Football, alors que nous en sommes à la semaine de Noël.  Avec seulement deux semaines restantes au calendrier régulier, nous avons déjà une bonne idée des équipes qui prendront part aux séries éliminatoires, le mois prochain.

Dans l'Association Américaine, les formations déjà qualifiées sont : les Patriots de la Nouvelle Angleterre, les Bills de Buffalo, les Jaguars de Jacksonville, les Broncos de Denver, et les Chargers de Los Angeles.  À moins d'une catastrophe, les deux autres clubs qualifiés devraient être les Steelers de Pittsburgh, et les Texans de Houston.

Aucun champion de division n'est encore déterminé, mais ça pourrait se faire cette semaine.  Les grands absents cette saison sont bien sûr les Chiefs de Kansas City, qui vont rater les playoffs pour la première fois en dix ans.  L'autre surprise sera probablement l'élimination prochaine des Ravens de Baltimore, qui devaient être de sérieux aspirants au Super Bowl de février 2026.


Dans la Conférence Nationale, presque tous les participants au tournoi du Super Bowl sont déjà connus, mais un seul a déjà remporté le titre de sa section : les Eagles de Philadelphie (10-5), les champions défendants de la NFL, de la saison dernière.  

Les autres clubs de la NFC, qualifiés pour le championnat national 2026 sont : les Bears de Chicago, et trois formations de la division Ouest, les Seahawks de Seattle, les Rams de Los Angeles, et les 49ers de San Francisco.

Deux équipes doivent encore mériter leur place en séries de fin de saison, dans cette Association.  C'est presque fait pour les Packers de Green Bay, et il reste à départager un gagnant entre les Panthers de la Caroline, et les Buccaneers de Tampa Bay, qui s'affronteront la semaine prochaine pour clore le calendrier régulier.



Trois matchs sont à l'affiche jeudi, le jour de Noël.  Dans une partie sans enjeu pour le classement final, les Cowboys de Dallas (6-8-1) visitent les Commanders à Washington (4-11).  Les deux clubs sont déjà éliminés.

Ensuite, à 16 h. 30, les Lions de Détroit (8-7) doivent vaincre les Vikings du Minnesota pour conserver leurs minces chances de sauver leur saison.  

Et enfin, en soirée, les Broncos de Denver (12-3) auront l'opportunité de remporter le championnat de la section Ouest de la Conférence Américaine, s'ils battent les Chiefs, à Kansas City (6-9).



Jeudi, les Cowboys et les Commanders joueront pour l'honneur, et pour offrir un cadeau de Noël à leurs partisans, mais ils auraient pu se rencontrer pour un enjeu bien plus important.  Une place en séries éliminatoires aurait très bien pu être à portée pour les deux clubs.  Avant chaque saison, Dallas, "l'America's Team", est toujours pressentie pour prétendre aux grands honneurs, tandis que les Commanders avaient de grands espoirs en début de campagne, après s'être approché à un seul match du Super Bowl, l'an dernier.

Si les Cowboys ont impressionné avec une attaque superbe en 2025 (2e meilleure de la NFL avec une production de 393,1 verges en moyenne par partie), leur défensive a cependant été pitoyable en accordant 30,3 points par match (2e pire de la Ligue).  De ce côté-là du ballon, la défense des Commanders a été aussi pourrie que celle du club de Jerry Jones, en concédant 382,7 verges en moyenne par rencontre (2e pire du circuit Goodell).

En prévision de leur duel de Noël, les deux adversaires déplorent de nombreux blessés.  Les Commanders seront privés des services de leurs deux principaux quarts arrière, Jayden Daniels (blessé à un coude), et Marcus Mariota (main, quadriceps).  C'est le substitut Josh Johnson (no 14, ci-dessous), 39 ans, qui sera le quart partant.



Déjà, avec ce seul élément de comparaison, on peut estimer que les Commanders ne seront pas en mesure de rivaliser avec la puissante offensive des Cowboys, menée par le quart Dak Prescott.  Celui-ci devrait tailler en pièces la piètre tertiaire des Commanders, alors que Johnson aura du mal à mettre en marche sa propre offensive, sans l'aide de l'ailier rapproché Zach Ertz, blessé à un genou, et de son garde Sam Cosmi (commotion cérébrale).  Le bloqueur Laremy Tunsil soigne aussi une blessure, et pourrait être absent, jeudi.

Dak Prescott n'accuse que quatre verges de retard sur Matthew Stafford, des Rams, pour le plus grand total de verges par la passe cette saison, avec 4 175.  Il pourrait devenir le premier pivot des Cowboys à finir premier dans cette catégorie.  C'est un des rares points d'intérêt dans cette bataille du jour de Noël, dans la capitale américaine.  

Il a les outils nécessaires pour y arriver, avec d'excellents receveurs comme George Pickens, CeeDee Lamb, Jake Ferguson et Ryan Flournoy.  Au champ arrière, Javonte Williams (photo ci-dessous) connaît une saison du tonnerre, qui pourrait lui valoir la récompense du titre de "retour de l'année" dans la NFL.



En plus de s'assurer les services de Pickens et de Williams, en leur faisant signer des contrats durant la saison morte, les Cowboys devront faire des changements en défense, et sélectionner des recrues pour les aider à rebâtir leur unité défensive.  Et un de ces changements pourrait également être au poste de coordonnateur défensif, où Matt Eberflus est en danger de perdre son job.  

Le hic, c’est que, selon les projections budgétaires pour l'an prochain, les Cowboys vont défoncer le plafond salarial par 48 millions de dollars.  Cela ne peut pas se produire.  Il faudra faire des coupures.  Ce qui n'est pas idéal pour rebâtir l'équipe.

C'est un peu le même plan pour les Commanders.  Club avec la moyenne d'âge la plus élevée de la Ligue, ils devront renouveler leur alignement avec du sang neuf.  Leur principal souci sera de préserver la santé de leur quart arrière étoile Jayden Daniels, dont la saison a été ruinée par une série de blessures, cette année.  



Même s'il mesure 6'4" et pèse 210 livres, Daniels (photo ci-dessus) est plutôt fragile, et il s'expose aux blessures en ne se protégeant pas bien en situations de match.  Il devra jouer de manière plus prudente s’il veut réussir dans cette ligue, où les carrières sont souvent abrégées par les blessures et l’intensité physique du jeu.

Le 19 octobre dernier, Dallas a vaincu Washington 44 à 22, et les Cowboys sont favoris par 8½ points pour gagner à nouveau jeudi.  Ils mettraient fin à une série de trois défaites d'affilée, au cours de laquelle leur poreuse défensive a alloué une moyenne de 37,3 points par match.

Dans l'esprit des réjouissances des fêtes de fin d'année, et avec des défensives généreuses, de part et d'autre, on va probablement se faire des cadeaux réciproques en termes de points marqués, en attaque.  Mais le Père Noël sera plus généreux pour les Cowboys que pour leurs adversaires.

Cowboys   30,     Commanders   23. 



Dans un autre ordre d'idées, la Ligue Nationale a fait connaître les participants au prochain Pro Bowl, le 3 février 2026, durant la semaine du Super Bowl, à San Francisco.  Cinq joueurs étoiles des Cowboys ont été nommés : Dak Prescott, George Pickens, le botteur de précision Brandon Aubrey, le garde Tyler Smith, et le plaqueur défensif Quinnen Williams.  Chez les Commanders, seul le botteur de dégagement Tress Way a été élu.